Sciences humaines & sociales

  • La République met en vente une partie de ses « bijoux de famille ».

    Quelques 1700 biens, du local administratif au monument classé sont en vente dans le but de contribuer au désendettement de l'Etat, dont le déficit atteint en 2011 des records historiques.

    Des casernes, des prisons, des tribunaux, de luxueux appartements mais aussi des châteaux, et jusqu'aux plus précieux hôtels particuliers hérités de l'Ancien Régime, alimentent sans interruption les colonnes de France Domaine, le service du ministère du Budget chargé de les vendre. Aujourd'hui, de nombreux investisseurs privés attendent de cueillir le fruit mûr ! Mais jusqu'où doit-on protéger notre patrimoine de la privatisation ?

    La vente de ce patrimoine, jugé trop coûteux à entretenir, fait office de politique immobilière depuis cinq ans et se poursuivait dans une relative indifférence jusqu'à l'affaire, très médiatisée, de la cession avortée de l'hôtel de la Marine. La politique de cession en vaut-elle la chandelle ? Certains bâtiments doivent-ils échapper à la vente ? Le présent ouvrage tente de répondre à ces questions en retraçant l'histoire récente de la politique immobilière de l'Etat.

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