Littérature traduite

  • Les corps célestes Nouv.

    Dans le village d'Awafi, à Oman, vivent trois soeurs, toutes à marier. Maya, la couturière minutieuse, épouse Abdallah qui s'éprend d'elle au premier regard. La sage Asma se marie à Khaled par sens du devoir. Quant à Khawla, l'insoumise qui lit des romans d'amour, elle décline les demandes de tous ses soupirants, espérant le retour de l'homme auquel elle a été promise depuis son enfance. Mais Nasser est parti faire ses études à l'étranger, et on a de bonnes raisons de croire qu'il ne reviendra pas.
    Ces trois femmes, leurs ancêtres et leurs descendants, sont les témoins des mutations qui transforment en profondeur la société omanaise. Ce roman en spirale, à la construction sophistiquée, raconte l'émancipation d'un pays à travers les amours et les deuils d'une famille.
    Premier roman de langue arabe récompensé par le Prix International Man-Booker et premier roman d'une auteure omanaise traduit en langue anglaise, Les Corps Célestes révèle une auteure majeure, d'envergure internationale.
    « Le roman puissant et ambitieux d'Alharthi explore les mutations de la société omanaise au cours du siècle dernier, à travers une fresque familiale. Le lecteur se retrouve immergé dans la vie d'une famille dans laquelle les amours déçues, le meurtre, le suicide et l'adultère semblent monnaie courante. On avance dans ce récit complexe comme en assemblant les pièces d'un puzzle. » Publishers Weekly
    « Une porte ouverte sur une culture méconnue en Occident. Absolument fascinant. » The Guardian
    « Un roman magnifique et fascinant qui permet de découvrir Oman, la vie et les aspirations de sa population, mais aussi l'évolution des relations entre les hommes et les femmes et entre les générations. Un Man-Booker bien mérité. » The Times

  • « Les mots disparaissent, les lettres disparaissent, tout disparaît. Fini les scénarios, l'introspection ou la culpabilité. Inutile de courir où que ce soit, inutile d'avoir peur, il n'y a plus rien. Ni douleur, ni repentir, ni honte, ni solitude. J'ai tout brûlé. Et je ne me souviens plus de rien. »
    Sacha, vingt-sept ans, a comme une envie de foutre le feu.
    Cette jeune Moscovite a pourtant tout pour être heureuse : elle est belle, intelligente, émancipée. Elle travaille dans une agence de communication où elle peut s'offrir le luxe de végéter à un poste bien payé. Grâce à quoi, elle part en vacances dans des endroits de rêve.
    Le reste du temps, elle fume, boit, jure, prend quelques amants pour conjurer l'ennui. Sa vie n'est guère plus à ses yeux qu'une succession d'absurdités qu'elle traverse tant bien que mal, comme une somnambule. Dans le brouillard des journées qui défilent, Sacha se rappelle d'où elle vient. Et aussi qu'elle a des comptes à régler avec le passé. Elle se souvient de lui, d'eux, de son désir d'envoyer tout ça aux oubliettes. Rien que d'y penser, elle a comme une envie de foutre le feu.
    Entre ces pages imbibées de vodka, d'humour noir et de révolte, se dessine le portrait poignant d'une femme désespérément en quête de sens.

  • Élevée en marge de la société par une femme un peu sorcière, Fern vit dans la campagne anglaise. De Maman Cullen, la jeune fille a tout appris : les vertus médicinales des plantes, la force de l'intuition, une connaissance intime de l'âme humaine, mais aussi et surtout le métier de sage-femme et, selon les circonstances, celui de faiseuses d'anges. Cependant, les temps changent et il n'y a plus de place pour les guérisseurs dans la société moderne. Au moindre faux pas, tous ceux auxquels Fern et sa mère sont venues en aide risquent de se retourner contre elles.
    À travers ce conte singulier, Graham Joyce livre une chronique sociale d'une grande sensibilité sur l'Angleterre des sixties en pleine mutation et fait le portrait inoubliable de deux femmes puissantes.

  • « Pas question d'une assistante qui se barre chaque fois que je la rudoie un peu. Peut-être que tu n'es pas taillée pour le job, chérie. [...] N'importe quel crétin peut tirer au pistolet avec moi et sniffer ma coke. Alors je te donne un conseil : arrête de me demander de quoi j'ai besoin. Parce que justement, j'ai besoin que tu le devines. »
    Fraîchement diplômée, Alley rêve de faire carrière dans l'édition à New York. Mais en attendant, elle est tantôt barmaid, tantôt stagiaire. Quand on lui propose de devenir l'assistante du célèbre Walker Reade, en mal d'inspiration, elle espère que ce sera l'occasion de faire examiner son manuscrit par un auteur expérimenté. Alley rejoint donc l'écrivain dans sa propriété, au beau milieu des Rocheuses. Sa mission ? L'encourager à écrire au moins une page par jour. Un véritable défi, avec la vie qu'il mène : des lignes de cocaïne dont on ne voit pas le bout, aux sessions de tir en passant par des explosions de rage, Alley craint le pire. Sentant que ce livre ne s'écrira jamais, elle décide de prendre les choses en main, à ses risques et périls...

    Ancienne assistante de Hunter S. Thompson, Cheryl Della Pietra s'est inspirée de son expérience pour écrire ce roman, et nous offre une immersion dans la vie chaotique et fascinante d'une icône littéraire.

    « Extraordinaire ! » - Kirkus
    « Ce roman en minijupe, imbibé de margarita, est un fabuleux récit de la perte des illusions littéraires. » - Vogue
    « Ce livre passionnant raconte, de façon à peine romancée, en quoi consiste le travail avec un vraie génie, jusqu'à ce que le dérèglement de tous les sens aille trop loin. » - Entertainment Weekly
    « Un livre fascinant, unique en son genre, sur le parcours d'une jeune femme qui teste ses limites et vit sa propre version du rêve américain. » - Elle

  • « À l'est, il y a les montagnes et la révolution qui fait rage. Au sud se répandent les marais incrustés de sel et les débris du passé. À l'ouest, sous un soleil arrogant qui ne se couche jamais, se trouve la capitale,la splendeur urbaine de l'art, de la poésie et de la politique. Au nord, au-delà des collines et des plaines, il y a le désert de la mer et, à une journée de bateau, le mirage de l'Amérique, forgé dans le béton et l'espoir. »
    À Cuba, le petit village de la Piedra Negra se vide de ses hommes, partis faire la révolution. Il ne reste sur place que les lâches, les idiots, les travestis et les vieux.
    Ceux qui reviennent, estropiés, dans le meilleur des cas, passent leur temps à boire l'eau-de-vie locale, qui a le pouvoir de procurer l'oubli à ceux en ont besoin. Aussi, la jeune Elena aide-t-elle son distillateur de père pour faire face à la demande croissante.
    Mais quand Elena apprend que ses deux frères ne rentreront pas, elle éprouve le désir d'enchanter le monde autrement que par l'ivresse. Elle se met à écrire de la poésie et déclame ses poèmes sur la place du village.
    C'est alors qu'elle rencontre Daniel Arcilla, célèbre poète révolutionnaire, qui va changer sa vie. Par amour, Elena quitte son village natal pour vivre à La Havane, où la censure fait rage.
    Mais dans cette ville qui fourmille d'espions, écrire l'expose à des dangers dont elle ignore tout.
    « Medina donne le meilleur de lui-même dans ce roman irrésistible, teinté d'absurde et d'humour noir. » - Booklist
    « Une fable sombre, qui rend hommage à l'esprit des poètes, et dans laquelle le lyrisme et la métaphore sont des armes dangereuses. » - Kirkus
    « Comédie cubaine rappelle que ce qu'on attend d'une révolution, c'est qu'elle nous remplisse le coeur de poésie, pas qu'elle bâillonne les poètes. » - Bob Shacochis
    « Un roman où se côtoient la poésie et la satire politique. Une immersion onirique dans le Cuba d'après la révolution, tour à tour tragique et comique. On retrouve dans ce texte l'étrange beauté de la prose de Jodorowsky. » - National Public Radio
    « Poète, romancier, traducteur et essayiste reconnu, Pablo Medina est un véritable magicien des lettres, et Comédie cubaine est son meilleur sortilège - un roman lumineux sur la poésie et l'amour à l'épreuve de la barbarie. Plein d'esprit, traversé par un puissant élan vital, Comédie cubaine est une incantation - à une île, à une époque révolue, et à cette chose dont manquent cruellement les hommes : la sagesse. » - Junot Diaz

  • Ruth vit seule à Manchester, non loin de chez sa fille Lizzie, son mari Jack et leur fille Florence, âgée de 4 ans. Elle est divorcée de son ancien mari Tony et travaille dans une bibliothèque. Un jour de septembre 2009, Jack l'appelle pour lui annoncer qu'il vient de trouver Lizzie, assassinée, dans leur salon. Le monde de Ruth s'écroule. Quatre ans après l'assassinat brutal de sa fille, Ruth décide d'écrire à son meurtrier pour atténuer sa haine, reconstituer les événements et retrouver la vie qu'il lui a volé en prenant celle de sa fille.

  • « Je vais rassembler tous les petits morceaux que tu as cassés, cachés dans les tiroirs, balayés sous le tapis, et je me reconstruirai. Je deviendrai ce que j'ai toujours voulu être. Je ne renoncerai pas aux rêves que tu t'es acharné à briser. »
    Kathryn Brooker, respectable épouse et mère de famille, vient d'assassiner son mari. Derrière la brutalité de ce meurtre, il y a le poids du silence. Pendant quinze ans, elle a subi des sévices physiques et psychologiques sans rien laisser paraître. Kathryn va payer cher cette dangereuse imposture : personne ne comprend son crime, car personne ne pouvait se douter du calvaire que son mari lui faisait vivre derrière les portes closes. Entre les explications qu'elle doit à ses enfants et son désir de venir en aide à d'autres femmes en détresse, Kathryn sait que le chemin vers la reconstruction sera long. Mais au bout de ce chemin, pour la première fois depuis bien longtemps, elle aura peut-être le droit d'être qui elle veut.

    Un roman poignant sur la violence conjugale et la reconstruction de soi.

    « Un livre profondément émouvant. Amanda Prowse a l'art de s'emparer de sujets explosifs avec une infinie délicatesse. » - Daily Mail
    « Cette histoire d'une femme qui se bat pour reconstruire ce qui reste de sa vie est captivante et merveilleusement bien écrite. » - Closer
    « Ce roman a beau délivrer un message d'espoir, une boîte de Kleenex ne sera pas du luxe. » - Heat
    « Incroyable ! » - Now

  • La maison aveugle

    Alex Reeve

    En sous-vêtements, je n'avais pas grand-chose d'un garçon, il me manquait les formes de rigueur. Lorsque je fermais les yeux, je sentais les atouts qui auraient dû être les miens : la largeur des épaules, la puissance des cuisses, le poids du membre entre mes jambes. Lorsque je les rouvrais, j'étais toujours le même, un brouillon d'homme dessiné par un enfant, informe, dénué de force, privé des attributs élémentaires d'un homme.
    Londres, 1880.
    Leo Stanhope, assistant d'un médecin légiste et fervent joueur d'échecs, cache un lourd secret. En effet, Leo est né Charlotte, fille d'un pasteur respectable. Persuadé d'être un homme au plus profond de lui, et incapable de vivre plus longtemps dans le mensonge, il fuit sa famille dès l'âge de quinze ans, pour s'affirmer en tant qu'homme. Lorsqu'il se voit accusé du meurtre de la femme qu'il aime, Leo est prêt à tout pour retrouver le coupable. Ce faisant, il prend le risque de perdre, en plus de celle qu'il aimait, sa liberté, et peut-être même sa vie.

    Pour ses débuts en littérature, Alex Reeve livre un roman somptueux à l'atmosphère sombre.

    « D'une grande originalité. » - The Guardian
    « Créer un personnage véritablement original n'est pas chose aisée, mais Alex Reeves relève le défi avec brio... Une enquête fascinante et le portrait complexe d'un homme que la conscience de son identité profonde isole. » - Sunday Times
    « Un chef-d'oeuvre gothique, plein de péripéties déroutantes, de retournements captivants, et de personnages à rendre Dickens jaloux. » - Kaite Welsh

  • Shtum

    Jem Lester

    Ben a presque tout raté dans sa vie. Sa carrière est au point mort, son couple part à vau l'eau, son fils est « différent ».
    À dix ans, Jonah ne parle pas. Lorsqu'ils sont tous deux contraints d'emménager chez le père de Ben, trois générations d'hommes - un qui ne sait pas parler, deux qui s'y refusent - sont réunies sous le même toit. Alors que Ben engage une bataille juridique éprouvante pour obtenir le placement de son fils dans un établissement spécialisé, Jonah se rapproche de son grand-père dont les jours sont comptés. Et cet homme qui n'a jamais révélé le secret de ses origines, se met à parler, pour la première fois, à ce garçon qui n'a pas de mots pour lui répondre. C'est peut-être l'occasion pour Ben de se rendre compte que sa plus grande réussite, c'est son fils.

    Un roman poignant sur la famille et l'identité.

  • Lignes de vie

    Graham Joyce

    « Une histoire merveilleusement bien écrite, dans laquelle Graham Joyce conjugue drame familial et réalisme magique. » - Booklist
    « Un roman émouvant, délicieusement nostalgique, avec une subtile touche de fantastique. » - Publishers Weekly
    À Coventry, après la Seconde Guerre mondiale, chacun essaie de retrouver une vie normale. C'est le cas de Martha Vine, matriarche aussi charismatique qu'elle est tendre avec ses sept filles. Cassie, la plus jeune, n'a pas le courage de confier à des parents adoptifs le fils de père inconnu auquel elle vient de donner naissance. Le petit Frank sera donc élevé à tour de rôle par chacune des soeurs de cette famille singulière. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies qui empruntent des chemins si différents, dans les drames et les illusions de l'après-guerre. Mais Frank est un enfant unique en son genre, doué d'intuitions étonnantes; tout comme sa grand-mère, qui a un don de prémonition...
    Extrait :
    « Les soeurs rappellent à Cassie pourquoi elle ne peut pas le garder. Il y a eu la fois où elle a disparu toute une semaine et, aujourd'hui encore, on ne sait ni où ni pourquoi. Et la fois où un policier l'a raccompagnée chez elle à trois heures du matin après l'avoir découverte en train d'errer dans les décombres d'Owen & Owen détruit par les bombes. Puis l'incident des GI, et regardez où ça l'avait menée. Et la fois où les pompiers avaient dû la faire descendre du toit. Celle où elle avait bu de ce whisky que le mari d'Olive avait fauché dans la cave de chez Watson. Sans parler de la terrible nuit du bombardement. Oui, sans parler de ça. Et ainsi de suite.
    Quel genre de mère est-ce que tu ferais, Cassie ?
    - Elle peut pas le garder, déclare Aida. Aida est l'aînée, la trentaine déjà bien avancée, ce qui lui donne la priorité pour tenir tête à Martha.
    - Ce ne serait pas juste pour le gamin. Et tu sais bien qu'aucune d'entre nous ne peut se permettre de l'élever. Et toi, tu es trop vieille, avec ta canne et tout ça.
    - Je sais bien qu'aucune de vous ne veut le garder, reconnaît Martha. On en a déjà parlé. Et je ne vois pas pourquoi l'une de vous devrait hériter du fardeau. Elle a eu tout le plaisir, faudra bien qu'elle goûte aussi un peu de l'amertume. Mais écoutez-moi bien. Toutes autant que vous êtes, vous avez mauvaise conscience depuis qu'on a donné l'autre. Toutes autant que vous êtes. Et moi aussi. Y a pas un jour où ça ne me traverse pas l'esprit. Alors peut-être qu'on peut réparer la faute à moitié.
    - Et comment qu'on va faire ? demande Aida. Et puis moi, avec mon asthme...
    - On va se le partager, dit Martha. Faire un roulement.
    - Se le partager? glapit Olive. On ne peut pas faire ça !
    - Mais si, et c'est ce qu'on va faire, déclare Martha.»

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