Padmakara

  • Traite de la continuite supreme du grand vehicule, l'incontestable rugissement du lion Nouv.

    Dans le corpus des textes bouddhistes indiens, La Continuité suprême du Grand Véhicule (Mahyna-uttaratantra-stra) est le principal traité consacré à la nature de bouddha. Depuis son apparition au Tibet au XIe siècle, ce texte a conquis le coeur et l'esprit de nombreux lettrés et pratiquants, soulevé d'importantes questions doctrinales et animé d'incessants débats qui ont donné lieu à une abondante exégèse.
    Or, malgré les positions divergentes des commentateurs de ce traité qui s'inspire des « soûtras du tathgatagarbha », propres au troisième cycle des enseignements du Bouddha, cette oeuvre ne se laisse enfermer dans aucun système particulier. Par-delà la logique des vues scolastiques, elle exalte surtout l'immensité immaculée que nous portons en nous depuis l'absence de com­mencement. Dès lors que cette quintessence pure et lumineuse est dégagée des voiles adventices, la sagesse née d'elle-même se révèle comme un soleil libre de nuages. Une fois éveillées, les qualités peuvent alors s'exprimer et accomplir sans effort les activités destinées au vaste bien des êtres.
    C'est donc à l'ineffable Éveil que nous invite la lecture de ce livre où l'on trouvera les strophes originales du traité indien et les explications du célèbre maître tibétain Jamgn Kongtrul. Trait d'union entre les soûtras et les tantras, ce traité révèle la présence immédiate et parfaite du fruit au moment de la voie. Pour les adeptes du mahmudr, qui appréhendent la base, la voie et le fruit sous l'angle de la dimension absolue, le présent traité est autant un fondement théorique qu'une méthode pratique.
    Mahyna-uttaratantra-stra
    La Continuité suprême du Grand Véhicule fait partie des cinq textes que la tradition tibétaine attribue à Maitreya bodhisattva du plus haut niveau qui réside dans le ciel des Tuitas, un monde céleste hors d'atteinte des êtres ordi­naires où il se prépare à devenir le cinquième bouddha de notre ère.
    Pendant cinquante années humaines, le maître indien Asaga (320-390) y aurait reçu cet enseignement directement de la bouche de Maitreya pour le rapporter dans notre monde sous forme écrite.
    Ce texte, vraisemblablement en conflit avec les idées philosophiques de l'époque, aurait ensuite disparu d'Inde entre le VIIe et le Xe siècle, avant que l'adepte érudit Maitrpa (1007 -1085) le retrouve, dans un vieux stoupa, et en reçoive aussi les instructions directes de Maitreya.
    Même si ce texte, apparemment constitué de plusieurs strates, n'est sans doute pas l'oeuvre d'un seul auteur, et si sa paternité con­tinue à faire débat, il joua un rôle considérable dans le développement de la pensée bouddhiste puisqu'il constitue le traité fondamental sur le tathgatagarbha « quintessence des tathâgatas » ou « nature de bouddha ». En raison même de la présence de cette nature essentielle en chaque être et du caractère adventice des affections mentales avec lesquelles elle cohabite, il n'y a pas de différence fondamentale entre un être « ordinaire » et un être « éveillé ».

  • Les systemes philosophiques bouddhistes - tresor de connaissances - volume i Nouv.

    L' ouvrage sur les systèmes philosophiques fait partie de La Somme des connaissances et de son autocommentaire L'Océan infini de connaissances. L'ensemble de ces deux textes est souvent appelé Le Trésor de connaissances, du nom que lui donna Jamyang Khyèntsé Wangpo.
    Même si Jamgn Kongtrul commença sa compilation de textes en vue de constituer Le Trésor du Mantra de l'école Kagyu, on considère généralement Le Trésor de connaissances comme son premier recueil. Il l'entreprit à la demande de Ngédeun Tènpa Rabyé, qui lui avait commandité un traité sur les trois types de voeux les voeux de libération individuelle du Petit Véhicule, les voeux de bodhisattvas du Grand Véhicule et les samayas ou engagements du Mantra secret.
    Jamgn Kongtrul entreprit la rédaction du texte racine et de son commentaire en 1863 et la termina quelques mois plus tard. Alors que cet ouvrage devait se limiter aux trois types de voeux, il finit par constituer un traité complet couvrant tous les domaines de la connaissance spirituelle et des sciences séculières qui s'y rattachent.
    De plus, cette grande encyclopédie tibétaine la dernière en date nous donne une idée précise de la manière non sectaire dont Jamgn Kongtrul envisageait l'étude et la pratique de la doctrine bouddhiste.
    Les Systèmes philosophiques bouddhistes
    Dans son Trésor de connaissances, le premier de ses cinq grands traités, Jamgn Kongtrul pose les fondements du mouvement oecuménique appelé Rimé qui s'est fixé pour mission de préserver et promouvoir les différentes traditions tibétaines, dans leur intégrité, pour qu'elles puissent profiter aux futures générations de pratiquants et de chercheurs. Cette grande encyclopédie tibétaine la dernière en date nous donne une idée précise de la manière non sectaire dont Jamgn Kongtrul envisageait la pratique et l'étude.
    On trouvera dans le présent volume du Trésor de connaissances une présentation générale de la doctrine bouddhiste et, plus précisé­ment, de ses systèmes philosophiques. Jamgn Kongtrul y fait ressor­tir deux traits distinctifs du mouvement Rimé : la volonté de revenir aux sources indiennes et l'aspiration à redonner vie au système shèntong en lui rendant sa place dans l'étude de la Voie médiane (Madhyamaka). Respectueux du contexte bouddhiste traditionnel, il s'inspire pour cela des oeuvres des maîtres indiens (depuis Ngrjuna, Asaga et Vasubandhu jusqu'à Candrakrti et ntarakita), tandis que son explication du courant shèntong s'appuie essentiellement sur deux maîtres récents de la tradition tibétaine l'érudit sakyapa kya Chokdèn et le jonangpa Trantha qui tiennent les points essentiels de cette vue pour définitifs. Jamgn Kongtrul apporte ainsi sa contribution en clarifiant et réaffirmant la place de ce système au sein de la hiérarchie reconnue des quatre écoles philosophiques.
    L'étude de cette vue a d'autant plus d'intérêt qu'elle fait partie intégrante de la pratique du Mahmudr et du Vajrayna dans la tra­dition Kagyu qui considère toujours ce traité doxographique comme un manuel d'étude indispensable.

  • Le vagabond de l'eveil

    Matthieu Ricard

    Patrul Rinpoché (1808 - 1887), l'un des maîtres spirituels les plus révérés de l'histoire du Tibet, mena la vie simple et rude d'un pratiquant itinérant selon l'ancienne tradition des renonçants érémitiques. Philosophe doté d'une érudition exceptionnelle, il rédigea de nombreux ouvrages fondamentaux dont Le Chemin de la Grande Perfection qui guide tant de pratiquants de nos jours. Ardent laudateur des joies de la solitude, il n'a cessé d'insister sur la futilité des buts mondains.
    Il eut pour compagnons d'études les plus grands maîtres de son temps : Jamyang Khyentsé Wangpo, Jamgn Kongtrul Lodreu Thayé ; tous trois oeuvrèrent notamment au renouveau des pratiques et des textes majeurs du bouddhisme Vajrayana et à la propagation du mouvement non-sectaire (Rimé).
    Ce Vagabond de l'Eveil, doué d'une compassion véritablement illimitée, enseigna plus d'une centaine de fois le Bodhicaryâvatâra - La Marche vers l'Eveil. Ainsi sema-t-il la graine du Dharma chez tous les êtres qu'il rencontrait, depuis les humbles mendiants, les graveurs de pierre à mani, les détrousseurs de grands chemins, les sauvages tribus des vallées du Golog, les nomades généreux, avares ou rusés, jusqu'aux disciples les plus assidus dont Nyoshul Loungtog, qui fut son fils du coeur.
    Plus de trente années durant, Matthieu Ricard recueillit auprès des plus grands maîtres (pour certains des disciples directs des proches disciples de Patrul Rinpoché), comme des nomades du Kham, récits, témoignages et anecdotes qui constituent la matière de cette biographie originale qui met en lumière le mode de vie quotidien et spirituel de Patrul Rinpoché. Cet ensemble de narrations brosse également la fresque fascinante de l'âpre existence des habitants du Tibet oriental au XIXe siècle, où la truculence de certaines situations le dispute à la limpidité tranchante des chants de réalisation Dzogchen de Patrul Rinpoché.

    Préfaces de Sa Sainteté le Dalaï Lama, Alak Zenkar Rinpoché et Jigmé Khyentsé Rinpoché




  • Le gourou boit du bourbon ?




    Jamyang Dzongsar Khyentsé



    "Choisir un gourou masculin ou féminin, et décider de le suivre jusqu'à l'éveil est aussi précaire, excitant, gratifiant et destructeur que de tomber amoureux et se marier. Vous savez que c'est risqué, mais c'est justement ce qui vous fait craquer et vous ouvre. C'est votre voyage même. C'est pour faire advenir cette fêlure que vous choisissez la voie tantrique. Nous devrions toujours aller, l'orgueil et l'ego à vif, sans savoir ce qui va se passer." - Extrait de l'introduction


    La dévotion envers notre maître est l'élément vital de la voie du Vajrayana. Parce que le gourou peut user de n'importe quel moyen - et il le fera - pour nous éveiller, la relation avec lui peut exiger que nous laissions tomber les croyances et les attentes auxquelles nous tenons le plus profondément. Dzongsar Jamyang Khyentsé aborde quelques uns des aspects les plus mal compris de cette relation puissante et donne des conseils pratiques pour tirer le meilleur parti de cette précieuse opportunité de transformation. Par des histoires et des exemples classiques, il nous montre comment cheminer les yeux grands ouverts, les capacités critiques bien aiguisées et au complet, pour analyser le gourou avant de faire le saut.

    Dzongsar Jamyang Khyentsé Rinpoché (Khyentsé Norbu) est un lama tibétain qui voyage et enseigne dans le monde entier. Auteur de N'est pas Bouddhiste qui veut, et Pas pour le bonheur, cinéaste primé, directeur de l'organisation bouddhiste Siddhartha's Intent, il est également l'abbé de plusieurs monastères en Asie et le directeur spirituel de centres de méditation en Amérique, Australie et Asie.

  • Si les Mémoires de Jamgn Kongtrul nous plongent d'emblée dans la pensée et la culture tibétaines du XIXe siècle, nous ne trouverons au bout du compte rien de profane dans le récit d'un maître spirituel aussi renommé. Au fil des pages et des années, depuis sa naissance dans une famille beunpo jusqu'à son dernier souffle dans un ermitage de la tradition kagyupa, l'auteur nous fait partager sa vie au service de tous les enseignements bouddhistes.

    Sans complaisance et avec le détachement d'un bodhisattva voué au bien des êtres, il décrit minutieusement tous ses faits et gestes, mais aussi les rêves et les visions qui ont éclairé son activité. À travers ces confidences, nous découvrons les multiples facettes de son engagement et sa puissante détermination à préserver l'essence du Dharma malgré les conflits de pouvoir et les difficultés qu'il dut affronter. Ses retraites, ses voyages, ses écrits, ses compilations se révèlent comme autant d'entreprises visant à sauvegarder et transmettre un héritage accumulé par tous les maîtres réalisés dont il fut l'illustre dépositaire.
    Ce « joyau aux multiples couleurs », titre que Kongtrul donne à sa biographie, intéressera à la fois l'érudit et le pratiquant du bouddhisme tibétain. Émerveillés par le dynamisme de cet enseignant et l'ampleur de son activité, ils pourront y trouver une abondante source d'inspiration. Un deuxième récit, laissé par l'un de ses proches disciples, relate sous forme de souvenirs personnels les dernières années et les funérailles de ce maître éminent. Enfin, dans le dernier texte, Kongtrul répertorie lui-même les grandes personnalités de la vie spirituelle tibétaine dont il fut la continuité directe ou indirecte.

    Cette seconde édition revue et corrigée de la biographie de Jamgn Kongtrul est complétée par un index exhaustif des textes, déités, maîtres et lieux cités par l'auteur.
    Traduit par Christian Charrier
    578 pages, format : 15,4 X 23,5 cm,

  • Dans l'école Kagyu du bouddhisme tibétain, la Lumière de diamant, de l'érudit et accompli Dakpo Tashi Namgyal (1513-1587), est considérée comme un ouvrage de référence par tous les pratiquants et enseignants des tantras bouddhistes. À partir des textes canoniques qu'il cite abondamment, l'auteur commence par poser les fondements du véhicule adamantin en le situant dans le cadre général de l'enseignement du Bouddha et de sa diffusion en Inde. Il explique ensuite, plus en détail, les différents éléments qui composent les quatre classes de tantras en insistant particulièrement sur les tantras de l'union insurpassable, tels Guhyasamja, Cakrasavara, Hevajra et Klacakra, où de puissantes visualisations permettent de transformer les trois moments déterminants de l'existence: la mort, l'état intermédiaire et la naissance. Ces séquences de la phase de «création» mentale préparent ainsi le yogi à la phase de «perfection» où il se concentrera directement sur les constituants du corps subtil: souffles, canaux et gouttes. Cette présentation de la pratique selon différents types de tantras prend appui sur un vaste corpus de textes racines et de traités indiens, incompréhensibles sans l'éclairage d'un guide qui en a une expérience authentique. La carte fiable et détaillée qui s'en dégage permettra au pratiquant avancé de franchir les étapes de la voie rapide du Vajrayna qui conduit le bodhisattva à l'état de bouddha.

    L'oeuvre de Dakpo Tashi Namgyal (1513-1587), maître renommé pour ses qualités d'érudit et d'accompli dans les tantras et le mahmudr, occupe une grande place dans l'école Dakpo Kagyu. Considéré comme la réincarnation de Gampopa (1079-1153), il fut, quatre siècles après son fondateur, l'abbé du monastère de Dakla Gampo, siège principal de la lignée. Après avoir maîtrisé tous les sujets des sciences traditionnelles, qu'il approfondit dans différents monastères du Tibet central sans la moindre trace de sectarisme, il n'eut de cesse, à l'image de Milarépa, de se consacrer à la méditation dans des lieux isolés avec pour seul souci d'atteindre le parfait éveil. Ses trois traités majeurs forment la Trilogie des Rayons de Lumière: les Rayons du joyau (Lumière de diamant) sont dédiés aux tantras, les Rayons de soleil éclairent le tantra de Hevajra et les Rayons de lune traitent exhaustivement du mahmudr. Ces trois ouvrages phares de la transmission Kagyu, qui ont contribué à former des générations de méditants, composent encore actuellement le cursus des centres d'étude et de pratique établis par cette tradition.

  • Nagarjuna est souvent considéré comme un second Bouddha. Auteur de six traités dialectiques qui posent les fondements de la Voie médiane, ses Stances Fondamentales, font autorité en matière d'introduction à la nature du réel. Emboîtant le pas de Nagarjuna sur la voie de l'investigation de l'ultime, Sa Sainteté le Dalaï Lama, nous invite à nous poser les questions fondamentales de l'humanité : qu'est-ce que le « moi » ? A-t-il un commencement ? A-t-il une fin ? Qu'est-ce que la réalité ? Pour les explorer, son enseignement, qui s'adresse aux Occidentaux avec des termes simples, mais précis, n'en est pas moins le prolongement d'une tradition scolastique vieille de deux millénaires et dont la vocation essentielle est de conduire au parfait éveil. Sa Sainteté s'appuie en priorité sur le Commentaire de l'esprit d'éveil de Nagarjuna qui expose les deux principes de l'enseignement du Bouddha : la sagesse et l'esprit d'éveil, ultime et conventionnel. Il y explique ensuite plusieurs chapitres des fameuses Stances fondamentales de la Voie médiane. Le vingt-sixième, consacré aux douze liens de la production dépendante, montre comment les êtres sont maintenus prisonniers dans le cercle vicieux de l'existence conditionnée, mais aussi comment il et possible de s'en délivrer. Le dix-huitième chapitre explique justement l'absence d'identité de l'individu et des phénomènes, autrement dit la nature ultime de tout existant. Pour éviter qu'une mauvaise compréhension de la vacuité ne nous entraîne dans des voies sans issue, le vingt-quatrième chapitre montre comment, bien comprise, la vue de la vacuité évite l'écueil du nihilisme sans nier la réalité superficielle. Au fond, cet ouvrage enseigne comment la notion d'interdépendance, qui unit le conventionnel et l'ultime, permet de se libérer de la souffrance omniprésente et comment, forts de cette compréhension, nous pouvons considérer tous les êtres avec une authentique compassion. Voie médiane, vacuité et interdépendance sont les trois synonymes qui composent la matière de ce livre et permettent à son auteur de nous livrer la profondeur originelle des enseignements du Bouddha pour que nous en fassions l'outil de notre libération. Cet ouvrage est la transcription des enseignements donnés par le Dalaï Lama à Nantes en 2008

  • La vie de Shabkar (1781-1851) est sans doute la biographie la plus célèbre au Tibet après celle de Milarépa. Comme l'auteur des Cent Mille Chants, mais beaucoup plus proche de nous dans le temps, Shabkar est révéré par le peuple tibétain pour sa sainteté et sa simplicité, sa faculté d'émouvoir aussi bien que de faire rire, ...

  • Les Notes de Mémoire sont un ensemble de notes que Khenpo Ngawang Palzang (1879-1941) rédigea de mémoire après avoir reçu de son maître, Nyoshul Loungtog Tenpai Nyima, les instructions orales du guide des « Préliminaires de l'Essence du Coeur de l'Immensité » (Le Chemin de la Grande Perfection) que Patrul Rinpoché lui-même lui avait Ces ...

  • Ce deuxième volume nous plonge au coeur des grands débats qui ont entraîné des divergences doctrinales au sein de ce système philosophique. Qu'est-ce qui distingue vraiment les Prasangikas des Svatantrikas ? Réfutent-ils un objet différent ? Qu'est-ce que le courant shentong au Tibet ? Le troisième cycle des enseignements du Bouddha est-il de sens provisoire ou définitif ? Y a-t-il trois véhicules ou un seul ? Quelles sont les différences majeures entre Jé Tsongkhapa (1357-1419) et Mikyeu Dorjé (1507-1554) ? Pour répondre à ces questions, l'auteur traduit et explique les subtilités de la pensée du VIIIe Karmapa tout en nous donnant un formidable aperçu de l'exégèse qui anime l'école kagyupa, dont on a parfois minimisé les qualités d'érudition et de formation à l'étude des grands traités de logique et de philosophie.

  • Voie d'accès au réel par le raisonnement analytique et l'expérience directe de la vacuité, le Madhyamaka permet à tout un chacun d'évincer la souffrance et de réveiller la sagesse innée qui dort en lui. Au coeur du ciel rend justice à ce splendide enseignement du Bouddha en montrant que la philosophie de la Voie médiane, souvent jugée impénétrable et trop intellectuelle, loin de nous enfermer dans des raisonnements arides, nous propose des outils à la fois pratiques et puissants pour nous aider à gérer nos difficultés quotidiennes.

  • « Le premier pas pour apprendre à apprécier le dharma à sa juste valeur consiste à reconnaître et à accepter pleinement que le samsara est une maladie incurable dont nous souffrons tous. » écrit Dzongsar Jamyang Khyentsé Rinpoché. Le propos de ce livre est de nous indiquer comment nous libérer de la souffrance en déracinant toutes ses causes, et non pas comment annihiler ou interrompre notre souffrance en faisant semblant d´être heureux : « Si le bien-être est votre souci principal, vous feriez bien mieux de vous faire faire un massage intégral ou d´écouter de la musique enlevée et revitalisante. Cela vous fera beaucoup plus de bien qu´un enseignement bouddhiste qui n´est pas fait pour vous réconforter. » Dans cette perspective, l´auteur décrit le sens du dharma, les outils à développer et l´état d´esprit avec lequel aborder le « ngeundro » (ou pratiques préliminaires) qui constitue le coeur de la pratique bouddhiste. Expliquant dans un style vif et direct l´importance de l´esprit de renoncement, de la discipline, de la méditation, de la sagesse, ou encore les techniques de visualisation, Dzongsar Khyentsé Rinpoché éclaire les différentes étapes du ngeundro de nombreux conseils destinés à éviter au pratiquant les écueils sur la voie, tout en se référant aux maîtres du passé, depuis le Bouddha Shakyamouni jusqu´aux grands maîtres du XXe siècle.Pas pour le Bonheur est un guide détaillé qui contient tout ce qu´un pratiquant a besoin de savoir pour se lancer sur la voie, sans fausses illusions.

  • Cette traduction inédite nous emporte dans l´univers tibétain du VIIIe siècle. Le grand maître Padmasambhava trouve en Yeshé Tsogyal, jeune épouse du roi, une disciple d´une foi et d´une sagesse extraordinaires. A travers une série d´épreuves inimaginables, celle-ci va atteindre la complète réalisation spirituelle. Plein de fraîcheur et de poésie, ce livre recèle un trésor d´enseignements. Un recueil foisonnant destiné tant aux étudiants du bouddhisme qu´aux amateurs de contes et légendes.

  • Ce livre se présente comme un guide des préliminaires de L´Essence du coeur de l´immensité, un cycle de pratiques méditatives appartenant à l´école du bouddhisme tibétain appelée Grande Perfection.

    En fait, il est considéré par de nombreux maîtres de toutes les écoles comme le guide suprême, à la fois profond, vivant et détaillé, de toutes les pratiques préliminaires et, d´une façon plus générale, comme un enseignement fondamental sur le Véhicule de Diamant, dont il expose l´essentiel en termes clairs et simples.

    Le style direct, familier, et la grande variété des citations, anecdotes et proverbes qui appuient chaque idée importante épargnent au lecteur la monotonie des exposés classiques.

    La constante référence à l´expérience vécue dénonce la futilité de l´approche simplement intellectuelle et situe bien la pratique authentique du bouddhisme comme une réelle transformation intérieure.

  • Les Stances de la Voie médiane de Nâgârjuna constituent le texte fondamental de la plus pure philosophie bouddhiste, dite « du milieu », ou encore, puisqu´il s´agit de la Voie de la libération par excellence, « de la Voie médiane ».

    Le « milieu » dont il est question ici n´est pas un mélange des extrêmes : il les dépasse dans l´inconcevable Éveil qui, par-delà tout ce qui peut être « dit, conçu ou formulé », désigne le but de la Voie.

    Les « extrêmes » désignent toutes les opinions philosophiques possibles que la quête du réel et du vrai ont pu susciter tant dans l´histoire de la pensée en général que de la religion en particulier. Nâgârjuna prend le parti de prouver en toute logique ce que le Bouddha Shakyamuni enseignait ou montrait.



    Au nombre de 449, les Stances sont regroupées en 27 chapitres qui passent au crible de la logique la plus stricte tous les concepts qui forment la « pensée bouddhique », tels que la causalité karmique, l´enchaînement et la libération, les causes et les conditions, le nirvâna et le samsâra, le moi et le soi, l´essence, le Bouddha, et ainsi de suite.



    L´idée qui sous-tend le livre, de même que le fond de la pensée du Bouddha, c´est que rien n´est en soi et par soi, autrement dit, que rien de tout cela n´est absolument réel : tous les phénomènes du monde et de l´au-delà du monde sont de pures chimères qui, bien qu´apparentes et efficientes parfois, n´ont pas de réalité vraie.



    À la lecture attentive de ce texte, la réflexion découvre un espace dégagé de toutes références, dans la liberté même de toutes nos constructions intellectuelles et mentales, jusqu´au « tonitruant silence » de l´état naturel qui, s´il peut se vivre, ne peut pas se dire : telle est la gageure de cet écrit des premiers siècles de notre ère dont la modernité dépasse infiniment les tentatives philosophiques de « déconstruction » les plus osées de la culture occidentale.

  • «L'essence de l'esprit se situe absolument au-delà de la naissance et de la mort. Quelle merveille si vous pouviez en être convaincu !

    Gardez ces petites instructions essentielles dans votre coeur. Le Dharma ne désigne rien d'autre que cette confiance et cette conviction, autant de qualités intérieures qui vous échoient.» « Si vous hésitez en pensant que le Dharma vous est extérieur, qu´il a été inventé par un autre que vous, vous n´en tirerez aucun profit. Accordez-vous plutôt la faveur de sortir du samsara !» Ce petit livre consiste essentiellement en une série d´enseignements de Kyabjé Dudjom Rinpoché qui dans l´ensemble furent donnés au cours des années 1970, les uns en Orient et les autres en Occident.
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  • « Le Trésor de précieuses qualités, qui appartient au genre lam rim, « étapes de la voie », présente tous les niveaux de la voie de l´Éveil selon la tradition nyingmapa jusques et y compris les enseignements du Dzogchen. Le présent volume porte sur la première partie du livre, consacrée aux « soûtras », et expose la voie de façon détaillée selon les trois types d´êtres, lesquels sont classés en fonction de leur aspiration. Il décrit tout d´abord les quatre pensées qui orientent l´esprit vers le Dharma, la nature du cercle des existences, les quatre vérités des êtres sublimes et les douze facteurs de la production interdépendante. Sur cette base, il explique ensuite comment on prend refuge dans le Bouddha, dans son enseignement et dans la communauté spirituelle, ce que cela signifie, et comment on engendre l´esprit d´Éveil, ou bodhicitta. La présentation des six vertus transcendantes - générosité, discipline, patience, diligence, concentration et Connaissance - est l´occasion d´une discussion sur les trois voeux (voeux de libération individuelle, voeux du bodhisattva et voeux tantriques) qui servent de guides pour la conduite à suivre, et un exposé de la Voie médiane (Mâdhyamika) qui permet de reconnaître la vue correcte ».



    Extrait de l´Avant-propos de Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama Le grand terton Jigmé Lingpa (1730 - 1770) entreprit d´exposer, sept ans après l´avoir découvert, son trésor dharmique, le Longchen Nyingthik, qui est, aujourd´hui encore, l´un des systèmes de pratique méditative et yogique les plus importants de l´école nyingmapa.



    Nous avons choisi de traduire ici La Quintessence de l´ambroisie des Trois Véhicules, commentaire de Kangyour Rinpoché, Longchen Yéshé Dorjé, (1897 - 1975) en un seul volume. Il s´agit en fait de notes marginales sur le Trésor de précieuses qualités, réorganisées conformément aux études que Kangyour Rinpoché en avait faites aux pieds de son maître principal, Jédroung Thrinlé Jampé Joungné de Riwoché . Le texte fut « finalisé » en 1983 par Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché (1910-1991), qui en composa les stances d´introduction et la conclusion. En plus de couvrir la totalité du texte de Jigmé Lingpa, ce commentaire se concentre sur certains sujets particuliers qu´il explique en détail.

  • Ce commentaire du Bodhicaryavatara par Kunsang Palden (env. 1870-1940) se réfère aux enseignements de son maître, Patrul Rinpoché, qui était le plus grand spécialiste de Shântideva de son époque, L´ouvrage est divisé en trois volumes qui correspondent aux trois grandes parties du commentaire : comment engendrer l´esprit d´Éveil qui est le coeur de la pratique des bodhisattvas, comment le préserver, comment le développer constamment. Vient enfin la dédicace au bien d´autrui de tous les mérites produits tant par la composition de l´ouvrage que par son étude et sa pratique.

    L´ouvrage de Khenpo Kunpal présente la particularité de se référer constamment aux enseignements de son maître, Patrul Rinpoché, infatigable propagateur de l´ouvrage de Shantideva, dont il était le plus grand spécialiste reconnu de son époque, et figure majeure du mouvement non sectaire du bouddhisme tibétain avec Jamyang Khyentsé Wangpo, Jamgön Kongtrul et Ju Mipham.



    Le texte de Shantideva a été entièrement retraduit à la lumière des éclaircissements et des choix de Khenpo Kunpal, et il a tout naturellement trouvé sa place dans le commentaire, de telle sorte que chaque stance est immédiatement suivie de son explication.

  • Dans ce traite rigoureux, destiné tant aux pratiquants du Mahamudra qu´a leur enseignant, Dakpo Tashi Namgyal (1512-1587), brillant érudit et méditant accompli de la tradition Kagyu, explique a la fois la technique et le fondement théorique de ce système qui ne se départit jamais de la vue de la vacuité.

    A partir des innombrables citations qui émaillent son texte, ce maitre de méditation montre comment placer et maintenir l´esprit dans son état naturel. En guide spirituel bienveillant, il corrige les vues et les méditations erronées des débutants et des disciples confirment. La réalisation s´échelonne alors selon différents niveaux de pratique jusqu´à l´ultime bouddhéité.

    Prouvant que le Mahamudra n´est pas une « invention » de Gampopa (1079-1153), le père de l´école Kagyu, mais qu´il se fonde pleinement sur la théorie et la pratique du Grand Véhicule, Dakpo Tashi Namgyal puise a la source, dans les sutras, les tantras et les instructions orales des grands accomplis indiens et tibétains. Dans un style simple et direct, il expose ainsi ce qui fait la pureté et l´efficacité de la méditation sur la nature de l´esprit.

  • Gampopa (1079-1153), le médecin de Dakpo, disciple du célèbre yogi et poète Milarépa, signa de son nom de moine, Seunam Rinchen, le Précieux Ornement de la Libération, lequel est non seulement son chef d´oeuvre mais aussi l´un des premiers grands exposés de la voie progressive vers l´Éveil. Dans un style simple et concis, le père de l´école kagyu décrit les fondements théoriques et pratiques du Grand Véhicule, les étapes de la progression mystique et son terme inconcevable, la bouddhéité authentique et parfaite.



    L´ouvrage se divise en six parties dont chaque idée, sinon chaque proposition, est dûment justifiée par une citation du Bouddha ou d´un commentateur accompli comme Nagarjuna, Asanga, Shantideva ou Atisha. Ainsi, dans la première partie de son traité, Gampopa établit la nécessité de l´Éveil suprême et sa cause première, la nature de bouddha. Dans la deuxième, il montre que l´Éveil n´a de meilleur support qu´une précieuse existence humaine. Dans la troisième, que le maître spirituel est une condition indispensable au développement du potentiel d´Éveil. Dans la quatrième, il expose les méthodes, à savoir les instructions pratiques du maître, et les étapes qui jalonnent la voie. Dans la cinquième, la bouddhéité, ou but de la voie, se trouve minutieusement décrite. Et enfin, dans la sixième partie, sont abordées les activités bénéfiques des êtres pleinement éveillés. Gampopa disait que connaître ce texte, c´était le connaître en personne.

  • Le Soleil de la Confiance raconte la vie et l'Eveil de Siddhartha Gautama, le Bouddha, mais aussi la façon extraordinaire dont se forma la communauté des êtres qui suivirent son exemple.

    Cette hagiographie compilée à partir de textes anciens était particulièrement recommandée comme source d'inspiration par de grands maîtres tibétains comme Dudjom Rinpoché, Dilgo Khyentsé Rinpoché et Kangyour Rinpoché. Elle montre comment un simple être humain peut, en soutenant la juste aspiration par l´effort approprié, dépasser l'absurdité de naître uniquement pour vieillir, être malade et mourir. autrement dit comment l´être humain a le pouvoir de ne plus répéter l´erreur égoïste et les gestes du corps, de la parole et de l´esprit qui provoquent la souffrance et en perpétuent les causes.



    Le Soleil de la confiance de Jetsun Taranatha, écrivain et mystique tibétain des XVIe-XVIIe siècles, est une « vie du Bouddha » originale à maints égards. Illuminée autant par son sujet que par le style de l´auteur. Les pratiquants du Theravada aussi bien que du Mahayana reconnaîtront leur voie dans cette oeuvre compilée à partir des sources anciennes.

  • Lettre à un ami

    Nagarjuna/Kangy

    La Lettre à un ami - l´un des textes les plus abondamment cités dans la littérature bouddhiste - est un recueil de conseils composé par le sublime Nagarjuna, le père de la Voie médiane, à l´intention d´un jeune roi de ses amis. Ce poème décrit en seulement cent vingt-trois quatrains l´ensemble de la voie du Grand Véhicule, des fondations de la discipline à la vue profonde. Une telle concision nécessite quelques éclaircissements, et c´est à cela que s´attache le maître d´exception que fut Kangyour Rinpoché dans son commentaire fondé sur les six vertus transcendantes, dont la dernière, la connaissance, fait l´objet d´une attention particulière, puisqu´elle occupe près de la moitié du recueil. La Lettre à un ami est une oeuvre majeure qui mérite d´être étudiée et mise en pratique, car elle conduira alors infailliblement à sa raison d´être, la réalisation de l´Éveil ultime qui transcende les extrêmes.



    Cette édition présente le texte tibétain puis la traduction du texte racine, suivie du commentaire de chaque strophe par Kangyur Rinpoché.

  • La Liane magique où sont rapportés "les hauts faits du Bodhisattva", sont une inépuisable source de connaissance, d'étonnement et de joie. Dans ces histoires aussi pittoresques qu'édifiantes, le Bouddha nous livre toutes les clés nécessaires à la compréhension des liens invisibles et puissants qui tissent le monde des êtres et des choses. Aucun bonheur, nulle peine ne surgit sans cause : voilà pour le mystère de la causalité karmique qui laisse l'homme libre de fabriquer lui-même son destin.

    Libre d'oeuvrer à son propre bonheur, ce qui est déjà bien, il peut aussi se consacrer au bonheur des autres, et même de tous les autres, aussi inconcevable que l'entreprise puisse paraître. C'est en tout cas ce à quoi ces récits nous invitent. Sur le ton du conte ou de l'histoire fantastique habituel dans l'Inde ancienne, ils transmettent au lecteur l'authentique tradition des bodhisattvas à la bonté sans limite, ces héros compatissants et sages qui s'incarnent et se réincarnent dans les mondes pour libérer chacun des êtres, sans exception, de l'océan de la souffrance.

    Que ces miniatures imprévisibles nous émeuvent, nous dérangent ou nous émerveillent, elles ne cessent de nous révéler une sagesse authentique empreinte d'une compassion infinie.

  • Au début de notre ère, lorsque se répandirent les enseignements du Bouddha auxquels fut donné le nom de Grand Véhicule, apparurent nombre de maîtres remarquables qui devinrent célèbres sous le nom sanskrit de mahâsiddhas, "grands êtres accomplis", parce qu'ils avaient atteint les siddhis, ou "accomplissements".

    La tradition a surtout retenu le nom de quatre vingt- quatre d'entre eux.

    Voici l'histoire de leurs vies, appelées "libérations parfaites", où se côtoient anecdotes insolites et enseignements profonds que couronne toujours l'Éveil libre de toute entrave : le Grand Sceau qui inspire à Ghandika ce chant de réalisation :



    Comme le remède et le poison Participent de la même essence En produisant deux effets distincts, Les actes négatifs et leurs antidotes Ont la même nature et ne diffèrent point.

    Ce que réalisant, les sages ne rejettent rien, Mais les êtres puérils, dans leur ignorance, Ne le réalisent pas et errent dans le samsâra, Mûs par les cinq poisons.

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