Le Manuscrit

  • Littérature et saveur ; explications de textes et commentaires offerts à Jean Goldzink Nouv.

    Dans Le Peuple, Michelet a cette phrase à propos des élèves des grandes écoles fondées en l'an III par la Convention : « Spectateurs de l'invention continuelle de leurs maîtres, ils allaient inventant aussi. » Jean Goldzink n'a jamais voulu passer pour un maître, mais il est un inventeur de cette sorte. Pendant près de quatre décennies passées à l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud/Lyon, il a lu et relu les textes de la littérature française en y cherchant ce qu'ils apportent de singulier, de fort, de neuf. Il a formé des générations d'enseignants-chercheurs à ce type d'enquête, dans le double souci de la trouvaille et de l'élégance. Ses élèves et collègues lui rendent ici hommage avec une quarantaine d'études, explications de texte ou commentaires. Les auteurs étudiés s'échelonnent du Moyen Âge au XXe siècle, de Chrétien de Troyes à Claude Simon.

  • Autobiographies de transfuges ; Karl Philipp Moritz, Richard Wright, Assia Djebar Nouv.

    Lorsqu'on est quelqu'un de décalé, lorsque se sont répétées des situations où l'on s'est senti en porte-à-faux parce que l'on est quelque part en aspirant à un ailleurs ou parce que l'on est quelque part en venant d'ailleurs, on n'écrit pas seulement pour retrouver et rendre publics les méandres de son intériorité, on écrit aussi pour donner sens à ce décalage constamment revécu entre ses propres dispositions et la configuration des relations sociales de domination où l'on a eu à évoluer. L'autobiographie, point de vue nécessairement singulier, est alors un vecteur de compréhension non seulement de soi, mais aussi du monde.
    À des siècles et des lieux de distance, d'étonnantes convergences se tissent entre les écritures de soi si différentes de Karl Philipp Moritz (1727-1793, Allemagne), Richard Wright (1908-1960, USA) et Assia Djebar (1936, Algérie). Les subjectivités tourmentées qui s'y exposent font valoir leurs expériences et leurs jugements en leur nom propre. Chacune revendique d'être entendue dans sa singularité et non comme exemplaire interchangeable d'un groupe, mais sans jamais renier les liens qui la rattachent aux membres opprimés de son groupe d'origine ni renoncer à son exigence critique.
    L'écrivain nous donne à penser sur les dilemmes vécus aujourd'hui par tant d'individus ayant été, comme lui, des transfuges.

  • Julien Green et l'Europe Nouv.

    Analyser la présence de l´Europe dans la vie et dans l´imaginaire de Julien Green signifie essayer de comprendre, à travers ses écrits, la liaison qu´il a tissée, au fil des ans, avec un continent qu´il a parcouru en voyageur attentif et exigeant. Il le décrit dans certains de ses romans, l´aime et sait en interpréter les aspirations les plus profondes. Les trois sections qui composent ce volume proposent un parcours critique visant à souligner les jalons essentiels de cette relation voyageur-Europe, parfois apparemment contradictoire. Elle a jalonné toute la vie de l´auteur et nous montre la qualité de la renommée que le Vieux Continent, grâce aux différentes traductions, a réservée à un artiste au «coeur » profondément européen.

  • Les ruptures du récit ; essais sur la discontinuité narrative Nouv.

    « Le monde se compose de tessons qui s´éparpillent, c´est un obscur chaos incohérent que seule l´écriture maintient. » Ces mots d´Imre Kertész accordent à l´écriture la force de sauver un monde en perpétuelle désagrégation. Or une telle écriture ne peut déboucher que sur une forme en péril, tendue entre un chaos menaçant et une cohérence toujours visée, jamais atteinte, exhibant ses propres tâtonnements et s´enfantant dans la douleur.




    Les articles réunis dans ce volume ont pour objet les trous, brisures et montages de la prose narrative au xxe siècle - entre autres dans les oeuvres de Handke, Simon, Perec, Levi, Tabucchi, Kertész, Glissant, pour qui le récit ne saurait être qu´un champ de forces où s´affrontent désir de totalité et menace de désintégration. Dans cette forme discontinue où nombre d´écrivains et de critiques voient la marque même de la modernité, la recherche formelle est inextricablement   liée à un questionnement politique : le désordre du récit implique une réflexion sur l´Histoire et sur la possibilité de l´écrire. La forme hachée à laquelle aboutissent les auteurs peut être l´indice d´une faillite, le récit échouant à représenter l´irreprésentable. Mais elle peut aussi se voir investie d´une valeur critique : contre le mensonge d´une forme lisse, le récit discontinu, revenant inlassablement sur lui-même, se fait l´instrument d´une réflexion que le lecteur est invité à poursuivre.

  • Jean Giono ; corps et cosmétiques Nouv.

    L´angle d´approche choisi pour le présent ouvrage surprendra peut-être les amateurs de l´oeuvre de Giono. On s´attend en effet à ce que le motif des cosmétiques soit d´une importance mineure dans un univers romanesque d´abord ancré en pleine nature. Pourt

  • La scene litteraire postcoloniale Nouv.

    Comment lire avec justesse les littératures neuves des pays anciennement colonisés, les apprécier dans leur dimension esthétique, sans méconnaître leur signification politique ? Comment tenir compte de l'héritage colonial dont elles portent la marque sans les enfermer dans cette condition historique ? Cet essai propose des éléments de réponse à ces questions en construisant « une scène littéraire postcoloniale », librement inspirée par les Postcolonial Studies. Quelques oeuvres y sont convoquées : Le Quatrième Siècle (Edouard Glissant), Maps (Nurridine Farah), Pagli (Ananda Devi), Hombo (Chantal Spitz). Leurs auteurs sont issus d'aires géographiques éloignées (Martinique, Somalie, Polynésie Française, Maurice) qui n'ont de commun que d'avoir subi la violence coloniale. Dans l'espace de confrontation transdisciplinaire ainsi dessiné s'élaborent la figure contemporaine de « l'écrivain postcolonial » et les singularités de l'« écriture du trauma » qui ordonne son travail.

  • L'oeuvre impossible : Claudel, Genet, Fellini Nouv.

    Il existe chez tout artiste une « oeuvre impossible », reprise, abandonnée, toujours inaccessible mais inlassablement méditée. Trois brouillons sont ici présentés que trois des artistes les plus grands et les plus prolifiques du XXe siècle ont laissés ina

  • L'intraduisible dont je suis fait Nouv.

    Entre 1943 et 1944, alors qu'il est interné à Rodez, Antonin Artaud traduit Lewis Carroll et Edgar Poe. C'est à l'occasion de ces traductions qu'il se remet véritablement à écrire et reprend le fil d'un mouvement largement interrompu depuis 1937. La confrontation à la langue et au texte étrangers permet à Artaud d'élaborer une poétique de la voix, du rythme et de la scansion qui prend de plus en plus d'ampleur à la sortie de Rodez. L'étude des traductions de Rodez sert ici de point de départ pour éclairer toute la production - textuelle et graphique - de l'après-Rodez, des glossolalies aux dessins écrits, et pour penser la relation d'Artaud aux avant-gardes occidentales et la spécificité de sa pratique poétique au regard de celle d'autres poètes qui, des futuristes (Khlebnikov ou Marinetti) à certains dadaïstes (Ball, Tzara, Hausmann), ont également cherché, dans la première moitié du vingtième siècle, à renouveler la langue poétique.

  • Cahiers albert cohen n 21, figures de l'etranger Nouv.

    Tous les lecteurs de Cohen ont en mémoire la figure de Jérémie et son antique valise bardée d'étiquettes - qui en fait une figure par excellence de l'étranger. Solal se définit lui-même comme « seul, toujours, un étranger et sur une corde raide ». En 1946, Albert Cohen eut l'occasion de rédiger, dans le cadre de ses fonctions de conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés, le texte d'un accord relatif à la délivrance aux apatrides d'un titre de voyage « plus luxueux que le passeport suisse » , il s'en disait fier comme de « son plus beau livre ». Du statut politique d'étranger à la question de l'altérité, de la condition d'apatride à l'appréhension de sa propre étrangeté intérieure, quelles limites et quelle continuité se dessinent ? Les études de Pierre Bras et de Joëlle Zagury-Benhattar sur la figure de Jérémie et son arrière-plan historique, de Maxime Decout sur l'Égypte comme paradigme de l'étrangeté, de Than-Van Ton-That sur les « figures de l'étranger » chez Cohen et Proust, les hypothèses de Maurice Lugassy sur la tentation chrétienne de Cohen, d'Anaëlle Touboul sur les fonctions du travestissement, ou encore la lecture levinassienne de Jessica Desponds ou l'article de Baptiste Bohet sur le « rôle identitaire du sang et des dents », sont autant d'invitations à découvrir les multiples visages de l'altérité dans l'oeuvre d'Albert Cohen.

  • Albert Cohen et la modernité littéraire Nouv.

    Si Belle du seigneur avait paru en 1939 et non en 1968, et que l'ensemble de la fresque romanesque eût été publié d'un seul tenant, l'histoire du roman français se fût écrite de manière sensiblement différente. Les inventions de Cohen seraient probablement apparues avec plus d'éclat dans le contexte littéraire de la fin des années trente que dans celui des années soixante, déjà bien occupées par une « autre modernité ». C'est cette histoire tourmentée de l'oeuvre qui lui donne une patine légèrement anachronique ou, si l'on préfère, inactuelle. Ces Cahiers n°17 explorent divers territoires de la modernité cohénienne : rapport à la langue, rapport au genre romanesque, dialogue inédit avec deux grands contemporains, Faulkner et Bergson.

  • Théatralité d'Albert Cohen Nouv.

    Si la notoriété d'Albert Cohen repose sur ses romans et ses essais autobiographiques, l'inspiration éclectique de ses débuts littéraires a souvent été remarquée. Deux de ses pièces - l'une, inachevée : « La Farce juive », l'autre, Ezéchiel, au destin mouvementé - révèlent cet auteur l'émergence précoce (entre 1925 et 1930) d'une tentation théâtrale.
    Présent dans la genèse de l'oeuvre, le théâtre offre également aux fictions des modèles de représentation : comment décors, personnages et scènes contribuent-ils à théâtraliser les romans ? La prégnance de la référence au théâtre n'exhibe-t-elle pas paradoxalement la défiance du romancier à l'égard de tout ce qui se donne comme représentation ? Comment la théâtralisation permet-elle dès lors de mettre à distance la comédie humaine ? Quelles perspectives les jeux spéculaires auxquels se livre l'écrivain dans ses essais ouvrent-ils pour saisir la complexité d'un imaginaire dramatique ?
    Ce nouveau dossier des Cahiers Albert Cohen rassemble cinq études sur les enjeux de la théâtralité dans l'oeuvre et trois entretiens avec des metteurs en scène et des comédiens (Cédric Jonchière, Jean-Charles Pierrisnard et Valeria Daffara, Anne Quesemand) qui ont récemment porté l'oeuvre d'Albert Cohen à la scène.

  • La géographie imaginaire d'Albert Cohen Nouv.

    Sujet ottoman avant de devenir citoyen suisse, signant « en terre étrangère » son recueil de poèmes (Paroles juives), « arbre de Judée dans la forêt française », rebaptisant Céphalonie sa Corfou originelle, vouant à Israël un amour aussi ardent que platon

  • Cahiers albert cohen n 15, 2005, o vous freres humains Nouv.

    Relire Ô vous, frères humains impose de réfléchir aux conditions particulières de sa genèse, mais aussi aux éclairages fluctuants que viennent projeter ses contextes d´écriture et de réception : le traumatisme d´un enfant juif humilié en 1905 par un camel

  • La folie dans l'oeuvre d'Albert Cohen Nouv.

    Le lecteur d'Albert Cohen est assez vite frappé par la multiplicité des références à la folie dans l'oeuvre. Pathologies diverses, folie prophétique du personnage principal, folie amoureuse, folie du monde, lyrisme échevelé et goût oriental de la grandeur et du travestissement : la folie est partout. Cohen, lui-même lecteur et admirateur de Freud, se livre à une psychopathologie de la vie quotidienne de ses personnages et nous conduit de l'appréhension clinique des comportements (narcissisme, mégalomanie, délire de persécution, scarifications, pulsions suicidaires) à une vision plus symbolique de la folie, carnavalesque au sens de Bakhtine ou prophétique au sens de Neher. Les articles qui composent cet important dossier (C. Stolz, B. Bohet, D. Poizat, M. Decout, M. Davies, A. Jean, C. Quint, A. Schaffner), nous invitent à une promenade dans les différents aspects de ce motif récurrent dans l'oeuvre, mais jamais exploré en tant que tel. Ce numéro comporte également une étude sur « Cohen et les moralistes » (C. Brochard) et sur les rapports entre « Corps et société » dans son oeuvre (G. Dolléans).

  • Cohen Nouv.

    « Humorialiste » : c´est par ce mot-valise (où se retrouvent l´humoriste, le moraliste et le mémorialiste) que Judith Kauffmann, enseignante à l´Université de Bar-Ilan, caractérisa naguère l´oeuvre d´Albert Cohen dont elle fut l´une des meilleures spécial

  • Animal et animalité dans l'oeuvre d'Albert Cohen Nouv.

    La Quatrième de couverture a été rédigé et envoyé sur fichier, cette présentation est la quatrième de couverture à votre livre imprimé. C'est une introduction que vous adressez à vos lecteurs, elle doit susciter leur intérêt, amorcer l'histoire (sans en d

  • Visages d'Albert Cohen Nouv.

    Visages d'Albert Cohen

    Collectif

    « Visages d'Albert Cohen » : le titre de ce treizième numéro est un clin d'oeil amical, autant qu'un hommage reconnaissant, au livre de Denise Rachel Goitein-Galpérin (1922-2011) : Visage de mon peuple (Nizet, 1982) qui fut, pendant près de vingt ans, la seule grande synthèse littéraire sur l'auteur de Belle du Seigneur. Sur des thèmes variés (le sionisme, les Lumières, le corps, les figures de la maternité, le picaresque, le « nouveau roman »...), une dizaine de chercheurs explorent ici l'oeuvre d'Albert Cohen en prolongeant et renouvelant ces travaux pionniers. Ce volume, initialement paru en 2003, a été revu et augmenté d'un témoignage de Charles Galpérin et d'un article de Denise R. Goitein-Galpérin elle-même sur les rapports entre Albert Cohen et André Spire.

  • écriture et identité dans l'oeuvre d'Albert Cohen Nouv.

    Les Cahiers n°16 rendent hommage au travail très complet d'analyse de Norman Thau sur l'oeuvre d'Albert Cohen. Mis en perspective par des spécialistes dans différents domaines, ces cahiers se focalisent sur la problématique identitaire juive chère à Albert Cohen. Le temps de six études, Jérôme Cabot, Jack Abecassis, Isabelle Enderlein, Patrick Sadrowski, Anne-Laure Milceut et Renata Jarzebowska-Sadkowska rendent compte de cette identité utopique impossible, "catasrophique". Ce véritable dilemme qui questionne le juif d'occident, soulignant l'impossible dualité cohénienne, à travers ses personnages romanesques et son enfance, un véritable voyage au coeur de la judéité sans cesse réaffirmée de cet auteur exceptionnel.

  • Retour sur Mangeclous Nouv.

    Albert Cohen publie en 1938 un roman intitulé Mangeclous, tiré, dit-il, de l'énorme manuscrit de Belle du Seigneur pour faire plaisir à sa fille et aux éditions Gallimard qui attendent depuis huit ans la suite de Solal. Dans ce roman, rabelaisien par bien des aspects, les Valeureux, cousins céphaloniens du personnage principal, vivent une vie faite de chimères et d´initiatives souvent catastrophiques. Dans ce livre hanté par l´approche du second conflit mondial, Albert Cohen développe un humour sans frein qui ne sera égalé dans aucun de ses autres livres. Jamais le roman Mangeclous n´avait fait l´objet d'une étude spécifique. Il fallait combler cette lacune.

  • Aux amis, faux frères et malades imaginaires des Lumières Nouv.

    Ce petit essai, composé entre juin et août 2008, ne se pose qu´un seul défi : faire court. Dès lors, il faut taper plus fort sur la tête du clou. Quitte à se faire mal aux doigts et écraser le bois dont on prétend s´échauffer. On dira que les Lumières se prêtent d´elles-mêmes au jeu. Ne l´ont-elles pas presque inventé, dans la plus célèbre bataille entre idées ? Peut-être. Mais elles n´ont pas tiré les premières. Elles répondent aux noires soutanes, toujours là et bien là. Qu´est-ce pourtant que les Lumières qui, parties d´Europe au tournant du Moyen Âge, entendent rayonner sur le monde et délivrer l´Humanité de ses fables, la raison de ses erreurs, la société de ses malheurs ? On se l´est souvent demandé, et il faut continuer. Faire bref ne signifie pas à tout coup faire simple. Aufklärung, Enlightenment disent mieux un procès historique croissant et multipliant. Lumières désigne plus clairement la pluralité des options, des moments, des pays, des groupes et individus. Par la force des choses, il est beaucoup question de la France. C´est la faute à ma langue, à mes goûts, à la concision, tout autant qu´au lecteur visé. Mais si la France se distingue d´autres pays, elle va dans le même sens, et ne se prive pas de commercer. Lumières veut dire débats et combats. Donc, je débats et me bats, sans oser trop tremper la plume dans l´eau froide.

  • Littérature, histoire et politique au XX siècle : hommage à Jean-Pierre Morel Nouv.

    Depuis quarante ans, Jean-Pierre Morel est celui qui s´est le plus directement attaché à faire pleinement perdurer une recherche portant sur les relations entre la littérature et l´histoire, en leur associant la politique - longtemps bannie des études littéraires - dans une démarche comparatiste interrogeant l´esthétique et la modernité. Les 21 textes publiés ici, de collègues de longue date ou de jeunes chercheurs qu´il a constamment encouragés, entrent en dialogue avec une oeuvre de traducteur et de critique qui a fait connaître au public francophone des auteurs anglosaxons, allemands et russes comme Brecht, Heiner Müller, Kafka ou John Dos Passos, aux côtés d´écrivains moins connus.

  • Le roman de la quête esthétique Nouv.

    Les instants de beauté que nous font vivre un être, un paysage, un tableau, un livre, une voix, une symphonie, la rumeur d´un aéroplane... sont parmi les plus forts de nos existences. Mais que faire des impressions esthétiques ? Quel prolongement leur donner ? Faut-il même chercher à les prolonger ? Faut-il leur consacrer nos vies ? De quelle façon ? Plus généralement, quel est le bon rapport au beau ? Aucune époque de l´histoire de la littérature n´aura été plus habitée par cette question que celle des années 1870-1920. Et les romans de Wilde, Huysmans, Proust, D´Annunzio, Thomas Mann, etc. offrent, à travers discours et situations, des réponses d´une richesse inépuisable. Il s´agit ici de retrouver les termes du débat en faisant constamment dialoguer les oeuvres entre elles, comme si elles s´interrompaient les unes les autres pour se compléter, se corriger ou se contredire. Cet essai aura atteint son but s´il fait ressortir leur cohérence, s´il éclaire les positions défendues et leurs implications, s´il aide le lecteur à analyser voire à déterminer son propre rapport au beau. Qui sait ? Peut-être avons-nous encore quelque chose à apprendre, nous qui vivons à l´ère de la « consommation des biens et des services culturels », d´une littérature centenaire.

  • Dix études sur le roman et la loi ; hommages à Norman David Thau (1959-2005) Nouv.

    Comment le roman se situe-t-il par rapport à la Loi ? Comment la conteste-t-il ? Que devient-il quand disparaît la transcendance religieuse et morale ? La modernité occidentale semble liée au refus, voire à la disparition de la Loi, entendue comme absolu,

  • La nouvelle revue française de Jean Paulhan ; 1925-1940 et 1953-1968 Nouv.

    Par sa longévité et par la qualité exceptionnelle de ses sommaires, la Nouvelle Revue française, occupe une place privilégiée dans le champ des revues littéraires françaises du vingtième siècle. Jean Paulhan en a été le maître pendant trente ans, de 1925

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