Presses de l'Ifpo

  • Le Canon de la médecine d´Avicenne (m. 1037) est un des monuments de la littérature scientifique médiévale. Dans ce traité de 1500 pages environ, l´auteur se propose de systématiser le savoir médical et de le structurer grâce à des concepts philosophiques majeurs. C´est cette interaction entre médecine et philosophie que nous avons mise en évidence dans le présent ouvrage. Il appert ainsi que le Canon de la médecine s´inscrit dans une vision universelle de la connaissance chère aux grands philosophes arabes médiévaux. Cet aspect systématique n´échappa pas aux savants de l´Occident latin qui disposèrent, dès la fin du XIIe siècle, soit moins de cent cinquante ans après sa rédaction, de la traduction latine qu´en donna Gérard de Crémone. Avec la fondation des universités européennes, cette oeuvre majeure devint la base de l´enseignement médical et philosophique, les maîtres ès arts s´appuyant sur l´un ou l´autre des cinq livres la composant.

  • Présentation Fort de la confiance d´Anastase Ier, le moine Sévère, brillant polémiste antichalcédonien et cyrillien de stricte observance, devient patriarche d´Antioche en 512 et se maintient sur ce siège apostolique jusqu´à la mort de l´empereur (518). Dans le cadre formel de l´Hénotique, il entend faire prévaloir son hostilité au dogme des deux natures du Christ, ralliant autour de lui l´ensemble des évêques orientaux, en accord doctrinal avec les patriarches d´Alexandrie et de Constantinople. La constitution de cette « communion sévérienne » nous renseigne sur le fonctionnement institutionnel du patriarcat d´Antioche au début du VIe siècle, sur les principaux organes de son gouvernement, et sur la condition juridique et sociale des clercs et des moines. Parallèlement, les homélies cathédrales de Sévère documentent la liturgie alors en usage à Antioche et son évolution, la topographie religieuse de la ville, ainsi que la société urbaine et sa vie quotidienne, montrant d´ailleurs les limites spirituelles et morales qu´y rencontre encore la prédication chrétienne. Il en va de même pour le diocèse oriental dans son ensemble, où la correspondance du patriarche et diverses sources parallèles font état de résistances païennes, d´évangélisation toujours nécessaire, de dissidences religieuses, notamment juive et manichéenne, et d´oppositions dogmatiques bien localisées. Parfois violentes, ces dernières annoncent d´ailleurs le renversement politique qui sera concrétisé par l´avènement de Justin Ier, la chute de Sévère et la fin de l´Hénotique.

    Armed with the trust of Anastasius I, Severus the monk, a brilliant anti-Chalcedonian and Cyrillian polemicist of strict observance, became Patriarch of Antioch in 512, and remained in this apostolic seat until the death of the emperor (518). Within the formal context of the Henoticon, he intended to ensure hostility to the dogma of the tow natures of Christ, by rallying all the Eastern bishops around himself, in accord with the Patriarchs of Alexandria and Constantinople. The constitution of this «Severan communion» gives us information on the institutional functioning of the Patriarchate of Antioch at the beginning of the 6th century, on the principal organs of its goverment, and on the juridical and social condition of prelates and monks. At the same time, Severus´ cathedral homilies document the liturgy in use at Antioch, as well as its evolution, the religious topography of the city, and urban society and its daily life; this, moreover, gives us a glimpse of the spiritual and moral limits that Christianity still encountered there. The same holds true for the entire Oriental diocese, where the Patriarch´s correspondance and various parallel sources attest pagan resistances, the continuing need for evangelization, religious dissidence - in particular, Jewish and Manichaean - and highly localized dogmatic oppositions. Sometimes violent, these announce the political reversal that was to be concretized by the coming to power of Justin I, the fall of Severus, and the fall of the Henoticon.


    Sommaire Liminaire : La vie de Sévère d'Antioche Première partie : Les institutions du patriarcat sévérien I. Le siège d'Antioche II. Le clergé et les moines III. L´Église d'Antioche dans l'Empire : Sévère et les autorités séculières Deuxième partie : L'évèque en sa ville I. Le temps chrétien : encadrement liturgique du peuple d'Antioche II. L´espace chrétien : éléments de topographie religieuse antiochienne III. Un projet chrétien pour le peuple d'Antioche : la pastorale de Sévère IV. Réalités sociales : les limites de la cité chrétienne Troisième partie : Le Patriarche d'Orient I. L´autorité d'Antioche II. Les événements III. La christianisation du diocèse oriental Quatrième partie : Oppositions et dissidences I. Les Juifs II. Les Manichéens III. Chrétiens déviants et adversaires christologiques Conclusion générale

  • Présentation (par Denis Gril) Abu `Abd al-Rahman al-Sulami est avant tout réputé historien du soufisme et compilateur de traditions, ordonnées selon les genres en usage : dictionnaire biographique, commentaire coranique, monographies sur des sujets varié

  • Cet ouvrage fondé sur un matériel numismatique aussi complet que possible apporte une contribution majeure à l´histoire des cités de la Phénicie du Nord, traditionnellement servie par un nombre très limité de sources. De l´autonomie en 81/80 av. J.-C. à l

  • Fait unique dans l´histoire des sculptures en basalte de Syrie du Sud, cette publication présente un ensemble cohérent de statues syro-romaines trouvées dans cette région. Situé au coeur du plateau basaltique aride du Ledja (ancienne Trachonitide), le sanctuaire a conservé un nombre important de statues appartenant probablement à sa seconde période de construction. Les fragments récoltés durant les fouilles de la mission syro-européenne, depuis 1998, ont permis la reconstitution d´un groupe de sculptures, anciennement érigées sur un podium cubique sur le parvis du temple. Des indications iconographiques, stylistiques et historiques permettent de dater l´ensemble des deux dernières décennies du Ier siècle apr. J.-C., sans doute dans le cadre du règne dans la région des dynastes orientaux, clients de Rome.
    Les trouvailles de Sahr permettent d´identifier plusieurs groupes de statues dans les régions historiques de la Syrie du Sud : plus de 30 lieux de trouvailles se répartissent entre la Gaulanitide à l´ouest, la Batanée, la plaine de l´Auranitide et le Djebel al-Arab à l´est. Le rayonnement culturel de cette région, située à la croisée d´intérêts hérodiens, nabatéens et syroaraméens, la largement dépassé ses frontières. Le commerce à longue distance, avec ses routes transcontinentales, semble avoir porté les modèles syriens jusqu´en Arabie du Sud, où l´onretrouve des exemples de ses motifs iconographiques.


    For the first time in the art history of the southern Syrian basalt sculpture which is difficult to be evaluated, the present publication deals with a coherent find complex of this provincial genre of Syro-Roman statuary. Due to its remote location within the arid basalt plateau al-Ledja (ancient Trachonitis), the sanctuary preserved a major lot of sculpture attributable with rather high probability to the embellishment of temple in its second phase of occupation. The fragments collected during the Syro-Franco-German excavations from 1998 onwards, yielded a reconstruction of a sculptural group, once erected on a cubical podium in the temple´s forecourt. Iconographic, stylistic, and historical evidence led to a date of fabrication within the last two decades of the 1st century AD and gain a most probable context with the oriental client dynasts of Rome ruling in that period over the region.
    The finds from Sahr made it possible to identify further coherent or similar statuary groups in the historical regions of southern Syria. More than 30 findspots distribute from the Gaulanitis in the West, the Batanaea, the Auranitis plain with the Djebel al-`Arab in the East. The cultural historical radiance spread far beyond this vernacular area of crossing interests of herodian, nabataean and syro-aramaean interests. Single iconographic motives in southern Arabia obviously adopted the prototypes in southern Syria and they seem to have been transferred by long distance commerce via the the transcontinental trading routes.


    Erstmalig in der Forschungsgeschichte der kunsthistorisch schwer faßbaren südsyrischen Basaltplastik wird mit vorliegender Publikation ein in sich geschlossener Fundkomplex vorgelegt. Aufgrund seiner abgeschiedenen Lage inmitten des Basaltplateaus al-Ledja (antik: Trachonitis) hat sich in dem Heiligtum von Sahr ein umfangreicheres Skulpturenensemple erhalten, das mit an Sicherheit grenzender Wahrscheinlichkeit der Ausstattung des dortigen Tempels in seiner zweiten Nutzungsphase diente. Die während der syrisch-französisch-deutschen Gemeinschaftsgrabung in den Jahren ab 1998 geborgenen Skulturenfragmente ermöglichen die Rekonstuktion einer Figurengruppe, die im Vorhof des Tempels auf einem kubischen Podium aufgestellt war. Ikonographische, stilistische und historische Indizien legen eine Datierung in die beiden letzten Jahrzehnte des 1. Jahrhunderts n. Chr. nahe und stellen eine Verbindung mit den orientalischen Klienteldynasten Roms, den Herodiern und Nabatäern, her, die in dieser Zeit über die Region herrschten.

  • Le cinquième volume du corpus des inscriptions grecques et latines de la Jordanie réunit 747 inscriptions provenant de dix-huit sites de la région nord-est, dont un site - Umm al-Jimal - totalise à lui seul 537 numéros ! L´ouvrage comprend une introducti

  • Par ce choix d´inscriptions grecques et latines de la Syrie, une équipe d´historiens offre au lecteur curieux du passé des documents variés et souvent inattendus, qui portent sur la période comprise entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XIe siècle apr. J.-C.
    Certains de ces documents intéressent l´histoire politique, les institutions, l´économie, la vie militaire, la piété ou l´organisation du réseau routier. D´autres nous parlent simplement des hommes : ainsi, l´épitaphe de cette Gauloise, née à Rouen, épouse d´un officier, qui mourut dans le Hauran, à l´autre bout de l´Empire. La difficulté du quotidien est aussi révélée par une étonnante chronique sur mosaïque qui signale que le 27 janvier 499 « il y eut de fortes neiges et les arbres à olives du territoire d´Apamée se rompirent ». Les hommes chantaient la générosité de la terre en des formules enthousiastes, tels ces vers latins - précédés d´une croix - gravés sur la façade d´un pressoir : « Tu vois les sucs pareils au nectar, présents de Bacchus, que la vigne a produits, revigorée par un chaud soleil ».
    Les hommes de l´Antiquité ont beaucoup confié à la pierre ; leurs inscriptions, gravées sur divers supports ou dessinées sur les tapis de mosaïque, constituent l´une des sources majeures de l´histoire de la Syrie. Scrupuleusement replacés dans leur contexte archéologique, géographique et historique, tous ces documents invitent à la découverte d´un pays et d´une histoire.

  • Du haut de ses 2 814 m, le Mont Hermon (Jabal ech-Cheikh) dresse son imposante masse calcaire entre la côte méditerranéenne et la steppe syrienne. Une réputation ambiguë de sauvagerie et de sacralité s´accroche à ses cimes enneigées depuis l´Antiquité. «

  • Âpre, gris et austère côté Léjà, rouge, vert et doré côté Nuqrah, noir, brillant et suave côté djebel, le Hauran est un pays de contrastes. De ceux-ci est né un patrimoine d´une exceptionnelle richesse : faut-il rappeler que le théâtre romain le mieux con

  • En étudiant la ville et la femme dans l´oeuvre d´al-Ujaylî, la réflexion suit un double cheminement. La façon dont l´auteur a donné corps à son espace est, en effet, un premier fil conducteur. Cette démarche d´approche sociocritique conduit vers des considérations plus fondamentales touchant à la référence identitaire des espaces concernés.
    Aller à la rencontre de la femme et de la ville est le second fil d´Ariane, présenté d´abord comme une mise en relation des partenaires : le héros et la ville, le héros et la femme, celle-ci et celle-là. Cette conduite d´analyse s´est étoffée pour cernet les visées de l´auteur : quelles valeurs conférer à ce désir de ville, à ce désir de femme, à ce désir de femme en ville ?
    Ces deux grands mouvements de la réflexion se nouent dans l´appréciation du message qu´al-Ujaylî essaie de délivrer et, plus exactement, dans ce que l´on a pu en discerner.
    En mettant en scène la ville et la femme, ce ne sont pas deux aspirations parallèles qui sont évoquées mais, par leurs combinaisons, bien des espérances et bien des désenchantements de l´homme arabe, donc d´une société. C´est à proprement parler la thèse défendue tout au long de ces pages. La combinaison ville-femme a une vertu d´exemplarité des problèmes contemporains du monde arabe. En ce sens, Abd al-Salâm al-Ujaylî, écrivain néoclassique et réaliste, place au premier rang de son oeuvre l´homme dans la société.

  • Ce livre est le deuxième d'une série sur la céramique de l'âge du Bronze en Syrie. Il fait suite au premier volume paru en 2002 sur la Syrie du Sud et la Syrie centrale (BAH 161) et reprend, pour la zone de l'Euphrate et la Jézireh, les mêmes principes : faire présenter par les spécialistes concernés un point synthétique de données en constante évolution. Le Nord-Est de la Syrie est la région du pays où se concentre le plus grand nombre d'activités archéologiques. Les opérations de sauvetage sur l'Euphrate (Tishrine, Tabqa...) ont été l'occasion de nombreuses fouilles dont les résultats, confrontées à ceux des fouilles programmées, permettent de reconstituer les grandes trames de la production céramique depuis la fin de la période d'Uruk jusqu'au XIIe siècle av. J.-C. Pourtant, la confrontation des données relatives à cet art du feu - la céramique - avec les événements historiques reste difficile, et certaines périodes cruciales sont encore mal connues dans ce domaine. The present work is the second in a series of books about Bronze Age ceramics in Syria. Following the first volume, focused on Central and Southern Syria (BAH 161), this work aims at gathering a collection of studies written by specialists, in order to present the available data - which are continuously developing - from the Euphrates and the Syrian Jazirah. Most of the archaeological fieldwork in Syria takes place in the North-Eastern part of the country. The results of rescue excavations undertaken on the Euphrates (Tishrine dam area, Tabqa...), crossed with those gained from other field research, allow a global reconstitution of the main phases of ceramic production from the end of the Uruk period to the 12th century BC. However, it is still difficult to make connections between the data regarding ceramics and historical events, and some crucial periods remain little known.

  • Sidon est dès la plus haute antiquité l´une des plus importantes métropoles du Proche-Orient. Elle est mentionnée trente-huit fois dans l´Ancien Testament et figure dans la Genèse comme la plus ancienne cité cananéenne, « le premier-né de Canaan ». En rai

  • Les steppes du Bilad esh-Sham ont connu entre le IVe et le milieu du IIe millénaire avant notre ère une période d´occupation intense. Le pastoralisme spécialisé fut certainement un des moteurs économiques de cette forme d´utilisation des pâturages limitro

  • Arados, Arwad en phénicien, est la principale cité de Phénicie du Nord. Elle est localisée sur un îlot doté d´un port bien abrité, à 2,5 kilomètres de la côte à la latitude de la ville moderne de Tartous. Elle nous est moins bien connue que ses voisines d

  • À partir d´un recensement des amphores de provenance orientale découvertes en Gaule sur une centaine de sites de l´Antiquité tardive, cette recherche aborde un des aspects de l´histoire économique antique, à travers l´étude des échanges commerciaux entre

  • Ce volume contient les actes d´un petit colloque qui s´était tenu à Lyon en février 1989 autour de l´exposition « Mosaïques byzantines de Jordanie » conçue par le père M. Piccirillo, devenu le génie tutélaire des antiquités chrétiennes de Jordanie, avec l

  • La mission française de Qal`at Sem`an, dirigée par J.-P. Sodoni, a étudié certains secteurs du complexe de pèlerinage au cours de campagne menées de 1980 à 1994. Il s´agissait de compléter les travaux qui avaient déjà été entrepris par Georges Tchalenko s

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