Sciences & Techniques

  • Cet ouvrage consacré au grand savant russe Vladimir Ivanovitch Vernadsky (1863-1945) vise à réparer une injustice. En effet, dans les discussions qui se multiplient aujourd'hui sur la Biosphère, Gaïa et l'Anthropocène, il est bien fait mention de celui qui, dans les années 1920, à Paris, avec Teilhard de Chardin et Le Roy, développait déjà des idées proches des débats actuels, mais elles étaient alors incomprises ou condamnées. Elles concernaient l'unité vitale de toute l'humanité avec la vie sur Terre et dans le Cosmos. A Paris, Vernadsky a rencontré Bergson. Il a enseigné La Géochimie à la Sorbonne et a travaillé dans le laboratoire de Marie Curie. En 1929, il a publié en français son ouvrage La Biosphère, qui lui apporte de nos jours une renommée mondiale, après un oubli scandaleux. Il considérait la France comme sa deuxième patrie scientifique, mais, même aux plus dures heures du stalinisme, il ne décida jamais d'émigrer et, rentré dans la nouvelle URSS, il continua à collaborer avec les savants occidentaux et à correspondre avec ses enfants émigrés aux États-Unis. Cet ouvrage qui rassemble des contributions d'auteurs russes et français, s'inscrit dans une politique scientifique développée à la MSHA depuis plusieurs années, et visant à faire mieux connaître en France certains aspects ou grands noms de la culture russe, oubliés du fait des circonstances politiques ou méconnus à cause du manque de traduction. Vernadsky est de ceux-là. En Russie, il bénéficie d'une grande notoriété. Dans la sphère francophone, Jacques Grinevald, qui a participé à l'élaboration de cet ouvrage, travaille depuis de nombreuses années à faire reconnaître la place de Vernadsky dans le domaine des sciences de la Terre, du vivant et de l'Homme, et à démontrer l'actualité de sa pensée. Guennady Aksenov, qui dirige cet ouvrage en collaboration avec Maryse Dennes, est un spécialiste russe reconnu de la vie et de l'oeuvre de V.I. Vernadsky, de même que les autres auteurs russes de cet ouvrage, qui apportent des éclairages variés sur cette oeuvre étonnante, en révélant son fort ancrage dans la culture russe. Il ne s'est pas agi, dans ce livre, de cantonner Vernadsky à la France et à la Russie. Esprit cosmopolite comme Goethe et Humboldt, Vernadsky se sentait profondément européen. Sa vision scientifique de l'Homme autant que ses engagements politiques et sociaux l'orientaient vers un idéal d'ouverture, d'échange et de générosité qui transcendait les frontières et les nations. Européen, il était réellement un citoyen du monde. Ce livre espère contribuer à diffuser davantage l'héritage de cette grande figure russe, et à donner à ses lecteurs l'envie d'en savoir davantage.

  • Les études réunies dans cet ouvrage constituent le premier volet, consacré aux savoirs médicaux, d'un projet plus ample qui a eu pour but de contribuer à l'analyse des formes du savoir scientifique à la Renaissance. Elles résultent des réflexions menées pendant plusieurs années au sein de deux séminaires, l'un ayant porté sur la « Pratique du dialogue et de la dispute dans les textes médicaux (1450-1650) », l'autre ayant exploré les « Formes du savoir » de 1400 à 1750, ainsi que d'une journée d'étude consacrée aux régimes de santé à la Renaissance. À travers des approches variées, les auteurs qui ont contribué à ce volume s'interrogent sur la spécificité du savoir médical renaissant et sur sa mise en forme par rapport aux savoirs antiques et médiévaux. L'ouvrage est organisé en deux parties : l'une, plus théorique, porte sur l'analyse générale des formes du savoir médical dans leur ensemble, l'autre, plus pratique, est consacrée au genre épistémique du régime de santé.

  • La 26e Université Sportive d'Été organisée conjointement par l'Union Nationale des Clubs Universitaires et l'Union des Journalistes de Sport en France s'est déroulée du 4 au 6 septembre 2008 sur le thème suivant : Sport et Santé, sortir des contradictions, apporter des solutions. Organisée à Strasbourg, avec le soutien efficace du Strasbourg Université Club, elle a largement profité du rayonnement international de la Cité, en étant accueillie au Centre Européen de la Jeunesse et en ouvrant ses séquences d'analyse, de présentation d'expériences novatrices et de débats à des compétences européennes de premier plan. « Le sport, c'est la santé » : ce type d'adage à la vie opère comme un écran de fumée par rapport à la réflexion et à la valorisation d'une action cohérente, d'autant que les termes de sport et de santé recouvrent chacun des notions différentes et pas toujours complémentaires. Comment renouer avec l'éducation sportive - chez l'athlète assidu comme chez des pratiquants ayant une simple activité d'entretien physique - sinon en remettant à l'ordre du jour l'examen des interactions dynamiques entre sport et santé ? « Sport et santé » composent une question majeure posée à et par une société plus que jamais marquée par la sédentarité, le vieillissement de la population et des inégalités socio-économiques persistantes. A l'occasion de cette USE, chercheurs universitaires, enseignants d'EPS, éducateurs et dirigeants sportifs, élus politiques et acteurs administratifs, journalistes, porteurs de projets ont pu se montrer à la hauteur des enjeux en ébauchant des orientations pertinentes.

  • Avec l'effervescence que suscite la possible réussite d'une candidature prochaine de la ville de Paris pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 2024, entre autres événements sportifs majeurs déjà programmés, il n'était pas inutile de consacrer l'Université sportive d'été 2015 à ce thème. La métaphore filée autour des cathédrales du sport, jointe à la ferveur des officiants et fidèles qui s'y pressent nous est soufflée par de fameux gens de plume comme Per Olov Enquist, Christian Montaignac et quelques autres. Le tropisme qu'exerce aujourd'hui le Qatar va-t-il précipiter la bascule d'une religion du sport... à une autre ? Par l'intermédiaire de Qatar Sport Investments, le pays mise sur le sport, « seule religion universelle », selon l'Émir du Qatar, pour construire sa réputation. L'argent des hydrocarbures est devenu roi, dans ces affaires-là, combiné avec des facteurs géopolitiques et des logiques intra et intercontinentales. La 33e Université sportive d'été s'est portée sur la ville de Limoges qui possède d'incontestables atouts et les organisateurs de l'USE (UNCU & UJSF) savaient pouvoir s'appuyer sur le Limoges Étudiants Club. L'Université de Limoges abrite l'équipe du Centre de Droit et d'Economie du Sport de réputation nationale et européenne, et la Capitale du Limousin est aussi l'une des grandes villes du basketball avec son club historique, le CSP Limoges. Pendant quelques jours, les participants ont tenté d'apporter des éléments de compréhension, d'évaluation et de prospective, y compris dans une démarche critique, à propos de questions pour lesquelles, dans les convictions et les réponses exprimées par les parties prenantes, la passion le partage avec la raison, l'optimisme avec le scepticisme, et pas toujours dans des proportions satisfaisantes.

  • Mouvement, bifurcation, révolution, tournant ? Les termes et métaphores par lesquels sont décrites les mutations des pratiques de recherches en sciences humaines et sociales, opérées et nécessitées par l'usage des technologies numériques sont nombreux. L'étude de ces mutations, et des nouvelles pratiques qu'elles entraînent et autorisent, dessine un champ de réflexion, désormais englobé sous le terme d'Humanités digitales, qui a particulièrement stimulé la réflexion des chercheurs ces dernières années en Sciences Humaines et Sociales, mais aussi dans le champ des Humanités et des Arts. L'ouvrage que nous proposons s'inscrit dans la lignée de ces études sur les bouleversements technologiques et leurs implications, dans le domaine scientifique, à la fois sur les communautés épistémiques, mais aussi sur la nature des savoirs, leurs modes d'élaboration, de diffusion et de patrimonialisation, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales. La plupart des textes qui sont présentés dans cet ouvrage ont fait l'objet d'une communication lors de journées d'étude sur les Humanités digitales, organisés par le laboratoire MICA (Médiations, Information, Communication, Arts EA 4426) de l'Université Bordeaux Montaigne, en collaboration avec sept laboratoires du campus universitaire bordelais, mais aussi de Paris 3 et de l'IRI, le laboratoire de recherche du Centre Pompidou. Ces réflexions poursuivent l'ambition de fournir des matériaux pour la réflexion, dans un domaine qui suscite des interrogations nombreuses et sur lequel l'Université Bordeaux Montaigne poursuit une réflexion active, notamment à travers des journées d'études annuelles depuis 2011.

  • Le principe de changement se trouve au coeur de nos sociétés dont l'évolution dépend désormais largement du déploiement des TIC. Cependant, ces dernières ne s'insèrent pas spontanément dans les pratiques : les conditions instrumentales et humaines, les capacités d'acculturation et de maturation psychologique influent sur les dynamiques d'adhésion ou de résistance au changement. En s'adressant aussi bien aux universitaires qu'aux acteurs de terrain, cet ouvrage renouvelle le questionnement sur la pertinence de l'usage des TIC et envisage leurs apports en matière de coopération ou de médiation au plan humain tout en essayant de discerner leur potentialité d'ouverture, de désenclavement et de valorisation des territoires de toutes sortes. Les analyses ici proposées permettent d'aboutir à des préconisations utiles à l'action et aux visées stratégiques des institutions. Regroupées autour de cinq axes de réflexion, elles témoignent de l'objectif d'ouverture internationale et de l'approche transversale au fondement du réseau international EUTIC, ainsi que de la prise en compte de la diversité des contextes culturels et socio-politiques.

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