Weyrich

  • Le roi de la forêt

    Christian Joosten

    • Weyrich
    • 27 Janvier 2021

    Quand, sur les hauteurs de Vresse-sur-Semois, on retrouve à l'aube le cadavre de la femme d'un flic, c'est inévitablement lui le suspect.
    Quand un squelette vieux de trente ans refait surface, c'est toute une région qui sort de sa torpeur et se rappelle ses pires moments.
    Quand les rumeurs désignent un coupable, c'est la vie d'un homme que l'on décortique et qu'on offre à la vindicte.
    Pour se sauver, Guillaume Lavallée n'aura pas d'autre choix que de prouver son innocence.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Christian Joosten - Archiviste, photographe amateur et passionné de football américain, Christian Joosten offre ici une première aventure à Guillaume Lavallée, flic au passé hanté par ses fantômes.

  • Léon est un salaud, un tueur. Il est belge aussi. Mais c'est l'anti-Tintin. Il livre sa confession dans un long monologue qui s'étend sur 16 jours, qui correspondent chacun à un chapitre. Sa confession, il la fait à une dame dont on ne sait s'il s'agit d'une enquêtrice, d'une journaliste, d'un juge ou d'un flic...
    Ce récit trace une sorte de destin, depuis le meurtre de Julien Lahaut, marqué par des actes sordides, cruels, voire inhumains. Une vie exceptionnelle, marquée d'aventures et d'actions ; des tribulations aux quatre coins du monde où se jouent les épisodes, et où se croisent les destins, qui vont construire le xxe siècle et dont Léon se trouve le témoin. Un monde de franches crapules, assumées et décomplexées, stipendiées selon les opportunités qui motivent les états occidentaux à cette époque.
    Avec son nouveau roman, André-Joseph Dubois réussit l'exercice difficile d'analyser les quatre décennies durant lesquelles le monde moderne va se reconstruire à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale. Au travers d'une grande fresque qui se lit comme on regarde un bon film en noir et blanc, il met en scène son Léon avec un tel talent qu'il pourrait vous dégouter comme vous attendrir. C'est tout le paradoxe du personnage que fait évoluer l'auteur dans un monde vivant sous la menace du communisme, des stratégies, des rapports de force et des provocations entre l'Est et l'Ouest.

  • Hugo est un petit garçon comme tous les autres : dynamique, vif d'esprit, drôle. Il aime l'école et le judo, il adore sa petite soeur, ses parents et surtout les chats.
    Quand les médecins lui diagnostiquent une tumeur particulière et à l'issue fatale, Hugo ne s'effondre pas. Il ne se plaint pas. Il ne s'apitoie pas sur son sort.
    Du haut de ses dix ans, malgré les traitements, les kilomètres à parcourir chaque semaine et la lente dégradation de son corps, Hugo fait preuve d'une force et d'une acceptation exemplaires.
    Jamais malheureux, il porte sa famille jusqu'au bout, jusqu'à cette fin, inconcevable mais inéluctable.
    Le papa de Hugo a choisi de raconter ici la métamorphose de son fils qui, de cocon à papillon, est devenu son imago, son stade ultime, la meilleure version de lui-même. C'est parfois jusqu'aux confins de l'univers que ce père astrophysicien doit aller chercher son inspiration, afin de donner du sens à l'aventure de son enfant qui a grandi vite, si vite...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    André Füzfa, le papa de Hugo, témoigne du parcours courageux d'un petit garçon et de sa famille face à la maladie. Par ce récit empli d'amour, il espère porter un message d'espoir aux parents qui devront faire face aux mêmes questions, aux mêmes déceptions, au même effondrement. Et, peut-être, les aider à se relever.

  • Enquête à Louvain-la-Neuve. Un cadavre sur un lit derrière une porte fermée à clé de l'intérieur : classique. Dans la ville universitaire de Louvain-la-Neuve : plutôt inédit !
    S'il y a meurtre, qui aurait tué ? Voleur dérangé ou tueur missionné ? Étudiant shooté ou sugar baby affolée ? Arpentant la ville piétonne, un flic retraité et un inspecteur débutant unissent leurs forces pour secouer les apparences...
    À PROPOS DES AUTEURS
    Agnès Dumont vit et enseigne à Liège. Elle a publié plusieurs recueils de nouvelles littéraires aux éditions Quadrature. C'est cependant dans le genre policier qu'elle a été une première fois remarquée en remportant le grand prix du concours Polar de la RTBF (1997) avec sa nouvelle Une bonne mère. En 2014, elle illustre à nouveau le genre avec Le gardien d'Ansembourg (paru chez Luc Pire, dans la collection Romans de Gare).
    Patrick Dupuis aime Louvain-la-Neuve, ville où il a choisi de vivre depuis près d'un demi-siècle. Il y participe à l'aventure de Quadrature, une maison d'édition qui se consacre entièrement à la nouvelle francophone. Lui-même nouvelliste, auteur de plusieurs recueils (publiés aux éditions Luce Wilquin), amoureux de Simenon, il a longtemps rêvé d'écrire un roman policier qui se passerait dans sa ville.

  • Imaginez... Imaginez les plaines du nord en 1746, alors que la France, conduite par le Maréchal de Saxe, est sur le point de livrer une bataille décisive à Rocourt au prince de Lorraine et à ses alliés.
    La principauté est pleine de soldats et de rancoeurs. La population souffre et les armées se déploient.
    Un grand officier, un chevalier, parent de Fénelon, sur le point de combattre, traverse incognito les lignes ennemies pour rejoindre dans la nuit un petit ouvrier typographe liégeois auquel il a confié un manuscrit, Perversus, qui va, il en est sûr, bouleverser l'Europe par ses implications politiques et philosophiques.
    Le livre prêt, l'ouvrier, Guillaume Roosen, l'attend, mais en vain. Le voilà dépositaire d'un trésor qui le dépasse et dont il va pressentir rapidement qu'il a la mission de le remettre à qui pourra lui donner un destin.
    Mais on ne s'improvise pas ainsi aventurier quand on a les doigts pleins de l'encre de l'atelier et il faudra des circonstances exceptionnelles - un attentat contre le prince-évêque, par exemple -, pour qu'il se décide à tout quitter pour se rendre à Paris, pour s'y initier aux bonheurs des sens et à ceux de l'esprit.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Claude Froidmont est le pseudonyme d'un professeur de Lettres de Gironde. Il a publié plusieurs articles sur François Mauriac. Chez Mauriac à Malagar est son premier livre.

  • Véra, étudiante indocile, vit avec son père dans un chemin oublié menant à la citadelle de Namur. Un malheur la désarme... Elle a deux jours et deux nuits pour rassembler ses souvenirs, ses questions. Il lui faut retourner au hameau.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Barreau vit à Namur. La Confiture de morts, un subtil roman d'apprentissage, est le deuxième titre qu'elle publie dans la collection Plumes du Coq, après L'Escalier en 2016.

  • Vade retro, felicien!

    Francis Groff

    • Weyrich
    • 3 Janvier 2020

    Toujours à la recherche de livres rares pour les clients de sa bouquinerie parisienne, Stanislas Barberian est en visite à Namur à la demande d'un vieux professeur d'histoire qui affirme avoir mis la main sur un manuscrit très intime - et fort dérangeant - de Félicien Rops. En proie à une détresse sans nom, l'auteur du célèbre Pornocratès, l'aurait écrit à l'automne de sa vie.
    Quelques heures avant la rencontre, l'historien est assassiné dans des circonstances qui laissent penser à un rituel sordide, voire satanique. Stanislas plonge malgré lui dans un univers inconnu où évoluent les adeptes d'une société discrète, des traditionnalistes religieux et de dangereux politiciens d'extrême droite...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste en presse écrite, radio et télévision, réalisateur de documentaires pour la télévision et scénariste, Francis Groff s'est lancé dans la fiction en créant le personnage de Stanislas Barberian, un bibliophile distingué qui a l'art de fourrer son nez là où les flics ne l'attendent pas. Cette fois, le bouquiniste belgo-français va vivre une enquête haletante dans les coulisses d'une ville que peu de Namurois eux-mêmes connaissent.

  • Les faux simenon

    Nicolas Marchal

    • Weyrich
    • 3 Janvier 2020

    C'est l'histoire d'un jeune homme qui vit dans les livres et a décidé une fois pour toutes que l'amour n'existait pas. C'est l'histoire d'une jeune fille qui vient reconstruire sa vie à Liège, loin de son Lisbonne natal, là où elle pourra retrouver la Danseuse du Gai-Moulin. C'est l'histoire d'un vieux monsieur assis sur un banc qui fume la pipe en pestant sur les résultats du Standard, peu soucieux d'afficher sa parfaite ressemblance avec Georges Simenon...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicolas Marchal est né en 1977 à Namur. Son premier roman, Les conquêtes véritables, a obtenu en 2009 le prix Première (RTBF). Il a ensuite publié La tactique katangaise, Agaves féroces et, dans la collection «?Plumes du Coq?», Le grand cerf.

  • Terminus antarctique

    D. Schmitt

    • Weyrich
    • 3 Janvier 2020

    L'Antarctique est resté longtemps Terra incognita pour de bonnes raisons. C'est de loin le continent le plus rude et le plus inaccessible de la planète. Seuls quelques scientifiques s'y aventurent avec un soutien logistique remarquable. L'auteur a eu l'occasion unique de faire partie d'une telle expédition, hors norme à bien des égards. Il nous relate, sous la forme d'un carnet de bord, son périple de huit semaines au départ de la Tasmanie, ainsi que ses contacts riches et variés. Chaque étape de son évasion insolite dans ce paysage glacé le plonge dans un rêve lucide toujours plus profond.
    Le raid terrestre vers l'endroit le plus isolé au monde, la base Concordia située à 1?100 kilomètres de la côte et à 3?200 mètres d'altitude, fut l'apogée d'une expérience à couper le souffle. Les longues journées d'extrême isolement de ce safari blanc ont été particulièrement propices à l'introspection. Le narrateur nous relate ses analyses et ses émotions à l'état pur. À?cette aventure extraordinaire, suivie pour la première fois par satellite, s'ajoute un témoignage sur les prémices d'un chamboulement climatique perceptible, même au bout du monde.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Un trait de caractère de l'auteur est l'attrait des environnements extrêmes comme moyen de toucher les limites physiologiques du corps humain et les limites physiques de notre planète. Quoi de plus extrême et de plus lointain que l'espace ? Alors, autant allier travail et aventure?: vols paraboliques en avion pour flotter en impesanteur, simulateurs de missions spatiales de longue durée en Russie, la vie à Cape Canaveral, une escapade dans les profondeurs en sous-marin biplace, et se rendre au bout du bout du Monde, au fin fond de l'Antarctique pour vivre «?White Mars?».
    Ce scientifique et médecin a déjà vécu plusieurs vies?: d'abord universitaire, au coeur des activités d'exploration robotique et humaine de l'Agence spatiale européenne et une décennie au sein de la politique scientifique et spatiale dans les institutions européennes à Bruxelles.
    «?Savoir c'est bien, mais faire savoir c'est mieux?»?: Didier Schmitt a développé la prospective comme outil de sensibilisation des décideurs au travers de nombreux articles d'opinion dans la presse et la publication d'un premier livre (Antéversion, ce qu'il faut retenir du futur, Éd. Fauves).
    Comme l'horizon à 20 ans des programmes spatiaux ne suffit pas à assouvir sa curiosité, il se projette déjà en 2080 -?sur les traces de Jules Vernes?- avec le scénario d'une série de bande dessinée innovante à plus d'un titre: Safari Rouge, à paraître début 2020. Il n'en est pas à son coup d'essai, All you need is space a été distribué à un million d'exemplaires dans 25 langues...

  • La grande fugue

    Ziska Larouge

    • Weyrich
    • 6 Juin 2019

    Dans un espace culturel réputé de Bruxelles, Flagey, une violoniste est retrouvée tuée d'un archet planté dans la gorge...
    À l'issue d'une répétition au Flagey, prestigieux espace culturel bruxellois, une musicienne est retrouvée morte sur la scène du Studio 4, son archet planté dans la carotide. La fantasque juge d'instruction Victoire Overwinning dépêche pour l'occasion son meilleur enquêteur, Gidéon Monfort, fraîchement sorti de convalescence après un tir qui l'a cloué dans un fauteuil roulant. Une occasion pour l'inspecteur principal de s'imposer face à son ennemi intime, le commissaire Poutrel, et de retrouver son coéquipier de toujours, André Mozard et ses bonnes manières d'ancien séminariste.
    Accompagnez, dans ce polar 100% bruxellois, l'inspecteur Gidéon Monfort, son coéquipier et le chien Tocard dans une enquête trépidante et rythmée !
    EXTRAIT
    /> Wanda venait à bout d'une première demi-heure de déchiffrage, quand elle entendit Gabriel hurler. Doutant de ses oreilles - la musique la coupait du monde - elle demeura bras en l'air, comme le chef d'orchestre qui suspend le temps entre deux mouvements. Rêvait-elle?
    Un second cri donna raison à son discernement. Elle ouvrit la porte et dévala l'escalier sans réfléchir, son violon à la main. Une forte odeur de peinture dérangeait ses narines. À l'évidence, Gabriel avait entamé la réfection de la cuisine, comme elle le lui avait prescrit. Sur le seuil, elle fut prise d'un élan de prudence et elle l'appela:
    - Gabriel?
    - Je suis là.
    La voix de Gabriel était anormalement faible, même en tenant compte du battant clos. Wanda posa la main sur la poignée et ouvrit précautionneusement. Elle découvrit Gabriel, retranché entre le placard à balais et le radiateur, accroupi, ses bras repliés protégeant sa tête.
    Dans la pièce, un pigeon affolé volait en tout sens, se cognant aux armoires et aux murs.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un grand et bon moment de détente, à tourner les pages sans y penser, jusqu'au dénouement. - Apo_lit, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bruxelloise, Ziska Larouge est une artiste touche-à-tout. Elle est l'auteure de plusieurs romans, dont Les Chaises musicales, qui prête vie à un groupe de rock, et Hôtel Paerels (coll. Plumes du Coq). Elle en a écrit les titres phares, qu'elle chante, accompagnée par son complice compositeur et arrangeur Ket Hagaha.

  • Morts sur la sambre

    Francis Groff

    • Weyrich
    • 6 Juin 2019

    Stanislas, un bibliophile passionné, fait une escale à Charleroi et se retrouve mêlé à la mort d'un juge d'instruction à la drôle de réputation...
    Bibliophile passionné, Stanislas Barberian parcourt la France et la Belgique à la recherche de pièces rares. En visite à Charleroi, au coeur du Pays noir où il est né, il se trouve mêlé à la mort accidentelle d'un juge d'instruction à la réputation sulfureuse. Accidentelle?? Voire... Le bouquiniste met le doigt sur un élément troublant, au grand dam du commissaire chargé de l'enquête et qui goûte fort peu l'intrusion d'un «?civil?» dans ses affaires.
    Persuadé qu'il y a eu crime, Stanislas mène ses propres investigations et croise une ex-épouse mutique, des truands violents, des escort girls, des enquêteurs au comportement étrange...
    Dans ce polar troublant, Stanislas va se lancer dans ses propres recherches au coeur de son Pays noir, parmi une série de personnages décidément bien étranges.
    EXTRAIT
    Cette silhouette figée avait quelque chose de déroutant et d'inquiétant à la fois. En se rapprochant, il se dit que l'homme attendait sans doute un chien divaguant à quelques mètres, derrière une haie ou dans le fossé séparant le chemin du halage des prairies avoisinantes. Machinalement, il ralentit sa course, car il ne connaissait que trop bien les réactions parfois dangereuses d'animaux effrayés par le passage d'un coureur. Au moment où il arrivait à hauteur de l'homme dont le visage était protégé par une large écharpe, il eut un brusque pressentiment, puis tout se passa très vite. L'homme tendit les bras en avant, comme pour le stopper par les épaules, puis pivota vivement sur la gauche en pliant le genou et en courbant le dos. Emporté par son élan, Jean-Régis de Chassart bascula vers la droite, piqua du nez vers le bord du chemin, tenta désespérément de se retenir à une touffe d'herbes et bascula la tête la première dans l'eau. Sans un cri.
    Dans la seconde, il sentit comme une gifle glaciale lui cingler le visage. L'eau était tout au plus à deux ou trois degrés et le contact avec son front en sueur lui fit l'effet d'un électrochoc. Que se passait-il? Il n'en savait rien, mais il avait compris que sa chute n'était pas un accident. Il s'accrocha à une grosse pierre, sortit la tête de l'eau et vit son agresseur à trois mètres à peine, penché vers lui.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste en presse écrite, radio et télévision, réalisateur de documentaires pour la télévision et scénariste, Francis Groff a écrit une douzaine de livres à caractère journalistique avant de se lancer dans l'écriture de fictions. Morts sur la Sambre est son deuxième roman. Il étrenne une série d'enquêtes menées par Stanislas Barberian au hasard de ses rencontres dans diverses régions de Belgique.

  • Au coeur de la ville de Liège, un dévoreur sévit et laisse derrière lui de multiples cadavres, pendant que trois amis refont le monde...
    Boston a son étrangleur, Mons, son dépeceur, et voici que Liège est victime d'un dévoreur... Au pays de Simenon, le bout du siècle vingtième s'étire dans le gris et le fil des jours y apporte son lot de cadavres. Un bouquiniste, un flic et un glandeur poète résistent au spleen ambiant à coups de coeur, à coups de gueule et à coups de rouge. C'est que la librairie «?Au pendu de Georges?», qui réunit les trois amis, est une île idéale pour refaire le monde. Un monde qui en a bien besoin...
    Un polar parodique, humoristique et amoureusement sexué?!
    Dans ce polar parodique, humoristique et amoureusement sexué, un bouquiniste, un flic et un glandeur un peu poète se réunissent à la librairie «?Au pendu de Georges?» afin de contrer le spleen ambiant à l'aide de leur imagination.
    EXTRAIT
    - Salut Maigret !
    - Salut Papa !
    Georges Simon et Francis Dangé sont contemporains, mais le flic se plaît à donner du «Papa» au bouquiniste, rapport sans doute à sa barbe de patriarche et à ses malles coloniales sous les yeux. Il faut dire que surnommer «Maigret» un péjiste quinquagénaire resté au rang d'inspecteur depuis un quart de siècle est plutôt vache aussi, un truc du genre «couteau dans la plaie» ou «bottin de téléphone sur le crâne». Ce qui ne les empêche pas de se retrouver sur quelques marottes communes, comme les Côtes-du-Rhône rouges, l'Histoire liégeoise et la «Simenomanie». Sans parler des «cochonneries pour vieux gamins», selon l'appellation toute personnelle d'Indépendance, c'est-à-dire les bédés coquines en particulier pour le policier et les curiosa en général pour le libraire.
    - Tu n'as rien reçu de nouveau ?
    - Un bout de nappe en papier... Mais qui risque de te coûter une fortune !
    - Fais voir quand même !
    - Tu gagnerais même un salaire de divisionnaire que tu ne pourrais pas te payer ça ! Ou alors on fait un échange: ton original de Tillieux contre ceci...
    Georges lui tend un portefolio ouvert, solennel comme un prêtre brandissant le lectionnaire.
    - Nom de Dieu !
    Au feutre noir, Walthéry a agenouillé sa Natacha tout contre la statue de Maigret, statufié sur son banc près de l'hôtel de ville. L'hôtesse est nue, bien sûr, et le commissaire fume tranquillement sa pipe, malgré la gâterie qu'elle lui prodigue. Et ce galopin de Walthéry n'a pu s'empêcher de titrer son oeuvre «Ceci n'est pas une pipe, sais-tu, valèt!»
    - Belle pièce, Papa, mais elle ne mérite pas que je lui sacrifie ma planche de Tillieux...
    - Même pas pour ce vrai trésor ? Tu rigoles, non ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Christian Libens a publié une trentaine de livres, journalistiques comme littéraires. La fréquentation passionnée du monde de Simenon (auquel il a consacré deux ouvrages) depuis l'adolescence l'a amené à flirter longtemps avec le genre policier et à commettre tantôt un scénario, tantôt une nouvelle ou, en collaboration, un Poulpe (Dupont liégeois). Son goût actuel pour le Commissaire Montalbano et les polars épicés et drôles d'Andrea Camilleri n'est peut-être pas étranger à la naissance de ces Seins des saintes...

  • L'argile et la craie

    Boulard J.

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    Quand la vie d'autrefois revit, celle des coeurs simples et généreux, entre les mystères de l'Ardenne et les troubles de l'Histoire... Jean Marcellin, jeune instituteur, ne parvient pas à se libérer des hallucinations de la Grande Guerre d'où il est sorti durement blessé dans son corps comme dans son esprit. 1924. Il vient de quitter le Pays Noir, sa région natale, pour aller prendre son premier poste en Ardenne, où il doit remplacer le vieux maître de l'école communale. Pétri de nouvelles idées sociales et pédagogiques nées durant les années du front et des tranchées, il va être confronté au poids des traditions, des anciennes structures. Il va devoir affronter la méfiance, les ragots, la malveillance, et se heurter à des personnages en place, comme le curé du village et d'autres aussi qui n'ont de scrupules qu'en fonction de leurs intérêts. Persuadé qu'une vie meilleure est d'abord le fruit de l'instruction, Marcellin va s'attacher à ses élèves : Rudy, intelligent et secret, Justin, qui veut être « maître d'école », Martial, enfant gâté autant que paresseux, Pauline, témoin des efforts de libération féminine, Baptistine, si tragiquement attachante... et tous les autres. Il croise le chemin de plusieurs femmes : Fanny, veuve de guerre et maman de deux garçons, Emma, mystérieusement solitaire avec son fils Rudy, Marie, jeune fille aux idées modernes... Ce nouveau roman de Jules Boulard fleure bon l'omelette au lard, la pêche à la main, l'art de la débrouille dans un village bien de chez nous, où joies et drames se succèdent sur fond de campagne. Un récit passionnant, d'une écriture limpide et d'une grande sensibilité EXTRAIT Jean Marcellin n'a pu se retenir de sursauter. Le bruit de la portière que l'on claque brutalement, suivi aussitôt par le verrouillage des loquets, le surprend toujours. Il lui rappelle encore le choc des culasses, le chargement des obusiers qui l'ont harcelé pendant plus de trois longues années dans les tranchées, entre Ypres et Dixmude. Enfin, à présent, il n'y a plus de déflagrations, plus d'âcres relents de poudre, de gaz, ni de cris, ni de râles ! Cela va faire bientôt six ans que les canons se sont tus, pourtant il ne peut les oublier. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « À travers son histoire évoluant dans les années 1920, à une époque charnière du monde selon lui, l'auteur puise dans sa mémoire pour retrouver la parole des anciens. "À cette époque des années vingt, le Wallon voulait la séparation linguistique. Aujourd'hui, nous ne savons pas ce que l'avenir nous réserve", dit-il. » Thomas Léonet, L'Avenir - « Un roman qui conte un ancien pays, sans doute plus à réinventer, mais qui sent bon la tradition, la confiture de grand-mère, le jambon qui sèche au-dessus de l'escalier d'une cave. Ce roman est un monstre d'indulgence, de compromis et de souvenirs de l'ancien temps. "Monstre" de par son nombre de pages et par l'appétit gargantuesque qui vient en le lisant. Jean Marcellin marche aussi en équilibre au-dessus de la boîte de Pandore, accroché à sa nostalgie. » L'Avenir, Région Luxembourg A PROPOS DE L'AUTEUR Jules Boulard est né à Marche-en-Famenne en 1938. Licencié en philologie romaine, il vénère l'Ardenne qui l'inspire. Auteur de nouvelles et de contes, il a déjà publié plusieurs romans avec Weyrich Edition.

  • Approche philosophique de l'éthique clinique Dans le monde de la santé, comme ailleurs, on justifie des décisions au nom de grands slogans (la liberté, la dignité, les droits de l'homme, etc.) sans savoir d'où ils viennent, ce qui les fonde et les justifie. N'est-ce pas vivre dans l'ignorance de soi-même que de revendiquer de tels principes sans jamais se demander si l'on a raison de les défendre... et parfois de les imposer ? Il appartient à la philosophie d'interroger, sans concession, nos évidences. L'enjeu est éminemment pratique : le chemin qui nous reconduit à nous-mêmes demande qu'on se détourne de ce qui empêche de penser. Des réflexions faisant écho à chacun de nous, tels des voyages vers nous-mêmes EXTRAIT Le bonheur ? Il faut bien en convenir, l'évolution de la médecine actuelle laisse peu de place aux sentiments, aux émotions et, d'une façon générale, à l'humain. Certains jugeront peut-être le propos un peu sévère. Car l'intérêt grandissant pour l'éthique témoigne au contraire de ce souci d'humaniser les lieux de soins, précisément en rendant à l'humain - et donc à son souci légitime de bonheur - la place centrale qui lui revient : l'existence d'un comité consultatif de bioéthique pour le pays, l'obligation pour les hôpitaux d'avoir un comité d'éthique, l'apparition de cours d'éthique dans la formation des médecins et des infirmières, la multiplication des formations en éthique, des supervisions pour les professionnels, en sont autant de signes visibles. A PROPOS DE L'AUTEUR L'auteur de ce recueil est philosophe, professeur à l'Université de Namur, conseiller en éthique dans le monde de la santé et rédacteur en chef de la revue Ethica Clinica.

  • Vraie jeune fille (une)

    Lhost M

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    Sept nouvelles et trois contes. Un nouveau décalogue signé Michel Host D'un étrange château des Hautes Fagnes au Pompidolium parisien et d'un séduisant oncle Mike de Bruxelles à une improbable Marylin d'autoroute... Dix récits drolatiques qui promènent le lecteur dans les coulisses surréelles de notre humaine condition. Récits de vies caustiques dans les vallées wallonnes EXTRAIT Miss Atta n'est pas anglaise. Pourtant elle ne vous répondrait pas si vous l'appeliez mademoiselle, car elle n'obéit qu'à son père, le baron Juste, lequel l'appela « sa petite miss » au jour de ses huit ans. C'est d'ailleurs une très, très jolie petite miss. On ne sait quelle mouche piqua le baron en la circonstance ni à quelle fantaisie il se soumit, car, c'est un fait, il devait par la suite desserrer ses liens familiaux. De lui on sait qu'il est parti et n'est jamais revenu. Est-il décédé ? Le reverrons-nous dans nos Hautes Fagnes ? Nul ne pourrait l'affirmer. La seule certitude est qu'il s'est rendu invisible, à nos yeux du moins, et que la toute jeune Marie-Ange, seconde baronne Atta, dès l'enfance se sentit heureuse et flattée d'être ainsi distinguée par ce père qu'elle aimait et admirait. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Michel Host, génie subtil, fait des contes dans le genre nouvelle et ses nouvelles se lisent comme des contes. Il rallonge le court. Il coupe court toute longueur. Ce n'est pas du mélange des genres : c'est l'explosion des formats convenus qui, ici, éclairent le grand style. Conjugueur et coloriste, Michel Host ne cède jamais aux facilités de l'écriture. Comment diable parvient-il à marier le Lâcher-prise (tout apparent en surface) et l'exigence aiguisée de la plume (trait qui lui est aussi cher qu'à Flaubert) ? Host ? Un classique très actuel. » Didier Bazy, Le Salon littéraire - « Une vraie jeune fille... L'étrange atmosphère de conte mythologique contemporain imprégnant la nouvelle qui ouvre ce recueil, lui donne son nom et le ton des autres histoires, surprend, amuse, envoûte. Ces histoires de jeunes filles sont fantasques, sulfureuses, irrésistibles et drôles. Le livre de Michel Host est tout entier une fête éclairée de sources multiples, lettres, journaux intimes, carnet de notes, déclarations de témoin au tribunal et séances de traduction latine animées. » Sylvie Lansade, Encres Vagabondes A PROPOS DE L'AUTEUR Prix Goncourt pour son roman Valet de nuit paru chez Grasset, Michel Host (Furnes, 1942) est l'auteur d'une oeuvre littéraire importante. Agrégé d'espagnol, il est également le traducteur de nombreuses oeuvres des domaines hispanophone, lusophone et grec ancien. Né en Flandre de parents français et ayant vécu l'essentiel de son jeune âge à Bruxelles et en Wallonie, ce Parisien se revendique « Franco-Belge de nationalité ».

  • Ventre de la baleine (le)

    De Decker J

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    Un roman à la marge de l'affaire Cools mêlant réel et fiction Liège, juillet 1991, un ministre d'État gît à côté de sa voiture, abattu par deux tueurs à gages. Mais qui a vraiment tué ce grand leader politique ? Le Ventre de la baleine raconte une histoire que chacun croit connaître depuis l'assassinat d'André Cools, celle d'Arille Cousin, son double romanesque. Il y a les questions du monde judiciaire et des médias, mais aussi les vérités des hommes et des femmes qui ont côtoyé et aimé la victime. Ou qui l'ont trahie... Le romancier n'aborde forcément pas la réalité comme le ferait le journaliste, le politologue ou l'historien. Une génération après les faits, ce roman à clés, riche de regards multiples, propose au lecteur contemporain le portrait d'une Wallonie du siècle passé, pas si lointaine que ça. Retour sur une page noire de la vie politique belge EXTRAIT Elles étaient deux. À gauche de l'âtre de théâtre, noire de cheveux, les yeux d'un bleu pervenche, elle avait quelque chose de doux et d'effronté à la fois. Son pendant de droite avait une déferlante chevelure blond vénitien, et des yeux verts comme piquetés d'or. Il remarqua aussi qu'elles avaient conscience de la fascination que pouvaient exercer leurs iris, car leurs chaussures y étaient assorties : bleues pour l'une, vertes pour l'autre, en une matière animale qu'il ne distinguait que malaisément, mais qui aurait pu être de la loutre teinte, rasée et soigneusement peignée. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Une intrigue politico-judiciaire intelligente. En complément de cette réédition, un entretien de Jean Jauniaux avec l'auteur, fournit d'intéressantes considérations et clés de compréhension sur la composition du livre. » Marguerite Roman, Revue des Lettres belges francophones - « En rééditant ce roman à clés quelque vingt ans après sa parution première, les éditions Weyrich lui permettent d'accéder au statut qu'il méritait, celui de classique des lettres belges. Car ce livre est la démonstration que, si l'actualité peut se contenter honorablement parfois de devenir l'Histoire, grâce au filtre de la littérature elle accède à une dimension bien supérieure : l'intemporalité. » Frédéric Saenen, Le Salon littéraire - « Un livre surprenant, car il quitte le domaine purement romanesque pour entrer dans celui des récits souches sur des faits réels, que l'actualité nous impose avec constance. Une fabuleuse intrigue politico-policière. » Jean-Pol Hecq, Promotion des lettres, Fédération Wallonie-Bruxelles - « De Decker tente de d'appréhender froidement l'affaire Cools et de la déconstruire pour mieux la saisir dans la fiction. Ce roman est ainsi un alliage paradoxal, exhibant une réalité autre qui précise dans la fiction les circonstances pour mieux les dépasser. Ce qui compte pour l'auteur, ce sont les répercussions de ce meurtre dans la société, le basculement de la vie politique dans la barbarie du crime. » Pierre Jassogne, La Revue Générale A PROPOS DE L'AUTEUR Homme de lettres, de théâtre et de presse, Jacques De Decker (Bruxelles, 1945) est le Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique depuis 2002. Cette réédition de son troisième roman (paru en 1996) est augmentée d'une éclairante interview de l'auteur par Jean Jauniaux.

  • Jeanne derriere la porte

    Alexandre L

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    Quand les femmes de la vie de Julien, plongé dans le coma, parlent... les révélations peuvent être terribles ! « Personne ne mérite de mourir. » Julien a entendu quelqu'un prononcer cette phrase. Le coma dans lequel il est plongé ne l'empêche pas de percevoir ce qui se dit autour de lui. Des voix familières, la petite soeur et l'épouse, des maîtresses, sa fille Jeanne, et, bien sûr, Maman. Grâce à ces fantômes, Julien rassemble les fragments d'une existence morcelée. Et pousse les ultimes portes de sa vérité intérieure... Un roman qui revisite les rapports hommes-femmes EXTRAIT Les voix sont de l'acide qui lui coule au cerveau, la dernière surtout, de l'acide pur, les voix sont ailleurs. - Pauvre Julien. Il ne mérite pas de mourir. - Personne ne mérite de mourir. Les voix prononcent des mots terribles. Sa pensée se tord et se tend vers Maman. Elle ne lui a jamais fait faux bond sauf quand elle-même a dû lâcher la vie. Elle avait bien tenu, elle avait même enterré Blanche, sa femme, son ex-femme qu'il avait quittée, chassée plutôt, elle prenait trop de place, Blanche, elle oubliait où elle était, chez Maman qui avait fait tout son possible pour les accueillir dans sa maison. Blanche voulait qu'ils habitent ailleurs, elle avait parlé d'une petite maison qu'ils loueraient tous les deux. Maman, elle, avait proposé simplement qu'ils ne dépensent pas d'argent inutilement, il y avait deux chambres chez elle, c'était bien suffisant. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Julien a grandi sans réel bonheur, dans un monde dépourvu d'hommes, avec l'impression de n'être jamais vraiment sa place. Line Alexandre confirme ici son talent pour dire l'indicible, pour mettre en mots ces émotions enfouies en chacun de nous, sans tomber ni dans l'anecdotique, ni dans la sensiblerie malgré le tragique de la situation et, finalement, de l'existence passée de son narrateur muet. » Culture, ULg - « Dans des instants de confession, apparaissent tour à tour amour, dureté, espoir, rancoeur et tendresse. La tension va crescendo, au rythme des révélations, qui font de la fin un moment bouleversant et profondément humain. » Séverine Radoux, Revue des Lettres belges francophones - « Julien, un homme de septante ans, est allongé immobile, plongé dans le coma. Son corps ne répond pas, mais il entend. Des femmes viennent le voir. Sa fille Jeanne, sa soeur et sa maîtresse lui rendent visite. L'histoire de cet homme se raconte grâce à ces voix féminines. » Musiq'3, RTBF A PROPOS DE L'AUTEUR Romaniste, enseignante, Line Alexandre vit à Liège, où elle écrit et anime des rencontres littéraires. Elle a publié deux romans, Petites Pratiques de la mort (Le Grand Miroir/Luc Pire, 2008) et Mère de l'année ! (Luce Wilquin, 2012), et un recueil de nouvelles, Ça ressemble à de l'amour (Luce Wilquin, 2013).

  • Je n'ai rien vu venir

    Kavian E

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    La réalité singulière et complexe d'un sans-abri Momo est hyperactif et ça tombe bien : quand il n'est pas occupé à sauver Filleul Royal du suicide, il veille sur Ramon, coincé entre sa mère et sainte Bibine. Le plus souvent, il fait la causette aux visiteurs de la résidence, un centre qui accueille les naufragés de la ville et de la vie. Puis, un jour, Jacques arrive, avec ses histoires de sexagénaire cabossé : « Je n'ai rien vu venir. Que dire d'autre ? » Plein de choses, sans doute... Un ouvrage qui marque les esprits EXTRAIT Je n'ai rien vu venir. C'est ce que je lui ai dit. Sabrina doit avoir l'âge de Laura. Sur la porte de son bureau, il était écrit « Sabrina ». Elle me posait des questions et des questions. Les mots d'une question se mêlaient à ceux de la suivante. Je l'aurais écoutée pendant des heures. Sa voix me réchauffait. Cette jeune femme me parlait et j'avais l'impression de devenir à nouveau un être humain. Je n'étais pas capable de lui répondre, mais j'avais besoin de l'entendre. Je ne voyais aucune trace de haine ou de mépris sur son visage. Elle me regardait dans les yeux, elle tenait son bic en l'air, elle est gauchère, elle attendait d'avoir quelque chose à noter. Je crois qu'elle a deux enfants. Un garçon et une fille, d'environ dix à douze ans, si les photos posées sur sa table sont récentes. J'ai quatre enfants. Ils vivent à l'étranger. C'est ce que je lui ai répondu. Ils travaillent beaucoup, ils ont leur vie, c'est impossible pour eux de m'accueillir. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Un roman sensible et percutant se situant dans un lieu d'accueil pour sans-abri. » Télépro - « Avec Je n'ai rien vu venir, nous allons percer une part du mystère de la précarité envahissante, celle qui vous amène à ne plus pouvoir rencontrer vos besoins vitaux. (...) C'est sans doute dans sa description fine et sensible du vécu quotidien des personnes précaires, nourrie sans doute d'une documentation fournie, que cet ouvrage marquera les esprits. Il démontre à merveille l'enchevêtrement des difficultés qui empêtrent l'existence des personnes en situation de grande pauvreté tout en rappelant utilement que leur histoire est unique et qu'elles n'ont le plus souvent rien vu venir. » Thierry Detienne, Revue des Lettres belges francophones A PROPOS DE L'AUTEUR Eva Kavian est écrivaine et animatrice d'ateliers d'écriture. Elle a publié une vingtaine d'ouvrages, principalement des essais (Écrire et faire écrire, t. 1 et 2, De Boeck) et des romans, dont plusieurs ont été plébiscités par les lycéens : Le Rôle de Bart (Le Castor Astral, prix Marcel Thiry) ; Ne plus vivre avec lui ; Premier Chagrin ou encore Ma Mère à l'Ouest (Mijade).

  • Nostalgie et tendresse à la Mer du Nord Idesbald est clochard à Bruxelles. Il s'abrite souvent dans une bibliothèque où, grâce à la bonne volonté d'un employé accueillant, il crée un blog et y écrit des histoires entendues ou inventées lors de ses errances. On y rencontre des protagonistes aussi inattendus que le roi des Belges, un grand-père survivant de la Grande Guerre, un petit garçon perdu dans l'Exposition universelle de 1958, une réfugiée rom sur les traces de Rimbaud... Les vraies gens, quoi ! Jean Jauniaux porte un regard ironique et tendre sur ses personnages, qu'il fait vivre dans le « petit royaume » de Belgique, côté Capitale et côté Côte... Avec une préférence pour son cher Saint-Idesbald ! Prix Auguste Michot de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique EXTRAIT Depuis la plus lointaine grisaille de mon enfance, j'ai haï le dimanche. Était-ce d'observer livrés à leur ennui les surveillants dont m'indignait le désoeuvrement paresseux ? De me trouver parmi les enfants dont me désespéraient l'agressivité et l'accablement ? De détester les parents distraits et pressés dont me peinait la hâte d'écourter la visite hebdomadaire qu'ils rendaient à un garçon sale et boutonneux ? Aujourd'hui, je sais que cette dernière hypothèse est la bonne. Ces parents-là ne ressemblaient en rien à ceux qu'orphelin je m'étais inventés et dont ils saccageaient l'image d'Épinal à chacun de leurs départs précipités. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Je trouve vos nouvelles saisissantes. L'humour équilibre vos textes, nous détourne d'un excédent de gravité, nous fait entendre un autre son. » Jean-Marie Le Clézio, à propos du Pavillon des Douanes. - « Saint-Idesbald : voilà un nom qui a désormais sa place dans l'Atlas des lettres. L'une des perles de la cote belge a augmenté de quelques crans son potentiel légendaire. Un auteur wallon, venu d'E'caussinnes, lui décerne ses lettres de noblesse litte'raire. » Jacques De Decker - « Chacune des nouvelles du recueil de Jean Jauniaux, L'année dernière à Saint-Idesbald, se raccroche peu ou prou à la petite cité balnéaire. Dans plusieurs histoires, Jean Jauniaux transforme aussi des déclassés sociaux en héros littéraires. » Michel Paquot, L'Avenir - « Roman de nouvelles d'une poignante tendresse, d'une nostalgie douloureuse mais infiniment retenue, signé avec un authentique talent, que Jean Jauniaux nous adresse. Avec les chavirés, les déracinés, les dégringolés de l'échelle sociale, il nous emmène de la mer du Nord au Hainaut de la pierre bleue, en passant par la gare centrale de Bruxelles, où il advient que fume encore, au coeur de l'hiver, la soupe populaire. » La Libre Belgique A PROPOS DE L'AUTEUR Romancier et nouvelliste, Jean Jauniaux dirige la revue littéraire Marginales aux côtés de Jacques De Decker. Avec Edmond Morrel, il a créé et anime espace-livres.be, une webradio du livre et de la culture.

  • La descente aux enfers d'une âme fragile et solitaire Jacques aurait pu se sauver lui-même en sauvant Maud de la prostitution. Mais la main qu'il lui tendait était gantée de cruauté. Que lui reste-t-il désormais ? Quelques tirades alcoolisées de Gabin et Belmondo dans Un singe en hiver, le film culte de son père... Des souvenirs d'enfance et des chevauchées imaginaires à moto... Et puis, surtout, la nostalgie de tous ces corps enlacés, de tous ces soupirs échappés, singulière collection passionnément recueillie en des lieux qu'on appelle « de plaisir ». L'univers poétique de la nostalgie poussée à l'extrême EXTRAIT Des oeuvres d'art en mouvement. C'est ainsi que je les percevais. La patronne prononçait un prénom et, dans l'instant, une gracieuse silhouette franchissait la porte du salon aveugle où m'avait accueilli un divan cossu. Les filles captaient mon regard, l'une après l'autre, puis s'évaporaient. Faiblement éclairée, la pièce était peuplée de tableaux érotiques et de statuettes suggestives posées sur des guéridons. La plus proche était en bronze, m'avait-il semblé, mais le manque de lumière tuait toute certitude. Dans cet endroit, les métaux eux-mêmes gardaient une part de mystère. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE « Professeur de psychologie sociale à l'université, le narrateur enseigne tout le contraire de ce qu'il vit. Âme mélancolique, il se cloître dans l'univers suranné de ses parents. "La vie, finalement, n'était qu'une vaste entreprise de dépossession." Sa descente aux enfers semble sans rémission possible, jusqu'à un inattendu revirement final. » Michel Torrekens, Revue des Lettres belges A PROPOS DE L'AUTEUR Philippe Lambert vit à Liège. Journaliste scientifique, il collabore à des magazines et sites Internet belges, français et suisses. Il est l'auteur d'un essai intitulé Pilotes de Formule 1 - L'épreuve des hommes (Calmann-Lévy, 1993) et le coauteur d'ouvrages dans le domaine des sciences humaines. Le Collectionneur de soupirs est son premier roman.

  • L'envers des poles

    Nottet Nathalie

    • Weyrich
    • 7 Janvier 2016

    Dans la peau d'une maniaco-dépressive internée Disjoncter par défaut de disjoncteur. Le diagnostic est tombé : irréalité, déni. Se broyer la tête pour ne rien savoir. Troubles de l'humeur. Comme ceux d'un enfant adopté qui resterait à jamais entre deux mondes, entre deux hémisphères, entre deux histoires. Dans ce texte fort, la narratrice se débat entre les murs, réels comme invisibles, que dressent les affres de la bipolarité. Elle nous fait découvrir, avec douleur, mais aussi avec humour et délicatesse, son troublant univers intérieur. Un univers totalement innovant et déroutant EXTRAIT Il y a tous ces regards autour de moi qui supplient ma voix qui se mure à nouveau sous un silence sans nom, froid et lointain. Plus proche quelques fois, mais qui alors asphyxie, étouffe. Presque carcéral comme l'ombre fragile d'un murmure. D'autres yeux aussi qui ne croisent pas les miens, et c'est tant mieux. La fuite des regards pour défroisser le mien de ses paupières mi-closes. Et ce marasme de mon corps presque immobile dans lequel j'enferme les jours et les nuits, juste mon coeur qui fait bruit et résonne. Avec l'envie de m'évaporer loin de cette femme qui ronfle, de l'autre côté du rideau, à m'en tuer la tête. J'aimerais sauter à deux pieds d'une dune de sable, me laisser glisser dans les rouleaux de vagues d'écume blanche et réentendre le rire de mes filles. Comment ça va, ce matin ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE « Le style de Nottet, tout en fourmillant de trouvailles puissantes et poétiques, gronde, s'électrise, se hache, se délite ou coule selon l'humeur de Léa. Plus encore, il porte une voix qui s'immisce en nous sans que nous puissions, ni ne voulions, l'ignorer. C'est en cela que L'Envers des pôles est une oeuvre empreinte d'humanité : elle jette une passerelle vers un Autre qui nous paraît dès lors plus proche malgré sa radicale étrangeté... » Samia Hammani, Revue des Lettres belges A PROPOS DE L'AUTEUR Nathalie Nottet est née à Namur en 1964. Psycho-criminologue de formation, elle travaille dans le secteur de l'Aide à la jeunesse. Sa pratique de l'écriture est d'abord de nature professionnelle et clinique : pigiste pour la revue Alter Echos, rédactrice à la revue Mille Lieux Ouverts... L'Envers des pôles est son premier roman.

  • Rêves et espoirs à l'approche de la fin Sommes-nous vraiment à l'aube des derniers jours ? Et si La Voie des profondeurs menait enfin à la cité idéale ? Le narrateur nous confie : « Révéler que je passe au moins dix heures par semaine recroquevillé dans une armoire de cuisine est un aveu difficile pour un homme de mon âge ». Et de s'interroger sur cette mystérieuse femme mûre, aussi nue que muette, immobile au coin de son immeuble, et qu'il est le seul à voir. Le périple vers « l'en-dessous » peut commencer... Une quête initiatique originale EXTRAIT Ce jour-là, nous regagnions notre appartement. J'observais la lumière glauque de l'après-midi glisser dans l'encre de la soirée. Le 10 octobre, je m'en souviens, car cette date commémore le jour où j'aperçus pour la première fois le dos de ma future conjointe. Cette année, à la suite de la baisse de nos revenus, je l'avais invitée dans un modeste salon de thé au coeur de notre ancien quartier. Mauvaise idée. Mon épouse, malgré les trois mois écoulés depuis notre déménagement, regrette sa banlieue chic du sud de la capitale. Elle a davantage remâché sa nostalgie que les petits gâteaux. Nous logeons désormais à l'est, au fond du quartier Madou, dans un appartement de quatre pièces étriquées. A PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Jacques Vander est né au début des années 60 à Bruxelles, ville qu'il choisira de quitter pour s'établir à Wavre. Agrégé en philosophie et, surtout, lecteur boulimique depuis sa plus tendre enfance, il signe, avec cette formidable quête initiatique, un premier roman servi par un style aussi brillant qu'original.

  • Charles-Ferdinand Nothomb est l´une des figures majeures de notre paysage politique et l´un des artisans des transformations successives de l´Europe et de la Belgique parlementaire. Les responsabilités successives qu´il a endossées tout au long de sa carrière l´ont amené à faire des choix décisifs aux plus hauts niveaux.
    Descendant d´une famille qui compte de nombreux serviteurs de l´État, fils de l´écrivain Pierre Nothomb et grand-oncle d´Amélie, il a toujours nourri un attachement profond à la province de Luxembourg dans sa diversité qu´il a représentée pendant trente ans au Parlement.
    En témoigne le présent essai où le regard de l´auteur, enrichi d´une longue expérience, décode les mécanismes qui ont amené une province essentiellement rurale à réussir son expansion économique et à se doter d´atouts solides pour relever les défis de demain.
    À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1936, Charles-Ferdinand Nothomb est présent sur la scène politique belge depuis de longues années. Ministre d'État depuis 1995, il fut notamment l'un des conseillés du roi Albert II lors de la crise gouvernementale qui a touché la Belgique en 2007.

  • Quelle est la portée véritable de nos choix??
    Pouvons-nous choisir d´être heureux ou n´avons-nous pas d´autre solution que de subir les contraintes et les agressions du monde extérieur ou encore le poids de notre passé??
    Sommes-nous esclaves d´émotions qui perturbent notre vie et engendrent des comportements quasi automatiques, que nous aimerions pourtant éviter?? Ou bien pouvons-nous - avec conscience - choisir des réactions qui nous permettent de développer une plus grande liberté intérieure??
    Et comment définir celle-ci??
    S´agit-il de devenir le maître ultime de sa vie, en parvenant à en déterminer chaque détail?? Ou plutôt de développer une attitude d´accueil de ce qui est, en cessant de le comparer à ce qui devrait être??
    Mais alors, sans pour autant se résigner ni s´empêcher de vouloir un monde meilleur, comment mettre en oeuvre cette phrase de Gandhi?: «?Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde?»??
    Un travail d´intériorité et de réflexivité est central pour toute démarché éthique, dans laquelle les choix à faire et les décisions à prendre mettent en jeu la conscience de nos responsabilités envers autrui. Il nous permet également d´ouvrir un espace spirituel, de poursuivre une quête... tissant ainsi des liens entre l´horizontalité et la verticalité.
    Pour aborder ces questions et réflexions, ce livre réunit l´ensemble des contributions de tous les orateurs du 7e Printemps de l´éthique.

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