Editions Lucien Souny

  • Une alchimie inattendue Nouv.

    Quand une rencontre improbable vient bousculer leur quotidien, Carole, Diego, Steve et Huguette devront relever les défis que la vie leur propose afin d'essayer d'en comprendre le sens et d'y trouver, peut-être, le bonheur.
    ?Carole débarque au Boomerang pour un important repas d'affaires. Elle est accueillie par le beau Diego, le patron d'origine mexicaine, et par Steve, le serveur, tellement sympathique qu'on lui pardonne sa nonchalance et ses maladresses. Rien n'échappe à la vieille Huguette, autant discrète qu'espiègle, qui a fait du lieu sa cantine du midi. Au fil des apparitions de Carole, ce petit monde cabossé et discordant commence à s'apprivoiser, à se disputer aussi. La complicité finira pourtant par s'installer jusqu'au moment où tout s'écroule : Diego ne reçoit plus de lettres de sa famille, les démons de Carole refont surface, la mère de Steve est aux soins intensifs, et Huguette se perd en ville. Comment vont-ils s'en sortir ? Tomberont-ils comme des dominos ou s'aideront-ils à se relever ? Avec justesse, humour, tendresse et légèreté, l'histoire de ce quatuor improbable incite à s'interroger sur le sens de la vie et la quête du bonheur. Elle permet également à l'auteure d'aborder des sujets qui lui tiennent à coeur, comme les violences conjugales, le sexisme, la place des aînés dans la société, ou l'environnement.
    Laissez-vous subjuguer par le tout nouveau roman de Claire Vandevivere et méditez sur le sens que l'on peut donner à notre vie.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Claire Vandevivere écrit depuis plus de vingt ans des publications académiques, des articles et des discours politiques. Après avoir été collaboratrice universitaire, puis parlementaire, elle est aujourd'hui échevine, élue locale, à Jette, une des 19 municipalités de Bruxelles. Un jour, elle a éprouvé l'envie irrésistible de s'essayer à un genre littéraire lui offrant une liberté totale : le roman. Après un premier livre campant une histoire de famille dans le somptueux décor de la Baie du Mont-Saint-Michel - Trois Week-ends en famille -, elle signe ici un second roman. L'auteure s'inspire cette fois-ci de sa localité pour planter le décor. Ce qu'elle apprécie le plus dans son métier - au-delà des dossiers et des projets qui lui tiennent à coeur - ce sont les contacts humains. Et ses romans dépeignent les relations humaines avec justesse, humour, tendresse et profondeur.

  • Jim s'installe à la Combe des Bois dans l'espoir de se construire une nouvelle vie, mais il s'avère que sa venue dérange...
    ?Un chevreuil abattu à ses pieds alors qu'il flâne dans la forêt. La tête de la bête se retrouve plus tard sur le pas de sa porte. L'accueil n'est pas meilleur chez les voisins. À la Combe des Bois se murent un patriarche infirme et sa fille qui dirigent, dans le secret absolu, la propriété et les terrains attenants. Visiblement, la présence du nouvel arrivant ne plaît pas. Pire, elle dérange.
    Et pourtant, c'est au coeur de cette campagne que Jim, frais émoulu d'une formation de guide de pêche, s'installe avec son projet de reconversion, ses espoirs, et un passé décevant. Il sera confronté à un milieu aussi trouble qu'attachant.
    Dans cette histoire maîtrisée et captivante, Daniel Taboury campe une étonnante galerie de personnages hauts en couleur, souvent des laissés pour compte, abandonnés sur le bord du chemin sur ces terres oubliées de l'Administration. L'auteur a l'art d'explorer les mystères des vies, les méandres de l'âme humaine et les rives des passions. Une quête authentique et originale de l'intime.
    Il a signé d'autres romans aux éditions Lucien Souny, dont De retour, Silence de plomb.
    Ce roman mènera le lecteur sur une quête de l'intime et des mystères de l'âme humaine...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Daniel Taboury a fait le choix à la fin des années 70 de s'installer à la campagne. Sans doute pour vivre près des eaux et des poissons, - une passion déterminante - et au coeur de cette France "profonde" qu'il aime tant. Dans ses romans, il en parle sans nostalgie ni concessions bucoliques. Il y campe des personnages "brut de décoffrage" comme si la rudesse ou la pudeur ne pouvaient que les accompagner chaque jour dans ce quasi désert. L'illustration d'un monde à l'écart dont les Français ont perdu la connaissance dans le brouhaha d'une civilisation en marche forcée. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur la pêche et les poissons (nouvelles, essais) dont le remarqué Dico insolent de la Pêche (2015). Plusieurs romans ont été publiés aux
    éditions Lucien Souny : Silence de plomb, Le Triton du diable, Les Noces de copeau, À contre-courant, et plus récemment, De retour (2019), Humeurs insolentes d'un confiné (2020).

  • Fracasses

    Julien Daluis

    François Guéronce, responsable de la protection de l'enfance, croise le destin de la famille Lagronie, des gens du voyage...
    ?François Guéronce vient d'être nommé responsable de la protection de l'enfance. Si cette promotion récompense ses valeurs et son travail, il la doit également à sa femme et à ses parents, pour leur disponibilité et leurs sacrifices.
    Le flot d'histoires tragiques que son nouveau service charrie le conduira vers la famille Lagronie, dont le quotidien repose sur la capacité de débrouille du père, qui a le coeur au bord des coups, et de la mère, globalement dépassée. Lili, l'aînée, treize ans, profite de sa liberté autour du camp.
    Deux destins qui n'étaient pas faits pour se croiser. L'impact sera violent et projettera les protagonistes dans une course à contre-courant, douloureuse.
    Julien Daluis signe un thriller dont le réalisme et l'humanité permettent d'appréhender l'enfance en danger. Par le biais d'un scénario infernal, l'auteur livre une vision éprouvée d'un univers méconnu, où le tragique côtoie les rires d'enfants. Il avait à coeur de partager avec le lecteur ce monde complexe, détonant et déchirant. Un premier roman « coup de poing ».
    Ce thriller réaliste et humaniste entrainera le lecteur dans le monde douloureux de la protection de l'enfance...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Julien Daluis est né, a grandi et vit près de Chartres. Il avait à coeur de partager avec le lecteur cet univers complexe, âpre, détonnant et déchirant. Un premier roman, bluffant de réalisme et d'humanité.

  • Antoine Bressac a un passé douteux qu'il tente d'oublier, mais il fait une rencontre envoûtante d'une femme mystérieuse...
    ?Elle pousse la porte de cette agence immobilière pour louer un appartement. Le patron est hypnotisé par la beauté de la cliente, nouvellement nommée guide au gouffre de Padirac. Si Lydie montre à son interlocuteur qu'elle n'est pas indifférente à son charme, elle lui fait également comprendre qu'il lui faudra se montrer patient.
    Qu'importe le temps pour Antoine Bressac ! Établi dans cette région depuis deux ans, il s'évertue à effacer de sa mémoire une autre vie, à la fois trouble et frénétique, où les relations, les amours et les affaires fleurissaient grâce au réseau, au détriment de certaines valeurs. Aujourd'hui, il se jure d'arriver à ses fins avec cette envoûtante mais indéchiffrable Lydie. Il a juste oublié que, pour gagner, il faut connaître son partenaire en tout point.
    Plus qu'un thriller effrayant, Pierre Ménard dé´cortique la socié´té´ et ses excè`s pour mieux interroger le lecteur. Le cheminement des personnages sera long et tortueux, jusqu'à ce que les masques tombent... cruellement.
    Un polar cruel et terrifiant qui amènera le lecteur à décortiquer la société, l'humain et leurs vices !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste spécialisé dans le sport automobile historique, Pierre Ménard est l'auteur de La grande encyclopédie de la Formule 1 ainsi qu'une série de biographies sur certaines légendes de F1, Fangio, Moss, Ascari, Lauda, Prost,
    Senna et d'autres encore.
    Après avoir écrit les histoires des autres, il a voulu raconter "ses" histoires, via le roman policier. Son premier "rampol" Le rodeur de minuit (Atelier de presse, 2007) est nominé au Festival du premier roman policier de Lens en 2008, où il
    atteint la finale et est battu par Michel Bussi et son Omaha crimes !
    Né dans le Lot, le mystère dégagé par les concrétions et anfractuosités du gouffre de Padirac a toujours impressionné Pierre Ménard. La majesté de ce lieu s'est imposée à lui pour y situer cette seconde histoire.

  • Vincent va subir les conséquences de passions et de mystères familiaux...
    Il n'est pas de famille sans secrets. Souvent dérisoires, ils peuvent s'avérer parfois sérieux et leurs conséquences deviennent graves pour ceux qui les découvrent. Vincent en fera l'expérience au détour d'une rencontre fortuite.
    Ce qui aurait pu demeurer une simple péripétie prend un tour alarmant quand il est victime d'un accident de voiture. Plus tard, il reçoit une lettre anonyme.
    Les secrets de famille se nourrissent souvent de jalousies ou de ressentiment, mais il arrive, comme ici, que ce soient les amours et les passions qui les alimentent.
    Auteur de plusieurs livres parus chez Buchet-Chastel et JC Lattès, Pierre Lagier signe son quatrième roman aux éditions Lucien Souny.
    Ce roman contemporain emportera le lecteur dans une intrigue riche en suspense, mystères et émotions !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Originaire de Brive, Pierre Lagier a exercé la profession de journaliste de presse écrite à Brive, à Limoges et à Clermont-Ferrand. Auteur, on le connaît surtout pour ses romans policiers mais il s'adonne également à l'écriture de romans.

  • Hélène Zammit, une femme seule exilée à Malte, découvre qu'elle s'est construite sur un mensonge. Elle retourne en France pour enquêter sur ses racines...
    ?Hélène Zammit est seule au monde. Ses parents se sont tués dans un accident de voiture alors qu'elle avait trois ans. Ses grands-parents, qui l'avaient recueillie, se sont éteints l'un après l'autre. Ce vide, s'ajoutant à une rupture douloureuse, la conduira à s'exiler sur l'île de Malte qui s'ouvre au tourisme. Hélène reprend son métier de guide dans ce pays qui fut celui de ses ancêtres. Bientôt, une nouvelle histoire d'amour lui promet ce bonheur paisible et durable auquel elle aspire.
    La lettre d'un cabinet de généalogie vient rompre ce bel équilibre : Hélène apprend qu'elle hérite de sa mère décédée voilà quelques mois ! Cette nouvelle prend l'allure d'un séisme. Elle pousse Hélène à revenir en France afin de découvrir ce que cache cette invraisemblance. Les vérités, toutefois, se refuseront à elle et la promèneront d'une impasse à l'autre. L'enquête qu'elle entreprend alors mettra-t-elle en morceaux les certitudes sur lesquelles s'est bâtie son existence ?
    Claude Rizzo est l'auteur de nombreux romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Des Vérités écrites sur le sable, Le Vent s'en souvient encore, Le Gamin de la rue de la Croix, Le Sentier des aubépines, Au Temps du jasmin...
    Une nouvelle saga familiale au goût doux-amer signé par un auteur passé maître en la matière.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    C'est à nouveau un superbe saga que nous retrace Claude Rizzo ! Tout au long des pages, nous y suivons Hélène, le personnage principal, dans son cheminement incertain, à la recherche de ses véritables origines. C'est passionnant, bien écrit avec des mots justes adaptés à cette situation ! - Claude Robert Guiraud, luciensouny.fr
    J'ai vraiment adoré. D'ailleurs je l'ai lu d'une traite. Un grand merci à l'auteur. - Agnès Laouar, luciensouny.fr
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Niçois d'adoption, Claude Rizzo est né à Tunis de parents maltais. Déjà enfant, il aimait raconter des histoires, à tel point qu'il s'était instauré conteur de sa bande de copains. Aujourd'hui, il continue à écrire des histoires, de celles qui semblaient émouvoir ses copains à l'âge des culottes courtes et qui régalent les lecteurs actuels. Dans chaque roman, l'auteur plaide sans relâche pour la fraternité, la générosité, l'amitié entre les hommes ou encore le combat contre l'ignorance et l'intolérance. Il vit aujourd'hui à Nice.

  • Dans un village du Massif du Mercantour, une famille abîmée cherche le bonheur. Mais elle n'échappe pas aux déchirements.
    Rosine, jeune veuve, vit avec sa fille Antonia dans un village du Massif du Mercantour. Les épines amères de l'existence ne l'ont pas épargnée. Elle croit enfin rencontrer, en Giovani Cini, un berger piémontais, le deuxième grand amour de sa vie. Elle l'épouse et renaît ainsi au bonheur.
    Une décennie plus tard, la belle saison revenue, Giovanni prend les chemins de l'estive. Le ciel se couvre à nouveau. Rosine se rend aux funérailles de son père. Elle apprend que son époux est revenu en son absence. Il a passé la nuit au village avant de disparaître sans l'attendre. Dans la bergerie, Rosine découvre Antonia en pleurs. Les propos entre l'adolescente et sa mère tournent à l'affrontement. La jeune fille quitte la maison et prend le chemin de l'exil.
    Les mois passent, une naissance « inattendue » fait suite à une mort mystérieuse mais, sur le sentier des aubépines, le destin n'a pas dit son dernier mot.. Tandis que grandit le petit Adrien, offrant à Rosine quelques années de bonheur et de complicité, les fantômes du passé ressurgissent et parcourent la vallée. Les uns porteurs de promesses, les autres chargés de ressentiments...
    Claude Rizzo développe ici un thème qui lui est cher et dans lequel il excelle, celui de la saga familiale. Des familles en proie à des secrets que l'on pensait enfouis à jamais.
    Une histoire de regrets, de secrets, d'espoirs déçus, d'amours perdus mais aussi de reconstruction. Un joli roman plein de vérité.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Très beau livre qui nous entraîne dans ces magnifiques paysages, si bien décrit par l'auteur, du massif du Mercantour. On a l'impression de vivre dans ce village et de partager la vie de ses habitants. [...]Un livre que je recommande. - anne-7, Babelio
    Le Sentier des Aubépines est un livre à lire, surtout si vous aimez les histoires tragiques. Je ne peux que le conseiller, l'écriture est légère et le dépaysement total [...] Et si vous avez la larme facile, il est bien possible qu'un mouchoir vous soit utile. - edenlalu, Blog Eden l'a lu
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Niçois d'adoption, Claude Rizzo est né à Tunis de parents maltais. Déjà enfant, il aimait raconter des histoires, à tel point qu'il s'était instauré conteur de sa bande de copains. Aujourd'hui, il continue à écrire des histoires, de celles qui semblaient émouvoir ses copains à l'âge des culottes courtes et qui régalent les lecteurs actuels. Dans chaque roman, l'auteur plaide sans relâche pour la fraternité, la générosité, l'amitié entre les hommes ou encore le combat contre l'ignorance et l'intolérance. Il vit aujourd'hui à Nice.

  • En pleine nuit, en mission pour porter un télégramme dans les hauteurs enneigées, des raquettes aux pieds, un facteur fait une rencontre inattendue.
    ?Au pied d'une vallée qui s'étire jusqu'au bout du monde, le facteur se prépare au milieu de la nuit. Il doit partir séance tenante, sous la neige, porter un télégramme à la ferme la plus éloignée. Un pli urgent qui va changer le destin des siens et d'autres encore.
    Trois familles que tout sépare et que tout oppose vont pourtant se rencontrer grâce à la puissante et?formidable?imagination?d'Alysa?Morgon. L'auteure les entraîne dans un périple incroyable ponctué de surprises, de tragédies, d'émotions et aussi parfois de larmes. Avec sa plume délicate, elle saura même recoller leurs coeurs que la vie aura réduits en miettes. Plus que jamais la lumière inondera alors cette belle terre de Provence.
    Alysa Morgon rassemble de fidèles lecteurs séduits par son écriture poétique, son sens du rythme, son amour des mots. Elle a signé de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont La Dentellière des prés, Les Arbres ont aussi leur histoire, La Dernière transhumance, Le Hameau près du ciel, Un Bouquet de fiançailles.
    La neige ne recouvrera pas la rancoeur d'un père abandonné par ses enfants.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Alysa Morgon est née en Provence. Elle y passe toute son enfance et sa jeunesse, entreposant méticuleusement dans sa mémoire des souvenirs qui nourriront son imagination de romancière des années plus tard. À vingt ans, elle change d'accent et s'installe dans les Hautes-Alpes, où elle réside encore aujourd'hui (Gap). Dans chacun de ses romans, les lecteurs retrouvent les couleurs, les senteurs, les coutumes et les traditions provençales, celles d'une Provence qui a malheureusement disparu aujourd'hui.
    « En enfant du Midi, Alysa Morgon s'est amusée à rendre sonores les accents et les intonations. Elle a souvent le mot juste. Résultat : une tchatche désopilante. » Le Dauphiné Libéré, F. Billy, 21 avril 2013.

  • ?Erreurs de jugement et mauvaises fréquentations ont conduit Jules dans un centre de rééducation pour jeunes délinquants. À sa majorité, les portes s'ouvrent : il est enfin libre. Libre mais seul, car son père ne veut pas le revoir à la maison. Sans toit, sans formation, sans argent, il se retrouve à la rue et sur les routes de France. De Paris, il arrive dans les Landes. Le climat y est clément, et les gens plus souriants, mais méfiants quand on fait la manche. Et curieusement c'est une vieille dame attachée aux principes et aux valeurs qui décide de lui donner une chance.
    Jules saura-t-il se plier aux exigences de Colette ? Acceptera-t-il son autorité et le contrat qu'elle lui propose ? Débordant de fierté et d'ambition, il n'a qu'une seule idée : regagner l'estime des autres et surtout celle de son père. Le chemin sera semé de rencontres, d'embûches, d'amours, de tragédies. De quoi lui faire perdre la tête souvent, l'espoir parfois.
    Jean-Paul Froustey, auteur de nombreux livres parus aux éditions Lucien Souny, dont Droit comme un pin, Le Gardien des abeilles, signe ici un roman qui nous dit ce que signifie être humain dans ce monde.
    Une nouvelle vie commence...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Auteur amoureux de sa terre, de ses paysages et de ses traditions, Jean-Paul Froustey rend hommage, dans chacun de ses romans, aux Landes, à ce patrimoine construit laborieusement par des hommes soucieux de donner vie à une terre désertique et insalubre. Il dévoile des intrigues haletantes, mais également sa passion pour l'environnement, la forêt et les abeilles. Lorsqu'il n'écrit pas, il entretient, le long d'une rivière, un domaine de trois hectares sur lequel il a planté plus de 200 arbres ou il s'occupe de ses abeilles !
    Il vit aujourd'hui à Bias, à côté de Mimizan.

  • Deux garçons rêveurs se lient d'amitié tandis que des bouleversements se préparent.
    ?Abel Rousses et son frère Daniel se séparent sur le seuil de leur maison après la mort de leurs parents. Subsister sur ces terres ingrates leur est désormais impossible. Abel décide de se rendre sur la plaine littorale où il s'embauche ici et là et tente aussi de gagner un peu d'argent en affrontant les taureaux de Camargue. Il rencontre ainsi Roch Lacombe, fils de grande famille, révolté contre tout, fâché avec son père et qui, à la suite d'une déception amoureuse, risque, tout comme Abel, sa vie devant les cornes. Après un premier contact rugueux, une solide amitié va lier les deux garçons. Ils vont alors partir à l'aventure, passant d'un village en fête à un autre et vivant au jour le jour. Mais aucun ne peut imaginer comment leur quotidien va se retrouver imbriqué dans la grande Histoire, en cette période politique troublée allant de 1830 à 1851. Des événements bien particuliers vont déclencher et favoriser les péripéties et rebondissements inhérents à la fiction mais aussi à la réalisation des rêves de ces fougueux et talentueux garçons. Comme dans Une Passion de trop, et Des Saisons en demi-teinte, Alain Laborieux signe ici une grande saga familiale.
    Entamez une plongée dans le dix-neuvième siècle grâce à ce beau roman historique.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste, photographe et auteur, Alain Laborieux est reconnu comme l'un des meilleurs connaisseurs du passé et du folklore, des coutumes et des mythes du Languedoc-Roussillon et de la Provence. Il a signé Des siècles de Bouvine, une histoire de la tauromachie camarguaise (Espace Sud, 2002), devenu un ouvrage de référence, mais également Le Sud entre histoire et légendes (La Mirandole, 2004), récompensé par le prix Claude Seignolle 2005.
    Dans ses romans, il marie avec finesse et harmonie traditions régionales et intrigues.

  • XXX

    Xxx

    Ludovic est rejeté par son grand-père adoptif qui refuse de donner son amour à ce petit-fils noir, tandis que les années passent...
    ?Ludovic a été adopté. Sa mère est médecin et son père, chercheur. Il s'est très vite intégré et s'est fait des amis à l'image d'Aurélie, qui, à dix ans, n'a d'yeux que pour son petit copain noir. Des sentiments irréversibles. Si les enfants n'attachent aucune importance à la couleur de la peau, il en va autrement pour certains adultes. À commencer par le grand-père de Ludo. Cardiologue de renom, fondateur du laboratoire familial, à la tête d'un empire immobilier, il renie son petit-fils jusqu'à l'humiliation. Et jamais, au grand jamais, sa fortune ne lui reviendra.
    Les années s'écoulent et Ludovic devient docteur à son tour. Il travaille maintenant au laboratoire permettant ainsi à ses parents de se consacrer à leur passion, la voile en mer. Au cours d'un voyage, le drame couve : le couple ne donne plus signe de vie. L'inquiétude est à son comble. Chez le grand-père aussi, car si son fils unique venait à disparaître, son héritier direct et incontestable serait Ludovic. Impossible d'y déroger?! Mais Louis-Étienne, lui, l'entend d'une tout autre oreille. La haine, comme l'amour, n'a pas de limites.
    Les préjugés sont tenaces, parfois même obsessionnels, et étrangers à toute notion de génération ou d'époque. Roger Vannier n'a de cesse de croire qu'un jour l'homme finira par les éradiquer pour construire un monde meilleur.
    Il est l'auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Les Âmes voyageuses, Une Histoire en suspens, La Ferme des lilas.
    Un roman profondément humain.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Roger Vannier est né dans le Cher, à Reigny. Instituteur, il a d'abord enseigné en Algérie, puis il est rentré sur ses terres natales pour terminer sa carrière. Aujourd'hui à la retraite, il mène une activité artistique à laquelle il associe l'écriture. Il vit à Chateaumeillant. Son univers s'enracine dans sa région natale. Il en restitue toute la finesse, l'âme et la beauté.

  • Une amitié entre deux fillettes : l'une au caractère bien trempé, l'autre dont la vie a totalement basculé.
    ?Hélène déteste les filles de sa classe et se bat comme un garçon. Elle fera sa communion juste pour ne pas contrarier sa mère ! À douze ans, elle pose déjà un regard exigeant sur le monde des adultes duquel elle préfère se détourner en vagabondant sur les coteaux qui entourent le village ou en retrouvant son seul ami, Charles, les jeudis. Cette vie étriquée bascule le jour où un couple d'Espagnols, fuyant le régime de Franco, débarque avec leur fille Mona du même âge qu'elle. « Des étrangers qui ne parlent même pas le français... ils viennent nous voler notre travail. » Les esprits s'échauffent dans le vignoble. L'existence y est rude. Tout peut chavirer brutalement. Hélène, l'insolente, décide de prendre Mona, la silencieuse, sous son aile. Son amitié, ses attentions, sa générosité suffiront-elles pour sortir Mona de cet univers impitoyable qu'elle découvre ?
    Des personnages torturés, mais aussi attachants, dans cette bouleversante histoire qui restitue de façon magistrale le climat des bourgades dans les années soixante.
    Un roman empli de douleur mais aussi de beauté.
    EXTRAIT
    La bâche de la camionnette résiste aux assauts du vent. La pluie crépite en s'abattant sur la toile. Les claquements secs la maintiennent éveillée. Elle sait qu'elle ne dormira pas. Le bruit du moteur, les couinements, et puis cette anxiété diffuse qui lui étreint la poitrine. Malgré ses douze ans, Mona n'a pas vraiment peur. C'est son père qui conduit. Il lâche parfois quelques jurons et rien que cela lui fait monter les larmes aux yeux.
    Elle est bien calée à l'arrière du véhicule, protégée par de grosses couvertures qui, avec l'humidité, sentent le mouton. C'est une odeur familière, rassurante. L'odeur de son pays natal, l'Espagne, de son village Moral de Calatrava, de l'enfance heureuse qui s'est brisée net un soir de septembre 1962, alors qu'elle rentrait de l'école. Elle a tout de suite compris que plus rien ne serait pareil. Comment aurait-il pu en être autrement tandis que son jeune frère gisait au pied de la charrette, fauché par le tir d'un pistolet ? Le « PA Ruby 7,65 mm » réglementaire, précisait le rapport de la Guardia Civil... Un voile rouge lui a brouillé la vue. Une poigne puissante l'a plaquée au sol et une main rugueuse s'est collée contre sa bouche pour l'empêcher de crier. Elle sent encore l'odeur de la poussière lui pénétrer les narines avant de s'évanouir.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Anne Mesdon est originaire d'un village en plein coeur du vignoble nantais. Dès son plus jeune âge, elle prend plaisir à raconter des histoires, à « se » raconter des histoires durant les longs trajets qui la séparent de son foyer au village, à l'école, et plus tard, à l'arrêt du car.
    Au fil du temps est né le besoin de les transcrire et de ranimer les émotions. Aujourd'hui, ses fictions mêlent habilement des éléments autobiographiques à des évocations de la France des années 60. Elle espère réussir à créer un lien entre le passé et le présent pour le transmettre au lecteur.
    L'auteure vit à Nantes.

  • Catherine retrouve sa région d'origine. Et Antoine, dont elle était si proche étant jeune. Mais se tiennent maintenant entre eux les années et les évènements.
    Catherine, journaliste à Paris, arrive comme chaque année en Ardèche pour passer des vacances auprès de sa tante, une vieille dame originale, qui l'aime profondément. Elle retrouve avec émoi le domaine familial blotti au coeur d'une nature sauvage et enchanteresse. Veuve depuis peu, elle entend aujourd'hui mener sa vie à sa guise. Elle apprend que son petit-cousin, Antoine Fabras, est resté au pays et qu'il s'est lancé courageusement dans l'arboriculture. Elle découvrira aussi que ce n'est plus le tendre garçon qui l'adorait, mais un homme farouche que les déceptions ont rendu amer et méfiant.
    /> Suzanne de Arriba nous fait rêver avec ce roman, dense et vibrant d'émotions. Elle tisse avec finesse et subtilité les portraits croisés de femmes au caractère bien trempé. Elles ont dans le sang la vivacité des cours d'eau sauvages et tumultueux de leur région.
    Un roman sentimental d'une justesse sans faille.
    EXTRAIT
    Catherine a acquiescé, machinalement. Des pensées tourbillonnent dans sa tête. À Paris, elle rêve de l'Ardèche. Dès la fin du mois de mai, elle se prépare mentalement au retour. Elle y est, alors pourquoi ce sentiment de tristesse ? C'est qu'il manque quelqu'un, ici ! Elle se revoit se baignant avec Antoine dans le Doux. Enfant, il a toujours été aussi grand qu'elle, malgré leurs trois années de différence. Adolescent, il l'a vite dépassée d'une bonne tête. Pourtant elle n'est pas particulièrement petite, un mètre soixante-quatre, une bonne moyenne pour une femme. Qu'est devenu Antoine ? Pense-t-il parfois à elle ? Il y a si longtemps... La reconnaîtrait-il, seulement ?
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    "J'aime décrire, avec toujours la nature en toile de fond, des personnages aux prises avec le quotidien ce qui les rend proches des lecteurs, sans exclure de les transporter dans un monde où il fait bon vivre après les épreuves qui ne manquent pas comme dans toutes les vies. Absorbés par leur travail et leurs interrogations, mes « héros du quotidien » doivent faire preuve de générosité et de bons sens pour échapper à des situations qui peuvent devenir très douloureuses, sur tous les plans".
    Suzanne de Arriba évoque avec une grande justesse les gens ordinaires et leurs expériences qui elles, c'est bien connu, n'ont rien d'ordinaire. Elle sait saisir les petits détails pleins de sens de la vie quotidienne. Cette sensibilité se traduit sous sa plume par un style à la fois réaliste et naturel. Elle fait également preuve de tendresse et de compassion envers ses personnages, ce qui ne l'empêche pas de rire d'eux parfois ! Originaire de la vallée du Rhône, elle vit aujourd'hui en Isère, à la Côte-Saint-André. Elle est l'auteure d'une quarantaine de romans.
    Précédentes publications aux éditions Lucien Souny : Le Mas Serpolet (2009), Une famille du coteau (2010 et en poche en 2016), La Terre des retrouvailles (2011), La Saison des sorbiers (2012), Les Trois fleurs (2013), La Bergerie des Sources (2014), Une Vie en chantier (2015), Le Troupeau sous l'orage (2016), Le Val aux iris (2017), Un Ange égaré sur la terre (2018), mais également en version poche, Le Vent sur les longues terres, Le Fils d'Yvonne, Le Chemin des châtaigniers.

  • Faut-il donc être fou pour rester vivre si près des cimes ?
    Aux Collets, la vie n'est que misère et chemin de croix. La neige sévit six mois durant et paralyse ainsi le hameau. Quand elle cesse de tomber, ce sont des pluies torrentielles qui se déversent, emportant tout sur leur passage. Puis soufflent les vents, éreintant les esprits les plus courageux. Les terres sont si maigres que le grain ne peut y germer. Et pourtant cinq familles vivent au gré des saisons et des corvées. Mais elles ne renoncent pas pour autant au bonheur. Petits et grands gardent au fond de leur coeur une part d'innocence, et les plaisirs, si rares soient-ils, prennent une autre importance.
    Un roman savoureux, juste et vrai, infiniment touchant, au coeur d'une région âpre et magnifique. Alysa Morgon parvient à mêler tragédie, humour et poésie, pour restituer les sentiments et les émotions de ses personnages face aux éléments les plus hostiles et aux événements les plus terribles. Et puis, soudain, contre toute attente, la vie et l'amour reprennent peu à peu leurs droits...
    Une plume poétique qui nous fait dévaler les vallées et suivre le cours des rivières.
    EXTRAIT
    Il a plu toute la nuit, autant que mon coeur a pleuré, et ce matin, de guerre lasse, tout est gris. L'averse a lavé à grande eau les couleurs de l'été qui s'échappent à petits pas feutrés, barrant l'horizon de brumes longues et lasses, marche de chemineau. Le ciel semble si bas qu'il glisse sur les coeurs un manteau de tristesse, et pose sur le mien une chape de plomb qui sans cesse m'oppresse.
    Le cimetière est clôturé par un maigre muret qui s'obstine à vouloir dessiner un drôle de carré. Il est si exigu, si vieillot, si menu, que les tombes s'y mêlent tête-bêche, dos contre dos, dans un méli-mélo qui lui donne ce petit air revêche, désuet, attendrissant, tout mélangé. Les cloches égrènent un glas lourd, lent et ténébreux, tandis que la foule se glisse entre les stèles, en serpents sinueux, une laine au fuseau. Elle suit le corbillard tiré par le mulet, parapluies grand ouverts en ailes de corbeaux. Jour de chagrin
    pour accompagner le défunt, le suivre dans ses derniers instants, son ultime chemin. L'assistance se serre en une forme ronde, agglutinée tout autour de la fosse creusée. Le cercueil attend sur le bord, près du tas de terre noire qui semble déjà porter le deuil dans ses entrailles, dans ses pensées.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    L'amour d'Alysa Morgon pour la nature imprègne chaque page de cette histoire. Et grâce à la poésie qui se dégage de sa plume, l'auteur nous fait cadeau de ce merveilleux sentiment de connaître vraiment quelqu'un qui n'existe pourtant que dans un livre.
    Alysa Morgon est née en Provence. Elle y passe toute son enfance et sa jeunesse, entreposant méticuleusement dans sa mémoire des souvenirs qui nourriront son imagination de romancière des années plus tard. À vingt ans, elle change d'accent et s'installe dans les Hautes-Alpes, où elle réside encore aujourd'hui (Gap). Dans chacun de ses romans, les lecteurs retrouvent les couleurs, les senteurs, les coutumes et les traditions provençales, celles d'une Provence qui a malheureusement disparu aujourd'hui.
    Précédentes publications aux éditions Lucien Souny : Un Parfum de farigoulette (Poche), Marie des garrigues, L'Épervière en Provence, Un Bouquet de fiançailles, Le Hameau près du ciel (Poche), Un Miroir en bois d'amandier, La Combe noire (Poche), Le Jardin des anges, La dernière transhumance, Les Arbres ont aussi une histoire, La Dentellière des prés.
    L'auteure vit à Gap.

  • Les grottes peuvent constituer le départ d'une aventure, d'une quête, d'un voyage...
    ?Il y a des lieux qui recèlent des mystères et d'où se dégage un véritable caractère. Stéphane Bern ne s'y est pas trompé lorsqu'il a retenu le site troglodytique des grottes de Couteaux pour son opération le Loto du patrimoine. Cet endroit, Bernadette Berger le connaît comme sa poche. Déjà, dans son enfance, c'était un merveilleux terrain d'aventures, et aujourd'hui cette terre enflamme l'imagination de l'auteure qu'elle est devenue.
    Un jeune berger y fait une découverte fabuleuse ; elle bouleversera le cours de sa vie. Quand on détient un manuscrit annoté par un célèbre alchimiste et une fiole d'élixir de santé éternelle, on est certain que les ennuis vont s'enchaîner et qu'ils n'iront que crescendo, même en déployant les plus habiles subterfuges. Qui ne rêverait pas d'être immortel, quitte à en payer le prix fort ? Un livre qui se dévore comme un polar, et pourtant il s'agira aussi d'amour, car le principe mâle et le principe femelle participent de l'élaboration alchimique.
    Bernadette Berger tisse cette histoire avec beaucoup d'adresse, convoquant des images saisissantes et retraçant diverses pratiques ancestrales. Si aujourd'hui certains les tiennent pour obscurantistes, d'autres en revanche y ont toujours recours pour soigner le corps et l'âme.
    Elle a signé de nombreux romans, dont Le Choix d'Amélie publié aux éditions Lucien Souny (2017).
    Embarquez pour un voyage palpitant au début du XXe siècle !
    EXTRAIT
    - Dépêchez-vous de le trouver, gueulait-il, sinon il vous en coûtera. J'en connais un qui ne supportera pas un autre échec.
    Le plus costaud des deux ouvriers s'arrêta un instant pour essuyer avec sa manche la sueur qui ruisselait sur son
    visage.
    - Écoutez, patron, on ne sait même pas ce qu'on cherche ni si c'est encore là.
    - Il s'agit d'une boîte en fer ou d'un tube en cuir, enfin un objet de ce genre. Et bien sûr qu'il est là, il faut qu'il soit là... Allez, zou ! Au boulot si vous voulez être payés !
    Marie était stupéfaite : le fils de la dame était revenu des Amériques. Mais alors, pourquoi sondait-il le sol de sa propriété la nuit en cachette ? À la réflexion, non, ce n'était pas lui. M. de Rochaubert était petit et trapu, elle l'avait aperçu à l'enterrement de sa mère. Tandis que l'individu qu'elle voyait gesticuler, sa lampe au bout du bras balançant des ombres fantomatiques sur les murs de cette petite pièce carrée, avait une silhouette fine et élancée. Et puis celui-ci semblait jeune, pas plus de trente-cinq ans, alors que le
    fils de Mme Odile avait cinquante ans bien sonnés à cette heure.
    - Qui êtes-vous ? leur cria Marie, et que faites-vous là ?
    Dans un bel ensemble, ils tournèrent la tête dans sa direction. Puis le chef fit un signe aux deux autres qui sortirent précipitamment. Avant de comprendre ce qui lui arrivait, la pauvre vieille fut
    empoignée par des mains puissantes et traînée jusqu'au talus. La dernière chose qu'elle remarqua avant d'être projetée au bas de la pente, c'est qu'un de ses assaillants avait un magma informe à la place de l'oreille droite. Quelqu'un lui avait coupé le pavillon, ne laissant qu'une large entaille au bout de laquelle pendait le lobe.
    Son corps ricocha contre les troncs d'arbres plantés le long de la butte. Ses sabots passèrent devant et roulèrent jusqu'au ruisseau. Enfin, sa tête cogna contre une souche et une large auréole rougeâtre s'étala derrière son crâne.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Déjà enfant, Bernadette Berger aimait inventer et raconter des histoires, à tel point qu'elle s'était instaurée conteuse de sa bande de copains. Aujourd'hui, elle continue à écrire des histoires, de celles qui semblaient émouvoir ses amis à l'âge des jupes courtes et qui régalent les lecteurs actuels. L'auteur est originaire d'Auvergne, et vit à côté du Puy-en-Velay.

  • Pour sauver sa vie, Valérie fait un choix qui pourrait la lui coûter...
    ?Valérie, une toxicomane repentie, veut se libérer de l'emprise d'un compagnon qui s'enfonce dans une violence incontrôlable. Il y a urgence, sa vie ne tient plus qu'à un fil. Une seule solution s'offre à elle : dénoncer le trafic de drogue que Marco gère depuis l'Espagne vers la France. Elle va alors reprendre contact avec un ancien amant, Pierre. Le chef de brigade à l'antenne PJ de Nice deviendra sa porte de sortie et se retrouvera au coeur d'un trafic international de stupéfiants, où la survie de son indic doit passer avant le reste.
    Éric Oliva et Denis Richard, deux flics, se sont associés pour nous dévoiler les coulisses de la brigade des Stups. Au coeur d'une ambiance étouffante, très vite le lecteur ne sait plus où se situe la frontière entre la réalité et la fiction.
    Stockez les bombonnes d'oxygène tandis que vous entamerez la lecture de ce thriller essouflant...
    EXTRAIT
    Valérie se leva péniblement de son lit. Le miroir, fixé à l'angle opposé de la pièce, lui renvoya l'image agréable d'un corps fin à la peau légèrement hâlée. Elle s'avança vers la glace, s'arrêta à mi-distance et se mit à trembler. Ses grands yeux venaient de se poser sur les marques violacées qui lézardaient ses flancs, ses épaules, et une partie de ses bras et de ses cuisses. Chaque mouvement esquissé amenait son lot de souffrances. Elle se traîna jusque sous la douche, espérant que la douce chaleur du jet estomperait un peu les blessures et calmerait
    les douleurs.
    - Je dois le contacter, murmura-t-elle pendant que le pommeau répandait l'eau brûlante sur ses cheveux châtains. Si je veux rester en vie, il n'y a pas d'autres solutions.
    Vingt minutes plus tard, gonflée d'orgueil, elle quitta la propriété. Pour la première fois, elle n'attendit pas le retour de Marco, ne souhaitant ni le croiser ni profiter de ses
    largesses. Valérie n'avait plus qu'une envie à présent : rentrer chez elle, s'attabler avec une feuille blanche et un stylo, et faire une chose qu'elle aurait dû accomplir depuis longtemps.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Denis Richard : Il entre dans la police en 1982. Affecté quelques années à Paris, il est muté à Nice. D'abord, à l'antenne de la police judicaire, puis à la brigade criminelle, il terminera sa carrière à la brigade des stupéfiants. Son expérience nourrit son imagination. Pour transformer ses idées en roman, il s'est associé à son ami, Eric Oliva, auteur de plusieurs polars, dont Hotspots, paru aux éditions Lucien Souny(2019).
    Éric Oliva a intégré la police nationale depuis 27 ans. En Seine-Saint-Denis, dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Une expérience hétéroclite, riche, dure, singulière, compliquée qu'il souhaite, d'une certaine façon, partager. Il se met alors à jeter des mots sur une feuille blanche. « La blancheur s'apparente souvent aux victimes tandis que l'encre noir reste l'apanage des méchants ». Le résultat est d'une cruelle vérité sans fard, des écrits d'un réalisme musclé, car le terrain, les hommes, les affaires, il les connaît. Il vit à Nice et il exerce au sein d'un groupe d'enquête à l'antenne de la Police Judiciaire de Nice.
    Ensemble, ils ont voulu montrer au lecteur les situations auxquelles les enquêteurs stups peuvent être confrontés lorsqu'ils gèrent des informateurs, même si « les problèmes vont rarement aussi loin que dans le roman », tiennent-ils à préciser !

  • Des événements tragiques apparaissent à l'horizon. Aymeric Le Bellec ne sent venir la catastrophe que trop tard.
    ?Une simple faute d'inattention, c'est ce que plaide Aymeric Le Bellec au moment où on le découvre en tenue d'Adam dans le vestiaire des femmes de la salle de sport de son entreprise. Mais qu'est-il en mesure de prouver ? S'ensuit un odieux chantage qui va conduire celui qui se voyait déjà à la tête de la FrogAmber, rayonnante compagnie d'énergie renouvelable, à enchaîner les erreurs quand il tentera de couvrir ses agissements graves par des actes pires. Obnubilé par les menaces qui pèsent désormais sur sa carrière, il en néglige une autre bien plus terrifiante encore. On ne s'est pas méfié du froid venu de Sibérie, qui s'abat sur Paris et l'Europe. On aurait dû, car le black-out électrique est imminent. Un drame aux conséquences incalculables.
    Après S.N.O.W. (2018) qui avait plongé le lecteur dans les méandres de la finance, Régis Bégué nous livre ici un roman d'anticipation sur la fatale panne d'électricité, l'une des hantises de notre monde moderne hyperconnecté. Lorsque géopolitique et spéculation énergétique se mêlent, le résultat est des plus apocalyptiques, mais le scénario bien trop réel.
    Aymeric Le Bellec va devoir faire attention à bien choisir les personnes auxquelles il accorde sa confiance...
    EXTRAIT
    Le moment était délicieux, je pourrais encore l'en remercier. Enivré par l'extase, je crois que je ne réalisai pas tout de suite. Je la voyais gigoter contre moi, me griffer passionnément. Il me fallut probablement de longues secondes, trop longues, pour
    comprendre qu'en réalité elle se débattait désormais. Non qu'elle refusât l'étreinte ou qu'elle eût brusquement changé d'idée. Mais un événement s'était produit dont, dans ma fougue, je n'avais pas pris conscience. Nous n'étions plus dans le noir. Et nous n'étions plus seuls dans le vestiaire.
    Pivoine, l'épouvantable trésorière du groupe, la mégère, l'indescriptible commère du septième étage, celle dont la langue de vipère jaillissait si facilement de derrière ses lèvres trop pulpeuses pour être vraiment tendres et trop rougies pour être honnêtes, écarquillait ses grands yeux globuleux devant le piètre spectacle que nous donnions à voir. Les deux gros calots bleu-gris semblaient incapables de se détacher de nos peaux humides et découvertes. Il fallait réagir.
    De manière fugace, je m'imaginai étrangler la curieuse en un tournemain et me débarrasser promptement de son corps. Mais la diablesse pesait son poids. Je me
    vis traînant cette masse dans le vestiaire, la fourrer difficilement dans mon sac de
    sport préalablement vidé, hisser le tout dans le coffre de ma voiture, avec l'aide de Chloé, et... Et après ? Je renonçai bientôt à ce projet séduisant, mais absurde.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Formé aux mathématiques, à l'économie et au commerce, c'est par hasard que Régis Bégué entre dans la finance, en 1994. D'abord courtier, il est aujourd'hui gestionnaire dans une grande institution. Un détail d'importance puisque ce nouveau polar prend corps sur fond d'intrigue financière et de spéculation boursière.
    Ce métier exigeant nécessite des soupapes d'aération et d'oxygène. Il les a trouvées avec l'écriture, mais également le piano, la peinture, le théâtre, le chant !
    En 2000, il s'est attelé à son premier roman, Les cimes ne s'embrassent pas, dans lequel il a créé le village imaginaire de Saint-Ravèze, que l'on retrouve dix-huit ans plus tard dans S. N. O. W. Entre les deux, il n'a jamais vraiment posé la plume ni abandonné le clavier. Et tant qu'il aura des histoires à raconter et qu'il y aura des gens pour les lire et les aimer, il continuera !
    Il est né, a grandi et réside en région parisienne.

  • Une enquête ludique sur son quartier emmènera Xavier plus loin que tout ce qu'il avait imaginé...
    ?Xavier Monfreidi découvre une nouvelle bouteille plastique de vin devant sa maison. Son épouse et lui en ont déjà repéré des identiques dans le quartier. Par jeu, ils décident de surveiller pour savoir qui les jette. Et un soir, éberlué, Xavier finit par le découvrir, mais il préfère ne rien dire à sa femme.
    Seule avec trois enfants depuis la disparition inexpliquée de son mari quelques années plus tôt, Marie est en proie à de graves difficultés financières.
    Entre mensonges, culpabilité et meurtres, commence alors à distance un étrange duel opposant Xavier désireux de concrétiser l'affaire de sa vie et Marie qui a perdu le contrôle des évènements. Pour elle, une seule chose importe : protéger ses enfants et leur assurer un avenir décent.
    Connaît-on vraiment les personnes avec lesquelles on vit ? Cette histoire fait un pied de nez à ceux qui pensent détenir la réponse à cette question troublante et emporte le lecteur, sur un tempo stupéfiant, dans un scénario tordu mais fascinant.
    EXTRAIT
    Marie patienta un moment, puis elle gagna enfin son bureau. Elle se sentit défaillir en voyant la fenêtre ouverte, celle par laquelle José Rivoli était passé. Elle reprit vite ses esprits et s'attela à ses transactions. Encore quelques jours et ce serait bon.
    Elle travailla d'arrache-pied jusque tard dans la soirée, puis remonta en voiture, s'arrêta à l'épicerie ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, quelques centaines de mètres après l'usine.
    - Bonjour, madame. Je vous mets la même chose que d'habitude ? lui fit l'épicier avec un sourire malsain.
    - Oui, s'il vous plaît, répondit-elle d'un air gêné.
    Sur le chemin du retour, elle mit la musique à fond, vida d'une traite sa bouteille en plastique de vin blanc ordinaire et la jeta par la
    fenêtre quelques rues avant d'arriver chez elle.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nathalie Lenglet est fille et petite-fille de policier mais également une lectrice effrénée. Alfred Lenglet est commissaire de police et écrit depuis plusieurs années, une activité qui lui offre une bouteille d'oxygène dans son quotidien professionnel. Pourtant c'est le polar qu'il affectionne ! Il a en a signé plusieurs dont : Jeux mortels en hiver (Calmann-Lévy, 2016) , Temps de haine (Calmann-Lévy, 2017), Coeurs de glace (Calmann-Lévy, 2018).
    Mariés depuis 1992, ils partagent le goût de la lecture. Nathalie a toujours été la première lectrice des romans d'Alfred. Cette fois, ils ont décidé de prendre la plume ensemble. Et le résultat est des plus surprenants et réussis ! Ils nous démontrent ici leur attachement à la famille et l'empathie qu'ils éprouvent pour les jeunes.

  • Embarquez-vous pour le Mexique en compagnie de la famille Armand, originaire de Barcelonnette, à la recherche de l'Eldorado.
    1897 - Pour échapper à une cruelle destinée, Émile et Firmin Armand ont mis le cap sur le Mexique. Seul Édouard est resté au pays. Mais l'appel de l'Eldorado est plus fort que l'amour filial, et, la mort dans l'âme, lui aussi se résout à quitter les siens. Les frères Armand appartiennent à ce peuple incroyable de migrants qui deviendront de riches industriels dans le textile. Cette prodigieuse ascension sociale sera source de gloire, mais ils demeureront écartelés à jamais entre la fierté de réussir ailleurs et le rêve de retrouver leurs racines. Pour comble, ils ne savent rien de leur origine, même si Hortense, leur vieille mère, s'est résignée à faire passer à l'aîné un des deux edelweiss en souvenir de la nuit de sa naissance. Mais à qui revient l'autre ? Le choix de l'exil tourmentera à jamais la vie de ces trois hommes qui entendaient sauver leur famille de la misère et qui au final enterreront leur père sans l'avoir revu. L'amour d'une mère ne vaut-il pas tout l'or du Mexique ? Un ultime secret de famille parachève cette magistrale saga. Stupéfiant !
    Pascale Anglès nous conte admirablement bien ce pan de l'histoire de la Belle Epoque, approfondissant les thèmes intemporels de l'exil et de la migration. Les personnages extrêmement attachants et la diversité des sentiments dans ce roman vous donneront l'envie de le lire d'une seule traite.
    EXTRAIT
    Maintenant, Édouard allait rentrer partager son dernier dîner avec ses parents. Il appréciait les rites familiaux, il les respecterait jusqu'au bout. Hortense l'attendait là-bas dans la maison où brûlait le feu, elle regardait l'horloge. Elle connaissait les moindres bruits qui précédaient son entrée dans la cuisine. Guetteuse infatigable, elle attendait ce fils comme si sa vie était suspendue à ses pas. La plainte métallique du vieux portail rouillé, les crissements de ses semelles sur la neige, elle ne les entendrait plus dans les jours à venir. Hortense savait le bruit fracassant du silence, elle le redoutait. Ce soir-là, ils n'avaient rien à se dire, Édouard se contenterait de les regarder avec tendresse. Jacques, avant de monter se coucher, glissa dans la poche du jeune homme quelques pièces. Il lui tapa sur l'épaule dans un geste d'encouragement et lui dit dans son patois :
    - Faï que siéyés toujour bravé, moun énfant !
    Hortense ne put contenir son chagrin, elle aurait voulu que son fils change d'avis, mais c'était peine perdue.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    "C'est une belle histoire ! La démarche romanesque est fort réussie et se coule parfaitement dans le contexte historique de la Belle Époque. Le souci constant de l'exil donne du liant au livre. L'historien a beaucoup aimé. " Jean-Michel Valade"
    "Quel plaisir de lire ce roman qui nous emporte jusqu'au Mexique. Pascale Anglès nous fait découvrir la dure réalité de la vie de ces montagnards qui, pour échapper à un monde rude, ont eu le courage de partir vers l'inconnu. Les Barcelonettes ont ainsi inscrit un épisode de la perpétuelle migration de certains peuples qui partent vers d'autres horizons pour échapper à un quotidien ténébreux. Un beau roman, plein d'émotions. A lire." Sylvie Robert
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Diplômée de lettres, professeure-documentaliste, auteur de recueils de poésie, Pascale Angles partage sa passion avec de nombreux publics. Tout d'abord avec ses élèves, pour lesquels elle organise depuis plusieurs années des prix et des concours littéraires, avec le grand public lors de soirées poésie-piano organisées à Brive et dans sa région, et avec de nombreux auditeurs de RCF Brive lors de lectures à haute voix.

  • La promesse faite à sa grand-mère sur son lit de mort entraine Laura bien plus loin que ce qu'elle avait imaginé...
    ?Laura voit sa vie basculer le jour où elle perd sa grand-mère. Rose a passé son existence à rechercher son mari inexplicablement disparu. En vain...
    Avant de mourir, sa petite-fille lui promet d'élucider ce troublant mystère.
    Cette enquête dévoile peu à peu des secrets familiaux surprenants, progressant témoignage par témoignage, et nous plonge dans les méandres sombres du XXe siècle...
    EXTRAIT
    Un matin, Sacha avait retrouvé Rose dans leur cuisine en train de pleurer, une lettre à la main. D'une voix entrecoupée de sanglots, elle avait annoncé à sa fille que leur père les avait abandonnées. Pour la fillette, cela resta gravé dans son coeur. Elle avait compris qu'un soir on pouvait se coucher avec le sceau protecteur d'un baiser paternel sur le front, et se lever le lendemain en réalisant que c'était le dernier. Le souvenir de cette douleur avait été enfoui sous les cendres de son enfance et il ne s'était réveillé qu'avec l'annonce de la mort de Paul. Sacha savait désormais qu'il ne faut jamais oublier d'embrasser ceux que l'on aime, car cet acte porte en lui un germe d'éternité. Sa grand-mère ne le lui avait-elle pas confirmé, elle qui avait conservé sur ses lèvres le dernier baiser de Simon jusqu'à la fin de ses jours ? Les hommes avaient mille raisons de laisser leurs compagnes épouser la solitude, mais le résultat était le même, elles étaient dépositaires d'un souvenir qui leur appartenait et qu'elles pouvaient transformer en pierre ou en diamant.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Diplômée de lettres, professeure-documentaliste, auteur de recueils de poésie, Pascale Angles partage sa passion avec de nombreux publics. Tout d'abord avec ses élèves, pour lesquels elle organise depuis plusieurs années des prix et des concours littéraires, avec le grand public lors de soirées poésie-piano organisées à Brive et dans sa région, et avec de nombreux auditeurs de RCF Brive lors de lectures à haute voix.
    Pascale Anglès est l'auteure d'un précédent roman paru aux éditions Lucien Souny : Les Petites Étoiles des glaciers (2016).

  • Pour essayer de comprendre une ancienne histoire familiale et rabibocher son couple, un Londonien s'exile dans le Périgord. Sa femme viendra le rejoindre "plus tard".
    Les nouveaux sont des Anglais ! Jeanne est intriguée, parce que, pour atterrir dans ce hameau de deux maisons, il faut aimer la solitude. Et James s'installe seul en attendant l'arrivée de sa femme. Tout sépare les deux voisins, à commencer par leur différence d'âge. Pourtant, ils éprouvent immédiatement de la sympathie l'un pour l'autre. Encore plus intrigant, un des cartons de déménagement contient une importante collection de faïences ornées du célèbre « rouge de Thiviers ». James confie à Jeanne que cette vaisselle est dans la famille depuis deux siècles et qu'il y tient énormément. Comment a-t-elle pu voyager jusqu'au Royaume-Uni ?
    Pour le sortir de la mélancolie qui peu à peu l'envahit, Jeanne emmène son ami écumer les vide-greniers alentour. Ils découvriront ainsi d'autres pièces de Thiviers, mais ils en apprendront aussi beaucoup sur les Donadieu, les faïenciers qui ont mis au point ce rouge qui résiste au grand feu. Mystères, disparitions et meurtres... De quoi lancer les deux solitaires dans une enquête pour démêler les indices glanés ici et là en attendant qu'Emma arrive. Mais, à vouloir réveiller les fantômes du passé et percer les énigmes historiques, finiront-ils par la faire venir ?
    Plongez dans ce roman, laissez-vous emporter par son enquête palpitante, et suivez l'histoire d'un homme qui court après l'amour de sa vie. Evasion, découvertes et suspense sont au rendez-vous !
    EXTRAIT
    La chaleur, inhabituelle pour un mois d'avril, se faisait soudain difficile à supporter. On ne l'avait pas prévue, et tous les visiteurs, bien trop habillés, commençaient à transpirer. Vers onze heures, les rues se vidèrent subitement au bénéfice de l'unique bar du village, qui fit éclore soudain une rangée de parasols multicolores, devant sa porte. Les deux habitants de Pierrebrune mirent à profit ce répit inattendu pour flâner parmi les stands non encore explorés. Sanders discuta avec une compatriote qui proposait des poupées de chiffons qu'elle réalisait elle-même. On le sentait heureux de pouvoir parler sa langue, enfin. Jeanne finit par le tirer par le bras pour poursuivre leur déambulation qui s'accéléra quelque peu, car les casseroles en cuivre succédaient aux cafetières émaillées et aux moulins à café à manivelle. Soudain, James s'arrêta et tendit le bras vers une caisse où s'entassait un lot de vieilleries poussiéreuses. Il y plongea la main et en extirpa une saucière dont aucune personne sensée n'aurait donné bien cher. Il sortit un mouchoir en papier de la poche de sa veste et essuya l'objet. Jeanne comprit : il venait de découvrir une pièce ancienne de faïence de Thiviers.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Institutrice à la retraite, Nelly Buisson vit à Saint-Martin de Fressengeas en Périgord Vert. Elle s'est prise au jeu de l'écriture, motivée par le succès qu'a rencontré son premier roman, La Maison au bout du village. Elle écrit comme elle peint, c'est-à-dire, par petites touches successives, qui avec le recul, donneront une histoire captivante et intrigante. Elle puise son inspiration romanesque dans toutes les histoires que ses grands-parents lui racontaient mais aussi, plus simplement, dans l'observation assidue de la vie et du quotidien des gens qui l'entourent ! Elle est l'auteure de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont La Théière anglaise qui a reçu le prix du conseil des Sages de la Foire du livre de Brive 2018.

  • Découvrez le nouveau roman de Jean-Pierre Védrines qui raconte un apprentissage du monde et de la vie.
    ?
    Vincent vit une enfance heureuse entre le village situé au bord de la rivière et le cabanon d'été, au bout d'un chemin de sable. Son meilleur ami, son idole absolue, est son grand-père. Ancien viticulteur et manadier, Jean Mazauric l'initie à la magie du cheval et du taureau, il lui fait découvrir le pays des étangs clairs et des garrigues ensoleillées, l'emmène sur les traces du sanglier Mangegloire.
    Vincent croque la vie à pleines dents, orpailleur d'aventures avec ses copains et bientôt avec la belle Adeline, qui lui apparaît au détour des chemins et des saisons. Mais pendant les vendanges, alors qu'ils chevauchent un soir d'orage, la foudre frappe le vieux manadier.
    Comme ses personnages, Jean-Pierre Védrines est languedocien mais aussi poète. Dans ce roman à la langue puissante et où l'enchantement est partout, il recrée le meilleur de la vie d'un enfant et partage avec nous, le temps d'une année, son amour pour sa terre natale.
    EXTRAIT
    Une nuit de décembre, l'hiver déboula sans crier gare et enferma le pays dans ses bras glacés. Le mistral en profita pour accrocher aux fenêtres des grelots scintillants de gelée blanche. Une lumière froide tombait des étoiles. Dans les vignes, on entendit un long murmure qui ressemblait au mugissement d'un taureau. À l'aube, la campagne était blanche. Sous les roues des charrettes, les cailloux crissaient et les chevaux n'aimaient guère quitter l'écurie.
    Ce jour-là, Vincent et son grand-père partirent au galop jusqu'à la cabane du vieux manadier. Dès qu'ils furent arrivés, ils s'abritèrent derrière un massif de roseaux à quenouille. Jean Mazauric alluma un feu sur lequel, quelques instants après, il fit brasiller des côtelettes. Le vent du nord mugissait dans les salicornes. Un héron blanc vint se poser au milieu d'une touffe de saladelle.
    - L'hiver, déclara Jean Mazauric en tirant une bouffée de sa pipe, il faudrait faire comme les dattes de mer : on creuserait des cavités profondes dans la terre. On dormirait tout le temps du froid et puis, au premier jour du printemps, quand la lumière éclate de toutes parts, on quitterait notre trou !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Pierre Védrines est originaire du sud de la France. Il rédige ses premiers poèmes à l'âge de douze ans. Sa poésie est remarquée très tôt par Guy Chambelland qui le publie dans sa revue Le Pont de l'Epée, puis en volumes : L'Ecuelle rouge ; Enfer Eden ; Un mort à tenir debout. Dès lors, les recueils se succèdent et les prix se suivent : Prix Froissart (1971), Grand Prix de poésie des Ecrivains Méditerranéens (1993), Prix Gaston Baissette (1998), Prix Roger du Teil (2007), Prix des Beffrois (2007), Prix de poésie de la ville de Dijon (2013).
    En 2004, il commence à publier des romans. S'il emprunte les traits de ses personnages à son milieu familial, son imagination, elle, se nourrit des liens profonds qu'il entretient avec le Sud méditerranéen. Elle est sans cesse influencée par les éléments de la nature -le vent -, mais aussi l'eau étrange des étangs et les longues étendues de sable des rivages du golfe qu'il parcourait enfant alors que sa famille campait dans les dunes. « Je reste en vie, a-t-il écrit dans une note sur ses romans restée inédite, grâce à mes « histoires ». C'est pour moi une nourriture essentielle. »
    Aujourd'hui, il est Président de l'association littéraire La main millénaire et dirige la revue du même nom qu'il a fondée en 2011. Il vit à Lunel, à côté de Montpellier.

  • Un homme, anéanti par la disparition soudaine de sa femme, part dans les Alpes pour une randonnée en solitaire...
    ?Comme beaucoup d'histoires d'amour, celle-là se termine tragiquement : Cécile est emportée dans un accident de la route. Et Étienne ne s'en remet pas. Ni ses enfants, ni son métier d'enseignant, ni la séduisante et ardente collègue de travail n'arrivent à étouffer sa douleur. Pour fuir la maison du bonheur perdu, il part dans les Alpes, là où il se rendait souvent « avant ». Lors d'une randonnée en solitaire, il est victime, sur un sentier escarpé, d'une très mauvaise chute. Sans le passage inopiné de cet éleveur, il ne revoyait pas les siens. Il est ainsi recueilli et soigné par Alain et Marinette qui vivent dans un chalet d'alpage isolé. Le couple invite spontanément l'imprudent à séjourner avec lui, le temps nécessaire pour se rétablir avant de redescendre dans la vallée. Étienne remercie le ciel d'avoir mis sur son chemin des gens aussi généreux. Cet instant de grâce ne durera pas : le randonneur va soudainement être confronté à une situation irrationnelle et cornélienne provoquée par Marinette bien décidée à bousculer tous les principes pour parvenir à ses fins. Une histoire sans choix, sans issue. Seul l'amour aura le dernier mot.
    André Michoux est l'auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Le Sabotier du plateau, Le Goût amer du nectar.
    Étienne parviendra-t-il à se sortir de cette situation inédite ? Plongez-vous dans cette romance insensée, pleine d'action et de suspense !
    EXTRAIT
    Lorsque minuit sonna, ils se levèrent pour se souhaiter santé et bonheur. Étienne se sentit troublé. Il mit son émotion sur le compte de l'alcool. Les premières détonations du feu d'artifice éclatèrent. Ils sortirent. Dans ce cadre montagneux, le spectacle prenait une dimension surnaturelle et féérique. Delphine frissonna.
    - Il faut que j'aille chercher un anorak.
    - Tu veux que je te tienne par les épaules ?
    Elle le regarda, étonnée.
    - Si tu veux, finit-elle par dire après un moment d'hésitation.
    Comme deux adolescents, appuyés l'un contre l'autre, ils fixaient, sans bouger, les étoiles blanches et multicolores qui scintillaient sous leurs yeux avant de s'évanouir. Le bouquet final mit un terme à la magie. Seules les lumières du village, qui paraissaient maintenant bien pâles, demeurèrent. Des cris d'allégresse s'élevèrent de toutes parts. Ils rentrèrent. Delphine commença à ranger. Elle lui fit comprendre qu'elle ne souhaitait pas son concours pour tout remettre en ordre. Il n'insista pas. Elle l'informa que, dans quelques heures, Désiré se réveillerait et qu'elle devrait s'en occuper avant de préparer le repas du déjeuner, car, l'après-midi, des groupes l'attendaient sur les pistes. Ils se souhaitèrent une bonne nuit et se quittèrent.
    Étienne se tournait et se retournait dans son lit. Delphine ainsi que le petit être qui dormait à ses côtés perturbaient son sommeil. Il avait promis de considérer l'enfant comme étant celui d'Alain. Il fallait qu'il arrivât à se persuader qu'il n'avait fait que « rendre service ».
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Enfant, André Michoux a passé toutes les vacances scolaires chez ses grands-parents, entre la ferme et l'atelier du sabotier. De nombreuses histoires se racontaient, toujours tragiques et souvent les mêmes. Au fil des années, elles l'ont profondément marqué, au point de lui appartenir en quelque sorte.

  • Un homme, sans emploi pour deux mois, prend un tournant décisif après une rencontre troublante...
    ?Jean-François Coleco s'est toujours laissé porter par un destin bienveillant. Pas de projet de vie ni de plan de carrière. Pourtant, il aurait tout pour devenir un grand portraitiste. Non, lui croit à la chance, mais aussi à l'imprévisibilité des événements. Jusqu'à ce jour, il s'est construit ainsi et s'en est sorti à chaque fois. Ses incontestables qualités humaines ont beaucoup joué, le hasard a fait le reste. En ce matin d'automne, libre d'emploi pour deux mois, il s'interroge sur son avenir. Le besoin urgent d'une recharge de carte téléphonique motive son arrêt dans un café-tabac au coeur d'un village isolé. Seule devant sa vodka orange, belle comme une reine, mais en état de dépendance marquée... elle est là ! Comme si Sophie attendait ce client improbable ! Les sentiments se frayant des chemins inattendus, leur rencontre pourrait guérir bien des blessures. Une histoire brutale et tendre, haletante et pleine d'action, portée par les thèmes de l'amour et du pardon. Henri Chemin dépeint des êtres simples qui luttent pour survivre et garder leur dignité. Il a pour ces éclopés de l'existence une compassion qui donne une force déconcertante à cette sombre affaire.
    Suivez le parcours de deux solitaires marqués par des failles profondes, dans ce roman policier touchant qui traite de la misère sociale et de la dépendance à la drogue.
    EXTRAIT
    Maintenant, il faut que vous sachiez de quoi il retourne avant de nous dire si vous marchez avec nous ou pas. Il y a eu trois ans au printemps, le grand beau gosse et sa petite dame de luxe se sont fait remarquer à Orléans, dans un sous-marin de surface entretenu par le commandant de police Laforgue, un copain. Il y a eu incident avec le taulier, sans intervention directe des gars de chez nous. Après ça, le couple a disparu de la ville.
    En début d'été, l'homme a été repéré en gare d'Orléans-les-Aubrais par la barmaid de nuit du buffet, qui sert à l'occasion dans la salle d'attente. Il attendait le 1 heure 23 pour Toulouse. En réalité, Limoges Bénédictins ! Outre qu'il était beau gosse, qu'il portait Lacoste et sac de bonne bouffe Fauchon Paris, il avait une gourmette en argent au poignet gauche, avec l'inscription François-Jean. Elle l'a revu quelques fois avant l'hiver installé, puis plus rien.
    Sauf qu'à son dernier passage il avait été débarqué sur le quai par une fille de petite taille qui conduisait une Golf GTI grise. On peut donc raisonnablement penser qu'il s'agit bien de nos deux suspects, employés ou installés dans le commerce de la dope à un niveau qui reste à évaluer. Ça, c'est pour le primo. Reste le deuzio.
    Depuis plus de deux ans, tous les SRPJ et SR du grand quart nord-ouest de notre belle France, dont nous, sont confrontés à un commerce nouveau qui prend à contre-pied, pour une part non négligeable sans doute, ce qui se faisait et se fait toujours dans le trafic courant. Il y a un ou des grossistes qui fournissent directement des détaillants à la demande, lesquels approvisionnent le consommateur. C'est vrai pour la dope courante, mais aussi pour les produits de synthèse qui viennent en faveur. Le (Xx) monte en puissance.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Henri Chemin, corrézien de coeur mais creusois d'adoption a été formé au monde de la nature et à l'école de la vie. Officier supérieur, retraité de la gendarmerie nationale, chef de mission, il n'a connu que le terrain, la vie collective et l'estime réciproque qui est de règle entre les responsables des divers services répressifs de l'État.

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