Langue française

  • Rien qu'une vie

    Graham Norton

    « Elle sourit intérieurement en mettant la dernière main aux préparatifs du buffet. Un cadavre avait été découvert à Duneen. Ça n'aurait pas pu mieux tomber. Certes, elle avait été déçue en apprenant qu'il ne s'agissait pas d'un charnier, mais, en un sens, c'était presque mieux. Un mystère unique. Les gens viendraient de toute la paroisse. »
    Le sergent Collins, semi-obèse en passe de rater complètement sa vie, a été envoyé à Duneen, petite bourgade du fin fond de l'Irlande où il ne se passe jamais rien. Mais sa petite vie est bouleversée le jour où on retrouve un cadavre sur un chantier.
    Soudain, les projecteurs sont braqués sur ce village pétrifié dans le temps. Le grand jour du sergent Collins est peut-être venu. Mais le policier ne va pas tarder à se rendre compte que ce qu'il vient de déterrer, c'est surtout le sombre passé du village, les secrets et les regrets de toute une communauté. Son enquête lui révèle peu à peu de quoi sont faites les vies de ceux qu'il croyait connaître. Et si c'était précisément là que résidait le mystère ?

    La plume mordante de Graham Norton donne vie à une galerie de personnages attachants et plus vrais que nature. Un premier roman d'une grande humanité.

    « Un roman maîtrisé dont vous n'êtes pas prêt d'oublier la beauté mélancolique. » Daily Express
    « Cette histoire aux accents tragicomiques est aussi émouvante que captivante. » Sunday Mirror
    « Un roman au charme fou... d'une tendresse surprenante. » Metro

  • Philippe vide son verre de Martini en pensant à l'Europe, aux perturbateurs endocriniens, à son épouse qu'il imagine concentrée sur ses costumes.
    Dans ce monde où l'on tue, où l'on viole, où l'on empoisonne des populations pour quelques dollars de plus, il y a encore des gens qui se préoccupent de la nuance des rubans.
    Ils sont partout, mais c'est un secret bien gardé. Dans votre nourriture, vos meubles, les jouets de vos enfants. Vous êtes empoisonné, mais vous ne le savez pas encore.
    Tant que leur degré de toxicité ne sera pas démontré, les perturbateurs endocriniens continueront de se répandre dans notre quotidien. Il n'y a encore pas si longtemps, Marie, Nabil et leur fils étaient heureux.
    Philippe était un éminent scientifique. Franck était un journaliste réputé. Désormais, ils sont tous des victimes. Aucun d'eux n'est de taille à lutter contre le puissant lobby de l'industrie chimique. Tout ce qu'ils exigent, ce sont des réponses.
    Mais ils posent des questions de plus en plus gênantes...

    C'est le début d'une guerre sans pitié, de Paris à Bruxelles, de la Bourse à la Commission européenne, où s'affrontent santé publique et intérêts privés.

  • F20

    Anna Kozlova

    Mention spéciale du Prix Russophonie 2015
    Prix du Bestseller national russe 2017
    Youlia est en apparence une jeune fille banale, comme on en rencontre des milliers dans les banlieues dortoirs des grandes villes, pourtant sa famille s'avère pour le moins dysfonctionnelle, entre un père riche mais colérique, qui manque de brûler vives sa femme et sa fille quand il découvre l'infidélité de la première, une mère dépressive et irresponsable qui laisse ses filles livrées à elles-mêmes, et une soeur, Anioutik qui, très jeune, reçoit le diagnostic de F 20, soit celui de schizophrénie. Avertie par le comportement de sa soeur, Youlia pose bientôt un diagnostic similaire sur elle-même, mais parvient plus ou moins à le masquer à son entourage en puisant allègrement dans les réserves médicamenteuses d'Anioutik. Alternant entre des phases d'apathie, de manie, assaillie régulièrement par des voix qui tantôt la rudoient, tantôt la conseillent, mais toujours l'angoissent, Youlia parvient tant bien que mal à grandir, avec la volonté farouche de goûter comme tout le monde aux plaisirs de l'existence, malgré le mal qui la ronge.
    L'histoire racontée par Anna Kozlova est poignante et narrée dans une langue dynamique. Ignorant délibérément toute considération psychologique, l'auteur nous fait percevoir la complexité des situations par des actions exposées sans fard et parfois brutalement, parfois avec drôlerie. La crudité de certains épisodes lui permet alors de souligner et de rendre sensible la détresse morale de l'héroïne.

  • Power

    Michaël Mention

    « Ici, comme dans les autres ghettos, pas d'artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c'est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève. »
    1965. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d'Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l'assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l'organisation défie l'Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l'image du pays, happé par le chaos des sixties.

    Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d'actualité.

    Extrait :
    « La voilà, enfin. La plus majestueuse des fleurs, sur le point d'éclore. Longtemps, les hommes l'ont fantasmée. Longtemps, ils lui ont tout sacrifié, le meilleur comme le pire : elle, la révolution. Les Beatles le sentent bien, c'est pourquoi ils la peaufinent dans les studios d'Abbey Road. Cloîtrés, ils apportent la touche finale à leur prochain LP. La richesse des compositions, la finesse des textes, l'innovation du livret, tout a été conçu pour illuminer le monde.
    « We're Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ! We hope you will enjoy the show ! »
    Une révolution parmi d'autres, dans ce monde meurtri. Et plus on saigne, plus on s'insurge au Vietnam, au Nicaragua, en Grèce ou encore aux États-Unis. Tandis que les campus se déchaînent, pour les Panthers, c'est le grand jour. Jusqu'ici, leurs actions n'étaient relayées que par la presse de Californie, mais, bientôt, le pays entier saura.
    Alors, même si Bobby est courageux, là, il flippe. Artie, Tod, Eldridge, Warren et les autres aussi. Tous tendus, dans les bagnoles. Clope au bec, cramponné au volant, Bobby guide le convoi. À sa droite, Artie pianote nerveusement contre sa portière. Ils n'osent pas se regarder, de crainte de se renvoyer leur angoisse respective. Dans le couple, on est censé tout partager, mais là, c'est trop lourd.
    Bobby consulte sa montre, jette son mégot, se tourne vers Artie :
    - Je t'aime.
    - Je t'aime.
    Un tendre baiser, et Bobby ouvre sa portière. Tous sortent, foulant le trottoir. Vingt-quatre hommes et six femmes, équipés de revolvers et de fusils à pompe. »


  • À quoi ressemblerait votre vie si vous connaissiez la date de votre mort ?

    New York, été 1969. Pour tromper l'ennui, les enfants Gold ne trouvent rien de mieux à faire que d'aller consulter une voyante capable de prédire avec exactitude la date de leur mort. Si Varya, Daniel, Klara et Simon veulent tous savoir de quoi demain sera fait, ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Des années plus tard, hantés par la prophétie, ils vont faire des choix de vie radicalement opposés.
    Simon, le petit dernier censé reprendre l'entreprise de confection familiale, s'enfuit sur la côte ouest, en quête d'amour à San Francisco. Klara, la rêveuse, devient magicienne à Las Vegas, obsédée par l'idée de brouiller les pistes entre la réalité et l'imagination. Épris de justice, Daniel s'engage comme médecin dans l'armée après les attentats du 11 septembre. Quant à la studieuse Varya, elle se jette dans des travaux de recherche liés à la longévité, tentant désespérément de percer le secret de l'immortalité.
    Lorsque le premier d'entre eux trouve la mort à la date annoncée par la voyante, les trois autres craignent le pire. Doivent-ils prendre au sérieux cette prémonition ? N'est-ce la puissance de l'autosuggestion qui pousse les Gold à faire des choix qui les conduisent irrémédiablement vers leur mort ?
    Fresque de grande envergure, à l'ambition et à la profondeur remarquables, Les Immortalistes se situe entre le destin et le libre arbitre, le réel et l'illusion, l'ici-bas et l'au-delà. Une ode magnifique à ce qui nous échappe et à la force implacable des liens familiaux.
    « LE roman de l'année. » - Entertainment Weekly
    « - Sans elle, je ne serais jamais venu à San Francisco. Je n'aurais pas rencontré Robert. Je n'aurais pas appris à danser. Je serais probablement encore à la maison, à attendre que ma vie commence.
    Il est en colère contre sa maladie. Il est en rage contre ce mal qui le ronge. Et jusque-là, il détestait aussi la femme de Hester Street. Comment, se demandait-il, avait-elle pu annoncer un destin aussi tragique à un enfant ? Mais maintenant, il la considère différemment, comme une mère ou une déesse, celle qui lui a montré la porte et lui a dit: «Vas-y ! »
    Klara semble paralysée. Simon se remémore l'expression de son visage après leur emménagement à San Francisco, un mélange sinistre d'irritation et d'indulgence, et il s'était rendu compte pourquoi cela le perturbait. Elle lui rappelait la femme : elle l'observait, guettant le compte à rebours. À cet instant éclot en lui un sentiment qui ressemble à de l'amour. Il revoit Klara sur la terrasse du toit, la façon dont elle se tenait sur le rebord sans le regarder. « Donne-moi une seule bonne raison qui t'empêcherait de vivre ta vie. »
    - Cela ne te surprend pas que ce soit dimanche, constate Simon. Tu sais depuis le début ?
    - Ta date, murmure Klara, tu avais dit que tu mourrais jeune. Je voulais t'offrir tout ce que tu désirais.
    Simon étreint la main de sa soeur. Sa paume est charnue, d'un rose sain.
    - Et tu as réussi.»

  • Demain

    Damian Dibben

    « Les gens qui ont des chiens en perdent plusieurs durant leur vie. Moi, je suis un chien qui a perdu des gens. Le temps m'a pris tout ce que j'aimais. Quant à savoir pourquoi, moi, un simple chien, j'ai vécu plus de deux siècles, c'est une question à laquelle je n'ai trouvé que de vagues réponses. Si seulement je pouvais retrouver mon maître, lui si intègre et fidèle, je pourrais enfin comprendre. »
    Il a parcouru l'Europe du XVIe siècle pendant des décennies en compagnie de son maître alchimiste. Il a visité de lointains royaumes, séjourné dans des palais somptueux, servi des rois. Il a assisté aux premières loges au spectacle merveilleux et déchirant de l'histoire de l'humanité. Mais un jour, hélas, son maître a disparu. Le chien a attendu son retour puis est parti à sa recherche. Il ne perd pas espoir, il retournera ciel et terre s'il le faut, car toujours Demain recommence.

  • Les passagers qui embarquent dans le train de 10 h 35 reliant Manchester à Londres ont tous une bonne raison d'espérer des lendemains meilleurs. Jeff se rend à un entretien d'embauche après des mois de chômage, Holly s'offre un peu de répit, Nick se rend à un mariage avec toute sa famille, Meg et sa compagne partent en randonnée, Caroline tente de se soustraire à sa vie compliquée, et Rhona espère rentrer le soir même pour retrouver sa fille. Huit solitudes se côtoient à bord de ce train. Et parmi elles, celle de Saheel, qui peine à trouver sa place dans une société dans laquelle il ne se reconnaît plus. Avec son sac bourré d'explosifs, Saheel n'attend plus rien de l'avenir, il attend le terminus.
    « Éprouvant et profondément humain. Un vrai coup de massue.» - Ian Rankin
    « Impitoyable et palpitant. » - Daily Telegraph
    Extrait :
    « Elle avait les larmes aux yeux. Elle n'aurait même pas dû être à bord de ce train. Si seulement elle n'avait pas raté le précédent! Tout ceci lui semblait irréel. Elle avait du mal à croire qu'elle était vraiment là, à chuchoter au sujet de... Elle s'efforça de chasser cette pensée de son esprit.
    Trouillarde.
    Une bombe, donc. Une bombe, ou une grenade. Un moyen de blesser des gens, de tuer des gens. Comment en était-elle arrivée à cette conclusion simplement parce que ce passager transpirait dans un train étouffant et refusait d'engager la conversation ? Elle-même était en sueur, terrassée par une nouvelle bouffée de chaleur.
    Le moment idéal, bon Dieu.
    Elle sentit ses joues la brûler, ses bras et ses cuisses, tout. Elle devait être rouge comme une tomate. Le vertige persista, ainsi que cette peur, intense, qui se répandait dans chacun de ses membres à chaque battement de coeur. Puis elle le vit - l'étudiant - revenir.
    - Il est là, dit-elle, rongée par la culpabilité. Je vais, hum...
    Elle désigna son siège du doigt. Noman esquissa une grimace. Caroline pensa qu'elle devrait peut-être se déplacer, s'asseoir ailleurs. Ce serait la réaction la plus judicieuse, non ? Mais si l'étudiant s'en alarmait ? S'il paniquait et passait à l'acte plus vite que prévu ? Caroline n'avait éprouvé une telle frayeur qu'une fois en quaranteneuf ans d'existence. C'était différent de l'inquiétude qu'elle avait parfois éprouvée pour les enfants quand ils étaient malades ou blessés. Même lorsque Paddy, avait été commotionné après avoir été renversé par une voiture à l'âge de neuf ans, et que, des heures durant, on n'avait pas su s'il y avait une lésion cérébrale. Différent parce qu'il s'agissait de terreur, pas de peur.»

  • À la mort de sa mère, menacé par un père violent qui lui reproche son manque de virilité, Ellis trouve refuge chez une femme généreuse, qui a déjà pris sous son aile un autre garçon : Michael. Ils étaient amis, les voilà frères, et surtout inséparables. Alors qu'ils deviennent des hommes, l'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre se précise. Ils quittent Bristol et font un grand pas vers le soleil pour passer des vacances dans le Midi, là où la lumière et la vie sont si intenses, là où poussent les tournesols si chers à la mère d'Ellis, là où, peut-être, ils seraient libres de s'aimer. Mais c'est compter sans le train du retour, qu'on prendra quand même, la mort dans l'âme, et sans cette femme qu'Ellis va rencontrer. Michael peut-il vraiment se contenter d'être le témoin de leur mariage ?

    Une ode lumineuse et poignante à la générosité humaine, à l'amitié et à la persistance du souvenir.

    « Le meilleur de Sarah Winman ! » - The Observer
    « Une histoire d'amour et de deuil d'une grande délicatesse. » - The Guardian
    « Une merveille ! » - Sunday Express
    « D'une beauté étourdissante. » - Matt Haig

  • « Quand tu prononces un mot comme celui-ci, tu ne peux plus faire marche arrière. Fais comme s'il ne s'était rien passé. C'est plus simple comme ça. Plus simple pour toi. »
    Emma a dix-huit ans, c'est la plus jolie fille du lycée. En plus d'être belle, elle est pleine d'espoir en l'avenir. Cette nuit-là, il y a une fête, et tous les regards sont braqués sur elle.
    Le lendemain matin, ses parents la retrouvent inanimée devant la maison. Elle ne se souvient de rien. Tous les autres sont au courant. Les photographies prises au cours de la soirée dévoilent en détail ce qu'Emma a subi. Mais parfois, les gens refusent de voir ce qu'ils ont sous les yeux. Et si la vie d'Emma est brisée, c'est peut-être parce qu'elle l'a bien cherché.
    Un roman indispensable et puissant qui dénonce la culture du viol.
    Nommé livre de l'année à l'Irish Book Awards de 2015
    « Courageux et incroyablement bien mené. » - Irish Times
    « Lecteurs, il est temps de prendre son courage à deux mains. Le roman de Louise O'Neill a de quoi faire peur, mais il est aussi fascinant qu'essentiel. » - New York Times
    « Un roman essentiel, à mettre entre toutes les mains. » - The Guardian
    « Un livre foudroyant, éclairant et incontournable sur la culture du viol. » - Elle

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