Viviane Hamy

  • J'ai 7 ans Nouv.

    - On s'appelle Dutheil. Avant, on s'appelait Deutsch, mais maintenant c'est Dutheil. Dutheil, c'est très bien. En France, il y a plein de Dutheil.Il y en a qui n'ont pas de h mais nous, on a gardé le h, comme le h de Deutsch. [...] Avec un nom comme celui-là, il n'y a rien à craindre.À sept ans, le narrateur apprend de ses parents qu'ils ont changé de nom, mais il n'accorde pas grande importance à ce secret. Quelques années plus tard, à la faveur d'un jeu reposant sur l'étymologie des patronymes, il révèle en classe son « vrai » nom. Quand l'enfant le raconte à ses parents, le soir même, il n'a aucune idée de la boîte de Pandore qu'il vient d'ouvrir. Car de Dutheil à Deutsch surgissent une multitude de questions que l'oubli et le silence privent de réponses.J'ai 7 ans est l'histoire d'une révélation qui tire sa force de sa pudeur.

    Laurent Dutheil est né à Paris en 1956. Avocat, homme politique, responsable de collectivités publiques, il a créé avec Jean-Paul Huchon le « Lieu du design », organisme d'innovation et de recherche qui invite au mariage de l'art et de l'industrie organisant de nombreuses expositions.

  • Le « Bairro », ce célèbre quartier inventé par Gonçalo M. Tavares qui rassemble des Messieurs célèbres, - écrivains, dramaturges, poètes ou scientifiques - accueille cette année de nouveaux voisins : Monsieur Henri, Monsieur Juarroz, Monsieur Breton et Monsieur Eliot.

    Réunis pour la première fois, chaque Monsieur apporte sa vision sur notre monde, à la fois philosophique, surréaliste, ironique, voire absurde jusqu'à l'extrême. Mais tous ont un objectif commun : comme le village d'Astérix, ce « bairro » entend bien résister, coûte que coûte, à l'avancée menaçante de la barbarie.

    Une nouvelle fois, Gonçalo M. Tavares nous interroge, avec le talent qu'on lui connaît, sur notre rapport au quotidien et sur notre capacité à nous adapter ou à nous heurter à la réalité.

    Auteur portugais, Gonçalo M. Tavares est né en 1970. Après avoir étudié la physique, le sport et l'art, il est devenu professeur d'épistémologie à Lisbonne.

    Depuis 2001, il ne cesse de publier (romans, poèmes, essais, pièces de théâtre, contes et autres ouvrages inclassables). Il a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux dont le Prix Ler/BCP (le plus prestigieux au Portugal).

    Il est considéré comme l'un des plus grands noms de la littérature portugaise contemporaine.

  • «À sept ans je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette.»


    Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille, depuis l'Outre-Monde. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, de scènes de guérilla violentes à la résistance, Niki traverse le XXe siècle et nous en restitue toute l'intensité. Sa découverte de l'amour est à l'aune de son ascendance et des femmes qui l'ont précédée. Un héritage précieux qui n'appartient à aucune autre, et qui résonne en chacun de nous.

    Christos Chomenidis est né en 1966 à Athènes où il a étudié le droit. En 1993, il publie son premier roman Le Jeune Sage. Ses romans et ses nouvelles ont été traduits en plusieurs langues. En 2015, son roman Niki remporte le prix d'état de littérature grecque. Niki a été aussi porté à la scène en 2017. Christos Chomenidis est également auteur de scenarii pour la télévision et le cinéma.

  • « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.

  • Syrie, an 900.Un étranger à cheval traverse nonchalamment le souk al-Kibir de Damas. Soudain, sa main tombe sur le bras du jeune garçon qui tente de s'emparer de la bourse qui bat le flanc de sa monture.Ainsi débute la quête du prince Ahmed revenu sur sa terre d'origine avec le fol espoir de retrouver sa femme et son fils qu'il a été contraint d'abandonner dix années auparavant pour suivre son seigneur réfugié à Cordoue.Annie Messina entremêle les histoires avec la maîtrise du conteur oriental. Elle nous tient en haleine telle Shéhérazade captivant le Sultan durant mille et une nuits.

    Après Le Myrte et la Rose paru aux Éditions Viviane Hamy en 1992, - devenu depuis un véritable classique de la littérature italienne -, découvrez Le Palmier de Rusafa, qui démontre une nouvelle fois l'immense talent d'Annie Messina et sa profonde connaissance de la civilisation arabe.

    Sicilienne, fille d'un consul général à Alexandrie, elle passa plus de vingt ans en Égypte avant de s'installer à Rome. Son attrait pour les contes orientaux lui vient de son enfance.

  • «J'obtins de mon père la permission de monter à cheval. Il fit confectionner pour moi un tchekmen de cosaque et me fit don de son Alkide. De ce jour, je fus le compagnon obligé de mon père dans ses promenades aux environs de la ville. Il tirait plaisir à m'apprendre à monter avec élégance, à me tenir fermement en selle et à manier adroitement mon cheval. Il disait que j'étais à l'image vivante de ses jeunes années et que j'eusse été soutien de sa vieillesse et l'honneur de son nom si seulement j'étais née garçon !»

    À 23 ans, Nadejda Dourova profite du passage dans sa ville d'un régiment pour suivre sa vocation : elle se coupe les cheveux, se travestit en cosaque et rejoint l'armée du tsar. À la suite d'un haut fait d'armes, Alexandre Ier, qui a appris son secret, la convoque...

    Nadejda Dourova (1783-1866) est la fille d'une noble famille russe.

    En 1836, fasciné par le personnage, Pouchkine publie les Mémoires de Dourova avec un immense succès. Aujourd'hui encore la vie de celle qu'on appela « la demoiselle cavalier » inspire les romanciers et dramaturges russes.

    Elle se distingue donc dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres, recherchant la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

  • « Contrairement à ce qu'on croit, la politique n'est pas l'art du possible ; c'est l'art de l'impossible. »

    Dans la soirée du 8 novembre 1923, la tentative de putsch menée par Hitler échoue à la brasserie Bürgerbräukeller de Munich. Il est arrêté puis enfermé dans la prison de Landsberg de novembre 1923 à décembre 1924. Ce « document fictionnel » s'intéresse de près à ces quatorze mois décisifs qui expliquent, en partie, son accession au pouvoir moins de dix années plus tard, avec une facilité inimaginable.

    Commence alors une plongée en apnée dans le quotidien et la psyché du futur Führer qui s'est persuadé que son destin et celui de l'Allemagne ne font qu'un.

    /> Page après page, ce Journal fictif, criant de vraisemblance nous prouve d'une façon magistrale que la puissance des mots, si bénéfique ou maléfique soit-elle, peut encore avoir des répercutions à la fois personnelles et mondiales au sein de nos sociétés modernes.

    Aujourd'hui, alors que l'humanité entière est menacée par l'émergence d'une nouvelle forme de barbarie, que le nationalisme connaît un nouvel essor, que le racisme étend son emprise, que la manipulation des masses est recherchée à tout prix et que la construction européenne est menacée, je considère qu'une nouvelle approche d'Hitler est utile et même nécessaire. Haris Vlavianos

    Haris Vlavianos est né en 1957 à Rome, de parents grecs. Il a fait ses études à Bristol et à Oxford. Sa thèse s'intitule Greece 1941-1749 : from Resistance to Civil War. Il vit actuellement à Athènes où il enseigne à l'American College of Greece, ainsi qu'au Centre européen de traduction (EKEMEL). Très connu en Grèce, il a publié une dizaine de recueils de poésie et dirige la revue («Poésie»). Il a traduit des auteurs comme Whitman, Pound, Longley, Ashbery, Stevens, Goldoni, Blake, etc

  • C'est de ces cultures nourricières qu'avaient jailli la jalousie, la rancoeur, la malveillance et l'intolérance. À l'instar des hommes, elles s'étaient lentement desséchées, craquelées, pour devenir arides et infécondes. C'étaient ces terres brûlées qui avaient fini par dévorer les coeurs et les âmes. Le commissariat de Nancy subit une inspection générale. Andreani et son partenaire Couturier héritent du dossier Rémi Fournier, simple en apparence : retrouvé asphyxié, l'homme aurait succombé à une crise cardiaque lors de l'incendie de son pavillon. Les plus hautes instances policières les somment de clore cette affaire, et vite. Mais pour quelles raisons ? L'instinct d'Adreani le pousse une nouvelle fois à mener sa propre enquête. Commence alors un voyage dans le temps où il devra fouiller dans les souvenirs purulents laissés par les deux guerres mondiales, notamment en Moselle. Manipulation, délation, nationalisme et antisémitisme : Andreani et Couturier pourraient bien faire face à l'enquête la plus complexe de leur carrière. Après Un travail à finir, qui avait comme cadre la guerre d'Algérie, le duo, qui se dissimule, derrière le pseudonyme Eric Todenne continue de se pencher sur les liens et l'impact que peut avoir l'histoire collective sur les destins personnels.

    Après Un travail à finir (2018), Terres brûlées est le deuxième roman d'Eric Todenne. Ce pseudonyme réunit fois deux auteurs au talent prometteur et signe l'acte de naissance d'une équipe d'enquêteurs délectable, constituée de personnalités hors du commun usant parfois de moyens expéditifs... et des plus sophistiqués.

  • Préfère l'impair

    Claude Habib

    Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports qu'entretiennent les antihéros de cette histoire : Florence, qui désire un enfant, Stéphane, son mari stérile, leurs amis - et « Stéphanie », qui sera la maîtresse de Stéphane dans ce temps qui précède la naissance d'un enfant. Égoïsme, tendresse fugace, lucidité vite transgressée, indifférence, désespoir parfois. Le roman d'une époque où intérêt et rentabilité ont phagocyté les âmes. Un soufflet magistral.

    Claude Habib est née en 1956. Ancienne élève de L'École Normale Supérieure de Fontenay, elle est agrégée de Lettres Modernes et enseigne comme maître de conférences à l'université de Lille III. Par ailleurs, elle travaille au comité de rédaction de la revue Esprit. Préfère l'impair est son premier roman.

  • "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage." Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi." Dominique Sylvain Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Elle a fait ses débuts dans le polar avec la parution de Baka!, son premier roman inspiré de sa vie au Japon. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture. Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola - le duo improbable qu'elle a imaginé - sont devenues des personnages culte. Son oeuvre singulière, et primée à de nombreuses reprises, est traduite dans une quinzaine de pays et est également disponible aux Éditions Points.

    Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture.Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola-le duo improbable qu'elle a imaginé-sont devenues des personnages culte.

  • " Mon roman est un portrait d'artiste mais également un portrait de femme. À travers le personnage d'Ariane Claessens, j'ai travaillé à ma propre définition de la grâce, un mélange paradoxal de force et de fragilité. Ariane en est l'incarnation. Je l'ai voulue la plus humaine possible, c'est-à-dire pleine de contradictions. " Alexis Ragougneau

    " Un jour, dans mille ans, un archéologue explorera ton refuge. Il comprendra que l'ouvrage militaire a été´ recyclé en ermitage. Et s'il lui vient l'idée de gratter sous la peinture ou la chaux, il exhumera des fresques colorées intitulées
    La Vie de David Claessens en sept tableaux. Je les connais par coeur, ils sont gravés à tout jamais dans ma médiocre mémoire, je peux vous les décrire, si vous voulez faire travailler votre imaginaire :




    L'enfant prodige choisit sa voie.
    Il suscite espoirs et ambitions.
    Le fils trébuche, s'éloigne, ressasse.
    Dans son exil, l'enfant devient un homme.
    Le fils prodigue, tentant de regagner son foyer, s'égare.
    Blessé, il dépérit dans sa prison de béton.



    Mais à la différence des tapisseries de New York, ton histoire est en cours ; il nous reste quelques tableaux à écrire, toi et moi, et je ne désespère pas de te faire sortir un jour du bunker. La clé de ton enclos, de ta cellule 77, c'est moi qui l'ai, David. Moi, Ariane, ta soeur. "

  • Ce roman graphique est avant tout un cri de colère : celui d'un enfant qui entend son grand-père le traiter de « bâtard ». Sa réponse ? Ce témoignage mis en images et en couleurs par un autre révolté, familier et complice de l'univers de Karim Miské : Antoine Silvestri. Né d'un père mauritanien, diplomate et musulman et d'une mère française, assistante sociale puis professeure, athée et féministe, Karim Miské est une bizarrerie pour les autres : une « tête d'Arabe avec des manières de Blanc ». Écartelé entre des univers différents ainsi qu'entre la France et la Mauritanie, auxquelles s'ajoute l'Albanie, Karim Miské s'est trouvé un navire pour traverser l'existence : la littérature.

  • À la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Au coeur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l'art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l'oreille attentive, et Kate Sanders, l'Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l'un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l'exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels. Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s'est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l'aidera dans sa recherche. Yamada, l'imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l'enquête officielle. Entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d'une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur.

  • Les légendes courent : un hibou vieux de mille ans rendrait aveugle quiconque ose l'approcher ; le diable fréquente tous les soirs le Café de monsieur Pinto ; la nuit, des hurlements filtrent des murs du fournil de monsieur Sasson... Mais c'est le soldat turc d'Edirne qui hante les esprits : fonce-t-il toujours vers les positions ennemies alors qu'une bombe lui a arraché la tête ? Notre jeune héros y croit dur comme fer... bien plus que ses copains. Dans ce quartier populaire de Tel Aviv, au début des années 40, leurs aventures dans le terrain vague ou le long de la voie ferrée sont bien plus essentielles que la Guerre qui n'est qu'une voix émanant du poste de radio.
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  • Gonçalo M. Tavares nous invite à suivre les aventures extravagantes de ses personnages : un joggeur, un enquêteur sondeur, un enseignant, un collectionneur de cafards... Jusqu'à l'apparition de son héros, le vrai, Matteo, celui qui a perdu son emploi. Vingt-six individus dont les destins sont liés comme dans un jeu de dominos, la chute d'une pièce entraînant celle de la suivante...

  • En dépit de la nourriture que ses parents lui imposent et qu'il rejette avec constance, Élie Élian s'attarde à l'arrière du restaurant qui s'est ouvert dans son quartier. Les gestes qu'il observe, les effluves dont il se délecte sont une révélation : il sera chef-cuisinier. Son passage dans l'établissement de la veuve Maudor sera déterminant. Elle l'initie à l'amour fou et lui offre d'exercer son incroyable génie culinaire. Puis ses errances dans un Paris en proie aux émeutes le mèneront jusqu'au Trapèze, le restaurant où son destin de magicien des sens, des goûts et des saveurs s'accomplira.

  • En 1769, la planète Vénus passera devant le disque solaire. Les scientifiques des observatoires du monde entier s'organisent, avec intérêt et impatience, pour observer ce phénomène rare. C'est ainsi que János Sajnovics, jeune prêtre jésuite hongrois, astronome et mathématicien, part sur invitation spéciale du roi du Danemark jusqu'à Vardø, en région lapone, en tant qu'assistant de Maximilian Hell, astronome à la cour impériale de Vienne. Leur extraordinaire voyage, rythmé par des tribulations hasardeuses et des rencontres étonnantes, les mènera au coeur des principales villes européennes, dévoilant la complexité propre à l'Europe du XVIIIe siècle. Cette expédition se révèle être aussi un voyage intérieur intense et agité pour János, qui peine à trouver son chemin et sa place. « Le Passage de Vénus », allie avec élégance et subtilité la grande tradition du roman historique et celle du roman psychologique. Il plonge le lecteur dans un siècle qui fascine toujours autant et qui a vu naître de nombreux bouleversements, notamment dans la culture, la philosophie et les sciences.

  • « Savez-vous pourquoi l'on a accepté de nous livrer ainsi à vous, dans ce que nous avons de plus intime. C'est parce que vous avez marché avec nous. Vous avez couru à nos côtés, la caméra embarquée. Vous avez marché aux côtés de nos mères, lorsqu'elles vendaient nos haricots, nos oeufs et notre lait. Vous avez partagé la sueur de nos mères. Vous les avez suivies tout le temps. Vous nous suivez partout, que nous nous battions, que nous vendions, que nous produisions. Vous avez constaté une chose : nous marchons. Nous marchons toujours. La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation de femmes. Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer. » Dans ce pays d'Afrique, la guerre civile fait rage et nul destin n'est tracé. Celui de Séraphine s'annonce heureux - elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime -, mais il bascule lorsque des miliciens saccagent son village. Elle perd alors toute sa famille, et son innocence. Sauvée in extremis grâce à l'intervention d'une faction de l'armée régulière conduite par l'exceptionnelle Blandine, elle se joindra à sa troupe de « Lionnes impavides », qui luttent dans l'espoir fou d'un retour à la paix. Il est impossible de lâcher ce roman - d'une pudeur et d'une justesse saisissantes -, hymne à l'héroïsme des êtres qui transforment leurs silences en un cri de courage et de fureur. Céline Lapertot, 29 ans, est professeur de français. Des femmes qui dansent sous les bombes est son second livre aux éditions Viviane Hamy.

  • À la veille de Noël, un groupe de SDF investit Notre-Dame de Paris, revendiquant un logement pour tous. Les médias se déchaînent. Après l'éviction manu militari, le calme revient jusqu'à ce que, peu avant Pâques, on repêche dans la Seine le corps étrangement mutilé de Mouss, le porte-parole des sans-abri. Quand Claire Kauffmann, la juge d'instruction, apprend que le père Kern officiait dans la cathédrale au moment de son occupation, elle sollicite son aide pour faire éclater la vérité. En vain. Témoin autant qu'acteur, le prêtre a bien malgré lui favorisé l'intervention de la police. Perclus de culpabilité, il s'est depuis enfermé au centre Wresinski, où il inventorie les maigres biens des démunis. Elle devra se débrouiller seule... Tel un peintre d'icône, l'écrivain procède par couches, il dissipe les ombres, jusqu'à la transparence. « Le sens de l'image n'apparaît qu'une fois les visages des personnages illuminés par la vérité divine. En somme, c'est une enquête. Il s'agit de savoir qui tient quel rôle dans la composition et cela n'intervient qu'à la fin. » Il use d'une écriture précise pour pointer les maux de notre société. Il se délecte à brouiller les pistes pour offrir une oeuvre aussi envoûtante que dérangeante.

  • Tout l'art de Gazdanov consiste à observer sans a priori ses frères humains, particulièrement les exilés, les déracinés en quête d'identité, pour les fixer d'un trait et en faire des personnages inoubliables... La révolution bolchevique gronde et des cohortes de Russes blancs ont rejoint la France, où leur sort a basculé. Les protagonistes des quatre nouvelles inédites rassemblées dans Cygnes noirs incarnent magnifiquement le tragique, l'absurde et le hasard des destinées.

  • N'appartenir, ou quand la colère se fait salvatrice et pleine d'humour... Né d'un père mauritanien, diplomate et musulman et d'une mère française, assistante sociale, professeure, athée et féministe, Karim Miské est une bizarrerie aux yeux de ses contemporains : une « tête d'Arabe avec des manières de Blanc ». Sans cesse ballotté entre toutes ses identités, il fera le choix de n'en accepter aucune.
    Cocasse, enlevé, généreux, provocateur et nécessaire, N'appartenir est un cri de liberté, à la fois récit d'un parcours atypique et radioscopie de la complexité du monde.

  • À l'occasion des 25 ans de la maison d'édition, les éditions Viviane Hamy vous offrent cette nouvelle signée par l'une des figures montantes du polar français, Alexis Ragougneau !

  • Nikolaï a seize ans lorsqu'il s'engage dans l'Armée blanche. En 1920, il quitte la Russie pour toujours. Des années plus tard, à Paris, les retrouvailles avec Claire, piquante et insaisissable, font resurgir les souvenirs les plus douloureux - la mort terrible du père tant aimé - comme les ravissements ténus de l'enfance ou les longues conversations avec l'oncle Vitali sur le sens de la vie. Un bijou de la littérature russe à découvrir!

  • À l'occasion des 25 ans de la maison d'édition, les éditions Viviane Hamy vous offrent cette nouvelle signée par l'une des grandes figures du polar français, Dominique Sylvain !

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