FeniXX réédition numérique (Loysel)

  • Le leader du Front islamique du salut, emprisonné après les élections de janvier 1992, est présenté par P. Guillard comme un homme de dialogue. Il serait avant tout coupable aux yeux du pouvoir algérien d'énoncer que les peuples musulmans ne peuvent plus tourner le dos à la modernité.

  • Première maison de commerce et de banque à Rouen et à Paris, où elle rivalise avec les banques suisses Mallet et Thelusson-Necker, la maison Le Couteulx est à son apogée à la veille de la révolution. Strictement familiale, catholique, elle sert les Bourbons d'Espagne et est choisie comme partenaire par les jeunes États-Unis d'Amérique. À la Malmaison, cédée sous le Consulat au jeune Bonaparte, à Louveciennes ou dans le réseau serré de leurs châteaux, se croisent Mme Vigée-Lebrun, André Chénier, la jeune Teresa Cabarrus, Mme du Barry, Condorcet, La Pérouse, Lavoisier, Benjamin Constant, Choderlos de Laclos, Bernardin de Saint-Pierre, tout ce que le Paris de l'époque compte de gloires. Libéraux ils tentent, au péril de leur vie, de sauver Louis XVI et Marie-Antoinette de la guillotine à laquelle ils n'échappent eux-mêmes que de peu. Rescapés, mais brisés au lendemain de la tourmente, ils se survivent, en tant que banquiers, quelque temps encore ; ils donnent au pays la Banque de France et se retirent des affaires pour se consacrer, quelques décennies plus tard, à la vénerie.

  • L'émergence du pouvoir local impose le bouleversement des pouvoirs comme une solution nécessaire aux problèmes de la gestion publique. Les conséquences touchent directement au quotidien des Français : nouvel équilibre entre l'Etat et les collectivités locales, apparition d'un pouvoir citoyen, développement d'une démocratie participative.

  • Aux XVIe et XVIIe siècle la piraterie algérienne est un cauchemar permanent pour l'Europe. En Alger disparaissent bateaux, par centaines, équipages et voyageurs, par milliers, réduits en esclavage. Né de l'effroi, un mythe se développe, amplifié par les récits des captifs libérés ou des pères rédempteurs chargés de leur rachat. Il faut attendre l'affaiblissement de la ville corsaire, au début du XVIIIe siècle, et l'essor des « Lumières » en Europe pour que la curiosité triomphe de la peur. En 1724 paraît, à Amsterdam, l'« Histoire du Royaume d'Alger » de Laugier de Tassy. Ancien diplomate, responsable de la chancellerie du Consulat de France, il brosse du royaume et de sa capitale, où il vécut plusieurs années, un portrait scrupuleux, en rupture radicale avec l'imagerie qui confondait Barbaresques et barbarie. Ce disciple de La Bruyère assure par là l'immense succès qu'eut son ouvrage tout au long du siècle et en fait, pour nous, l'une des sources privilégiées de l'histoire de l'Algérie précoloniale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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