Hachette Littératures

  • Historienne et musicienne, Annie Bélis a tiré la matière de cet ouvrage de sa connaissance théorique de la musique ancienne, et de sa pratique de directrice d'un ensemble musical. Dans l'Antiquité, aucune activité ne pouvait se passer de musique. Celle-ci imprégnait la civilisation grecque de part en part : à moins de passer pour un ignorant, un citoyen athénien du siècle de Périclès devait savoir chanter et toucher de la lyre. Des récitals, mais aussi des concours et de véritables joutes réunissaient les artistes devant un public nombreux et passionné. Après avoir longtemps imité le modèle grec, le monde romain a - lui aussi - fini par accorder, à sa manière, une large place à cet art. Tout un monde se développait autour de la musique. Essentiellement masculin (seules les courtisanes peuvent être qualifiées de musiciennes professionnelles en Grèce et à Rome), il se déclinait en strates bien distinctes : les musiciens itinérants ne fréquentaient pas les virtuoses, proches des hautes sphères du pouvoir et de leurs intrigues. Pour la première fois, la vie des musiciens de l'Antiquité est ici retracée, dans ses détails concrets quant au maniement des instruments ou aux techniques de chant, et dans ses aspects plus généraux quant à leur carrière ou leur place dans la société.

  • Il y a plus de quatre siècles, après que Copernic eut ébranlé l'idée d'une position absolue, Galilée découvrait que « le mouvement est comme rien » : il n'existe pas en soi, un corps ne se meut que par rapport à un autre corps. Au début du XXe siècle, Poincaré et Enstein franchissaient une nouvelle étape avec la relativité restreinte, où l'espace et le temps ne sont plus séparés. Puis Einstein inventait une nouvelle manière de penser avec la relativité généralisée. Celle-ci n'est plus seulement une théorie des objets dans un cadre préétabli. Elle offre une conception dynamique de la géométrie d'un espace-temps courbe et dépendant de son contenu matériel. La gravitation n'y existe plus en soi, mais devient, elle-même, relative au choix du système de coordonnées. La relativité a-t-elle dit son dernier mot ? Son principe exige que les lois de la nature soient valides, quel que soit le système de référence. Mais les lois de la mécanique quantique ne l'ont-elles pas mise en défaut vers les échelles microscopiques ? Laurent Nottale suggère d'envisager les effets quantiques comme la manifestation d'une relativité étendue aux changements d'échelle. En passant du macroscopique au microscopique, l'espace-temps, de courbe, deviendrait fractal. Un essai à la fois très accessible et profondément novateur.

  • Synthèse sur la Rome des derniers siècles de l'Antiquité, cette étude révise l'idée reçue de décadence et présente la ville à un moment crucial : celui de son passage de la Rome impériale à la Rome pontificale, conservant son rôle de capitale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Parmi les grandes villes de l'Antiquité, Alexandrie a exercé sur les peuples de la Méditerranée une extraordinaire fascination. Fondée par Alexandre en 331 av. J.-C., elle devient la capitale du royaume des Ptolémées, jusqu'à l'arrivée des Romains en 30 av. J.-C. Son rôle de port à l'embouchure du Nil en fait le lieu de transit de toutes les richesses de l'Égypte, et la place à la tête du commerce méditerranéen. Les sciences y prennent un essor remarquable, grâce aux plus grands savants : la médecine avec l'anatomiste Hérophile, la géographie avec Eratosthène, l'astronomie, les mathématiques, tandis que s'épanouissent la littérature et la poésie. Autour de la Bibliothèque et du Musée, la vie alexandrine allie les nouvelles exigences grecques et l'héritage égyptien. Les Gréco-Macédoniens y sont seuls citoyens, mais les femmes peuvent être reines ; les Égyptiens s'intègrent peu à peu, tandis que les esclaves constituent la majorité silencieuse. Le rideau s'ouvre sur cette société avec ses fêtes et ses rites, ses lieux de vie et ses monuments. Creuset où se mêlent les cultures, les traditions artistiques et les hommes, Alexandrie brille pendant trois siècles d'un éclat magnifiquement retracé et illustré dans cet ouvrage.

  • Parmi les grandes villes de l'Antiquité, Alexandrie a exercé sur les peuples de la Méditerranée une extraordinaire fascination. Fondée par Alexandre en 331 av. J.-C., elle devient la capitale du royaume des Ptolémées, jusqu'à l'arrivée des Romains en 30 av. J.-C. Son rôle de port à l'embouchure du Nil en fait le lieu de transit de toutes les richesses de l'Égypte, et la place à la tête du commerce méditerranéen. Les sciences y prennent un essor remarquable, grâce aux plus grands savants : la médecine avec l'anatomiste Hérophile, la géographie avec Eratosthène, l'astronomie, les mathématiques, tandis que s'épanouissent la littérature et la poésie. Autour de la Bibliothèque et du Musée, la vie alexandrine allie les nouvelles exigences grecques et l'héritage égyptien. Les Gréco-Macédoniens y sont seuls citoyens, mais les femmes peuvent être reines ; les Égyptiens s'intègrent peu à peu, tandis que les esclaves constituent la majorité silencieuse. Le rideau s'ouvre sur cette société avec ses fêtes et ses rites, ses lieux de vie et ses monuments. Creuset où se mêlent les cultures, les traditions artistiques et les hommes, Alexandrie brille pendant trois siècles d'un éclat magnifiquement retracé et illustré dans cet ouvrage.

  • À l'occasion de la réouverture du département des Antiquités égyptiennes du Louvre et du début de l'année de l'Egypte (décembre 1997), une sélection de 130 pièces sont exposées, retraçant l'histoire de la civilisation égyptienne, plus de trois fois millénaire.

  • Les textes réunis ici ont pour auteurs des femmes et des hommes qui se disent soucieux de voir les femmes disposer de chances égales et participer à la vie politique. Ils sont de nature différente : interventions politiques, prises de position, arguments philosophiques, politiques ou féministes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le Directoire n'est pas seulement l'époque des Incroyables et des Merveilleuses. Sans négliger la vie parisienne pittoresque et bouillonnante des années qui suivirent Thermidor, Jacques Godechot s'est attaché à décrire la réalité quotidienne dans un pays resté aux trois quarts peuplé de paysans. La France est alors en pleine mutation. La bourgeoisie consolide sa prépondérance tandis que les militaires qui se veulent les seuls représentants authentiques de la République jacobine se coupent de plus en plus de la Nation. La liberté religieuse fait timidement son apparition dans un pays coupé en deux par le schisme. Les structures politiques ont été bouleversées depuis six ans, les structures économiques, profondément modifiées par les réformes de la Constituante, et par la guerre. Mais les esprits et les moeurs n'ont pu suivre cette évolution accélérée. Voilà qui donne à la vie sous le Directoire, son aspect si original. Quel sera l'avenir alors que vont s'apaisant les grandes tempêtes soulevées par la Révolution ? La France hésite, cherche sa voie mais brutalement, le 18 Brumaire, Bonaparte interviendra.

  • Succédant à Montmartre voué au tourisme folklorique, Montparnasse, à partir de 1905 et jusqu'en 1930, fut le quartier des peintres. Encore aujourd'hui, prononcer son nom c'est faire surgir les figures dramatiques ou pittoresques de Modigliani, Soutine, Foujita, Kisling, Zadkine... C'est évoquer les cafés enfumés du carrefour Vavin, les boîtes exiguës d'où partit la mode du jazz et des blues, les cités d'artistes, misérables demeures du génie. Dépassant cet aspect désormais légendaire, l'auteur analyse les raisons du succès de ce quartier occupé, au début du siècle, par les couvents, les écuries et les exploitations maraîchères. Avec lui, on découvre que Montparnasse ne fut pas seulement la création des peintres de l'École de Paris, étrangers pour la plupart, mais peut-être davantage celle des poètes symbolistes, des surréalistes et des écrivains américains. Il évoque les assemblées de gens de lettres autour de Paul Fort à « La Closerie des Lilas », les spectacles populaires de la rue de la Gaîté, le salon de la baronne d'OEttingen, forum des « Soirées de Paris », les séances de « Cadavre exquis » chez Jacques Prévert, l'étonnant milieu du « Sphinx », Hemingway et Miller, le studio de Gertrude Stein et la librairie de Sylvia Beach...

  • Les papes, qui avaient quitté Rome pour Avignon depuis plus d'un siècle, inaugurent par leur retour en 1420 le triomphe de la société de cour. La cour de Rome, c'est au moins deux mille personnes qui administrent l'Etat le plus complexe, le plus cosmopolite de l'époque, gèrent d'immenses fortunes et instaurent un mode de vie brillant dont les fêtes, les fastes, le luxe ostentatoire marqueront profondément le siècle. Mais c'est aussi une cour érudite, dont les grands esprits novateurs, inspirés de vastes desseins, assurent la renommée de Rome "capitale des Lettres". La création de l'université pontificale du Vatican, de la bibliothèque vaticane, la politique systématique d'achat et de copie de manuscrits, la lecture et le commentaire des auteurs grecs et latins contribueront à la naissance de l'humanisme et à son rayonnement. Le Vatican devient le centre et le nerf du monde chrétien. Rome renaît de ses cendres: sur les champs de ruines, les lacis de ruelles et de coupe-gorge, les princes de l'Eglise et les banquiers de la cour font percer de longues avenues bordées d'imposantes façades, décors somptueux pour d'étonnantes parades. Rien, dans l'histoire de l'Occident, ne peut se comparer à ce chantier où accourent de partout les maîtres les plus célèbres, à cette éblouissante floraison de tous les arts, à ce refuge généreux et tolérant ouvert aux poètes, aux humanistes et aux philosophes, libertins bien souvent.

  • Que se passe-t-il derrière la célèbre façade que les correspondants du monde entier ont rendue familière à des centaines de millions de téléspectateurs ? Bureau du Président, dont c'est aussi la résidence, bureau des « hommes du Président », la Maison-Blanche se veut celle de tous les Américains qui la visitent chaque jour par milliers. Mais le 1600, Pennsylvania Avenue est surtout le temple du pouvoir exécutif américain, l'un des centres stratégiques de la planète. Sous la protection d'un service secret omniprésent, elle abrite le coeur de la vie politique américaine. Henri Pierre, en habitué des lieux, s'est attaché à décrire et à analyser le monde de la Maison-Blanche : un appareil complexe animé par le Président lui-même et ses proches conseillers, où se livre une impitoyable course au pouvoir orchestrée par des médias dont le rôle, à l'intérieur même de la Maison-Blanche, justifie pleinement le titre de quatrième pouvoir, et où se décident les relations avec le Congrès et la Cour de Justice. Henri Pierre brosse en outre les portraits de trois personnages dont l'importance ne cesse de croître : le conseiller, le vice-Président et, bien sûr, la « First Lady ».

  • Pendant des siècles, le Japon vécut replié sur lui-même et isolé du monde occidental. En 1868, l'empereur Mitsuhito décrète la création d'un gouvernement éclairé (Meiji) et l'ouverture de son pays au monde extérieur. Du plus humble paysan jusqu'au souverain absolu, la transformation sera complète, tant dans le comportement individuel que dans les manières de penser qui obéissent à un unique mot d'ordre "Imiter l'Occident afin de devenir son égal." Les structures politiques, juridiques, industrielles, culturelles et sociales de l'ancienne société traditionnelle sont bouleversées de fond en comble. L'homme japonais met lui-même bien plus de temps à changer, car une mutation si soudaine ne va pas sans grand désarroi. C'est cette période remarquablement féconde, animée par le désir forcené d'égaler les nations occidentales, qui fait le propos de l'auteur. Une époque extraordinaire à plus d'un titre, paradoxale pour les Japonais eux-mêmes, écartelés entre le progrès à tout prix et leur identité nationale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'histoire de Myriam est une histoire vraie. Déposée à la DDASS à l'âge de six mois, placée chez une nourrice dans les quartiers nord de Marseille, ballottée d'un foyer à l'autre, pour Myriam la galère commence... De révoltes en fugues, d'amours de rencontre en viols, de coups en tentatives de suicide, rien ne lui sera épargné. Comme c'est le cas pour des milliers d'enfants et d'adolescents qui, aujourd'hui en France, mènent une vie qui ressemble à la sienne : celle des enfants abandonnés que leur enfance sans parent rend particulièrement fragiles.

  • Guide à la fois réflexif et pratique, instrument de culture et outil pédagogique, cet ouvrage a été écrit pour les enseignants et les formateurs.

  • Sous Paris, il y a un autre Paris. Un Paris souterrain d'une immensité tout à fait surprenante qui déroule un labyrinthe de galeries, de tunnels, de canaux et de voies ferrées. Pour 150 kilomètres de métro bruyant et familier, il y a, à l'étage en dessous, 2 000 kilomètres d'égouts silencieux et 300 kilomètres de carrières ténébreuses et à peu près inconnues. Si le réseau d'égout décalque, sous la surface du sol, l'image des rues, des places et des avenues, le réseau des anciennes carrières dessine un entrelacs autrement subtil et mystérieux. Ces cavités innombrables constituent, sous nos pas, un volume de vides identique au volume des pleins que l'on peut voir à la surface. Paris qui est sorti de ces souterrains y tiendrait à l'aise. Le lecteur gourmand abordera, avec délectation, les rivages mystérieux et secrets, aux limites de la grande plage qui dort sous les pavés. Le lecteur curieux trouvera dans cet ouvrage une anatomie du sous-sol parisien et l'histoire de ces souterrains. Il y rencontrera des diables et des moines, des brigands et des sorciers, des malheureux, des bannis, des réprouvés et même le premier évêque de Paris. Il y fera la connaissance des contrebandiers qui se glissent sous le mur des Fermiers Généraux, des mineurs de charbon qui travaillent sous l'hôpital Sainte-Anne et de quelques fous qui pêchent de l'or dans les glaisières de Passy. Et tous les lecteurs constateront combien l'histoire des souterrains de Paris est indissociable de celle de la capitale et combien elle l'éclaire.

  • S'il cache son nom, Caton ne cache pas son jeu. C'est avec une verve souvent féroce qu'il dénonce l'"héritage" des vaincus du 10 mai : lâcheté intellectuelle, "affairisme auto-satisfait", et surtout, socialisation et bureaucratisation à outrance, fabrication d'une société d'assistés de l'État providence... L'arrivée de la gauche au pouvoir, où elle se bat désormais le dos au mur, donne à la droite, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, la chance de se transformer. Seule une opposition nouvelle, armée d'idées et de stratégies neuves, pourra mener victorieusement la "reconquête".

  • L'amour fou, l'amour passion est-il fatalement voué au drame ? Quelles sont les raisons qui font basculer en quelques secondes la passion amoureuse dans le crime ? Dominique Rouch a interrogé des accusés, des condamnés, des victimes pour tenter de mieux comprendre ces hommes et ces femmes qui ont un jour disposé de la vie de l'autre. Auprès de leurs avocats, des présidents de cour d'assises, elle a cherché à percer les secrets de l'instruction de ces criminels qui ont dû un jour rendre compte de leur amour devant la justice des hommes. Ces témoignages extraordinaires et parfois bouleversants, entraînent le lecteur dans le gouffre de la passion-destruction.

  • L'histoire des États-Unis se confond, dans ses grandes phases, avec celle de l'application d'une stratégie globale d'exclusion des populations non blanches. Ce nationalisme totalitaire, initiateur du racisme moderne comme concept, responsable du génocide indien et de la résurgence historique de l'esclavage, a désormais confiné la communauté noire dans de véritables camps de concentration ethniques, les downtowns, au centre des grandes villes américaines. Il devient urgent de progresser dans la connaissance des étapes de la mise en place d'un tel confinement social et racial, afin de réfléchir à son démantèlement. Car l'émeute de Los Angeles en 1992 a montré la gravité d'une situation qu'aucune société ne peut laisser se dégrader sans risque de fission définitive.

  • René Théwissen n'est pas un homme comme les autres. Depuis trente-neuf ans, il consacre sa vie à aider les gens, à les soigner, à les guérir. Il a "le regard", il a "les mains", il possède un magnétisme et une force exceptionnels. Ce récit retrace son itinéraire, son approche de la vie et sa philosophie - amour, sagesse, tolérance -, fondée sur sa propre expérience de la souffrance et du rejet. Dans ce livre qui est un message, René Théwissen propose des réponses à ceux qui sont à la recherche d'un sens à donner à leur vie dans un monde qui leur échappe. Aimer et Guérir est un chemin vers la seule vérité qui nous importe : la vie, c'est l'action, c'est l'amour, c'est l'espoir.

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