Les éditions de L'instant même

  • Entre réalité et virtuel Nouv.

    Captation de mouvement et captation de jeu, notions relativement récentes étudiées dans cet ouvrage, induisent une remise en question de la façon de faire du cinéma. Ce livre n'a toutefois pas la prétention de proposer une redéfinition du cinéma tel que nous le connaissons. Il a plutôt pour objectif de soulever des questions et de provoquer des discussions et des débats sur son état actuel, et, par la même occasion, sur son avenir.
    Dans cette optique, Justin Baillargeon propose de donner aux lecteurs et aux lectrices quelques outils pour alimenter leur réflexion en décrivant l'évolution constante de ces procédés, mais également en expliquant comment la captation de mouvement et de jeu a su se frayer un chemin au sein du septième art, jusqu'à devenir l'une des technologies les plus fréquemment utilisées dans le domaine des effets visuels. Enfin, pour illustrer son propos, il effectue une analyse comparative de deux films qui partagent le même univers fictif, l'un réalisé en prises de vues réelles (Tintin et le mystère de la Toison d'Or, Jean-Jacques Vierne, 1961) et l'autre en captation de jeu (The Adventures of Tintin, Steve Spielberg, 2011). Il met ainsi en évidence les situations pour lesquelles les techniques de saisie de mouvement ainsi que le cinéma virtuel sont des outils indispensables à la réalisation de certains projets.

  • Le personnage des Étés souterrains est une femme, début cinquantaine, enseignante pragmatique, libre, qui aime les débats et questionner l'ordre établi. Elle agit sans rendre de comptes à personne... jusqu'à ce que la vie s'en mêle et vienne ébranler son corps et ses certitudes.

  • Passionnée par l'oeuvre de Jean Leloup, Nadia Murray s'y est plongée pour observer comment se déploie le personnage Leloup, cette entité mouvante qui ne cesse de se transformer. C'est en se laissant porter par les textes, surtout, et par la mise en scène (vestimentaire, picturale, vidéo, etc.) de l'artiste qu'elle parvient à démontrer sans le moindre doute que Leloup mérite largement qu'une première étude sérieuse lui soit consacrée. Si l'apparente légèreté de l'homme et sa nonchalance publique peuvent faire écran de fumée, il est évident à la lecture de cet essai remarquable que ce ne sont que des illusions, véhiculées par un star-system qui n'a que faire des grands enjeux. La personnalité de l'artiste, ses éclats, ses fulgurances et ses errances ne sont plus ici des défauts, mais plutôt des facteurs déterminants dans une lecture précise et enthousiaste de sa contribution au monde culturel québécois.
    Les fans de Jean Leloup feront assurément le voyage en compagnie de Nadia Murray en se sentant compris, en savourant enfin le plaisir de voir l'artiste reconnu à sa juste valeur. Les lecteurs moins familiers avec l'oeuvre découvriront sans aucun doute un parolier inspiré, un homme cultivé, ouvert sur le monde, qui incarne un Québec en pleine mutation.

  • Après avoir vécu deux fausses couches consécutives, Marielle Giguère a entamé une réflexion et un processus d'écriture qui ont culminé avec Ci-gît Margot, un roman dans lequel les expériences de l'autrice se mêlent à la fiction. Étonnée et ébranlée par l'absence presque totale de ce sujet dans la fiction québécoise, elle a pris le pari d'affronter les tabous, de nommer l'innommable et de plonger, mot après mot, page après page, au cœur de la vie, avec ses parts d'ombre et de lumière.
    Si le sujet est dur, l'écriture de Marielle Giguère est claire et limpide. Sans détour et avec une plume alerte et assumée, elle nous entraîne dans une histoire bouleversante, en libérant une parole trop peu entendue, celle des femmes en colère, celle des mères qui font face aux violences médicales, celle des familles qui doivent subir et accompagner ces traumatismes.

  • Professeur de philosophie, peintre et passionné de mythologie grecque, Alexandre Leboeuf accompagne régulièrement des groupes d'étudiants en Grèce. Inspiré par les paysages, les couleurs, les odeurs et les rythmes de ce pays de mers et de montagnes, il prend plaisir à raconter les mythes des anciens. Par une approche dynamique et respectueuse, cohérente avec l'oralité de l'aède, il redonne littéralement vie à un monde légendaire trop souvent oublié. Quelque part entre le ludisme du récit, l'effort philosophique et le travail philologique, son projet d'Antimanuel de mythologie grecque se veut une véritable occasion de voyager.
    Les récits, courts et vifs, sont à l'opposé des entrées sèches des dictionnaires de mythologie et rappellent, à juste titre, que le mythe est langage, qu'il est vivant, et qu'il permet encore aujourd'hui de comprendre le monde et de se l'approprier.

  • Dans ce recueil de nouvelles, un bouquet de personnages en apparence quelconques parvient à nous faire ressentir le dégoût, la peur, la lassitude. Avec une écriture vive et un sens de la formule hors du commun, Alain Raimbault joue avec aisance dans les codes de l'horreur. S'inscrivant dans une tradition littéraire établie, il démontre sans contredit sa maîtrise de la langue, son sens de l'humour caustique, ainsi qu'un sens de l'observation particulièrement acéré. Avec Sans gravité, l'auteur nous rappelle sans cesse que la littérature est aussi affaire de violence et de douleur. Dans ces contes cruels, les innocents meurent souvent, les miracles n'existent pas et les guerres ne font pas de gagnants.

  • Un matin, Maurice Dancause se lève et s'effondre, terrassé par un AVC. Après plusieurs jours de coma et quatre années de réadaptation, il se bat pour trouver les mots. Pourtant, 30 ans plus tard, il déclare se sentir plus heureux et plus libre maintenant.
    Fascinée par cette histoire de résilience et par cette reconstruction, l'autrice Anne-Marie Olivier se glisse dans la peau de Maurice et invite le lecteur à accompagner son personnage au bout de son récit.
    La pièce a été écrite à partir des entretiens réalisés avec Maurice Dancause.

  • Avec un talent indéniable pour raconter le quotidien, Chantale Gingras nous offre avec Éclats un magnifique recueil de haïkus, ces petits textes destinés à révéler la grandeur des choses modestes. En nous invitant à prendre une pause, à voir autrement le monde qui nous entoure, la poésie de l'autrice parvient à trouver du beau dans un klaxon de voiture, à déceler le tragique dans un bois mort déposé sur la plage, ou à apprécier le bruit des feuilles qui craquent sous nos pas. Les trois parties du recueil, La nature, Les choses, L'humain, nous livrent des petites perles, des morceaux de vie que l'on peut lire et relire, en prenant le temps de savourer chaque mot et chaque idée.

  • En introduction de ce recueil de 369 limericks, Guy Ménard présente le genre dans un texte porté par une plume alerte, dynamique et divertissante. S'il prend parfois des petites libertés avec la forme, ses limericks répondent sans contredit à leur objectif premier : observer le monde contemporain sous toutes ses coutures, le disséquer, le retourner dans tous les sens. Ces petites caricatures révèlent un homme d'une grande sensibilité, au cynisme bien placé et au sens de l'humour indéniable. Chaque poème est un petit bonheur de sourire en coin, et on se prendra plus dune fois à se dire, la main sur la bouche : « Ciel, il a osé ! »

  • Dans cette pièce intimiste, Kevin relate comment, après être tombé en amour avec un homme de théâtre québécois, il entreprend des démarches d'immigration. Entre ses mésaventures administratives, ses frustrations et ses moments de bonheur, Kevin fait la connaissance d'hommes et de femmes qui, comme lui, ont choisi le Québec comme terre d'adoption. Leurs parcours sont extrêmement variés et leurs paroles sont rapportées directement, l'auteur choisissant de laisser leurs mots se rendre à nous. Si les histoires sont parfois douloureuses, elles témoignent de l'universalité des désirs de paix et de liberté.

  • Iris part en Colombie pour étayer ses recherches sur les conditions des travailleurs au début du vingtième siècle. Elle tombe en amour avec le pays et ses habitants. On marche avec elle dans les rues, on rend visite à ses amis, on découvre le pays et ses villes, son abondance, sa luxuriance, sa sensualité. Les odeurs et les couleurs sont généreuses, les sourires sont rayonnants et la vie intellectuelle est stimulante.
    Mais toute cette beauté ne peut faire oublier la pauvreté, la violence, la corruption étatique qui permet, entre autres, le pillage des richesses naturelles par des sociétés étrangères. Iris constate que les conditions de travail des mineurs n'ont guère progressé depuis le début du siècle dernier. Découvrant que des minières de son pays sont responsables de graves dommages environnementaux et de violences auprès de la population, elle se sent trahie. Ébranlée, elle tente de retrouver son équilibre et comprends qu'elle ne pourra plus jamais fermer les yeux sur la surexploitation des ressources que ce soit en Colombie ou dans son Abitibi natale.

  • Des personnages étranges rôdent dans les rues de la ville. Tout le monde a peur de sortir, l'école a même dû fermer ses portes. Une mère enrôle son fils et deux de ses amis pour participer, le jour de l'Halloween, à un jeu de téléréalité. Grâce au prix elle espère fuir l'atmosphère oppressante de leur environnement. Deux autres individus se joignent au groupe, le livreur de lait et l'ami de l'ami. D'amicaux ces derniers deviendront de plus en plus envahissants et inquiétants. Dans ce monde où la réalité oscille entre rêve et cauchemar, chacun se verra confronté à ses peurs pendant que tout s'écroule autour d'eux.

  • Lors d'un voyage en Gaspésie, Isabelle retrouve son frère qui était disparu depuis cinq ans... Elle réclame des réponses aux questions qui ont hanté ses proches pendant toutes ces années. Pourquoi était-il parti sans donner aucune nouvelle ? Que lui était-il arrivé ? Pourquoi garder ses parents dans la plus grande des inquiétudes ? Mais cette rencontre suscite une nouvelle question : l'ignorance est-elle préférable à certaines réponses ?

  • Dans ce recueil de quinze nouvelles, les lieux et les situations, aussi familiers soient-ils, basculent tranquillement vers l'étrange. Au fil des pages, on est happé par des récits rythmés qui mettent en scène un monde qui, l'air de rien, se désagrège.
    Familles inquiétantes, amis aux vocations inusitées, enseignants et enseignantes naïfs, tous sont brillamment observés par un auteur que l'on devine amusé, voire un peu cynique.

  • Un homme, le Pasteur, est l'auteur de crimes en série qui nous sont racontés par un écrivain. À sa poursuite, Chester Head, détective privé, parti en quête du coupable ou de ce qu'il appelle la Vérité, sorte de Jugement dernier qui porte sur la responsabilité de chacun devant le Mal. Une femme, Blandine Berger, amante tour à tour de Head et du Narrateur, partie elle-même en quête du Pasteur, relie les trois hommes dans un ballet enivrant, étourdissant, envoûtant. Au centre de toutes ces affaires apparaît Lorraine Greenwood, jeune modèle de la sculptrice Sylvia Shaw Judson dans la création de la Bird Girl, statue qui a longtemps trôné dans le cimetière Bonaventure de Savannah, à laquelle on attribue toutes sortes de pouvoirs, bénéfiques ou maléfiques, dont celui d'inspirer l'idée de meurtre ou de sacrifice aux déréglés de la vieille ville.

  • Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. I l y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit.
    S'inspirant librement de deux contes d'Andersen (« La Dryade » et « L'Ombre ») et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen.
    Comme toujours chez Robert Lepage, c'est par le voyage, le mouvement vers l'Autre, l'étranger, qu'un Québécois tente de découvrir ce qui le touche et l'anime.

  • Les métamorphoses du corps engendrent plus que des transformations physiques : elles sont le plus souvent productrices de nouveaux discours, libérant un dire jusque-là tenu captif, ou une créativité qui trouve dans le corps son fond et sa forme. Sans viser l'exhaustivité Philippe St-Germain « à l'écoute de ce qui est produit par la métamorphose corporelle », a recherché dans la littérature québécoise des oeuvres se prêtant bien à des lectures parallèles ou complémentaires afin de proposer un panorama varié des imaginaires du corps. En démontant les jeux sémantiques mis en scène grâce au corps et en mettant en relation des livres autrement séparés par les conventions de genre ou d'époque Kaléidoscorps enrichit d'une strate supplémentaire la littérature québécoise de ce corpus.

  • C'est suite à un séminaire en création littéraire sur l'écriture, la suspicion et la fiction que Cassie Bérard, professeure en études littéraires, a eu envie de partager les textes des étudiant.e.s à la maîtrise et au doctorat qui y ont participé. Les fictions qui ont été écrites dans ce contexte ont donné lieu à un imaginaire propre, celui de l'inquiétude. La qualité des voix qui se révèlent ici, dans certains cas pour une première publication, démontre que la chimie qui a opéré au cours de ce séminaire était véritablement hors normes, et laisse présager l'émergence de nouveaux talents à suivre de près.
    Avec des textes de :
    Cassie Bérard (directrice), Jennyfer Chapdelaine, Marie-Ève Fortin-Laferrière, Alizée Goulet, Marie-Pier Lafontaine, Jean-Philippe Lamarche, Catherine Anne Laranjo, Julie Roy, Joëlle Turcotte et Élise Warren.

  • Auteur, metteur en scène et compositeur, Jean-Frédéric Messier s'attache, dans L'espace plein, à retracer les étapes qui ont mené à la création de la compagnie Momentum, de même qu'à la création de cinq productions réalisées entre 1993 et 2003. En revenant sur les démarches et réflexions de ces aventures scéniques, il parvient à livrer, sur un ton personnel, un essai fascinant sur l'émergence d'une forme théâtrale unique, le théâtre in situ. En s'appuyant sur les écrits des différents auteurs qui ont réfléchi à cette forme, et en s'autorisant des recherches du côté de l'anthropologie et de l'histoire de la représentation, Jean-Frédéric Messier parvient à conjuguer histoire théâtrale, histoire du Québec et histoire de la scène, tout en maintenant un rythme agréable, une prose simple et des réflexions fertiles.

  • Professeur de philosophie au cégep et passionné de mythologie grecque, Alexandre Leboeuf accompagne régulièrement des groupes d'étudiants en Grèce, leur faisant découvrir sur le terrain les paysages, les odeurs et les rythmes qui ont pu, il y a quelques millénaires, inspirer les conteurs. C'est dans cette approche associée à la transmission qu'il propose une relecture et une réécriture de certains mythes, en choisissant une formule proche de l'oralité et en se penchant davantage sur les récits, personnages et événements trop souvent occultés au profit des vedettes de ce corpus.
    Les trois parties de ce livre, L'Éveil, La Mort et La Renaissance, permettent ainsi à Alexandre Leboeuf de raconter, avec un bel élan, les histoires du squelette de Méduse, du lit de Procuste ou de Bysas au pays des aveugles, sans oublier la Voie lactée, les Muses et tant d'autres. Les récits, courts et vifs, sont à l'opposé des entrées sèches des dictionnaires de mythologie et rappellent, à juste titre, que le mythe est langage, qu'il est vivant, et qu'il permet encore aujourd'hui de comprendre le monde et de se l'approprier.

  • La pièce met en scène la fin tragique des rêves d'étendues immenses et de liberté d'adolescents déçus par leur entourage. Frédéric, dans la vingtaine, attend la mort dans sa chambre d'hôpital. À son chevet défilent ses proches dévastés à qui il refuse de parler. Au coeur de sa fièvre émergent son frère d'âme, Wilson, et son amour de jeunesse, Odile, qui l'accompagnent jusqu'à sa fin qui prend des airs de tempête de sable.

  • L'essai Le corps souillé, d'Éric Falardeau, s'intéresse à deux genres cinématographiques souvent méprisés (le gore et la pornographie) et plus particulièrement à ce qui les unit : l'exhibitionnisme spectaculaire des fluides corporels, qui exprime selon lui un rapport trouble, voire haineux, au corps.
    Leur exposition, fétichisée par le gros plan, agit comme un révélateur de la relation ambiguë que le sujet, le spectateur ou son double cinématographique (les personnages auxquels il s'identifie ou non), entretient avec son enveloppe charnelle.
    Le corps souillé aborde différents enjeux (anthropologiques, sociologiques et psychologiques) à travers l'analyse de la représentation des fluides corporels. Objets de dégoût et de fascination, ils sont l'expression d'une angoisse existentielle que le gore et la pornographie nous obligent insidieusement à confronter.

  • Dans ce roman magnifique, Marielle Giguère suit l'histoire d'une famille en apparence banale : grands-parents, parents, enfants. Leur tissu est pourtant troué de tragédies, certaines plus fortes que d'autres. Le départ de la grand-mère, partie à l'aventure, marque le début de cette histoire teintée de poésie, de résilience et d'amour. Celle qui ne devait partir que quelques jours envoie au fil des mois des cartes postales à son mari, des signes de vie qui ne portent que quelques mots : Deux semaines encore. Je t'aime.
    C'est principalement par le biais d'Arnaud, le petit-fils de la voyageuse, que se dévoile le récit. Jeune homme timide, proche de son grand-père avec qui il partage l'amour des vieilles choses, Arnaud s'émancipe comme il le peut de cette famille qu'il trouve lourde à porter. Entre Montréal et Sainte-Croix-de-Lotbinière, où la famille a une maison au bord de l'eau, entre le Marché aux puces Saint-Michel et la splendeur du fleuve, d'un passé cabossé à un avenir incertain, se dessine le récit d'une existence à fleur de peau.
    Avec beaucoup de doigté et de légèreté, Marielle Giguère joue avec les codes du genre romanesque ; insérées dans le récit, des parties qui ressemblent à de courtes scènes théâtrales mettent en place les décors, campent les personnages et créent une ambiance qui happe le lecteur.

  • Les personnages que met en scène Pascale Renaud-Hébert sont issus de deux mondes complètement différents : d'une part, une famille banale  ; d'autre part, un jeune couple. Leurs univers se fracassent quand Murielle et Maude découvrent qu'elles souffrent de cancer, et qu'il n'y aura pas de guérison possible. Chacun à sa façon, les hommes de leur vie doivent apprendre à continuer à vivre, à accepter la douleur du deuil. Mais plus encore, ils doivent réussir à s'effacer pour réellement accompagner celle qui lutte, qui comprend qu'elle ne réalisera pas ses projets, qu'elle ne verra pas grandir ses enfants, qu'elle doit lâcher prise.

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