Littérature générale

  • Quelles sont les répercussions de l'effervescence des média sur les audiences aquitaines, dans les grandes villes comme dans les petits "pays" à forte identité culturelle ? Prenant appui sur les résultats des enquêtes menées depuis 1984 sur les audiences en Aquitaine et principalement sur les Médialocales de Médiamétrie de 1989, l'équipe du Centre d'Étude des Media dégage les caractéristiques de l'évolution actuelle du paysage médiatique aquitain. Elle s'interroge sur la spécificité locale de la communication médiatique en région. Dans la presse écrite, le quotidien représente un important poids régional, tandis que dominent les hebdomadaires nationaux. En radio, l'originalité de l'Aquitaine tient à une plus grande écoute des stations locales de Radio-France que le passage d'Europe 1 et de RTL sur la bande FM n'a pas modifiée. La stabilité de l'audience de la télévision favorise la progression de TF1, au détriment de FR3, à moins que le câble, le satellite ne redistribuent la donne dans un avenir plus ou moins proche.

  • Les récents développements politiques et juridiques en France tendant vers une ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires montrent que la thématique des langues minoritaires, bien qu'elle ne soit pas toujours au premier plan, ne perd jamais de son actualité. Le présent ouvrage résulte d'une recherche pluridisciplinaire menée dans le cadre du Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur les Langues Minoritaires en Europe (GRILME) et du programme Langues minoritaires et marges linguistiques en Europe, soutenu par le Conseil régional d'Aquitaine. Associant des juristes et des linguistes, tant universitaires que praticiens, ce Groupe de travail a organisé de nombreux séminaires et journées d'études autour d'un but commun : identifier et catégoriser les langues minoritaires en Europe occidentale. C'est à partir de ces rencontres, riches et variées, que le présent ouvrage a été conçu. Cette étude fait apparaître une situation contrastée. Si la tendance à la protection des langues minoritaires est désormais généralisée en Europe occidentale, sous l'impulsion notamment du Conseil de l'Europe, la façon dont elles sont appréhendées et protégées varie grandement d'un espace à l'autre, d'une région à l'autre, en fonction de ('Histoire et de la structuration politique.

  • Les situations des langues minoritaires ont été et continuent d'être en Union soviétique et Russie à l'origine de nombreuses et significatives préoccupations dans les domaines scientifique et politique. Elles ont ainsi fait l'objet, depuis le début du siècle dernier, de plusieurs phases de politique linguistique, en commençant par une période très volontariste avec l'« édification linguistique » (âzykovoe stroitelstvo) de nombreuses langues visant à les codifier, les équiper de variétés littéraires et les protéger au moyen de droits linguistiques appropriés. Le capital d'études et d'expériences qui en résulte a été à l'origine du grand nombre de notions qui sert à désigner les différents cas de langue minoritaire existant dans ce vaste espace. Ce sont les raisons de la singulière diversification de ces notions et de leurs caractéristiques au vu de leurs contextes qui sont abordées et étudiées au moyen d'approches pluridisciplinaires issues principalement des sciences du langage et du droit mais aussi de la psychologie et de la géographie humaine. L'étude des notions en elle-même qui catégorisent les langues minoritaires ainsi qu'à travers leurs applications à des cas concrets à l'échelle spatiale de la Russie ou de zones particulières telles que celle du Grand Nord russe, de pays détachés de l'ex-Union soviétique, membres ou non de la CEI (Kirghizstan, États baltes), et des régions de langues ouraliennes, est complétée par leur comparaison avec certaines de celles qui ont cours en Europe occidentale, en France notamment.

  • Si conventions et chartes pour l'égalité des sexes se multiplient depuis presque trente ans avec plus ou moins de bonheur, peut-être est-ce parce que les filles demeurent les publics-cibles privilégiés de la volonté émancipatrice institutionnelle. Notre système scolaire semble avoir bien du mal à penser, en complémentarité et même en priorité, l'évolution des garçons... Tant que des mécanismes de séparation et de hiérarchisation des sexes oeuvreront au sein même de l'école, tant que les garçons seront confrontés à l'injonction paradoxale d'être dociles à l'institution tout en affirmant leur virilité, tant que nous resterons aveugles aux nouvelles formes d'entre-soi masculin, tant que l'école continuera à penser que tous les élèves sont hétérosexuels et conformes aux normes de genre, les choses auront du mal à évoluer... Quels leviers peuvent permettre un changement, profitable aussi bien aux filles qu'aux garçons, dans une école plus égalitaire ? Une école émancipatrice ne devrait-elle pas être, avant tout, une école accueillante à toutes les variations des rôles de genre qui ne sauraient se résumer à la bicatégorisation fille-garçon ?

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