Littérature générale

  • Soeurs d'armes Nouv.

    Soeurs d'armes

    Chérif Zananiri

    Les peintres savent que par moment, un pinceau léger suffit pour suggérer des sentiments diffus, des tranches de vie dont ne restent que les instants singuliers. L'auteur a voulu, à la manière des peintres, narrer un moment difficile de la ville de Saint-Quentin : la période d'occupation dès 1914, puis l'évacuation de la ville, enfin sa destruction.
    Il faut imaginer que cette ville de 40 000 âmes, était considérée comme germanisée dès 1914. Les conditions de vie étaient très difficiles, avec près de 8 000 soldats et officiers installés chez l'habitant, terrorisant, affamant, emprisonnant, séquestrant, prenant des otages et mettant la ville à feu et à sang. Dans ce roman, des personnages attachants, en majorité des femmes, s'aperçoivent qu'il faut prendre en charge les affaires de la cité, organiser la résistance, faire le possible pour bouter les envahisseurs allemands hors de France. Puis, comme c'est souvent le cas, les femmes lorsqu'elles accomplissent des actes héroïques, préfèrent reprendre discrètement leur place dans la cité, sans chercher ni la reconnaissance, ni les honneurs officiels.
    Ce roman raconte leur histoire.

  • Le confessional des eaux Nouv.

    Au hameau de Petite-Croix, chacun, dit-on, porte sa croix : l'inimitié et le ressentiment règnent.
    Chloé, jeune fille sage, aime Guillaume en dépit de l'opposition du père de celui-ci. Il y a Marie-Quatorze, la vieille bergère, voyante ou délirante, Cavarnac l'homme puissant, Charlène, folle de son corps, son mari Carlucet et Vitus, son amant, Martial Villedieu, un peintre ayant eu son heure... Il y avait aussi Karen. On l'a retrouvée morte (et enceinte) dans la neige d'un matin de Noël. Une succession de pluies diluviennes provoque une rupture du barrage. Les villageois, cernés par les eaux, gravissent la pente de la montagne et se rassemblent dans les ruines du château de Crève-Coeur. À l'abri de cette sorte d'arche de Noé, les gens voisinent de nouveau. Ce serait peut-être l'occasion de rétablir la concorde entre toutes ces personnes que d'immémoriales rancoeurs et des malentendus séparent... Martial, le peintre, invite la communauté à une grande repentance en forme de confession publique...
    Si compatissante et généreuse, son offre sera-t-elle reçue comme il l'attendait ? Le pardon ou la haine : qui triomphera ?

  • Deux amis, Ganymède et Calixte, partent à la découverte de pays inconnus, l'un la Phéraizie, l'autre, la Zapockie. Durant leurs séjours respectifs, ces arrière-petits-cousins des Persans de Montesquieu, ces lointains descendants du Huron de Voltaire se font part de leurs observations. Ils échangent leurs impressions, les sentiments que leur inspirent les moeurs, les coutumes, les façons de vivre de leurs hôtes. Leur étonnement, surtout, devant le constat que leur propre patrie accumule en maints domaines un retard considérable. Ainsi leur correspondance dessine-t-elle, mais en creux, le portrait d'une France dont l'image, pour surprenante qu'elle paraisse parfois, ressemble, en définitive, trait pour trait à celle que nous connaissons aujourd'hui. C'est dire que l'amertume se mêle à l'ironie. Que la satire, souvent hilarante, débouche sur une réflexion on ne peut plus sérieuse.
    Et le véritable french tacos du titre ? Celui qui en chercherait la recette dans ces pages irait au devant d'une cruelle désillusion : il est métaphorique et symbolise, à lui seul, l'état de notre civilisation, comme le lecteur pourra s'en apercevoir au fil du texte..

  • Religieuse, intrigante, femme de lettres : telles sont les trois carrières de Mme de Tencin, qui connut son heure de gloire sous la Régence puis sous Louis XV. Cette « nonne défroquée », qui fut aussi la mère du philosophe d'Alembert, a fait de sa vie un chef-d'oeuvre de dissimulation et d'intelligence. Alexandrine de Tencin qui vit le jour à Grenoble en 1682 semblait avoir son avenir tout tracé. Son frère aîné hériterait de la fortune de leurs parents tandis que ses deux soeurs et son plus jeune frère seraient élevés comme elle, dans un couvent.
    Renoncer au monde et à ses plaisirs ? Jamais ! Son ambition était trop grande de s'y faire un nom, une place, de briller dans les salons. Mais il lui fallait quitter cet habit de nonne pour triompher de la cruauté des hommes. Le jour vint où elle fut rendue à la vie civile et son entrée dans le monde fut fracassante ! Tout ce qu'elle n'avait pas connu entre les murs du couvent, elle allait le vivre, intensément ! La politique, l'ambitieuse la faisait sur l'oreiller. Elle travailla sans relâche à l'ascension de son frère dans la hiérarchie ecclésiastique ; il était bien le seul homme qu'elle eût jamais aimé. Et dans son salon littéraire, elle brillait par son esprit et sa culture.
    Cependant, du plus honteux secret qui pesait sur son nom, tout Paris se délectait. Et pour tous, Madame de Tencin demeurait « La Défroquée ».

  • Les soeurs Charpy

    Serge Camaille

    Sonia, Barbara, Virginie, trois soeurs aux caractères bien trempés, mais diamétralement opposés. Le jour où le destin frappe à leur porte en leur annonçant la disparition de leur père, elles se retrouvent avec un héritage bien embarrassant...
    Une ferme au coeur du Berry ! Sonia, l'aînée, ouvrière hautement qualifiée, a les idées solidement ancrées à gauche et aimerait bien transformer l'endroit en ferme pédagogique. Idée utopique de bobo de gauche, pensent les deux autres. Barbara, la cadette, avocate d'affaires et Parisienne dans l'âme, déteste la campagne et aimerait tout vendre à son agent immobilier de mari qui souhaiterait y construire le plus grand golf de la région. Pas question de vendre leur maison d'enfance, protestent les deux autres. Virginie, la benjamine, indécrottable rêveuse romantique, tient une petite librairie dans la ville voisine. Elle verrait bien la ferme devenir un gîte rural pour tous les touristes et autres randonneurs qui sillonnent les bords de l'ancien canal de Berry. Qui va le gérer ? objectent les deux autres. Dans ces conditions, laquelle des trois aura raison des deux autres ?
    Ce seront quelques secrets bien enfouis qui finiront par réunir les soeurs Charpy après quelques manigances qu'elles tourneront à leur avantage.

  • Tête de paille

    Gérard Glatt

    En mars 1984, un après-midi, le père du narrateur lui annonce la mort de son frère, Daniel, qu'il n'avait pas revu depuis le mois de mai 1968. À cette époque, seize ans plus tôt, il effectuait son service militaire. C'est à l'occasion d'une permission qu'il avait appris qu'à la suite d'une colère incontrôlable, en présence des gendarmes et des pompiers appelés à la rescousse, rien moins que la force de trois ambulanciers avait été nécessaire pour maîtriser le jeune homme et le conduire dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne. Daniel va y être interné pendant presque treize années, un tunnel sans fin, avant d'être admis, à Evry Petit-Bourg, dans une maison spécialisée pour handicapés mentaux adultes. Trois années plus tard, un cancer des poumons devait l'emporter. Il aurait eu 39 ans...
    Le narrateur, qui n'est autre que l'auteur de ce roman autobiographique raconte à sa manière, et sans pathétisme, l'histoire d'une vie brève, peuplée d'orages et de superbes éclaircies.

  • De retour de la Grande Guerre, Alphonse Fragondin aide ses parents pour l'exploitation d'une métairie dans la vallée de la Dore, en Auvergne. Mais le propriétaire, sous des prétextes contestables, refuse de renouveler le bail. La mort de son père entraîne le départ d'Alphonse et de sa mère, qui entrent au service d'une marquise excentrique. Devenu riche, l'homme revient se venger.

  • Fils aîné d'une famille de paysans de la commune de Néoux dans la Creuse, François Bûchamor s'engage par honneur dans les armées révolutionnaires plutôt que de se marier avec celle qu'il aime. Il ne veut pas laisser son frère aîné, Jean, engagé volontaire, partir seul. Le frère cadet, Toinet, les rejoint sous les drapeaux. Leur soeur Goton, unique fille de la famille, reste à Néoux pour faire vivre la ferme familiale.
    François Bûchamor constitue un panorama documenté et réaliste, prenant et vivant, des guerres menées aux lendemains de la Révolution jusqu'à la chute de Napoléon Ier, à travers le récit qu'en livre le grand-père qu'est devenu François Bûchamor à ses petits-enfants.

  • Ce roman nous immerge dans la période révolutionnaire. Il illustre parfaitement cette phrase de Talleyrand : « On ne saura jamais assez jusqu'où les hommes peuvent s'égarer aux époques de décomposition sociale ». Sous la Terreur, enfiévrés par le spectacle sanglant de la guillotine, un artiste peintre, Maurice Limon, et son égérie, Laurence de Valombré, vont profiter de la déliquescence générale pour donner libre cours à leurs penchants nécrophiles en prétextant régénérer l'Art. Selon eux, l'Art ne peut naître que « dans quelque chose d'énorme, de barbare et de sauvage ». A une époque où les cabinets d'anatomie et les figures de cire sont en vogue, ils vont se fourvoyer dans une dépravation qui les conduira jusqu'au meurtre pour « manier du cadavre » et connaître la béatitude.

  • Lorsque Mathilde fait le bilan de ses vingt dernières années, elle ne peut s'empêcher de vider ses poumons dans un long soupir. Elle, la hippie un brin rebelle et globe-trotteuse dans l'âme, ne se voyait pas, deux décennies plus tard, enfermée dans un bureau à répondre aux mails et au téléphone huit heures par jour, accompagnée de Chantal, sa collègue commère en chef. Le destin est parti en sucette quelque part, mais où, quand, comment ?
    Heureusement, son blog de voyage participatif est là pour lui maintenir un semblant de rêve à défaut de les vivre, car sa vie sentimentale est également en berne. L'homme idéal, elle y a renoncé depuis longtemps. C'est comme ça, le grand Amour n'existe pas. Mathilde est seule face à elle-même et navigue dans cette existence sans surprise.
    C'est sans compter sur ce message intrigant, reçu un beau jour et qui modifiera peut-être - ou pas - la donne de son chemin de vie et celui de ses rêves enfouis.

  • Catherine, une jeune femme enjouée et épanouie, est bénévole à l'hôpital. Elle rencontre Nicolas en repos depuis quelque temps. Leurs échanges vont faire naître une amitié hors du commun mêlant leurs souvenirs aux musiques aimées de Bach et de Schubert dans un Paris qui se transforme sous la lumière du printemps.
    Quel secret terrible abrite Nicolas qui ne peut plus affronter le monde extérieur ? Catherine parviendra-t-elle à le découvrir ? Accepter le bonheur, rebâtir une existence après une crise et dépasser ses douleurs, tel est l'enjeu d'Un Printemps à Paris, un roman dédié à la construction de soi dans un

  • Pour Antoine Aria, vieux tragédien au chômage, la coupe est pleine. Jouer la carotte dans une publicité alimentaire est indigne de lui. Alors, quand on lui propose d'interpréter un ancien chef mafieux pour un cachet à nombreux zéros, il n'hésite pas. Seulement cette fois nous serons sur du live. Les partenaires n'auront que très peu connu le Conservatoire et les flingues seront bien réels. Une réconciliation des branches française et américaine de la «Famille» assez éloignée d'une quelconque distanciation brechtienne, qui pourra s'avérer... plutôt dangereuse.

  • Alors que la vie de son père ne tient plus qu'à un fil, aura-telle le temps de régler ses comptes affectifs ? En aura-t-elle le courage ? Juin 2011, les vacances se terminent. Sa mère apprend à la narratrice l'hospitalisation de son père. Le voyage de retour ne sera pas celui qu'elle avait prévu. Voilà ce chêne indestructible, qui avait promis de vivre jusqu'à 107 ans, mis K.O. Cette nouvelle donnera un air particulier à la fin des vacances. Bien qu'immobile à la place passager, les souvenirs lui reviennent et les questionnements bouillonnent dans sa tête sur le rapport étrange qu'entretient son père avec ses enfants et sa femme : Quel sentiment éprouve-t-il pour ses enfants ? Que sont-ils pour lui ? Est-il le vrai père ? Qu'est-ce qui empêche ces pères-là de dire à leurs enfants qu'ils les aiment ? Où va la conduire son introspection ? Finira-t-elle par obtenir des réponses à ses questions ? Le père et sa fille se trouveront-ils ?
    Le rythme de l'histoire est à deux vitesses : entre l'envie de rejoindre rapidement sa famille et le besoin de s'arrêter et regarder en arrière pour comprendre ce qui cloche chez ce père énigmatique. D'un côté la réalité du paysage qui défile, de l'autre les souvenirs de vie qui jalonnent l'itinéraire. Et puis, les coïncidences, les fulgurances, les odeurs, les chants, les jours heureux et tous les autres...

  • Mais pourquoi une pétasse au volant serait plus pétasse qu'une pétasse à pied ? Parce qu'une voiture protège de tout : des autres pétasses encore plus pétasses, des hommes à petit cerveau et grosse auto, des flicaillons tatillons et des passants envahissants. Dans son cocon, la pétasse est enfin elle-même, libérée des turpitudes, c'est du moins ce qu'elle s'imagine.
    Chanteuse à tue-tête (souvent), romantique (un peu), vulgaire (parfois), maman (quand il faut) et mécano (le moins souvent possible), elle vit sa voiture et la transforme selon son humeur et sa météo personnelle. Tour à tour salon de coiffure, alcôve amoureuse, salle de concert, bureau ou bistrot avec les copines, son auto est le décor de sa vie et de ce roman qui aborde, sur un ton humoristique, des problèmes qui vont bien au-delà de l'anecdote.


  • 1967 - Île de La Réunion.
    Les cinq enfants de la famille Hoareau sont embarqués dans un avion chargé d'enfants comme eux. Pourquoi leur mère les a-t-elle forcés à partir ? Quel est donc ce papier qu'elle a signé ? À l'aéroport d'Orly, Martin s'échappe. Ses frère et soeurs, eux, sont dirigés vers le centre d'accueil de Paris pour y être « triés ». Émelie, Flora et Youli se retrouvent au foyer de Guéret, protégés par Apollina, leur soeur aînée. Dario, un jeune réunionnais se rapproche d'eux. Pourquoi insiste-t-il autant pour les aider ? Que cache-t-il ? Chaque membre de la fratrie recevra un nouveau nom avant d'être envoyé dans un lieu inconnu et différent.

    Apollina se jure de les retrouver un jour. Ce qui deviendra son obsession au fil des années. Même lorsqu'elle rencontre le bonheur avec Jean, le souvenir ne la laisse pas en paix. Elle va se battre. Mais elle n'est pas la seule. Des drames se jouent dans l'ombre. Chaque enfant suivra son propre chemin pavé d'obstacles...

  • Animus

    Jean-Baptiste Ferrero

    Déchiqueté par les balles des mitrailleuses allemandes, relégué dans un hôpital militaire où l'on peut cacher ce qui reste de son corps martyrisé, Pierre Tallandier acquiert le pouvoir incroyable de s'emparer du corps d'autrui. Ivre de revanche contre le monde qui lui a volé sa vie et sa jeunesse, Pierre retrouve sa liberté au prix de celle d'autrui.
    Des tranchées de la Première Guerre Mondiale aux camps de concentration nazis, il va mener une longue quête qui, d'aventure en aventure, le conduira finalement à répondre à la question qui le hante, qui nous hante tous : quel est cet inconnu en moi qui dit « Je » ?

  • Pour la réalisation d'une thèse en sciences sociales, une jeune femme Hélène rencontre Nina qui lui confie son enfance douloureuse lors d'une série d'entretiens complices et empathiques. En accompagnant Nina sur le chemin de la guérison, Hélène va découvrir l'existence de Teresa, la mère de Nina, une femme complexe, une beauté passionnée aux allures déchaînées et aux affects contrastés, qui n'a cessé d'affirmer sa force de vie dans l'existence. La vie frénétique de Teresa reste un mystère pour sa famille. Quand Éros et Thanatos guident une vie, le destin s'acharne... Qu'est-il arrivé à Teresa ? Quelle fut son enfance ? son vécu ? Quel parcours peut conduire un être à sombrer dans les méandres de la passion ?
    Les Âmes guéries, roman sur l'enfance et l'amour, laisse entrevoir la complexité des liens humains, la question de la mère, le couple et la condition de la femme aujourd'hui.

  • Orazio

    Christophe Matho

    En septembre 2012, un éditeur est convoqué chez un notaire qui lui remet un manuscrit confié à son étude il y a très longtemps. Il s'agit d'un roman écrit par une écrivaine, célèbre à son époque, qui craignait que la postérité ne l'oublie. Elle avait donc organisé la découverte de cet ouvrage plusieurs décennies après sa mort. L'arrière-grand-père de l'éditeur, un jeune homme qui fuyait l'Italie fasciste était tombé sur une énigme qu'il avait su résoudre et qui l'avait conduit jusqu'à un autre notaire dans les années trente.
    Ce manuscrit contient un lourd secret. Ce n'est pas le hasard qui a conduit ce jeune Italien et une paysanne creusoise qu'il a rencontrée sur son chemin à résoudre cette énigme. Le cheminement de ce manuscrit à travers le temps a été soigneusement orchestré par ceux qui avaient décidé que son secret ne serait dévoilé que le moment venu.
    De la Toscane au Berry, en passant par la Corse ou Lyon, ce roman propose un périple dans la France de la première moitié du XXe siècle, mais aussi un voyage dans le temps et dans l'imaginaire de la Vallée Noire.

  • Pontarlier, Franche-Comté, de nos jours. Axel revient dans cette ville où il passé ses vacances dans sa jeunesse, pour assister à l'enterrement du « patriarche », un oncle autoritaire et despotique demeurant dans un château. À cette occasion, il se remémore les souvenirs liés à ces lieux qu'il pensait avoir oubliés. Des souvenirs remontant aux années 60, mêlant moment de bonheur et d'humiliations, émois du coeur et trahisons.
    Un ton intimiste, écrit dans une langue rappelant celle des « Hussards » d'après-guerre.

  • Corps fantomes

    Fabienne Leloup

    Expériences de mort imminente, hypersensibilité à l'invisible... certaines personnes semblent ébranler notre vision ordinaire de la réalité. C'est le constat que fait Yara, infirmière de 22 ans en faisant la rencontre, à Paris, d'Hermine de la Vallée, un médium à l'allure de star de cinéma. Rashid, son frère n'a pas choisi la même voie que sa soeur. Il a arrêté l'école, longtemps glandé, avant de choisir le fondamentalisme qui l'entraîne à certaines extrémités. Il ne comprend pas pourquoi sa soeur a quitté les urgences pour un établissement médicalisé où séjournent de riches retraités, tous plus délirants les uns que les autres. Clin d'oeil à la bande-dessinée, Les vieux fourneaux (chez Dargaud) qui raconte les aventures de trois septuagénaires et les bouleversements socio-culturels de notre époque. Au contact d'Hermine, Yara se met à entendre une voix, puis plusieurs... à sentir les présences d'âmes errantes autour d'elle. Ce sont celles des défunts coincés entre la terre et le ciel, lui explique la vieille dame. Soit parce qu'elles ne veulent pas partir, soit parce qu'elles ont été victimes de mort violente. Pour Yara, plus rien ne sera comme avant. Hermine veut lui transmettre son don de communication avec les disparus. Il y a tant de messages des âmes errantes, la prévient-elle. Peut-elle repousser ces « corps fantômes » ? Comment expliquer à Rashid que certains passages ne se forcent pas impunément ?
    Paranormal et actualité : tels sont les deux fils conducteurs de ce livre qui souhaite faire réfléchir sur la notion de choix.

  • L'histoire de Valia prend racine dans un petit village des Vosges, au sein d'un grand domaine. Au sortir de l'adolescence, elle est déjà courtisée en secret par un proche de la famille... premiers tourments ! Cet évènement, accentué par une pression familiale bien trop pesante pour elle, sonnera le départ d'une nouvelle vie. Riche en péripéties, son parcours l'amènera à rencontrer de nombreux hommes de pouvoir au sein de contrées dont l'exotisme n'aura d'égal que le danger. Grèce, Egypte, Liban, Israël... autant de pays qui verront naître des intrigues à rebondissements. La rencontre avec ces hommes la marquera à vie, la guidera vers un retour aux sources... à l'issue pour le moins inattendue !

  • La hache

    Alain Gerber

    Un sous-lieutenant français se trouve affecté avec trois autres soldats dans la zone occupée par l'armée d'un pays imaginaire qui pourrait être situé en Europe de l'Est, sans doute de confession orthodoxe, car il y a un pope au village. II est logé dans une ferme où habitent un fermier, sa femme et sa fille adolescente. Un crime de guerre a eu lieu dans cette région, mais on ignore quels en sont les coupables. L'officier passe son séjour entre l'ennui de cet exil, dans un lieu peu hospitalier, avec les autochtones dont il ne parle pas la langue et les soldats placés sous ses ordres avec lesquels il n'a rien de commun. Il imagine qu'un jeu de séduction s'instaure avec la jeune fille, bien vite interrompu par le père qui pour couper son bois manie une hache au fer étincelant. Peu à peu se révèle la vérité sur ce qui s'est passé dans ce village, avec la découverte d'un charnier.
    Connue toujours chez Alain Gerber, l'intrigue a moins d'importance que la psychologie extrêmement subtile des personnages, la narration jouant sur les non-dits, les ellipses, les silences. Rien n'est clairement révélé, tout est suggéré, laissant au lecteur le soin de combler les vides du récit. Tout cela servi par un style inimitable, que porte une écriture belle et limpide.

  • L'estafette

    Philippe Pivion

    Dans le nord de la France, durant la Première Guerre mondiale, « Alf » est un jeune Allemand d'origine autrichienne. Il est estafette dans la Deutsches Heer. Il est très conservateur, déteste les idées libérales et les Juifs. Sa principale ambition est de bien servir ses supérieurs pour grimper dans la hiérarchie et recevoir des médailles. Il a eu une enfance compliquée. Il aime peindre. Il tente de se rapprocher des Vanousten, une famille française, car la fille, Geneviève, ne lui déplaît pas. Les Vanousten renseignent les troupes françaises de l'autre côté de la ligne de front. Ils vont payer les conséquences de leur engagement contre l'ennemi.
    Le roman dresse un tableau sans concession de la vie et des relations avec « l'occupant », complexes, avec des alliances de survie réciproques entre les soldats allemands et familles françaises. Alf est aveuglé par du gaz toxique. Le docteur Bernstein l'envoie à la section psychiatrique de l'hôpital Pasewak.
    Son nom complet est « Adolf Hitler ». C'est le roman d'Adolf avant qu'il ne devienne Hitler, ses frustrations, son égocentrisme, son manque d'empathie envers les autres (à part pour son chien), sa quête de vengeance, son enfance, son servilisme envers l'autorité...
    Un monstre ne se construit pas que durant l'enfance !

  • Je viens de damas

    Marieke Aucante

    À Damas, un soir de printemps, à l'heure où les roses exhalent leur parfum, une famille d'artisans de la soie est égorgée parce que chrétienne. Pour répondre à l'ultime demande de leur maman, les deux survivants une adolescente de quinze ans et son petit frère qui n'a jamais parlé partent dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. Une marche longue et semée d'embûches les conduit à faire face à des drames et à des instants de lumière. Grâce aux mystères de la rencontre, ils partagent plusieurs jours de leur vie avec les combattantes kurdes, une bénévole de Lampedusa, une Arménienne à Nice, des migrants dans la Jungle de Calais, une Asiatique à Paris...
    Yasmine et Elias avancent sur les chemins du monde à la recherche d'une seconde « maman ». Rien ne leur sera impossible parce qu'ils sont habités par le courage.
    Ce livre est une quête humaniste bouleversante entre conte philosophique oriental et modernité occidentale.

empty