Parascolaire

  • L'objectif de cet ouvrage est d'approfondir la réflexion sur l'écriture et son évaluation de l'école élémentaire au lycée. Les auteurs abordent plusieurs questions et étudient, pour y répondre, des dispositifs variés, des publics contrastés, des contextes scolaires divers. Quelles ont été et quelles sont les entrées privilégiées et les points aveugles dans les pratiques d'évaluation ? Comment analyser, en recherche, en formation ou en classe, les écrits des élèves ? Comment concevoir des situations d'enseignement qui permettent aux élèves de construire les compétences scripturales attendues ? Au travers d'orientations méthodologiques et théoriques différentes et complémentaires, les travaux de recherche présentés invitent à considérer plusieurs dimensions ou facettes de l'activité scripturale : culturelle, linguistique, métalinguistique, dialogique, temporelle... Au final, cet ouvrage, ancré dans l'observation du terrain et étudiant de façon plurielle l'écriture à l'école, contribue à renouveler la réflexion didactique engagée depuis les années 1980-1990 par nombre de didacticiens ou d'auteurs situés à l'interface entre la didactique et des disciplines contributoires.

  • Parce que la didactique de la littérature est un champ de recherche jeune, la diversité et la vitalité des travaux récents qui la concernent posent la question des approches et des méthodes de recherche en jeu. C'est au coeur de ce questionnement que s'inscrit cet ouvrage. Penser la didactique de la littérature comme un contenu spécifique conduit à penser la littérature comme un (méta) contenu de la discipline français, qu'il est possible de questionner à l'aide des concepts élaborés en didactique du français et dans d'autres didactiques. Approches didactiques de la littérature doit ainsi s'entendre comme une question ouverte, portant autant sur la nature de ces approches, leur histoire, que sur les notions et concepts qu'elles privilégient ou qu'elles négligent et les méthodologies qu'elles convoquent. Conformément à l'esprit de la collection « Recherches en didactique du français » de l'AIRDF, il s'agit ici de rassembler des éléments de synthèse produits par différents auteurs pour faire un bilan d'étape, forcément provisoire, mais indispensable, de ce champ de recherches. À cette fin, un premier axe de l'ouvrage est consacré à l'histoire et à la définition du champ des approches didactiques de la littérature, tandis qu'un deuxième axe s'intéresse aux notions et aux concepts travaillés dans et par les recherches de ce champ et qu'un troisième axe interroge les approches et les méthodes mises en oeuvre dans ces travaux.

  • Lorsqu'on parle des enseignements artistiques, on ne pense pas spontanément à compter parmi eux renseignement de la littérature. Or désormais, les programmes-socles invitent à intégrer tous les enseignements artistiques dans un même domaine transdisciplinaire : l'éducation aux arts et par les arts est placée au même rang que les autres grands ensembles curriculaires, avec d'ambitieux objectifs (culture générale, créativité, pensée critique, éducation aux valeurs...). Quelle position doit et peut occuper l'enseignement de la littérature au sein d'un projet global d'éducation esthétique et culturelle ? Quels problèmes théoriques et didactiques partage l'enseignement de la littérature avec les autres enseignements artistiques ? Et inversement, en quoi ce dialogue avec eux fait apparaitre des dimensions que la didactique de la littérature mettrait à l'écart ? Les Rencontres de didactique de la littérature réunissent chaque année les chercheurs intéressés par les questions scientifiques et professionnelles posées par l'enseignement de la littérature, de l'école à l'université. Les 17e Rencontres, qui se sont tenues à l'ENS de Lyon en juin 2016, ont exploré le domaine des contacts et des échanges entre l'enseignement de la littérature et les autres enseignements artistiques. Après un processus de révision par les pairs, les contributions ont été réparties entre trois supports d'édition en fonction de leurs orientations (des Actes numériques en ligne et le n°6 de la revue R2LMM). Le présent ouvrage regroupe les contributions qui entrent dans ce dialogue sous l'angle de l'entrée par les textes et d'un point de vue littéraire, d'où sa publication dans la collection Dyptique. Revenant aux trois dimensions fondamentales des enseignements et de l'éducation artistiques et culturels (Rencontrer/Analyser/Faire), comment revenir à la littérature comme un art impose à l'enseignement de la littéraire à ne pas se réduire aux seules approches analytiques, oubliant les autres dimensions d'une éducation artistique et esthétique.

  • Notre société est pluriculturelle. Pas seulement en raison des mouvements migratoires. En raison également de la variété des identités culturelles des autochtones. L'École ne peut rester aveugle à cette diversité : une éducation interculturelle est désormais indispensable. Une éducation qui rende capable de comprendre et d'éviter, autant que possible, le heurt des cultures. Dans le respect de toutes celles-ci, mais dans un respect qui a pour cran d'arrêt les lois et les principes de notre démocratie. La formation littéraire dispensée dans le cadre du cours de français est particulièrement propice à intégrer des contenus concourant à l'éducation interculturelle. À la condition de prendre une distance salubre envers les impératifs d'une évaluation radicalement objective. À la condition de privilégier la réflexion des élèves sur des situations conflictuelles dont l'issue n'est pas à chercher du côté d'une dichotomie manichéenne. À la condition encore de ne pas instrumentaliser la littérature, mais de la donner à penser comme une redescription artistique de vécus individuels. C'est ce que nous avons cherché à faire à travers l'étude d'une douzaine de romans contemporains qui thématisent le heurt des cultures. Écrits ou traduits en français, aujourd'hui tous disponibles en édition de poche, ces romans font l'objet d'une présentation qui cerne la problématique en question. Nous proposons ensuite des questionnaires assortis de suggestions de réponses susceptibles d'aider celles et ceux qui, comme nous, voient l'urgence d'une formation littéraire dans une perspective d'éducation intercuturelle.

  • Comment lit-on spécifiquement un poème ? En quoi consiste la réception des oeuvres poétiques ? Comment former les lecteurs à cette expérience, depuis l'école jusqu'à l'université ? Telles sont les questions que pose cet ouvrage issu du travail mené dans le cadre du séminaire Enseigner le Théâtre et la Poésie d'Aujourd'hui de l'UMR Litt&Arts (Litextra) de Grenoble où depuis 2012, poètes, éditeurs, médiateurs, chercheurs et enseignants font le pari qu'une rencontre féconde entre le poème et le sujet lecteur est possible. Mais cela suppose que le récepteur soit reconnu comme une personne, avec ses émotions, sa culture, ses connaissances, son histoire, ses points de vue. Les contributeurs interrogent ici des corpus variés, de Verlaine à la poésie numérique, des oeuvres écrites et des productions orales, ainsi que des pratiques effectives de classes diverses. Ils proposent également un éclairage sur des dispositifs particuliers visant l'accès à l'expérience poétique d'un plus grand nombre de lecteurs. Enfin, cette publication donne la parole à des poètes, une traductrice, un éditeur, une parole qui dans ses singularités offre un écho de premier ordre aux préoccupations d'une didactique en plein devenir.

  • L'influence grandissante du monde économique sur l'école occidentale a favorisé la création d'une multitude d'indicateurs et d'évaluations censés rendre compte de l'efficacité des systèmes éducatifs. Les résultats des épreuves internationales comme PISA ainsi que les classements internationaux qu'ils entraînent influencent les politiques éducatives et les pratiques enseignantes. En français, discipline scolaire particulièrement sensible politiquement, les pratiques d'évaluation sommative prennent ainsi souvent le pas sur les évaluations formatives, davantage centrées sur les apprentissages des élèves et sur les indices de leur progression. Les contributeurs de cet ouvrage mettent en tension ces différents volets de l'évaluation en français, étudiant à travers les tâches langagières spécifiques à cette discipline la façon dont les enseignants et les institutions interprètent leur mandat d'évaluation. Deux ensembles de travaux structurent cet ouvrage : ceux portant sur les pratiques d'évaluation en classe et ceux qui abordent les tests d'évaluation certificative, dans une perspective nationale ou internationale.

  • Il n'est plus temps aujourd'hui de s'interroger sur la légitimité d'un enseignement de l'oral: tous les programmes et plans d'études actuels des différents pays et régions francophones lui donnent une place conséquente, de la maternelle à la fin du secondaire, des premiers rituels langagiers aux genres les plus complexes. Ce nouvel ouvrage de la collection Recherches en didactique du français a dès lors pour principal objectif - et intérêt - de présenter des pistes et réalisations concrètes, fondées didactiquement. Celles-ci témoignent des avancées dans ce domaine, mais aussi du développement d'une ingénierie didactique solidement argumentée, attentive aux démarches d'élaboration et de validation des dispositifs proposés.Au-delà de certaines convergences, les contributions font apparaitre des manières diversifiées d'envisager l'«oral» comme objet de l'enseignement: de pratiques communicatives larges, multimodales, à des conduites langagières «transversales» telles la justification ou l'argumentation, d'un oral au service de l'écrit à des approches spécifiquement centrées sur des genres oraux tels le débat ou le documentaire, en production ou en compréhension.L'ouvrage aborde ainsi de nombreuses questions, notamment à propos des normes appliquées, ou à appliquer, lorsqu'on enseigne l'oral, de l'évaluation, des relations entre oral et écrit, de la formation, voire de la délimitation même du domaine. Il pointe aussi quelques lacunes qui demeurent, concernant la progression des apprentissages par exemple.Cet ouvrage est de nature à intéresser les enseignant-e-s, qui pourront y trouver diverses pistes, les formateurs et formatrices, les didacticien-ne-s des langues et... tous les adeptes de l'oral, sous toutes ses formes et dans toutes ses variétés!Avec des contributions de:Roxane GAGNON, Jean-François DE PIETRO, Carole FISHER, Ana DIAS-CHIARUTTINI, Sonia GUILLEMIN, José TICON, Joaquim DOLZ, Jean-Paul MABILLARD, Kathleen SÉNÉCHAL, Christian DUMAIS, Lizanne LAFONTAINE, Joanne PHARAND, Stéphane COLOGNESI, Joaquim DOLZ, Paul CAPPEAU, Christiane MORINET, Caroline SCHEEPERS, Constance LAVOIE, Étienne BOUCHARD, Grégory MIRAS , Jose AGUILAR, Fanny AUZÉAU, Brahim AZAOUI, Bernard SCHNEUWLY.

  • Dès les années 1970, les recherches en didactique du français se développent dans différents espaces institutionnels. À l'université, elles se libèrent peu à peu de divers champs scientifiques, tels ceux de la linguistique appliquée, de la psychopédagogie, des sciences de l'éducation, ou des études littéraires qui, toutes, deviennent disciplines contributrices. Hors de l'université, les recherches en didactique du français se développent dans des organismes, comme en France, l'INRDP (devenu INRP en 1976 puis IFÉ en 2010). En Suisse, l'IRDP, fondé en 1970, et les centres de recherche cantonaux contribuent à leur essor, tout comme en Belgique francophone, le CEDOCEF (Centre d'Études et de Documentation du français) et la cellule « français » du CAF (Centre d'Autoformation et de Formation continuée). Ces recherches prennent des formes diverses : recherche-action, recherche-innovation, recherche expérimentale, recherche-développement. La didactique du français s'étant donné pour objets d'analyse « les contenus (savoirs, savoir-faire...) en tant qu'ils sont objets d'enseignement et d'apprentissage, référés/référables à des matières scolaires » (Reuter, éd., 2007 : 69), son développement est aussi lié à l'évolution de l'enseignement du français au sein de l'institution scolaire et à la prise en compte des questions concernant la formation des enseignants. Chaque réforme de programme ou de la formation des enseignants crée un nouveau contexte à comprendre et à analyser. La question de l'incidence des aspects institutionnels sur le champ de la didactique du français est donc centrale. Ce sont ces liens entre le contexte institutionnel et politique et le développement de la recherche en didactique du français que le volume 10 de la collection « Recherches en didactique du français » de l'AIRDF explore.

  • Ancrée initialement dans le domaine des études littéraires et linguistiques, la notion de genre a fait, depuis les années 1980, l'objet de nombreuses recherches en didactique du français. Dans ce domaine, les genres ont d'abord fait l'objet de classements conçus essentiellement comme des outils de guidage de la lecture et de l'écriture. Des recherches plus récentes se sont également interrogées sur les situations de production et réception langagières ainsi que les différentes transformations que connaissent les genres lorsqu'ils deviennent des outils ou des objets d'enseignement et d'apprentissage de la classe de français.Dans ce volume de la collection « Recherches en didactique du français », nous avons voulu prolonger la réflexion critique et didactique sur les rôles des genres dans l'enseignement du français selon deux axes. Le premier axe regroupe des contributions visant à établir un état des lieux concernant la place et le statut accordés aux genres dans la recherche en didactique et, plus spécifiquement encore, dans les instructions officielles et programmes actuels de français des différents pays francophones. Le deuxième axe est consacré aux travaux portant sur les genres et leur statut dans la formation et/ou dans les pratiques enseignantes. Il rassemble des recherches qui thématisent la notion de genre comme outil et/ou objet d'enseignement dans différents contextes scolaires, du primaire à l'université.Auteurs:Glais SALES CORDEIRODavid VRYDAGHSNathalie DENIZOTSuzanne G.-CHARTRANDBernard SCHNEUWLYMagali BRUNELAnne PRUNETChloé GABATHULERChristophe RONVEAUXFrancine FALLENBACHERSébastien OUELLETMarianne JACQUINChiara BEMPORADStéphanie PAHUDMarie-Élaine LEBELUsha VISWANATHANChristiane BLASERLucie LIBERSANJean-Philippe BOUDREAURoselyne LAMPRON

  • S'inscrivant dans la continuité de publications précédentes, cet ouvrage réunit onze articles qui interrogent la progression de l'enseignement de la lecture au long de la scolarité obligatoire dans les quatre pays francophones (Belgique, France, Québec, Suisse). Plusieurs de ces articles portent sur différents cycles d'enseignement, dont ils soulignent les spécificités et les continuités. D'autres abordent la question de la progression en confrontant textes institutionnels et pratiques effectives, ou encore en comparant différents programmes nationaux. Une partie importante des articles, enfin, traite de situations d'apprentissage effectives ou de performances d'élèves, fournissant ainsi des savoirs empiriques nouveaux. L'ouvrage rassemble des contributions d'équipes de recherche confirmées ou qui travaillent depuis plusieurs années sur le sujet. Plusieurs de ces études constituent dès lors des recherches d'envergure, qui, à bien des égards, entrent en dialogue et se complètent mutuellement. Témoin d'un courant important de la recherche actuelle en didactique du français, ce livre n'esquive aucune des problématiques soulevées par le sujet, qu'il s'agisse de l'apprentissage continué de la lecture entre les différents cycles, de la progression curriculaire du lecteur, des comparaisons internationales de pratiques d'enseignement et d'apprentissage, ou encore des différents types de compétences mobilisées en lecture. Il constitue à ce titre un ouvrage de référence pour tout chercheur qui s'intéresse à la progression en lecture et désire s'appuyer sur les travaux les plus récents en la matière.

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