Séguier

  • De l'extrême-droite à l'extrême-gauche, une idole affole le monde politique : le Peuple. Or quel est ce fétiche dont les porte-paroles veillent à ne jamais définir les contours ? Loin d'être une réalité identifiable, le mot de Peuple n'est qu'un vent de bouche que des blablateurs propulsent à plein poumons du haut de leur podium pour ratisser large en période électorale. N'importe quelle foule se prend désormais pour le Peuple et exprime ses frustrations et bouffées paranoïaques sur les nouvelles agoras digitales. En ligne de mire : des « élites »... qui ne sont pas davantage définies et auxquelles on promet pourtant un mauvais sort. Dans un essai bref et incisif, Frédéric Schiffter signe un acte de résistance face à la servitude intellectuelle.

    Frédéric Schiffter vit à Biarritz depuis son enfance et se définit lui-même comme « philosophe balnéaire ». Il est l'auteur d'une quinzaine d'essais salués par la critique, et le lauréat du Prix Décembre 2010 pour Philosophie sentimentale (Flammarion/J'ai lu) ainsi que du Prix Rive Gauche à Paris 2016 pour son récit autobiographique On ne meurt pas de chagrin (Flammarion). En 2020 est paru son premier roman : Jamais la même vague (Flammarion).

  • Journal intime

    Richard Burton

    Monstre sacré du 7e art, Richard Burton forma avec Elizabeth Taylor l'un de ses couples les plus emblématiques. Leur relation orageuse, leur train de vie luxueux, leur beauté, leurs excès et leurs succès leur valurent d'être constamment sous les feux des projecteurs - aussi souvent ceux des plateaux de tournage que ceux de la presse à scandale. Ce tourbillon, les carnets intimes que tint l'acteur tout au long de sa vie nous y plongent « caméra à l'épaule », comme si nous y étions. Mais ils révèlent aussi un homme insoupçonné, infiniment plus complexe que l'image de la star superficielle : tourmenté, passionné de théâtre et de littérature, doté d'un sens de l'humour irrésistible, portant un regard lucide et ironique sur l'usine à rêves hollywoodienne, Burton surprend à chaque page.

    Richard Burton, Jenkins de son vrai nom, est né en 1925 au pays de Galles, au sein d'une famille de mineurs de 13 enfants. Il fait ses débuts sur scène en 1943, et s'impose bientôt comme un interprète shakespearien de premier plan. Mais c'est à partir du tournage du Cléopâtre de Mankiewicz, en 1962, durant lequel il entame une liaison avec Elizabeth Taylor, qu'il devient une star d'envergure internationale et l'un des acteurs les mieux payés de sa génération. Il meurt en 1984, à l'âge de 58 ans.

  • « Écrit le jour où l'on a brûlé mes livres en Allemagne. » Ainsi commence Le Livre de l'hirondelle d'Ernst Toller. Pour tenter de comprendre comment un tel événement a pu se produire, il entreprend alors de raconter, telles qu'il les a vécues, les années qui menèrent jusqu'à ce tragique autodafé de 1933 : son enfance dans une famille juive de Prusse orientale, puis la Grande Guerre, l'échec fracassant du spartakisme ainsi que la fin d'une révolution qu'il voulait pacifiste. Ensuite vinrent les années de prison où, telles ces hirondelles qui s'obstinaient à lui rendre visite dans sa cellule, Toller continua de rêver à une Europe réconciliée en écrivant des poèmes imprégnés d'espoir. Mais à quelques kilomètres de là, dans une autre prison, Adolf Hitler dictait un autre genre de livre.

    Comme Stefan Zweig, Walter Benjamin et Klaus Mann, Ernst Toller (1893-1939) appartient à la génération des écrivains juifs de langue allemande contraints de s'exiler à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Militant révolutionnaire et pacifiste, il est l'auteur d'oeuvres théâtrales traduites en 27 langues. Désespéré par le triomphe du nazisme et du franquisme, accablé par les difficultés financières, artistiques et amoureuses, il se donne la mort à New York à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.

  • Dans les années 1960, Eugène Saccomano, alors journaliste au Provençal, a mené l'enquête sur l'âge d'or de la pègre marseillaise. Il en est résulté Bandits à Marseille, un livre inclassable qui rencontra un véritable succès en librairie et au cinéma (le film Borsalino en est partiellement adapté) mais qui valut aussi à son auteur des menaces jugées assez sérieuses pour qu'il déménage en urgence à Paris... Des Carbone & Spirito au clan Guérini, la saga des parrains de la cité phocéenne ressemble à une « histoire marseillaise », tant elle paraît mêler la réalité à la fiction, le fait divers au roman. Dans ces pages ruisselantes de sang, on croise des voyous hauts en couleur, des responsables politiques, des hommes d'affaires et des policiers... bien loin des clichés romantiques sur le milieu.

    Eugène Saccomano (1936-2019) fut d'abord la voix la plus célèbre de la radio et du football français (RTL, Europe 1). Mais le résumer à ses envolées lyriques de commentateur sportif serait injuste pour cet homme épris de culture, de théâtre, amoureux fou de Céline et de Giono - auxquels il a consacré plusieurs ouvrages (Giono, le vrai du faux, Le Castor astral, 2014 ; Céline coupé en deux, Le Castor astral, 2012 ; Goncourt 32, Flammarion, 1999).

  • Dans la nuit du 1er novembre 1970, en Isère, 146 jeunes gens meurent brûlés vifs dans l'incendie du 5-7, le club où ils s'étaient rassemblés pour assister à un concert de rock. Tous, ou presque, ont moins de 25 ans. Michel Mancielli, un jeune musicien qui devait se trouver parmi eux ce soir-là, échappe de justesse à la catastrophe. Mais comment continuer à vivre entre la culpabilité du rescapé et les ombres des disparus ? Et puis il y a ce désir de justice et de vengeance qui vous prend aux tripes... À partir d'un fait divers parmi les plus dramatiques de notre histoire récente, Jean-Pierre Montal imagine un roman tour à tour nerveux et mélancolique pour raconter cette France de l'après-1968 qui aura vu se consumer, dans un même brasier, sa jeunesse et ses rêves de changement.

    Né en 1971, Jean-Pierre Montal est le co-fondateur des éditions Rue Fromentin, ainsi que l'auteur de plusieurs romans et essais. Il a publié en 2013 Maurice Ronet. Les vies du feu follet, en 2015 Les Années Foch et en 2017 Les Leçons du vertige (éditions Guillaume de Roux). En 2018, il a fait paraître, avec Jean Christophe Napias, 100 courts chefs-d'oeuvre aux Éditions de la Table ronde.

  • « Abigail s'avançait le long du boulevard quand elle devina devant elle, comme découpées dans le noir, les formes à la fois franches et imaginaires d'un château. »
    Los Angeles, été 1958. Abigail Fairchild, ancienne directrice du Chateau Marmont, décide soudainement d'y reparaître après des années de retrait et de solitude. Un lieu hors du temps que cet hôtel baroque et licencieux, élégant et libertaire, construit à une époque où les abords de Sunset Boulevard étaient encore colonisés par les coyotes. Pourquoi Abigail, qui fut aussi une star du cinéma muet, revient-elle au Chateau ? Serait-elle poussée par un élan nostalgique ? Un désir de revanche ? Il est vrai que sa rencontre accidentelle avec le jeune Wayne Cornwall vient de lui redonner le goût d'une vie oubliée. Ce beau vagabond surgi des collines de Hollywood prend peu à peu une place essentielle dans son existence, de même qu'il se révèle plus complexe que son air réservé ne le laissait penser. Avertie de la cruauté de Hollywood, Abigail compte bien l'éduquer et le préparer aux nombreux dangers qui menacent. L'usine à rêves n'a rien d'une Arcadie et il arrive que les candidats au succès finissent au fond d'un bar ou d'un canyon...
    Un récit imprégné de cinéma, de musique et de Californie, où la fiction se mêle à des épisodes réels. Les prestigieux pensionnaires du Chateau défilent, de James Dean à Robert De Niro, de Duke Ellington à Jim Morrison, cherchant là une inspiration, une planque, une récréation... parfois au mépris de la loi.
    Olivier Minne vit entre Los Angeles et Paris ; il est animateur de télévision, journaliste et producteur. En 2017, il a publié une biographie consacrée à Louis Jourdan aux Éditions Séguier qui fut très appréciée de la critique comme du public. Un château pour Hollywood est son premier roman.

    Vedette du petit écran, Olivier Minne a animé de nombreuses émissions à succès. Ce que l'on connaît moins, c'est sa vie artistique cachée : passionné de théâtre et de cinéma, il part à Los Angeles en 2002 pour suivre les cours de l'Actor Studio et continue d'y vivre la moitié du temps. En 2017, il a fait paraître chez Séguier Louis Jourdan, le dernier French Lover d'Hollywood, une biographie née de sa rencontre personnelle avec l'acteur, saluée par le public ET la critique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Être ou paraître, l'acteur ne livre pas facilement son secret. Pour qu'il se dévoile, mieux vaut avoir partagé son travail, l'avoir filmé par exemple... C'est ce qu'a fait Jean-François Robin pour le film de Claude Sautet "Quelques jours avec moi". Durant trois mois, l'acteur - et le directeur de la photographie - se sont retrouvés quotidiennement sur le tournage, et ont entamé un dialogue fructueux. Des heures et des heures de conversation ont aidé à dresser le bilan d'une carrière éclectique et bien remplie - des Sous-doués à Claude Sautet, de L'amuse-gueule à Marivaux, en passant par Jean de Florette et Manon des Sources. Daniel Auteuil, en vrai Méridional, parle volontiers, retrouve des anecdotes piquantes, expose ses points de vue. Se dessine alors une vraie réflexion sur ce métier d'acteur, réflexion sans cesse enrichie de l'expérience vécue en commun sur le cycle entier d'un film. Travail de longue haleine, le livre aborde les problèmes de l'acteur, celui du vécu, du sentiment, de la technique, les rapports professionnels et affectifs. Il se veut un témoignage à chaud, une réflexion vivante sur ce métier multiple, transformation permanente qui fait d'un homme un autre homme, son personnage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Être ou paraître, l'acteur ne livre pas facilement son secret. Pour qu'il se dévoile, mieux vaut avoir partagé son travail, l'avoir filmé par exemple... C'est ce qu'a fait Jean-François Robin pour le film de Claude Sautet "Quelques jours avec moi". Durant trois mois, l'acteur - et le directeur de la photographie - se sont retrouvés quotidiennement sur le tournage, et ont entamé un dialogue fructueux. Des heures et des heures de conversation ont aidé à dresser le bilan d'une carrière éclectique et bien remplie - des Sous-doués à Claude Sautet, de L'amuse-gueule à Marivaux, en passant par Jean de Florette et Manon des Sources. Daniel Auteuil, en vrai Méridional, parle volontiers, retrouve des anecdotes piquantes, expose ses points de vue. Se dessine alors une vraie réflexion sur ce métier d'acteur, réflexion sans cesse enrichie de l'expérience vécue en commun sur le cycle entier d'un film. Travail de longue haleine, le livre aborde les problèmes de l'acteur, celui du vécu, du sentiment, de la technique, les rapports professionnels et affectifs. Il se veut un témoignage à chaud, une réflexion vivante sur ce métier multiple, transformation permanente qui fait d'un homme un autre homme, son personnage.

  • 13 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune, comme à son habitude, en compagnie de beaux garçons dans la vingtaine. Vers midi, le silence et la gloire se déchirent. Trenet est inculpé pour « attentats aux moeurs sur mineurs du même sexe » : on l'accuse d'avoir employé un rabatteur dans le but d'organiser des « ballets bleus », soit des parties fines avec des hommes trop jeunes.
    Pourquoi cette arrestation ? À l'époque, le statut des homosexuels échappe au droit commun et leur majorité sexuelle est fixée à 21 ans (contre 15 pour les hétérosexuels).
    Dans ce roman écrit à la première personne du singulier, résultat d'une longue enquête, Olivier Charneux utilise le séjour en prison de l'artiste comme le lieu et le moment d'une incontournable introspection.

    Olivier Charneux a publié son premier roman, La Grande Vie, chez Stock en 1995, à 32 ans. Suivront sept livres en majorité autobiographiques publiés aux éditions Stock et au Seuil. Tant que je serai en vie paraît en 2014 chez Grasset et son dernier livre, Les guérir, est publié en 2016 aux Éditions Robert Laffont.

  • L'épopée tragique et visionnaire de l'anti-Schwarzenegger... et du rêve américain.

    « Il se demandait à quoi devait ressembler un roman du bodybuilding ? À quoi ressemblerait une prose sous stéroïdes ? Gonflée, boursouflée, hypertrophiée ?
    À la fois ronde et tendue, symétrique et structurée ? Ou bien répétitive et crescendo ? Toute en puissance lourde ou à l'inverse, en mouvements rapides et légers, contrôlés ? Nue ?
    Après avoir fait un texte de son corps, écrit avec ses muscles et sa chair un poème de la force virile, il lui fallait trouver le langage qui écrirait le roman du corps. »

    Entre 1975 et 1985, dans le monde entier, Mike Mentzer incarna l'homme idéal - un corps spectaculaire, en ce qu'il joignait la perfection des formes classiques et la promesse d'une surhumanité nouvelle.
    Il fut l'un des monstres sacrés d'une jeune discipline, le bodybuilding. Avec cette faculté inédite d'être aussi écrivain, théoricien et philosophe. Aujourd'hui encore, ils sont des milliers à tenter de percer son énigme, à vouloir comprendre pourquoi Arnold Schwarzenegger jura sa perte - et même, s'il en fut la cause.
    Monsieur Amérique nous fait entrer dans la peau de ce personnage hors du commun pour conter son épopée et celle d'un pays en crise. C'est un roman du masculin, construit et déconstruit, de la chair et de la fonte, un roman du rêve américain et du crépuscule qu'il portait, peut-être, déjà, en germe.
    Nicolas Chemla a publié Luxifer, pourquoi le luxe nous possède (Séguier, 2014) et Anthropologie du boubour (Lemieux éditeur, 2016).

    Nicolas Chemla, diplômé d'HEC et d'un master d'anthropologie sociale du développement, est consultant et spécialiste du luxe. Il est l'auteur de deux essais : Luxifer. Pourquoi le luxe nous possède (Séguier, 2014), et Anthropologie du boubour (Lemieux, 2016). Passionné de romantisme noir et de cinéma transgressif, il aime créer des ponts entre les cultures, les sujets et les points de vue et déplacer les frontières des genres.

  • Vagabondages

    Lajos Kassak

    Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? À 22 ans, Lajos Kassák a plus d'une raison de passer à l'acte. D'atelier en atelier, dans le Budapest industriel de 1900, le jeune Hongrois s'épuise au travail. Les perspectives d'avenir sembleraient bien ternes s'il n'y avait cette effervescence révolutionnaire et artistique qui s'est emparée de l'Europe. Quand on n'a pas grand-chose à perdre et qu'on s'est reconnu une vocation de poète, il ne reste qu'un espoir de salut en ce début de XXe siècle : se rendre à Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui entraînera Kassák dans une traversée du continent. Un road-trip où les clochards n'ont rien de céleste, à mi-chemin entre les films de Chaplin et le Jack London des Vagabonds du rail.

    Peintre, poète, romancier et théoricien hongrois, Lajos Kassák (1887-1967) fut aussi le fondateur de plusieurs revues d'avant-garde (A Tett, MA, Dokumentum, Munkal). En 1909, cet autodidacte qui se revendiquera toute sa vie comme un artiste prolétaire décide de quitter Budapest pour gagner Paris à pied. Le récit de ce périple, Vagabondages, fut initialement publié en 1927, et paraît aujourd'hui en France pour la première fois.

  • Réac, Nicolas Ungemuth ? Plutôt mélancolique, et lucide à propos des quatre dernières décennies françaises. Dans Nous vivons une époque formidable, le journaliste brosse le portrait d'une société vingt-et-uniémiste à côté de la plaque. Sous sa plume, les critiques défilent : de l'humble touriste en vacances à Anne Hidalgo et sa gestion « lumineuse » de la tour Eiffel, en passant par les projets de design contemporain les plus farfelus, tous en prennent pour leur grade.Savant patchwork journalistique et pied-de-nez magistral, Nous vivons une époque formidable est bien plus qu'un pamphlet du « rock critic le plus vénère de France » : Ungemuth y raconte le deuxième millénaire, qu'il voit à travers le prisme du bon sens et quelque part, d'un temps de grâce révolu.

    Journaliste, critique littéraire et musical, expert en rock et mordu des sixties, Nicolas Ungemuth est une figure du magazine Rock & Folk. Auteur de biographies de David Bowie et d'Iggy Pop parues chez Librio, d'un ouvrage de référence sur les Sex Pistols (Albin Michel), il exerce également en tant que chroniqueur pour Le Figaro Magazine. On trouve parmi ses influences des auteurs comme Céline, Léon Daudet et Philippe Muray.

  • Était-ce sa beauté, son allure, son mystère ? Eugene McCown entrait dans une pièce et les bouches s'ouvraient toujours rondes. Arrivé à Paris en 1921, le jeune Américain fut successivement pianiste au légendaire cabaret du Boeuf sur le Toit, peintre à succès, journaliste et romancier. Redouté et admiré pour son esprit mordant, aimé et jalousé pour son charme magnétique, proche de Jean Cocteau, de Nancy Cunard, d'André Gide et du groupe de Bloomsbury, il s'offrit corps et âme au tourbillon de jazz, d'alcool et de drogues de cette décennie frénétique. Au risque de se laisser enfermer dans une image de phénomène mondain et de perdre de vue ses ambitions artistiques. Comme si tous, dans son entourage, avaient trop eu besoin de sa formidable énergie et l'avaient laissé la dilapider jusqu'à l'épuisement. Ainsi l'écrivain surréaliste René Crevel, son ancien amant, écrivait-il à son propos : « [Eugene] a une âme, malgré lui, malgré l'Amérique et, avouons-le, malgré nous qui aimions trop sa voix, ses mains, etc., pour ne pas l'avoir limité à cet amour trop terrestre. »

    Né en 1975, Jérôme Kagan signe avec Eugene McCown, démon des Années folles, fruit d'une enquête de plus de dix ans menée en France et aux États-Unis, son premier ouvrage.

    Né en 1975, Jérôme Kagan vit et travaille à Paris. Après plus de dix ans d'une enquête minutieuse, il publie ici son premier ouvrage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lithographe de Marc Chagall pendant trente-cinq ans, Charles Sorlier nous offre à la fois une biographie de l'artiste et le témoignage d'un ami intime. L'auteur commente l'oeuvre multiple d'un artiste qui n'aura jamais cessé d'apprendre et de se renouveler. Charles Sorlier nous fait revivre les exils successifs de Chagall qui ponctuèrent les longues années pendant lesquelles il fut peu reconnu. Les pays traversés, les tragédies surmontées, les événements de l'histoire qui marquèrent son oeuvre. Au fil du récit, nous voyons Chagall évoluer parmi ceux qui sont ou deviendront les plus grands créateurs dans le domaine de la peinture mais aussi de la musique et de la littérature. Auteur d'oeuvres monumentales tels le plafond de l'Opéra de Paris, le musée Message Biblique de Nice, les tapisseries du Parlement de Jérusalem, il illustra également des textes littéraires : Daphnis et Chloé, la Bible, les Fables de La Fontaine, les Ames mortes.

  • Un tueur fou suit le fil de ses angoisses métaphysiques en semant des cadavres sur son passage. Archibald Rapoport est un révolutionnaire, un gangster, un Juif hanté par la Shoah, un (dés)agrégé de philosophie, un érotomane, un excentrique... Mais au fond, qu'est-ce qui a fait de lui un assassin ? Peut-être, tout simplement, le désir d'écrire... Un texte iconoclaste, un chef-d'oeuvre d'humour noir qui évoque le comique de l'absurde de Ionesco, ou encore le Thomas de Quincey de L'assassinat considéré comme un des beaux-arts. Paru pour la première fois en 1977, ce roman sulfureux était devenu introuvable. Quarante ans plus tard, il est temps de le relire pour ce qu'il est avant tout : un grand texte littéraire.

    Intellectuel engagé, héros et martyr pour certains, ennemi public et criminel pour d'autres, Pierre Goldman (1944-1979) reste, quarante ans après son assassinat, l'une des icônes les plus polémiques de la gauche française des années 1970. Il est l'auteur de deux ouvrages, Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France (Le Seuil, 1975) et L'Ordinaire Mésaventure d'Archibald Rapoport.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La renaissance de la pantomime et la prolifération du Pierrot sont un des signes culturels révélateurs de l'esprit fin-de-siècle. Derrière ce personnage au corps absent, au sexe incertain, à la virilité problématique, au visage caché sous le masque et au langage disparu, se profile la difficulté d'être commune aux époques dites de Décadence. A la fin du XIXe siècle, Pierrot pouvait, mieux qu'un autre, incarner cette masculinité en perdition : figure solitaire et vaincue, tour à tour dandy glacé, éternel mari et crucifié dérisoire, toujours promis à la potence ou à la guillotine, il troque alors, comme l'a si bien remarqué Baudelaire, sa jovialité italienne ou française pour le macabre britannique, et se trouve même projeté jusqu'aux confins du satanisme. L'image, avec Chéret, Willette et Mossa, achève de répandre et de transformer un rôle en pleine mutation. « Les pierrots ne dépassent pas quarante ans et meurent comme ceux des rues, sans laisser de traces. Parcourez les parcs de Watteau où ils sont foule de neige, jamais vous n'en verrez de vieux », écrivait Adolphe Willette. Ce sont pourtant ces traces que ce livre a voulu recueillir, constituant en fait les fins dernières de Pierrot.

  • La renaissance de la pantomime et la prolifération du Pierrot sont un des signes culturels révélateurs de l'esprit fin-de-siècle. Derrière ce personnage au corps absent, au sexe incertain, à la virilité problématique, au visage caché sous le masque et au langage disparu, se profile la difficulté d'être commune aux époques dites de Décadence. A la fin du XIXe siècle, Pierrot pouvait, mieux qu'un autre, incarner cette masculinité en perdition : figure solitaire et vaincue, tour à tour dandy glacé, éternel mari et crucifié dérisoire, toujours promis à la potence ou à la guillotine, il troque alors, comme l'a si bien remarqué Baudelaire, sa jovialité italienne ou française pour le macabre britannique, et se trouve même projeté jusqu'aux confins du satanisme. L'image, avec Chéret, Willette et Mossa, achève de répandre et de transformer un rôle en pleine mutation. « Les pierrots ne dépassent pas quarante ans et meurent comme ceux des rues, sans laisser de traces. Parcourez les parcs de Watteau où ils sont foule de neige, jamais vous n'en verrez de vieux », écrivait Adolphe Willette. Ce sont pourtant ces traces que ce livre a voulu recueillir, constituant en fait les fins dernières de Pierrot.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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