Editions Plaisir de Lire

  • Prix de la critique du Premio Chiara 2013
    Qui ne s'est jamais surpris à imaginer la vie d'une personne croisée dans un train ou sur le quai d'une gare ?
    Lui, l'homme qui vit dans les trains, n'a nul besoin de recourir à son imagination : il assiste quotidiennement à un chassé-croisé de destins ordinaires.
    Dans ces rames qui voyagent entre le milieu du xxe et le début du xxiesiècle, ce ne sont pas seulement les années qui défilent, mais aussi les vies. L'apiculteur qui, croyant découvrir un essaim dans un train, y trouve des rescapés d'une tragédie ; l'inspecteur de lignes de chemin de fer qui, en traversant à pied les tunnels, remonte également le temps en faisant une découverte pourtant tout à fait d'actualité ; l'étudiant dont la vie soudain bascule dans une sombre affaire de drogue en croisant simplement une belle fille ; et tant d'autres. Ici, le train devient frontière entre présent et passé, entre réalité et souvenirs.
    Comme fil rouge de ce récit, le vagabond, qui prend le train, jour après jour, et observe ces destinées. La sienne est inextricablement liée au train. À deux reprises, ce dernier le conduira vers la mort ; en réchappera-t-il ?
    Ce livre a reçu le prix de la critique du Premio Chiara 2013, prix littéraire italien le plus prestigieux pour les nouvelles.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1952 au Lugano, Andrea Gianinazzi a été enseignant, étudiant en philosophie (études terminées en 1980), secrétaire de l'association consommateurs de la Suisse italienne et actif dans la promotion de la santé et de la prévention des dépendances.
    En 2007 il a publié en Italie son premier roman Domani necessariamente, un thriller philosophique prenant place dans le Milan des années Trente.
    Il a différents romans dans le tiroir et encore plus dans sa tête. En 2013, son recueil des nouvelles L'uomo che vive sui treniobtient le prix de la critique dans le cadre du Premio Chiara : la plus grande reconnaissance italienne pour les nouvelles.

  • Prix de la SOCIETE DES ECRIVAINS VALAISANS 2019
    Existe-t-il une réalité différente de la nôtre, qui échappe à certains mais se révèle à d'autres ? Les protagonistes des histoires composant cet ouvrage vivent tous une rencontre entre rêve et réalité, de celles qui nous laissent à penser qu'il existe un univers de tous les possibles où deux âmes peuvent se rencontrer et s'unir pour l'éternité.
    Ces rencontres sont étranges, saisissantes, aussi bien dans l'extraordinaire que dans la banalité de la vie. Elles illustrent de façon kaléidoscopique la palette des sentiments humains: ceux qui retiennent ici-bas les êtres par-delà la mort, ou au contraire les rappellent à elle, ceux qui poussent à la vengeance malgré tout, au sacrifice, à commettre des folies, ceux qui manipulent des vies à leur guise, sans ménagement, ceux qui se présentent au moment où l'on s'y attend le moins.
    La plume de l'auteure dépeint admirablement la complexité de la rencontre humaine et les entrelacs des sentiments et des chemins parcourus.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Manuela Gay-Crosier est une auteure valaisanne passionnée par l'histoire. Son domaine de prédilection est la romance historique. Elle tente de garder une base historique pour créer des fictions.
    Elle vit dans un petit hameau isolé. Ce cadre idyllique est propice à la création littéraire et picturale. L'écriture et la peinture sont donc de vieux rêves qu'elle concrétise désormais. Manuela Gay-Crosier a publié plusieurs romans aux Éditions Plaisir de Lire : Mon coeur dans la montagne - 2017 - Grand prix du livre de montagne FIFAD 2018
    Baiser de glace - 2019 - Prix SEV 2019

  • Le récit d'Elise est celui d'un long retour à la vie après avoir vécu l'insoutenable, la perte de l'être aimé. Plus rien n'a de sens sans Yves. Pour tenter de le faire vivre encore, Elise plonge dans ses souvenirs et se laisse flotter. Sous les encouragements du Dr Julian Miles, elle commence une lente convalescence et tente de reprendre pied. Touché par la sauvagerie fragile de la jeune femme, il cherche à la revoir.
    Un nouvel amour pourrait-il sauver Elise d'elle-même ? Cette question s'insinue au fil des pages, et tient le lecteur en haleine dans une atmosphère dense.
    Les voix de Julian et d'Elise alternent, se complètent, se trahissent parfois, pour dire la douleur de survivre à un grand amour, le désir de connaître l'autre, et l'appel de la vie. La destinée d'Elise s'écoule, court, de plus en plus vite, nous absorbant totalement dans son histoire.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en Suisse, Véronique Timmermans a grandi en Provence. Ses études de sciences l'amènent à un premier travail à Paris, dans une entreprise pharmaceutique, puis à San Francisco, au coeur de la Silicon Valley technologique. Revenue en Europe, elle vit désormais en Suisse, avec son mari et leurs enfants. Elle partage son temps de travail entre la sphère médicale et l'écriture, un appel qu'elle s'est enfin permis d'écouter.

  • Jeanne est, dès son enfance, confrontée à un monde de misère et de détresse sociale. Née d'une mère sans ressources et d'un père horloger privé de travail car sa vue baisse, elle est ballottée dans une société qui ne se préoccupe guère de ses pauvres.
    Jeanne aura trois enfants, mais ses conditions de vie sont si désastreuses qu'elle devra se résoudre à les abandonner tour à tour. Malgré de courtes éclaircies de bonheur, en dépit de quelques amitiés sincères et d'un peu de bienveillance, la misère, la maladie, l'impossibilité de sortir de sa condition la condamnent à une lutte sans fin pour une vie plus digne.
    Telle une page d'histoire, ce récit nous emmène dans la Genève de la fin du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Nous pouvons y suivre les pas des personnages dans la cartographie minutieuse de la ville d'alors, ainsi qu'au long des événements historiques.
    La vie de Jeanne nous permet de découvrir quelle était la destinée réservée aux femmes et à la classe ouvrière au siècle dernier. Malgré une existence douloureuse, une intense volonté de vivre se déploie au fil de ces pages.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierrette Frochaux est née à la Fusterie, à Genève, en 1949. Elle a débuté un apprentissage de libraire chez Naville-Lévrier en 1966, puis devient gérante de la librairie Naville-Prince en 1971.
    En 1974, elle quitte sa ville natale pour se marier et s'installer à Lausanne. Elle renonce définitivement à la librairie en 1999. Après validation de son expérience professionnelle, elle est engagée comme documentaliste. À 56 ans, elle obtient un second CFC d'assistante en information documentaire et devient archiviste. Elle est aujourd'hui retraitée.

  • Les soifs dont parlent ces nouvelles sont celles qui transcendent la monotonie des jours, peuplent la solitude, donnent un sens à ce qui paraît absurde. Elles peuvent être comblées par la plénitude des corps, les liens qui nous unissent à l'autre et à nous-même, la voix de la nature, celle de la musique, qui consolent, exaltent, réchauffent les heures les plus sombres.
    Vingt et une nouvelles poétiques, passionnées, gourmandes, fatales, éphémères dans lesquelles l'auteure explore certains aspects inéluctables de l'existence, sous le prisme des relations qui constituent une vie humaine.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Claudine Houriet vit et travaille à Tramelan. Après des études à l'École normale de Delémont et à l'École d'art de La Chaux-de- Fonds, elle se consacre pendant quelques années à l'enseignement. L'écriture et la peinture l'accompagnent depuis toujours. Les deux démarches artistiques se rejoignent pour refléter la beauté du monde et ses contradictions profondes. Claudine Houriet est l'auteure de cinq recueils de nouvelles, de trois recueils de poèmes et de cinq romans, dont
    Le ravaudage de l'âme, couronné par le Prix de littérature française du canton de Berne.

  • Par un lundi de novembre gris et venteux, la quiétude de la campagne vaudoise se trouve ébranlée : un tronc humain est découvert parmi les broussailles des Ormonts. Valentin Rosset, flic en fin de carrière à la police de sûreté vaudoise, est chargé de l'enquête.
    Dépassé par un environnement en constante évolution dont il peine à suivre le rythme, l'inspecteur patauge et tente de cohabiter avec la jeune génération, aux méthodes bien plus scientifiques. Pendant ce temps, les cadavres continuent de s'entasser...
    Ce polar à l'intrigue habilement déployée va chercher au plus profond de la sensibilité humaine. En parallèle de l'enquête se révèle l'histoire d'une lignée malmenée par la vie sur plusieurs décennies, interrogeant le poids du passé sur le présent : lorsque le malheur a tant frappé, devient- il une fatalité ou reste-il encore la possibilité d'être heureux ? C'est ce que Valentin lui-même devra déterminer.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né le 2 décembre 1954, Yves Paudex est depuis toujours un Lausannois dans l'âme. En 1980, il entre à la police de sûreté vaudoise, où il exerce durant trente ans comme inspecteur, puis comme commissaire.
    Il la quitte en 2011, année où il publie le recueil humoristique Les Histoires presque vraies de la Secrète. Père de trois enfants, il se consacre aujourd'hui à l'écriture et à la photographie. Il n'est pas rare de le voir arpenter le canton qu'il chérit, appareil photo en main. Crimes sacrés, sacrés meurtres est son premier roman.

  • Basse-Nendaz, petit village suisse de montagne: à la veille de Noël, Juliette l'épicière est assassinée. Aline, une jeune femme trouble, est la dernière personne à l'avoir approchée ; étrangement, elle se dénonce puis se suicide par le feu.
    Est-elle vraiment l'ange de la mort qu'elle prétend être ? Qui protège-t-elle ? Bouleversée, Jane, sa collègue de travail, ne peut croire à sa culpabilité et entreprend une minutieuse contre-enquête avec l'aide de son amie Charlotte et de Léon, leur ancien professeur, amateur de vin et de poésie. Leurs recherches les conduisent, dans ces lieux de montagne limpides et parfois impitoyables, de rumeurs en secrets, d'une vente de terrain houleuse à des confidences dangereuses, mais ne leur apportent pas les réponses escomptées. Celles-ci se trouvent peut-être plutôt dans le passé et la vie de la mystérieuse Adèle, dont l'existence incandescente est contée au fil du texte. Cette femme, née au début du xxe siècle, exclue d'une société qui ne pardonne pas la différence, n'aura d'autre but que de prendre une revanche sur sa destinée et ceux qui l'ont autrefois bannie.
    L'enquête contemporaine alterne avec le récit de la vie d'Adèle qui se trace en filigrane jusqu'au dénouement de l'intrigue.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en Valais en 1988, Stéphanie Schwitter Glassey grandit à Nendaz, alors un petit village de montagne. Elle y découvre ce qui l'accompagnera sur son chemin : l'amour de la nature et des livres ainsi que la passion de la rencontre et de la découverte de l'autre. En 2008, elle entre à l'Université de Fribourg où elle étudie les Lettres et se consacre essentiellement à la littérature du XVIIe siècle. En 2013, elle obtient son Master en français.
    Elle vit actuellement à Sion où elle exerce les métiers de thérapeute et d'enseignante.
    Confidences assassines est son premier roman.
    Pour en savoir plus sur l'auteure rendez-vous sur son site internet : https://www.stephanieglassey.com/
    ou sur sa page Facebook : Stéphanie Glassey Schwitter

  • La traduction des carnets laissés en héritages par sa mère va emmener Joël plus loin qu'il ne l'aurait imaginé...
    Claire et Joël se recroisent par hasard au bord du lac de Neuchâtel, après s'être perdus de vue durant des décennies. En héritage de sa mère Makala, Joël a reçu une pile de carnets écrits dans une langue inconnue. Claire, originaire du même petit pays caucasien que Makala, lui traduit ce journal intime. Au fil des rendez-vous, leur ancienne amitié se renoue.
    Joël découvre ainsi que sa mère a fui son village pour échapper à un mariage forcé. Pour financer son voyage vers la Suisse, elle s'est vendue à Itann Kadesh, ennemi juré de son clan et membre de la mystérieuse caste des maîtres des rêves. À la fin de son journal, Makala demande à son fils de rapporter ses cendres dans son pays natal.
    Un long périple commence alors pour les deux amis, qui vont revenir sur les traces du passé et s'inventer un nouvel avenir. Leur voyage ne sera pas sans surprises, ni déconvenues. Ce récit poignant suit des personnages attachants qui découvrent la culture de leurs parents et qui, à l'aube de leurs vieux jours, laissent enfin libre cours à des sentiments retrouvés.
    Laissez-vous emporter par ce roman surprenant et partez à la rencontre de Claire et Joël sur les traces de leurs origines dans un petit village du Caucase.
    EXTRAIT
    Nous avions pris l'habitude de nous retrouver à tour de rôle chez Joël et chez moi. En général, il lisait ma traduction pendant que je sirotais mon apéritif en tricotant ou en lisant un magazine. Au début, il avait trouvé impoli de lire en ma présence. J'avais réussi à le convaincre que ça ne me gênait pas et que j'appréciais de recueillir ses impressions « à chaud ». J'aimais aussi l'observer quand il caressait du regard les mots que j'avais retranscrits pour lui.
    Il replia les feuillets et dit pensivement :
    - Je pense que mon père avait senti que ma mère avait une intention cachée en me donnant des leçons d'accordéon. Autant il m'encourageait à bien travailler à l'école, autant il n'a jamais manifesté le moindre intérêt pour mes progrès musicaux.
    - Tu aimais l'accordéon ?
    - Beaucoup. Je suis resté quinze ans dans cette société d'accordéonistes, où j'ai acquis un bon niveau.
    - Le but de ta mère était manifestement de t'enseigner des airs kertash. Ce n'était pas dans une société de musique neuchâteloise que tu pouvais en apprendre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1965 à Genève, Sylvie Barbalat acquiert une formation de biologiste, complétée par un doctorat en entomologie. Elle travaille depuis 2002 pour le WWF-Suisse comme chargée d'affaires pour le canton de Neuchâtel, où elle réside.
    L'écriture devient très tôt pour elle un mode d'expression privilégié. Son activité professionnelle l'amène à rédiger régulièrement des articles de vulgarisation scientifique. Appréciant le défi de rendre des sujets techniques accessibles à tous, cela a ravivé le plaisir d'écrire qu'elle avait tu pendant ses études. Le maître des rêves est son premier roman.

  • Un recueil de nouvelles humoristiques sur nos préjugés.
    Nos préconçus nous rassurent. Forts de cet appui, nous pouvons évoluer dans un univers simplifié et prévisible. Statuts sociaux, règles de conduite, jugements à l'emporte-pièce, autant de codes auxquels nous adhérons, souvent sans les remettre en question.
    Les quinze nouvelles de ce recueil visitent avec une pincée de moquerie ou un zeste de douceur cette lecture que chacun de nous fait du monde, amalgame d'a priori susceptible de basculer en un instant... pour un rien...
    Le regard acéré d'Hélène Dormond invite le lecteur, à travers ses récits espiègles, à questionner les comportements et représentations des personnages de chacun de ces courts textes au gré de délicieuses boutades qui nous emmènent loin des sentiers battus.
    Laissez-vous emporter dans ce recueil de quinze nouvelles à l'humour espiègle et partez à la découverte de personnages qui nous ressemblent et qui nous emmenènent loin des sentiers battus.
    EXTRAIT DE L'honneur est dans le pré
    Ils étaient deux copains, accoudés au comptoir de la buvette du FC Péry-Reuchenette. Un grand brun frisé, au nez et à la pomme d'Adam protubérants, et un petit rouquin agité. Ce dernier plaidait avec l'ardeur du condamné à mort.
    - Kevin, t'es pas sérieux ! C'est pas une destination de vacances, ça ! Propose-moi du rêve. Je sais pas moi... La Thaïlande ou le Sri Lanka, par exemple. Là je suis tout de suite partant.
    Mais l'autre hochait négativement la tête, fermement accroché à son idée.
    - M'intéresse pas. Moi ce que je veux, c'est retourner aux sources. Tu connais même pas ton pays, mais tu veux aller à l'autre bout du monde, c'est dingue, ça !
    - Mais le Grütli, franchement Kevin ! C'est pas sexy, le Grütli.
    - C'est le mythe fondateur ! Je veux y passer au moins une fois le premier août. Comment tu peux ne pas piger ça ?
    Sans surprise, Kevin Futton était parti seul. Il n'en était pas mécontent. Ses vacances, il se les ferait sur mesure, à la fois relaxantes et sportives puisqu'il avait décidé de faire le trajet à vélo, son sac sur le dos. Cent cinquante kilomètres, deux mille trois cents mètres de dénivelé. En deux étapes, il en avait les moyens physiques. Au retour, il ferait halte à Lucerne, pour visiter les incontournables : le pont en bois, le musée des transports, le Pilatus.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ces nouvelles, souvent cruelles pour les protagonistes, sont pourtant plaisantes à lire et suscitent volontiers l'hilarité du lecteur, sans doute parce que les situations sont caricaturales et les personnages extravagants: ne rit-on pas toujours - c'est humain - de quelque chose d'inhabituel ou de travers, ou paradoxes, de ses semblables? - Francis Richard, Le blog de Francis Richard
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Animée depuis toujours par la soif de communiquer, Hélène Dormond a appris à parler avant d'acquérir la marche. Une vingtaine d'années plus tard, elle terminait des études de psychologie.
    A travers la serrure de son travail dans le social, elle pose un regard souvent amusé, parfois désenchanté, sur notre microcosme et ses protagonistes. La fièvre de l'écriture l'a prise au printemps 2009. Depuis lors, plusieurs de ses textes ont été publiés dans des recueils collectifs. En 2016, elle publie aux Editions Plaisir de Lire son premier roman,Liberté conditionnelle.

  • Un recueil de nouvelles originales et surprenantes où se mêlent humour, errance, nouveauté et sentiments.
    Un haricot violet rêvant d'une citrouille. Une enfant roumaine au pays des Helvètes. Un chef d'état qui devient végétarien. L'errance d'un homme après l'attentat au Bataclan. Une étreinte dans un igloo. Une petite ville qui lit comme on respire. Et tant d'autres histoires.
    Des tranches de vie qui, tel un kaléidoscope, dessinent les contours d'un monde ni blanc ni noir, mais joyeusement composite. 35 nouvelles : des aigres-douces, des amoureuses, des crépusculaires, des existentielles, des gourmandes, des végétales.
    À déguster selon ses envies.
    Laissez-vous surprendre par ces trente-cinq courtes nouvelles, comme autant de tranches de vies qui nous sont racontées.
    EXTRAIT DE Réouverture
    Attaque sur la ville. Je marche dans la nuit, dans le vide, fatigué, usé.
    Je crie pour tuer l'accident dans ma tête. Je veux une chaise, je veux avant.
    J'ai froid. Je pense à ma femme, aux enfants. Mes chers petits. Arriver à la maison, ouvrir la porte. Les embrasser. Jouer avec eux, manger, boire, rire autour de la table. Mes mains dans les leurs.
    Parents nus, familles sans pied, véhicules en feu, pleurs, peurs dans les yeux. Images volées d'un spectacle noir, d'un monde en panne. Pas un nez qui bouge, pas un vieux dehors, pas un jeune à toucher, pas un homme, pas un animal, ni plumes, ni poils, même pas un insecte. Juste moi, froid comme un caillou, seul, cassé, perdu.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Toutes ces nouvelles montrent la diversité des centres d'intérêts de Cornélia de Preux. L'ensemble de ces histoires constitue un monde à facettes, un monde bien à elle, de par sa vision des êtres et des choses (souvent symboliques), un monde tout en nuances, où le bien et le mal se côtoient, comme dans la vraie vie, sans qu'il soit possible de dire jamais que l'un aura raison de l'autre... - Francis Richard, Le blog de Francis Richard
    L'auteure, Cornélia de Preux, nous conte avec justesse des morceaux d'histoires humaines, comme autant de couleurs couchées sur le rouleau de nos vies. - Marylène Rittiner, Weblitterra
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Corne´lia Mu¨hlberger de Preux est ne´e a` Vienne en 1959. Après avoir grandi à la montagne, en Valais, elle a étudié les lettres à l'université de Genève. Elle collabore à différents organismes en tant que journaliste spécialisée dans l'environnement et est également traductrice. Après ses deux romans, L'Aquarium et Le chant du biloba, publiés aux Editions Plaisir de Lire, Cornélia de Preux signe aujourd'hui son premier recueil de nouvelles.

  • Sol, élevée au couvent, découvre les premiers émois amoureux et tente de vivre sa vie de femme libre dans les années 1950.
    Pavane pour l'amour manqué, publié la première fois en 1954 aux Editions Rencontre suivi de Couleur de sable, roman inédit publié pour la première fois aux Editions Plaisir de Lire en 2018.
    Sol, jeune femme sortant tout juste du couvent où elle a été éduquée, loge chez les Malléra, à qui son père se trouvant à l'étranger l'a confiée. Afin de conquérir un jeune homme, elle danse sa pavane. Celle-ci est racontée à la première personne, et on suit la narratrice au long de ses rêves, désirs et aspirations.
    Dans la seconde partie de ce tableau romanesque, Sol vit désormais seule, et on découvre la vie intime d'une femme indépendante dans les années 1950.
    Les thèmes de prédilection de Suzanne Delacoste transparaissent dans ces deux romans : les difficultés liées à la mutation de la condition des femmes ; la façon dont, décidées à échapper aux normes patriarcales et à la domination masculine, ses héroïnes bravent les convenances et suivent leurs désirs sans atteindre pour autant la sérénité ou le bonheur ; le décalage entre les aspirations individuelles et une réalité sociale hostile. Son univers fictionnel s'inscrit fortement dans la modernité littéraire des années 1950.
    Découvrez ou redécouvrez la première partie de ce roman d'amour, et laissez-vous emporter par la suite de ce tableau romanesque de la vie intime d'une femme dans les années 1950.
    EXTRAIT DE Pavane pour l'amour manqué
    Mon compagnon me paraissait plus âgé que moi. En réalité, il était surtout plus mûr, ayant commencé très tôt à aimer les femmes. Il m'écoutait bavarder et quand je faisais une réflexion qu'il trouvait amusante, la brume de son visage se dissipait.
    À d'autres moments il m'interrogeait sur le couvent. Déjà je devais faire effort pour me rappeler certains détails de cette vie révolue. J'eus du succès en racontant que Berthe Davers avait dit à voix haute, dans le silence du dortoir : « Mon Dieu, je suis indigne d'être religieuse. » On avait beaucoup discuté cette parole historique, le lendemain, les unes prétendant que Berthe avait feint de dormir. « Et vous, quelle était votre opinion ? » demanda Gilles. Je dis que ça m'avait laissée indifférente et qu'à cette époque peu de choses m'importaient en dehors des dangers que courait mon père sous les tropiques, des leçons à apprendre et de la peur de l'enfer. « Et maintenant ? » insista-t-il. Je trouvai trop difficile d'expliquer que je n'étais plus sourde, ni aveugle, ni sans désirs, que je savais respirer les tulipes, voir fuir l'eau du canal et que j'avais envie qu'il me reprît dans ses bras.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après une enfance au Brésil, un retour en Suisse, puis des études de Lettres à Paris et à Fribourg, Suzanne Delacoste (1913-1963) a déployé, en dépit d'une maladie congénitale invalidante, une déconde activité de journaliste, de nouvelliste et de chroniqueuse dans divers périodiques suisses et à la radio. Elle a publié 3 romans : Les jardins clos (1945), Fédora et la solitude (1948) et Pavane pour l'amour manqué (1954). Couleur de sable est la suite inédite de ce dernier.

  • Nina part à la recherche de l'histoire de sa grand-mère, femme artiste dans les années 1930.
    Nina, une jeune Lausannoise, décide de partir à la recherche de l'histoire de sa grand-mère mythique qu'elle n'a pas connue, Olga, peintre de talent, mystérieusement disparue.
    Elle plonge alors dans le quotidien d'une famille de cheminots communistes dans le Renens des années 1930-1940, traverse la guerre froide dans les rangs du POP vaudois, découvre les courants picturaux de l'époque. La trajectoire hors normes de cette grand-mère raconte à sa petite-fille la difficulté de s'accomplir pour une artiste femme, le conflit possible entre le militantisme, les loyautés familiales et la création.
    Nina, qui vit dans un milieu alternatif lausannois contemporain végane, se confronte à une autre génération, d'autres engagements, tout en déchiffrant une filiation surprenante. Les passions politiques, créatives et sentimentales des deux femmes, parfois en rupture avec les loyautés familiales, les entraînent dans des aventures inattendues... Chacune à sa manière, elles conquièrent la liberté d'être elles-mêmes en dépit des revers, des doutes et surtout des modèles.
    Découvrez l'histoire de Nina et de sa grand-mère Olga, deux femmes engagées en quête de liberté !
    EXTRAIT
    Dans la cuisine, Nina déchausse Doris. Rien de grave apparemment, des contusions. Doris lui indique le tiroir où elle range sa pommade à l'arnica. La jeune fille lui masse légèrement le pied, puis, avec précaution, son propre coude et son bras douloureux. Là-dessus, une généreuse rasade de Chasse-Spleen, que Doris leur verse en tremblant toujours.
    - Il va m'en falloir plus qu'un verre pour me remettre. Va faire une radio, si ton bras gonfle.
    - Promis. Et toi, surveille ton pied.
    - Bien sûr. Dis-moi, tu penses... porter plainte ?
    - Contre qui ? Le problème, ça m'ennuie à cause de DarkV. Je ne sais pas si tu as vu, ils viennent d'euthanasier un chien qui avait mordu un passant. Il a quasiment eu un procès, le chien. Je ne sais pas si DarkV l'a seulement menacé ou aussi mordu, ce type. J'espère qu'il l'a hypermordu. Dis-donc, tu aurais des biscuits, ou même du chocolat, ce chien-chien y a droit ce soir, je trouve.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Annik Mahaim, romancière et nouvelliste, vit au Mont-sur-Lausanne. Elle a emprunté de multiples chemins d'écriture, chanson, textes pour la scène, journalisme, radio, publications historiques. Lauréate du prix Bibliomedia 1991, Sélection Lettres Frontières 1995.
    Elle se consacre actuellement à l'animation d'ateliers d'écriture et au suivi d'auteur-e-s, tout en poursuivant son oeuvre de fiction.

  • Camille et sa fille Lucie décident d'émménager dans une bien curieuse maison...
    Lorsque Camille, récemment veuve, cherche un nouveau toit pour elle et sa fille, elle est mystérieusement attirée par une maison dont les occupants cherchent une colocataire. En s'installant, elle plonge dans l'univers de ces artistes marqués par leur passé commun. Que se cache derrière leur bienveillance apparente ? Quel événement a bouleversé leurs vies ?
    Ils étaient autrefois libres, non conventionnels, pleins d'illusions et découvraient l'amour, l'art, la vie en communauté. Ce passé complexe se compose de pièces de puzzle, qui s'emboîtent au fil des pages. À ces pièces vient s'ajouter la présence d'une mystérieuse Ombre qui plane sur leur existence. Les incidents se multiplient, mettant à mal l'harmonie de la villa et de ses locataires. D'une façon incontrôlable, la vérité refait surface, confrontant chacun à son passé. Mais qui est cette Ombre et pourquoi en veut-elle aux habitants de la maison ?
    Qui donc est cette Ombre ? Quel secret partagent les habitants de la maison ? Découvrez ce roman plein de mystères, au coeur d'une maison qui n'a pas dévoilé tous ses secrets !
    EXTRAIT
    Camille se tourna et retourna dans son lit, cherchant vainement le sommeil, ne pouvant s'empêcher de penser à l'incident étrange qui avait eu lieu. Lucie et elle étaient-elles en danger ? On ne les avait pas menacées, on voulait lui mettre sous les yeux un mensonge. Mais de quel « mensonge » s'agissait-il ? De celui qui avait assombri son enfance, et dont, d'une certaine manière, elle portait toujours les séquelles ?
    Elle se leva et alla contrôler que Lucie dormait paisiblement dans sa chambre. Elle hésita à verrouiller la porte de sa fille de l'extérieur, mais si celle-ci se levait pendant la nuit, saisie d'un besoin pressant et se retrouvait enfermée, elle risquait de paniquer. Pour avoir été confinée à plusieurs reprises dans le noir pendant son enfance, Camille savait qu'elle ne pouvait pas imposer cela à Lucie, même si c'était dans le but de la protéger.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Avant que l'Ombre... est une véritable pépite littéraire qu'il est impératif de découvrir. - Stella, Bouquinier
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en France, Marie Javet est licenciée ès lettres de l'Université de Lausanne. Après trois ans aux États-Unis, pendant lesquels elle a été bénévole à la bibliothèque de Stamford, Connecticut, elle a continué à évoluer dans le monde des livres, en tant que lectrice de manuscrits et animatrice des réseaux sociaux et du site internet d'une maison d'édition. Elle rédige des chroniques littéraires dans un blog. En 2010, une de ses nouvelles, Olivia, a été publiée dans un collectif, Petites Histoires Policières, aux Éditions Zoé. Après La Petite Fille dans le Miroir (Éd. Plaisir de Lire, 2017), elle publie son deuxième ouvrage.

  • André Clottu entame sa dernière année en tant que professeur. Mais tout ne va pas se passer comme prévu...
    Un vendredi de mai, un coup de feu retentit dans le silence assourdissant du lycée de Pré-Fleuri. Tous ont une bonne raison d'appuyer sur la gâchette ce jour-là.
    Sébastien, Marie, Timéo ou encore Yacine... Les élèves de la DER1 ont renoncé à réussir leur scolarité. Parqués dans la classe des cancres sans avenir ni débouché, ils mènent la vie dure à leurs enseignants, mais partagent aussi, avec leurs mots, espoirs, rêves et vulnérabilités.
    Usés par les insultes, les bagarres, ne sachant comment y répondre, les professeurs jettent tour à tour l'éponge, sauf André Clottu. Après avoir été mis à la porte de son ancien collège à quelques mois de la retraite, ce dernier a la ferme intention de venir à bout de cette classe. Pour sa dernière rentrée, fort de ses nombreuses années d'expérience, il espère même réussir l'impossible et ainsi parvenir à redorer son blason bien entaché suite à son licenciement.
    Mais lorsque les élèves découvrent les raisons qui ont amené le professeur à changer de lycée, les choses basculent et prennent une très sombre tournure...
    Pourquoi André Clottu a-t-il été licensié de son précédent étblissement ? Découvrez ce roman d'école et plongez au coeur d'une réalité parfois bien plus cruelle qu'on ne l'imagine.
    EXTRAIT
    En passant devant l'arrêt de bus, sur le chemin du retour, Clottu croisa un groupe de jeunes qui parlaient fort. Il ne put s'empêcher de les dévisager pour voir si un de ses élèves n'était pas dans le tas. Mais les traits étaient grossis par le jeu d'ombres et lumières des phares de voiture et les visages étaient méconnaissables.
    Quand il travaillait à Benjamin-Constant, cela lui arrivait souvent de rencontrer l'un ou l'autre de ses élèves dans la rue ou au marché. Généralement, il prenait le temps de serrer la main des parents et d'échanger quelques banalités au sujet des résultats et du comportement exemplaires de leur enfant. Cela faisait partie du job et donnait l'impression à Clottu d'être un personnage public respecté.
    Mais maintenant, avec ce qui s'était passé, il était devenu un personnage public méprisé. Ses anciens élèves, Clottu les évitait, tout comme leurs parents et leurs regards méfiants et accusateurs. C'est effrayant de voir qu'en une fraction de seconde, on peut passer de la lumière à l'ombre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née à Morges en 1989, Tiffany Jaquet a réalisé son ambition de toujours : devenir enseignante de langues. Actuellement enseignante de français et d'anglais, elle trouve dans les livres et l'écriture une source privilégiée de détente et d'évasion. Après la publication de L'Enfant du placard (Éd. Plaisir de Lire, 2016), l'auteure revient avec son second roman.

  • Hotel

    Burnat-Provins M.

    Un hôtel sans clients observe le personnel dont les affres du passé remontent à la surface...
    L'histoire d'Hôtel prend place sur la côte marocaine, dans une ambiance plutôt étrange. En effet, l'hôtel vide devient le personnage principal, qui observe et juge les effets de l'ennui sur le personnel et le nouveau directeur de l'établissement. La chaleur est exténuante, les clients rares et, dans cet espèce de huis-clos, l'oisiveté devient peu à peu très pesante. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le passé des personnages remonte à la surface. Et comme le dit si bien Rafik ben Salah dans sa préface, « de tout cela s'exhale une espèce d'absurdité qui n'est pas sans rappeler l'atmosphère de L'Etranger de Camus (...) sous le même soleil que celui d'Alger, dans cette atmosphère lourde où tout fait tache par manque d'harmonie, par absence de perspective de vie. »
    Mais soudain, c'est l'effervescence.... et l'inimaginable se produit. Un dénouement que même le lecteur averti n'aurait pu envisager.
    Découvrez ce huis-clos où l'hôtel est le héros et où se mêlent étrangeté et absurde, dans le Maroc des années 1930.
    EXTRAIT
    Le père Lang, donc, entre et sort dix fois. Réveillée et se tournant dans son lit, Mademoiselle Frida Walter bougonne : Ce qu'il est agaçant ! on croirait tout le temps qu'il y a des cambrioleurs, il finira par les attirer. Il est minuit, une heure, deux heures, il marche en se garant des trous à palmiers, il marche mais ne maigrit pas, à cause de cette voracité d'ogre, et malgré son inflation du coeur. Son approche fait fuir les lapins en balade hors des claies de roseaux. Il prétend ne pas pouvoir dormir. Dans sa poitrine, il perçoit un battement comme celui d'un marteau sur un matelas et il faut qu'il se lève. Mais à cinq heures, recouché, il peut enfin se reposer jusqu'à sept, après avoir couvé l'hôtel de sa protection paternelle. Grâce à Dieu, il lui est aisé d'en faire le tour, car il est isolé, du bled de trois côtés, en face l'immensité. Somme toute l'hôtel a l'air de ne pas savoir pourquoi il est là sinon pour contrarier, jusqu'à ce qu'il en perde le sens, le bonhomme qui l'a édifié. Car c'est devenu une obsession et, dans leur inaction, tous les hommes finissent par observer l'obsédé et par craindre une algarade.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Française, née à Arras en 1872, Marguerite Burnat-Provins accomplit des études de beaux-arts à Paris. A la suite de son mariage avec l'architecte veveysan Adolphe Burnat, elle ouvre une boutique d'art décoratif à Vevey puis travaille et expose dans son atelier à La Tour-de-Peilz. En 1898, elle découvre le Valais grâce à Ernest Biéler et rejoint les peintres de l'Ecole de Savièse. Elle se met à écrire, et illustre souvent ses livres elle-même. C'est en Valais qu'elle rencontre Paul de Kalbermatten, qui va bouleverser sa vie. Ses nombreux déplacements, de grandes épreuves et des ruptures douloureuses vont faire naître en elle des hallucinations qu'elle jette sur le papier ou la toile. Elle mourra à Grasse à l'âge de huitante ans. On peut voir ses oeuvres à la Collection de l'Art Brut à Lausanne et au Musée des Beaux-Arts de Sion.

  • Le pacte entre le Diable et un soldat de retour de la guerre...
    Un soldat revient de guerre, et se distrait en jouant du violon. Lorsqu'il rencontre le Diable dans la personne d'un vieillard, sa destinée bascule. Que choisir: la richesse, l'âme, le pouvoir, l'art ? Son violon devient un symbole de l'âme et une monnaie d'échange pour accéder à la richesse ou encore à l'amour, quand la princesse tombe malade et que le roi la promet en mariage à celui qui saura la guérir.
    Après de multiples rencontres avec le Diable, le soldat saura-t-il résister au désir de liberté et d'inconnu et se garder de tomber du côté des ténèbres ? Cette histoire emprunte au mythe de Faust où, comme dans la légende d'Orphée, la musique a droit de vie ou de mort.
    L'Histoire du soldat, issue d'un conte populaire russe, est publiée à l'occasion du centenaire de l'oeuvre écrite par Ramuz et mise en musique par Stravinsky.
    Cet ouvrage comprend une seconde partie composée d'un appareil critique écrit par Georges Schürch, Alain Rochat et Philippe Girard.
    Découvrez ou redécouvrez cette oeuvre issue d'un conte populaire russe, écrite par Ramuz et mis en musique par Stravinsky !
    EXTRAIT
    Rideau fermé, lecteur à droite (côté cour), orchestre à gauche (côté jardin). Le lecteur entre et s'assied, ouvre son livre, en lisant :
    Nous allons représenter devant vous l'Histoire du soldat, texte de C. F. Ramuz, musique d'Igor Stravinsky, décors de René Auberjonois.
    Dès qu'il a fini cette présentation, la musique commence. Musique, Airs de marche.
    LE LECTEUR, pendant la musique.
    Entre Denges et Denezy,
    Un soldat qui rentre au pays...
    Quinze jours de congé qu'il a,
    Marche depuis longtemps déjà...
    A marché, a beaucoup marché,
    S'impatiente d'arriver
    Parce qu'il a beaucoup marché.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878 et mort à Pully le 23 mai 1947. Son oeuvre comprend romans, essais et poèmes. Il est un auteur phare des Éditions Plaisir de Lire qui publient avec l'Histoire du soldat 25 de ses oeuvres.

  • A la rencontre de quatorze personnages au coeur de ce recueil de nouvelles.
    Joséphine marche à travers le Jura, Clarita affronte les remontrances infondées d'un supérieur, Sonia ne sait pas tricoter, Georges conserve trois objets au fond de sa poche, l'horizon de Louis prend les contours d'un sanglier... Quatorze nouvelles qui mettent en scène autant de héros de l'ordinaire confrontés au questionnement que chacun, un jour, rencontre : quelle est ma place dans ce monde ? Si les personnages de La densité de l'instant éprouvent parfois la nécessité de renverser l'ordre des choses pour entreprendre ce voyage vers eux-mêmes, ils nous racontent par-dessus tout, résolument, le désir de vivre.
    Découvrez ce recueil de quatorze nouvelles et partez à la rencontre de personnages en voyage vers eux-mêmes tous mûs par leur désir de vivre.
    EXTRAIT DE La tache
    C'est vrai que cette rencontre avec Barnabé ça avait été quelque chose ; Elle se sourit dans le miroir, se tapote les joues, mouille son doigt pour frotter le Rimmel qui inévitablement coule lorsqu'elle pleure comme ça en cachette. Tourne la tête d'un quart de tour. S'observe. Se sourit. Se tire la langue. Il faut y retourner.
    Je m'appelle Mirabelle ; j'ai épousé l'homme que j'ai aimé presque au premier coup d'oeil. Je réalise mes rêves. Nos rêves. Le café est accueillant. Cela sent bon. Bé fait un chef épatant. Nos menus sont savoureux. Les frites croquantes. Le filet de boeuf tendre. Le vin abondant.
    Dès les premiers mois de leur amour, ils avaient échafaudé des plans : on ferait un café, un bistro. Elle s'occuperait du service, des commandes, de la comptabilité, de l'aménagement, du mobilier. Lui serait aux fourneaux. Et nous serions toujours ensemble !
    Le paysage est doux dans le vent de juin ; les noms de villages s'égrènent. Ils roulent en toute paix, se projetant à la rencontre de ce qui sera leur coin. Car ils en sont certains. Cet endroit existe. Il suffit d'aller, d'oser. Ils sont certains qu'ils le reconnaîtront quand ce sera le bon. Ils ont confiance. Ils roulent et se laissent bercer par leur intimité, les mots distillés dans le vent, entrecoupant leurs pensées, leurs rêves. Les légers à-coups de l'embrayage rythment leur réflexion. Ils avancent.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Rédactrice pour le Bulletin du Grand Conseil vaudois, Fabienne Morales vit à Apples. C'est en 2007 qu'elle écrit sa première nouvelle saluée par la semaine du goût. En 2013, lauréate du prix de la Fondation Studer-Ganz, elle accède à un atelier sous le mentorat d'Antoine Jaccoud et d'Eugène. Elle collabore ensuite entre 2014 et 2016 au collectif "Caractères mobiles".
    Egalement dramaturge, elle écrit et met en scène deux pièces au théâtre de la Voirie à Pully. En 2016, le théâtre du 2.21 élabore un court-métrage sur la base d'une de ses créations dramaturgique La laisse.

  • Une fresque historique passionnante réunie en un seul ouvrage !
    Kirsty Dunbar, jeune fille de 17 ans élevée dans la haute société écossaise du XVIe siècle, mène une existence digne de son rang dans les terres du Sutherland. Sa vie va pourtant basculer le jour où elle rencontre Hamish Ross, un fier Highlander en mission pour son clan.
    L'attirance entre les deux jeunes gens, issus de milieux différents, aura de lourdes conséquences. À la cour, au service de Marie Stuart, Kirsty découvre que le monde de la noblesse, où se mêlent intrigues, complots et trahisons, n'est pas aussi parfait qu'on l'imagine. Au coeur d'une Écosse prise dans la tourmente politique, elle devra alors choisir entre son destin d'héritière et son désir de liberté...
    Retrouvez La Pupille de Sutherland, suivi de Le Fils du Highlander et de L'héritière de la pupille.
    EXTRAIT DE LA PUPILLE DE SUTHERLAND
    Le vent faisait voler mes longs cheveux bruns tandis que je poussais ma jument au galop. J'aimais la vitesse. Il y avait quelque chose de grisant à sentir l'air fouetter mon visage, à laisser mon manteau flotter derrière moi. J'avais ainsi le sentiment d'être libre.
    Je talonnai ma monture une fois de plus. La beauté de la plaine, avec sa verdure majestueuse, son bord de mer, ses falaises et ses collines ne m'émerveillaient plus guère. Grandir au milieu d'un tel paysage était une chance, mais me faisait aussi parfois oublier sa beauté.
    Au loin, une voix m'interpella et je consentis à ralentir mon allure.
    Je fus rejointe par mon amie Tara, fille d'une domestique de mon oncle.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Avec la force épique des meilleurs séries télévisées (du style « Vikings »), le récit nous happe et les péripéties de Kirtsy et Hamish envahissent notre imaginaire. Les six cent quarante pages se dévorent d'une traite et l'on regrette presque que ces personnages doivent nous quitter. - Marie-Sophie Péclard, L'Agenda
    À mi-chemin entre le roman historique et la saga familiale, un récit qui commence comme un roman d'amour et qui va rapidement dévoiler un souffle épique digne d' « Autant en emporte le vent » de Margaret Michell, car l'écriture, vive et alerte, met en scène, sur un fond historique passionnant, des personnages plus vrais que nature. - Jean-Marc Ertel, Le Nouvelliste
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Rachel Zufferey est née en 1986 à Genève. D'origine valaisanne, elle a grandi dans le canton de Neuchâtel après avoir quitté sa ville natale en 1991 avec sa famille. Enfant, elle s'inventait des histoires qu'elle faisait vivre par ses jeux en incitant, à leur insu, les adultes à y prendre part, jusqu'à cette année de 1999, où comme punition scolaire, Rachel doit rendre « quatre pages A4 d'exposé ». Son amour pour l'écriture était né, ce qui lui fit enchaîner les punitions...
    Passionnée par l'histoire de l'Écosse et la Renaissance, dont ses histoires sont largement inspirées, elle passera plusieurs mois dans ce pays où elle s'enrichira de la culture celte et des mythes et légendes qui parcourent les plaines sauvages des Highlands.

  • Préparez-vous pour un voyage envoûtant au coeur de l'Île Maurice...
    Une scénariste se rend à l'Île Maurice pour préparer un film sur Malcolm de Chazal, le grand poète mauricien. Une fois sur place, elle rencontre un personnage intrigant, venu d'un autre temps. Qui se cache derrière cet homme qui apparaît tel un fantôme et lui dicte jour après jour le récit mystérieux de sa vie ? Pourquoi s'adresse-t-il à elle en particulier ?
    Prise au piège entre le désir d'en savoir plus et l'angoisse que lui inspirent ces révélations, la jeune femme va alors devoir réfléchir sur le véritable sens de son voyage. Ce roman emmène le lecteur dans un périple captivant à travers l'Île Maurice, ses paysages et son passé colonial, tout en explorant les pensées les plus intimes de ses personnages. Un voyage qui permet de s'initier à la magie de l'Île et à ses secrets. Une lecture envoûtante !
    Un livre étrange et fascinant qui fait voguer son héroïne entre deux histoires, coloniale et familiale.
    EXTRAIT
    Cependant, les pieds ainsi plantés dans mon champs, j'aime à me balancer légèrement, ainsi que le font les tiges de cannes, en m'efforçant de pénétrer leur être. J'écoute les secrets qu'elles me racontent dans le vent. Peu à peu, je deviens moi-même canne. Alors dans ce léger balancement je m'enracine dans le sol et je me hisse vers les nuages, inventant un inexprimable rapport entre la terre, l'eau, le soleil et le ciel.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un souffle envoûtant habite ce livre riche de sensations et d'intuitions- sur une base documentée mais sans pédanterie aucune. - A.B., Vie protestante
    Grâce à l'écriture puissante et à la force d'évocation d'Annick Mahaim, le lecteur pénètre dans le for intérieur du personnage principal, vit une angoisse de perdre pied, ressent le vide de ce ventre qu'elle ne nourrit plus, étouffe dans la chaleur humide du climat mauricien. - Jacques Poget, 24 heures
    Ce roman est une belle découverte, d'un lieu, d'une plume, d'un poète, d'une époque où le passé s'invite au présent pour une danse troublante. - Mot à Mot
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Annik Mahaim, romancière et nouvelliste, vit au Mont-sur-Lausanne. Elle a emprunté de multiples chemins d'écriture, chanson, textes pour la scène, journalisme, radio, publications historiques. Lauréate du prix Bibliomedia 1991, Sélection Lettres Frontières 1995.
    Elle se consacre actuellement à l'animation d'ateliers d'écriture et au suivi d'auteur-e-s, tout en poursuivant son oeuvre de fiction.

  • Un mal mystérieux décime la population masculine et laisse indemne la gent féminine...
    Une grippe mortelle a touché la ville, puis s'étend sur le monde entier, profitant des transports aériens pour se propager. Chose étrange, cette pandémie ne touche que les hommes, menaçant l'équilibre démographique du monde. Un groupe de chercheurs est réuni sous la responsabilité du professeur David Wise. Ils vont tenter de trouver l'origine du fléau, qui semble bien criminelle, et l'enrayer sans plus tarder. Sur fond de luttes entre les genres et de recherches génétiques, sauront-ils trouver la voie d'un nouvel avenir pour les êtres humaines ?
    D'un réalisme précis et convaincant, richement documenté sur la science moderne, ce roman offre aussi un suspens puissant à celui qui le découvrira. Avec YXSOS ou Le Songe d'Ève, l'auteur déroule une intrigue effrayante et inédite tout en questionnant subtilement les rapports hommes-femmes. Et s'il aborde ce sujet avec tant d'empathie, de tendresse et d'humour, c'est très certainement parce qu'avant d'être écrivain, il est gynécologue...
    Ce roman d'anticipation haletant et réaliste interroge la possibilité d'un futur dépourvu d'hommes.
    EXTRAIT
    Chaque fois qu'il se rendait dans le service des Soins intensifs, le Professeur David Wise se sentait gagné par la même impression : la vie, c'est un peu comme une glace en cornet. Ça fond.
    Quand tu arrives au biscuit, tu sais que l'essentiel est consommé. Et si tu avais choisi vanille-fraise, pas question de vouloir encore goûter stracciatella-café ou melon-cassis. Sauf qu'il arrive parfois que ton karma te confie, par exemple, à un chirurgien qui parvient à te remettre une boule de sorbet. Si tu as la chance de sortir des Soins intensifs, tu te réjouiras en constatant que tu n'es pas encore tout à fait sur le biscuit. La vie est exquise : demain il y aura un matin, tu t'étonneras de plein de ciels, et tu pourras espérer entendre chanter des générations de merles.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Originaire de Zell, dans le canton de Zurich, Pierre De Grandi est né à Vevey en 1941. C'est à Lausanne qu'il obtient son diplôme de médecine en 1966 puis son doctorat en 1970. Médecin-chirurgien, enseignant et scientifique, il a terminé sa carrière en 2007 en tant que Chef du Département de gynécologie-obstétrique, Directeur médical du Centre Hospitalier Universitaire vaudois et Professeur à la Faculté de Médecine de Lausanne.
    Fils de peintre et homme d'une très grande culture, il est passionné de musique et préside l'Association vaudoise des amis de l'Orchestre de la Suisse romande. Il est l'auteur de nombreux livres et articles scientifiques mais YXSOS ou Le Songe d'Ève est son premier roman publié.

  • Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans notre monde affolé par l'obsession du politiquement correct ?
    Après La foire aux sentiments, on retrouve avec bonheur l'écriture décalée de Catherine Cherix Favre qui nous livre ici son second recueil de nouvelles. De sa plume rebelle, elle nous parle de justice, de politique, d'amour, d'hérédité... et même de la cueillette des champignons.
    Des sujets à l'allure banale, traités avec beaucoup d'humour, voire de cynisme. Ainsi, Sans lune et sans espoir nous raconte les tracas d'un bourreau à l'âme trop sensible, Infidélité en voie de développement narre de façon amusante comment une femme cherche un amant sur internet. Mais il y a également chez Catherine Cherix, cette poésie qui permet de s'évader en douceur et de s'émouvoir. Dans Séquence par exemple, une vieille femme pêche ses souvenirs d'ancienne militante, tranquillement assise sur le bord du monde...
    Au total, dix-huit nouvelles, comme autant d'occasions de se laisser surprendre, comme autant de possibilités de franchir la frontière séparant l'ordinaire de l'extraordinaire.
    L'auteur s'empare avec une justesse sans cesse renouvelée des sujets tragi-comiques du quotidien.
    EXTRAIT DE THÉO
    Moche, je suis. Mal attifée, le cheveu gras, les dents proéminentes, en couches larges et successives des hanches aux genoux, rien ne sauve mon apparence. Si, je dis bien si, quelqu'un, hypocrite mais gentil, essayait de me complimenter en parlant de mes yeux - vous savez, le dernier recours devant la laideur... - je suis certaine que mon rire, un hennissement en accord parfait avec mon sourire chevalin, lui enlèverait ses derniers moyens.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Lire les dix-huit nouvelles écrites par Catherine Cherix Favre, c'est éprouver le sentiment d'assister à un concert d'éclairs. [...] Ni épanchement, ni digression, la force de cette plume suisse est dans la densité et l'efficacité. - Raphaël Fleury, Les Lettres et Les Arts
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Cherix Favre est née à Bex en 1955. Elle a vécu à Chardonne avec son mari. Elle travaillait comme éducatrice auprès de personnes mentalement handicapées, dans une structure d'ateliers protégés. Elle était également nouvelliste, et avait participé à plusieurs ouvrages collectifs, publiés par les éditions de l'Aire, Publi-Libris et Campiche. Une partie d'entre eux a été primée. Elle est décédée le 8 octobre 2011.

  • Injustement accusé d'un meurtre au sein même de l'université, Michael Kappeler devra mener sa propre enquête...?
    Université de Genève, département des Antiquités égyptiennes: un chercheur est brutalement assassiné entre deux rayonnages coulissants de la salle de dépôt des archives. Quel est le mobile de ce meurtre ? Qui pourrait vouloir tuer ce jeune homme sans histoire, et qui plus est de façon aussi sauvage ? Michael Kappeler, archiviste appelé sur les lieux par l'ami de la victime, devient le suspect numéro un aux yeux des inspecteurs. Il démarre alors sa propre enquête pour tenter de comprendre ce qui s'est réellement passé et surtout, pourquoi on le soupçonne.
    Sur fond de trafic d'antiquités, l'auteure nous offre un thriller original, haletant et finement documenté.
    EXTRAIT
    Comment Adrien avait-t-il pu se faire tuer dans les dépôts ? La salle était évidemment fermée à clé pendant la nuit. C'était même lui qui l'avait fermée la veille au soir au moment où il avait quitté son travail. Mais il n'était pas le seul à posséder la clé. Il y avait également ses collègues. Ils étaient parfois franchement insupportables, mais de là à commettre un crime...
    Il ne voyait vraiment pas lequel de ces quatre pouvait avoir un problème avec Adrien. Il n'était même pas certain qu'ils aient jamais eu de rapports directs avec son ami. Ce dernier était un homme plutôt solitaire. Ils s'étaient connus sur les bancs de l'Université. Ils avaient commencé des études d'Égyptologie la même année et étaient devenus amis très rapidement bien qu'Adrien ne liait pas connaissance facilement. Ils étaient un peu pareils tous les deux. Michael, un indécrottable solitaire asocial, tandis qu'Adrien avait été depuis toujours un rat de bibliothèque.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [...] ce premier roman est assurément une belle réussite et l'intrigue en fait un page turnerw/i> efficace. - David Campisi, La Cause littéraire
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Rachel Maeder est née à Lausanne en 1978. Passionnée d'Histoire de l'antiquité, elle poursuit des études d'Egyptologie et d'Histoire des Religions à l'Université de Genève. Elle obtient son diplôme en 2004. La même année, elle donne naissance à sa fille et décide de se lancer dans la céramique. C'est la naissance de son deuxième enfant, né en 2007, qui déclenche son envie d'écrire. Le genre du polar et sa passion pour l'Égypte Ancienne invitent à un cocktail littéraire très réussi. Son premier roman, Le Jugement de Seth, est sorti en 2012, puis l'année d'après, Qui ne sait se taire nuit à son pays. Pillage est son troisième polar mettant en scène l'archiviste Michael Kappeler.

  • Quand des vacances de rêve aux Îles Fidji se transforment en cauchemar familial...
    Lors d'une fête entre voisins, Constantin Birgus fanfaronne. Il a prévu d'emmener sa femme et ses trois enfants aux Îles Fidji cet été. Un rêve en réalité inaccessible, pour des raisons financières. Constantin pourtant s'obstine et raconte à tout le monde qu'il a réservé l'avion, l'hôtel, les excursions. Le jour du départ approchant à grands pas, il doit finalement exposer à sa femme son vrai projet de vacances...
    L'Aquarium, une fable contemporaine, un huis-clos familial où un homme, prisonnier de sa propre folie et obsédé par un plan étrange, entraîne les siens dans un monde totalement incongru, voire diabolique.
    Un récit court et saisissant sur les dysfonctionnements d'une famille happée par la folie paternelle.
    EXTRAIT
    Mais les adultes sont agglutinés autour de la longue table dressée derrière les mitoyennes et ont d'autres soucis. Ils sirotent de la sangria et des bières, médisent sur les absents, vantent les salades, louent les desserts, ouvrent des paris pour la coupe du monde de football, parlent de leurs prochaines vacances.
    Et c'est là que Constantin Birgus déclare tout à coup qu'eux, cet été, ils partent aux îles Fidji.
    Tatiana le regarde d'un oeil interloqué. Les îles Fidji? un tel voyage doit coûter une fortune! Il a perdu la tête...elle devrait intervenir. elle ouvre la bouche. Hésite.
    Mais il est trop tard. Les voisins, déjà jaloux, s'exclament:
    - Les îles Fidji, il paraît que c'est ma-gni-fi-que! Quelle chance vous avez!
    Et chacun de renchérir avec un souvenir de reportage ou des bribes de récits rapportés par des connaissances ayant goûté à ce coin de paradis.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire délicieusement irritante qui fait de ce court premier roman un ouvrage entêtant où folie et délire riment avec une analyse pertinente des mécanismes familiaux. -Laurence Desbordes, Edelweiss
    Écrit d'une plume très alerte, introduit par un titre bien choisi qui, à lui seul, pourrait le résumer, récit divertissant et apologue sur notre vie sociale, ce petit livre a tout pour plaire. - Plume au Vent
    Cornélia de Preux ose camper, dans un quartier résidentiel « suisse sous tous rapports », un univers de huis clos insolite et perturbant, que seuls animent sereinement les éclats colorés mais silencieux de l'aquarium familial. -Marie Claire Suisse
    Fable grinçante sur les diktats de la vie sociale, plongée dans la folie d'un homme et huis clos familial incongru, ce premier roman d'une journaliste lausannoise, joli coup de poing littéraire, séduit par son originalité et sa noire vigueur. - L'Hebdo
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Cornélia Mühlberger de Preux est née à Vienne en 1959. Après avoir grandi à la montagne, en Valais, elle a étudié les Lettres à l'Université de Genève. Elle collabore à différents organismes en tant que journaliste spécialisée dans l'environnement et est également traductrice.
    Avec la nouvelle Qu'il neige, enfin, elle a obtenu le premier prix ex aequo du Concours d'écriture interculturel Encrages en 2007; ce texte a ensuite été publié dans l'ouvrage collectif Le chameau dans la neige et autres récits de migration, aux Éditions d'en Bas. L'Aquarium est son premier roman.

  • Quand un ancien camarade de classe se présente chez eux, Laurent et Marianne font preuve d'hospitalité...
    Un soir, un homme frappe à la porte du narrateur et de son épouse. Il s'agit d'un ancien camarade de classe qui, pour des raisons obscures, demande l'hospitalité pour une durée indéterminée. Après plusieurs jours, au moment où sa présence commence à peser à ses hôtes, il leur explique enfin les raisons de son comportement étrange...
    Jean-Paul Pellaton nous dresse ici les portraits tout en finesse des différents protagonistes du roman: le « visiteur » et les femmes de sa vie, son copain d'enfance, hôte malgré lui, et son épouse au rôle plus important qu'il n'y paraît au premier abord. Un magnifique roman à faire (re)découvrir dès que possible!
    Un roman psychologique à l'atmosphère pesante, où se débat un trio de protagonistes ambivalents.
    EXTRAIT
    Pierre Baud avait sonné chez moi vers six heures, un mercredi. Il n'était pas entré aussitôt, restant quelques secondes à stationner sur le paillasson, muet. Sans doute imaginait-il que je reconnaîtrais d'emblée son visage que verdissait la mauvaise lumière de l'escalier...
    J'avais pu observer à loisir son corps empaqueté dans un imperméable de couleur mastic, de longs bras tombants à quoi les mains s'attachaient un peu comme des bêtes étrangères. Un demi-sourire flottait à la hauteur de la bouche.
    - Bien sûr, je dérange... fit sa voix.
    - Pas du tout, monsieur. Donnez-vous la peine...
    Je m'effaçais pour le prier d'entrer lorsqu'un hoquet, de rire ou de confusion, me força à dévisager mieux ce visiteur.
    - Ma parole ! Je ne me trompe pas : tu es Baud ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Grand écrivain suisse disparu en 2000, Jean-Paul Pellaton nous sert une intrigue étrange, chargée de non-dits, et il nous plonge dans une atmosphère lourde et chargée où partout l'on peut ressentir le malaise des gens et les remords qui rongent les vies. -David Campisi, La Cause Littéraire
    Sans feux d'artifice, c'est un roman très fin qui nous laisse en suspens et fait énormément réfléchir. -Les lectures de Lux
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Paul Pellaton est né à Porrentruy le 10 août 1920 et il est décédé le 21 avril 2000. Enseignant secondaire dans un premier temps, il sera ensuite nommé directeur d'école. Parallèlement, il suit des études de Lettres à Berne, Genève et Neuchâtel. Il obtient une licence ès Lettres à l'Université de Neuchâtel en 1953. Dès 1957, il enseigne à l'École normale de Delémont, et pendant une vingtaine d'années, est lecteur en philologie à l'université de Berne. Son oeuvre est riche de récits pour la jeunesse, de pièces radiophoniques, de plusieurs romans et recueils de nouvelles, publiés aux Éditions de l'Aire et à l'Âge d'Homme, notamment. Il a reçu plusieurs prix, dont le prix de la Bibliothèque pour tous en 1982, le prix Schiller en 1985 et le deuxième prix Schiller pour l'ensemble de son oeuvre en 1994.

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