Soulières éditeur

  • « La nuit de Noël, alors que j'étais de garde, un clochard en pleine crise de delirium se présenta aux urgences. Le malade crachait, mordait et répétait sur un ton obsessif : Un demi-sou, je vous la vends un demi-sou...

    [...] Nous avons fouillé ses poches et nous avons découvert une fiole ancienne avec, à l'intérieur, des algues flottant dans un liquide brunâtre.

    [...] Comme Sylvain Ravine me suppliait de l'écouter, j'ai décidé d'en faire mon patient et de le traiter. Ce qu'il m'a dit était tellement étrange, tellement différent des autres confessions de malades psychiatriques que j'ai décidé d'enregistrer son témoignage à son insu. »

    « Sylvain raconta donc la vérité : comment il avait acquis la mandragore, comment il était devenu riche et célèbre grâce à Cordélia, comment, par la suite, il avait rajeuni puis vieilli.
    - Tu penses que je te raconte des salades, hein ?
    - Non. Je te crois. »

  • « Jean ouvre le livre puis le referme vivement. Peut-être y a-t-il une mise en garde, comme sur les tombeaux des pharaons :
    Celui qui osera profaner ce livre subira toutes les malédictions du monde dans les prochaines vingt-quatre heures !
    Non, rien n'est écrit. »

    Cet atlas, avec sa couverture sculptée, est très étrange. Glissée à l'intérieur, une lettre du grand-père de Jean, l'invite à se joindre aux rangs des explorateurs...
    Jean découvrira par hasard que l'atlas permet de se déplacer dans l'espace et dans le temps. Des voyages fantastiques et périlleux l'attendent, car il faut beaucoup de courage pour s'aventurer hors de son petit monde.

  • « Sur le siège arrière du taxi, Annie entend Jay pousser plusieurs jurons en effectuant un virage sur les chapeaux de roues. Sorti en trombe du stationnement de l'école, il fonce à plus de cent à l'heure sur la rue Santerre, oubliant les arrêts. Lancée à sa poursuite, la Buick roule à la même vitesse.
    - Cette fois Randy, dit en anglais le conducteur à l'autre homme, il ne nous échappera pas ! »
    - Ce matin-là, quand Jay est pris en chasse par deux individus, Annie, encore à bord, n'a pas d'autre choix que de suivre.
    Qui sont-ils ? Des policiers ou des bandits ?
    « - Mais ne peut-on pas retourner à la maison ? Ou à mon école ?
    - J'ai peur que non, Annie, répond Jay. Trop dangereux. »

  • « Angus poussa un cri. Son effroi n'en fut que plus grand et, dans l'état de panique qui le saisit, il ne trouva rien de mieux que de se dissoudre dans l'air et de trouver refuge au fond de sa bouteille vide de whisky.
    - Vite ! Mets le bouchon ! s'écria une voix.
    - C'était une sacrée bonne idée le truc de la musique au max et des lampes sous le menton. Tu as vu la peur bleue qu'on lui a faite. On l'a attrapé comme un papillon dans un bocal.
    Ces deux chasseurs de fantômes évidemment n'étaient nul autre que les deux jumeaux joueurs de tours, Denis et Robert.
    - Ouais, on n'a plus qu'à le cacher dans nos valises et le ramener chez nous. Imagine la tête des copains de la rue, à Boucherville, quand on leur apprendra qu'on a capturé un vrai fantôme ! »

  • « Arrivée à la fontaine, elle trouva là tout un attroupement. Mathurine, ayant aperçu Babette,joua des coudes pour la retrouver.
    - Qu'est-ce qui se passe ? lui demanda-t-elle.
    - Le diable est dans la fontaine, répondit l'autre. Regarde : l'eau est toute verte. Le vert, c'est la couleur du diable, dit-on.
    - Mais non ! la couleur du diable c'est le rouge. Rouge comme l'enfer.
    Mathurine eut une pensée pour sa tante.
    - C'est Dame Flavie qu'il faut aller quérir ! C'est la plus savante dans les secrets de la nature. »

    « ... - J'ai versé le contenu de la marmite sur les rochers, derrière la maison, là où c'est toujours humide...
    - Malheureuse! Le ruisseau qui coule de la montagne passe ici avant d'aller alimenter la fontaine du village. Qu'est-ce que tu avais donc concocté dans cette marmite ? »

  • « - Tu n'as pas le droit de lire des courriels qui ne te concernent pas.
    - Ils me concernent, contredit Andon, puisqu'ils parlent de moi.(...) Ma mère est au courant; elle m'encourage à poursuivre ma surveillance. Par contre, elle m'a demandé de n'en parler à personne ; alors il ne faut rien lui dire, d'accord ?
    - Mais, proteste Didier, l'ennui est que tu pratiques une activité illicite.
    - Mais comment saurais-je si les tueurs m'ont trouvé si je n'espionne pas leurs communications ?
    - Les... tueurs ? hoquette Didier... »

    La bande des cinq continents réussira-t-elle à
    percer l'énigme du courriel décrypté ? L'enquête
    s'annonce dangereuse ... et palpitante.

  • Frédéric Sicard, 6e année, 12 ans, 1,77 mètre. Mais ça sert à quoi, au juste, d'être grand ? Se cogner la tête contre les plafonds trop bas ? Agacer les plus petits que soi ? Eh bien non, ça sert à être bon au basketball !
    Et Fred n'est pas seulement bon, il est le meilleur de l'équipe... Jusqu'au jour où le grand Willis débarque dans le gymnase de son école. Fred en perd tous ses moyens.
    Même la belle Geneviève ne le reconnaît plus.
    Mais Fred comprendra-t-il que le basketball est un sport qui se joue mieux en équipe ?

  • « J'aimerais ça lire quelque chose d'exactement pareil à ça genre style comme. C'était tellement bon ! »
    Combien de fois ai-je entendu cette phrase lorsque je signais des milliers de livres dans les Salons du livre de Paris, Moscou, New York, Singapour, Sorel ? Combien de fois ? Ah ! Que ne ferait pas un écrivain pour plaire à ses lecteurs !
    Alors, voici enfin votre chance ! Elle est entre vos mains, saisissez-la (ainsi que le livre en même temps !). Grâce à ce bouquin, vous avez l'occasion inouïe et extraordinaire de lire la même histoire et ce, 97 fois plutôt qu'une !
    Une chance qui ne se répétera pas de sitôt. Quel festin ! Ça sent déjà le chocolat !

    Réédition 2013 - Nouveau format dont 20 textes inédits
    1ère parution en 2005 - ISBN 2-89607-020-6 / EAN 9782896070206

  • Julien est un élève modèle. Il fait tout ce qu'on lui demande. Il le fait si bien qu'il devient le premier Champion du lundi dans la classe d'Odile. Odile et son sourire de crocodile. Brrrrr...

    Sa mère est très fière de lui. Mais cette médaille de Champion lui en fera voir de toutes les couleurs !

  • Lorsque j'étais jeune, j'ai fait de l'athlétisme. Ma discipline favorite était le 800 mètres. Courir vite, être capable de repousser ses limites et battre son propre record sont des sensations merveilleuses.
    Au début des années 1900, les médecins interdisaient aux jeunes filles de faire du sport. Ils prétendaient que c'était dangereux pour leur corps.
    Cela paraît tellement absurde aujourd'hui, alors qu'on encourage les jeunes à bouger tous les jours pour rester en santé.
    Étaient-ils certains de ce qu'ils affirmaient ou avaient-ils peur que les femmes soient meilleures que les hommes ? Chose certaine, cela n'a pas empêché des jeunes filles dégourdies d'ignorer les préjugés et de foncer pour faire ce qu'elles aimaient.
    D'ailleurs, ces filles ont connu des parcours exceptionnels et elles sont devenues des modèles pour des milliers de femmes partout dans le monde.
    Venez découvrir Marie-Louise Sirois, la québécoise la plus forte au monde, Myrtle Cook, coureuse olympique canadienne, Sharon et Shirley Firth, skieuses olympiques du Grand Nord, Nadia Comaneci, gymnaste olympique.

  • « Félix sort soudainement de sa torpeur et jette un regard embrouillé aux alentours.
    Il tend une main tremblante vers sa soeur sans même la voir. La jeune fille hésite, s'approche sans oser prendre la main de son frère dans la sienne. Il la regarde, les yeux dans le vide, comme si la fièvre l'avait emporté dans un pays lointain, aux frontières du réel. D'une voix qui ne semble pas être la sienne, il s'adresse à sa soeur :
    - Marie, as-tu refermé la marche de l'escalier ?
    L'expression de son visage est si intense que Camille recule, effrayée.
    Encore ce nom ! s'étonne-t-elle. Il délire, c'est clair !»

    « - De quelle boîte à musique tu parles ?
    - Il y a une vieille boîte à musique dans le grenier qui n'arrête pas de partir toute seule.
    - Ce n'est pas le rat qui... »

  • « Personne ne m'appelle Jérôme. Mon père, ma mère et tous mes amis me surnomment Ti-Prout parce que je pète tout le temps. Ce n'est pas de ma faute. (...)
    Quelques fois, je fais de petits prouts de rien du tout. Ils sont silencieux et ne sentent presque rien : je les surnomme mes roses. Les prouts de taille moyenne, je les surnomme mes papillons, et les gros prouts qui font beaucoup de bruit s'appellent des éléphants. »
    o
    Jérôme est donc rejeté. Il finira par combler sa solitude en rencontrant une fillette qui a... le même problème que lui !

  • « J'ai revu Natasha. Elle m'a invité à la danse. J'ai refusé. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Il ne faut pas que je m'attache. »
    Ne plus vouloir aimer, ne plus demander l'aide de personne. Ne compter que sur soi. Être seul partout, pour tout et tout le temps. Jusqu'où peut-on repousser les autres ?
    Plus personne ne reconnaît Patrick. Il s'isole, il coupe le contact avec le monde, avec ses sentiments, ses peines. Il s'enlise dans son idée d'indépendance. Qui ou quoi pourra faire fondre son coeur de glace ?

  • Je m'appelle Mathieu.
    Je n'ai jamais peur dans le noir parce que je suis toujours dedans. J'ai caché des yeux partout. Dans mes mains, dans mes pieds... et surtout dans mes oreilles. Cette semaine, mes parents me font une surprise. J'ai hâte de voir ce que c'est !

    Après avoir lu l'histoire de Mathieu, vous ne verrez plus le monde de la même façon. Vous verrez la vie « avec les yeux du coeur ».

    Édition 2012 - Nouveau format

  • « Au premier croisement de nos regards, j'ai su que nous serions amis pour longtemps.
    Je lui ai tout de suite trouvé un nom : Riki. Il a semblé l'accepter sur-le-champ.
    Mon nouvel ami était plus câlin qu'un gardien, qu'un chien. Il était les deux à la fois.
    Enjoué et affectueux, il n'a pas tardé à changer le cours de ma vie qui, grâce à sa présence, n'a plus jamais été la même. »

    « Riki, le renard, est né dans un petit petit zoo aménagé au coeur du parc Lafontaine à Montréal. »

  • Hugues s'enfuit de chez lui. Mais avant d'avoir pu se rendre où que ce soit, il est enlevé par deux extraterrestres.
    « - Ne vous en faites pas. Nous ne vous voulons aucun mal. Nous sommes venus vous chercher parce que nous savons que vous possédez une intelligence supérieure.
    - Ah oui ? fait Hugues, flatté.
    - Nous avons besoin de votre aide pour fabriquer un jeu vidéo pour les enfants de la planète Gabvik. Un jeu mettant en scène des humains. »

    La tâche de Hugues sera simple. Il n'aura qu'à tenir le rôle du personnage principal dans le jeu pendant que les extraterrestres copieront ses émotions. Le problème, c'est que le jeu est réel. Et dangereux. Des émotions, Hugues en aura beaucoup plus que prévu...

  • « Voilà, trente années se sont écoulées depuis ces événements tragiques. Et je n'ai rien oublié. Ma mémoire est intacte.
    Et, bien que le visage de Cuu Long ne m'obsède plus autant qu'avant, il ne s'est pas effacé. »

    «Je suis presque devenu un enfant de la rue. J'ai été mêlé à des événements que la plupart des adultes seraient incapables de supporter.
    Et j'ai survécu parce que quelque chose s'est brisé en moi et parce que quelque chose d'autre, de plus grand, est venu le remplacer. Je ne saurais dire quoi. Mais je sais que cette chose me rend plus fort et plus fragile à la fois.
    La vie, pour moi, s'est toujours déclinée en couleurs vives et bien définies. Ces trois semaines y ont ajouté toutes ces nuances qui assombrissent et éclairent à la fois, qui donnent au monde sa véritable dimension. Je sais maintenant que ma vie ne sera plus jamais la même. »

  • « Je m'appelais Serge Féneau et la chasse était ouverte.
    Où aller quand on ne peut rentrer chez soi ? »

    « Ce n'était pas la première fois que je voyais quelqu'un mourir.
    Cette fois, c'était très spécial, parce que je connaissais bien Daniel Fauteux.
    ... À certains moments, c'était le grand ménage et on menait de grandes opérations d'assainissement.
    Les coupables n'étaient jamais punis.
    Jamais.
    Alors, soudain, j'ai compris. Mes mains tremblaient.
    Je fis un effort pour me calmer, car ma nervosité pouvait me rendre suspect.
    C'était vraiment le moment où il fallait passer inaperçu. J'ai réussi à me contrôler et je me suis enfui. »

  • « J'essaie d'écrire. J'essaie d'écrire à l'encre, à la mine, au crayon feutre. J'essaie d'écrire dans ma chambre, sur mon bureau, dans mon lit. J'essaie d'écrire dans le salon, sur la table de la cuisine. Il ne se passe rien. Ma feuille reste blanche. J'attends l'inspiration. »
    Jérôme veut devenir écrivain. Où se cache l'inspiration ?

    Gilles Tibo a écrit une histoire qui ressemble à la sienne. Comme lui, Jérôme a fini par trouver un trésor.

  • « - Quel est le titre du meilleur livre que t'as lu de ta vie ? m'a demandé le clochard.
    - J'aime pas ça lire.
    - C'est faux, a-t-il eu le culot de rétorquer.
    Selon lui, j'aimais la lecture. Je l'aimais même à la folie. Le problème, c'est que je ne le savais pas encore. L'étrange bibliothécaire s'est mis à fouiller dans son chariot de livres et m'en a remis un entre les mains : Le livre maudit.
    - Méfie-toi. Ce bouquin est malin. Il a
    plus d'un tour dans son sac ! »

    « En théorie, les livres sont faits pour être lus. Pas celui-ci. Sois sage, repose-le où tu l'as pris et sauve-toi. »

  • Vous ne les espériez pas ! Vous ne saviez même pas qu'elles existaient ! Vous ne les attendiez pas, mais les voici quand même ! 15 nouvelles de Bob... Quinze nouvelles (c'est beaucoup et c'est un excellent rapport qualité/prix, merci monsieur Soulières).
    Bon, ce ne sont pas des nouvelles nouvelles, car elles ont été rédigées entre 1987 (vous n'étiez pas né-e) et 2009. Mais, si vous les lisez pour la première fois, ces nouvelles seront nouvelles, par contre, elles ne sont pas écrites par un nouvel auteur. Vous me suivez ?
    La dernière nouvelle du recueil est gratuite. Voilà une bonne nouvelle et ça commence bien la journée !

    « Les mots hippopotame et kamikaze ne se retrouvent jamais dans ce livre. C'est fou ! C'est un défi que je me m'étais lancé.
    Mais je viens de me rendre compte à cet instant précis que c'est raté !
    Dommage... si près du but. »

  • « - D'accord, d'accord, petit chevalier, dit Alice Maléfice. Allons-y pour trois épreuves. Je me suis laissé emporter par l'inflation. Cinq épreuves ou trois, au fond c'est pareil, puisqu'aucun chevalier n'a pu les réussir jusqu'à aujourd'hui. Ils sont tous décédés avant la troisième épreuve. AAAAAhhhhh AAAAAhhhihihi ! Que c'est drôle. Je croule ! Je craque ! AAAAiiiiiiihhhi !
    - C'est mourant en effet, répète le bouffon.
    - Après la réussite des trois épreuves, nous pourrons ramener la princesse Diana ? demande le chevalier.
    - Bien sûr, vous avez ma parole.
    (...) - Et la première épreuve consiste en quoi ? »

    Ce roman est écrit en HD : hautement drôle !
    Lire à la température de la pièce.

  • « Les manifestations de Zak se poursuivent : la majeure partie du temps, des objets se déplacent dans l'air ou changent d'endroit. Ce qui m'ennuie, c'est que les actions de Zak se déroulent quand je suis seule ou que personne ne regarde dans ma direction... Je décide de prendre le fantôme par les cornes. Je veux le forcer à se montrer la fraise, pour de vrai, après la classe.»

    Zak, le fantôme, erre depuis trente ans dans la classe de Patricia. Pourquoi est-il condamné à rester dans cette école jusqu'à la fin des temps ? Patricia ne le laissera pas tomber, en tout cas.

    Zak, le fantôme est le 25e roman de Alain M. Bergeron, un auteur qui aime faire de l'esprit.

  • « Un jour, Ronnie est venu à l'école sans boîte à lunch. J'avais dans la mienne deux pains farcis aux olives de zèbre et au pâté de musquarin. Je lui en ai tendu un.
    - Il y a de la moutarde de mort ? a-t-il demandé.
    - Non, juste du ketchup de racines d'autruche.
    Ronnie a encore hésité, puis il a pris une bouchée... »

    Tout le monde voudrait que ce soit la mère de Benito qui prépare les plats pour la fête à l'école ?

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