Religion & Esotérisme

  • Des hommes et des femmes racontent ces instants précieux où ils ont été touchés par un sentiment d'éternité. En dehors de l'espace et du temps, une réalité merveilleuse nous aime. Elle sait être discrète, et sans s'imposer, elle nous accompagne, nous protège des dangers, nous aide dans les difficultés. Elle se montre rarement, seulement dans les moments spéciaux où l'on peut écarter les rideaux du temps. Ce sont des situations particulières où la nature nous intègre à elle pour nous faire sortir du cours linéaire de la vie en donnant à chacune des secondes qui passent un accès à une éternité. Quand on est en harmonie avec la nature, elle opère ainsi comme un médiateur qui nous fait entrer au contact du divin. Elle dispose de notre conscience et nous permet de percer les secrets échappant à la logique, dépasser les frontières du palpable et de ses modes d'expression, afin de toucher, subrepticement, en un clin d'oeil, une vérité qui dure éternellement, celle qui donne sens à la vie. Des textes émouvants et intrigants qui nous entraînent dans l'univers du merveilleux. EXTRAIT L'éternité d'un instant est ma cinquième dimension, c'est une dimension qui perce le temps. À huit ans j'étais ami avec un garçon d'un an plus âgé que moi et qui s'intéressait beaucoup à la chasse. Il m'invitait souvent les week-ends dans sa famille à la campagne, dans une région du centre de la France riche en forêts, plaines et étangs, propice au gibier et là où étaient organisées de grandes battues. La maison de mon ami était imprégnée d'une atmosphère particulière qui excitait nos sens. Les fusils, les sacoches à cartouches, les carniers, les vêtements de chasses, les chiens qui, mis en éveil, manifestaient leur impatience, exaltaient notre imagination et nous mourions d'envie d'atteindre au plus vite nos seize ans pour avoir le droit de tenir un fusil. À nos âges nous n'avions pas l'autorisation de suivre la chasse, mais nous ne manquions jamais le départ car quand le parcours s'y prêtait et qu'il n'y avait pas trop de monde, le père de mon ami nous permettait de l'accompagner pour la première battue, à condition que nous restions derrière lui. A PROPOS DE L'AUTEUR Rodolphe de Maistre est né en 1969 en France. Il est ingénieur après avoir obtenu un MBA (INSEAD à Fontainebleau). Il a vécu en Chine lors de ses études en science physique à l'Université de Métrologie de Chine à Hangzhou, puis pour y travailler. Le métier d'ingénieur l'a emmené plusieurs autres années au Qatar et au Japon. Il a également connu l'Afrique et le Caucase. Passionné de littérature, d'Histoire et de civilisations anciennes, il écoute la musique classique, et aime passer son temps en famille avec sa femme et ses deux enfants.

  • Des instants du quotidien qui sortent de l'ordinaire habilement capturés par les mots de l'auteur Nous avons tous ressenti à un moment ou à un autre de notre existence, ces instants magiques ou les barrières de notre incompréhension semblaient s'écrouler au profit d'une infinitésimale et parcellaire clairvoyance. L'ouverture d'une porte vers une autre dimension est toujours éphémère, il faut la saisir avec humilité, elle est un éclair dans notre obscurité quotidienne. Ce sont ces trop rares instants, qu'à travers ce recueil de nouvelles j'ai souhaité mettre en avant. Il y a quelques mois lors de la publication d'un précédent ouvrage, j'avais fait la promesse d'écrire pour celle qui est la femme entre toutes les femmes. Cet ouvrage lui est donc dédié. Un recueil de nouvelles émouvantes et captivantes qui donnent à réfléchir sur nos actes quotidiens EXTRAIT Le couvent est situé sur les hauteurs de la ville, le silence et la paix y règnent en maîtres absolus, et seule une cloche appelant les soeurs à la prière vient par son tintement nostalgique rappeler aux occasionnels passants qu'ils sont proches d'un lieu de culte. La soeur tient entre ses doigts une médaille de Saint-Michel?; prise d'une peur soudaine incontrôlable, elle hurle soudain : « protège Jonathan éloigne les balles?!!! » Puis elle se met à pleurer. - Pardonne-moi cette réaction dit-elle à son amie, je sens à présent la souffrance, je n'y peux rien et là j'ai eu très peur, un jeune homme était en danger. La médaille est tombée à terre, Florence la ramasse et la contemple un instant, on y voit un soldat ailé d'une grande beauté mettre un pied sur le dragon en le menaçant de sa lance.

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