Sciences humaines & sociales

  • L'éducation préscolaire au Québec : fondements théoriques et pédagogiques Nouv.

    Avec l'arrivée universelle des maternelles 4 ans à temps plein et la parution du nouveau programme-cycle de l'éducation préscolaire, la réalité du contexte d'éducation préscolaire évolue au Québec. Pour répondre aux besoins découlant de cette évolution, il importe de former les futures enseignantes et celles en exercice à cette nouvelle réalité.

    Dirigé par une équipe de quatre professeures-chercheuses qui sont membres du Collectif de chercheurs.ses et experts.es en éducation préscolaire et en développement de l'enfant, cet ouvrage se veut une référence dans le cadre de la formation initiale et continue à l'éducation préscolaire. Divisé en trois parties, il aborde les fondements théoriques et pratiques; les enfants, leur famille et les communautés; ainsi que les pratiques pédagogiques. Plusieurs exemples et mises en situation permettent d'illustrer les contenus présentés, en plus de soutenir la compréhension du lecteur.

    Le présent ouvrage entend répondre aux besoins des futures enseignantes et celles en exercice, ainsi qu'à toutes les personnes qui interviennent à l'éducation préscolaire (éducatrices à la petite enfance ou spécialisées, orthopédagogues, orthophonistes, psychoéducatrices, conseillères pédagogiques).

    Annie Charron, Ph. D., est professeure titulaire en éducation préscolaire au Département de didactique de l'Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherches portent principalement sur les pratiques en émergence de l'écrit et la qualité de l'environnement physique et interactif à l'éducation préscolaire.

    Joanne Lehrer, Ph. D., est professeure en éducation préscolaire au Département des sciences de l'Éducation de l'Université du Québec en Outaouais. Ses travaux de recherche portent sur les transitions, les relations avec les familles, et la diversité des contextes éducatifs à la petite enfance.

    Monica Boudreau, Ph. D., est professeure titulaire en éducation préscolaire à l'Unité départementale des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Rimouski (campus de Lévis). Ses recherches se concentrent notamment sur l'émergence de l'écrit, la littératie familiale, les pratiques enseignantes et la littérature jeunesse.

    Elisabeth Jacob, Ph. D., est professeure en éducation préscolaire au Département des sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Chicoutimi. Ses travaux de recherche portent sur le jeu des enfants dans une perspective socioculturelle et les pratiques de sécurisation culturelle pour soutenir les enfants autochtones.

  • Plaidoyer pour un système de santé plus humain Nouv.

    Même si notre système de santé a de nombreux avantages, tout n'est pas rose. Il est demandé aux soignants abnégation, sacrifices et, au final, l'oubli de soi. Mais ce ne sont que des humains, non des héros.
    Exposés quotidiennement à la maladie et à la mort sans y être pleinement préparés, soumis aux restrictions budgétaires et aux contraintes s'alourdissant, nous ne pouvons plus ignorer l'extrême souffrance de tous ses acteurs : les professions médicales, paramédicales, d'aide à la personne et par conséquent les patients.
    L'auteure, elle-même professionnelle de santé, propose un état des lieux afin de repérer les difficultés sur lesquelles nous pouvons agir pour prendre soin des soignants victimes de ce système tombé malade.
    S'appuyant sur des témoignages, son expérience, et le socle scientifique, elle propose des solutions concrètes et innovantes : neurosciences, psychologie positive, méditation de pleine conscience, communication non violente, compétences psychosociales, effets placebo et nocebo, méthodes pédagogiques, prévention... Autant de possibilités pour aider à transformer notre perception de la santé, la relation à soi et la relation avec les patients.
    Ainsi peut se développer une pratique du soin plus adaptée et plus humaine tant pour le soignant que le patient : notamment une meilleure capacité de résilience en situation de stress, retrouver du sens et agir en accord avec ses valeurs, la prévention du risque d'épuisement, l'auto-compassion et la compassion, une meilleure écoute de soi et d'autrui, une vision de la santé plus complète ou encore l'implication active des patients.
    L'auteure développera plus particulièrement le thème de la méditation de pleine conscience qui est son domaine d'expertise et propose un programme audio* (*téléchargeable gratuitement) ludique de 12 jours pour prendre « soin de soi lorsque l'on prend soin d'autrui ».
    Docteure en Pharmacie, Valérie Marchand a très vite compris l'impact de nos pensées et de notre psychologie, sur notre santé et notre bien-être. En 2005, elle découvre la méditation de pleine conscience et la vit comme un accès à notre « pharmacie intérieure » et notre « être authentique ».
    Être maman l'amènera à démarrer ses ateliers avec les enfants en 2012.
    Aujourd'hui, elle intervient auprès des Universités (Sorbonne, Lorraine), des enseignants, des familles, des professionnels de santé et des entreprises. Elle est directrice pédagogique et formatrice en pratique de l'attention pour l'association SEVE et autrice de plusieurs ouvrages ludiques, alliant méditation, psychologie et santé.

  • Mon enfant est hyperactif Nouv.

    Le guide indispensable pour mieux comprendre l'hyperactivité chez votre enfant, l'identifier et trouver les clés pour l'apaiser.

    Dans ce guide, vous trouverez notamment :
    1) Qu'est-ce qu'un enfant TDAH (troubles de l'attention et hyperactivité) ? Les signes cliniques et diagnostiques, les diagnostics différentiels (ce n'est pas forément un TDAH) et les diagnostics associés : les DYS
    2) Comment expliquer l'hyperactivité à l'enfant, à ses proches, à l'entourage, à l'école ?
    3) Les démarches pour une évaluation diagnostique de votre enfant, les données scientifiques les plus récentes, les différents soignants et démarches de soins ;
    4) Si votre enfant est hyperactif, comment gérer son alimentation, son sommeil, son éducation, la vie de famille, l'école, les activités extra-scolaires, l'organisation quotidienne, etc.
    /> 5) Les traitements existants (Les nouvelles psychothérapies (neurofeedback, cohérence cardiaque, méditation, etc.) et les traitements médicamenteux)

    Frédéric Kochman est pédopsychiatre et médecin coordinateur et il travaille essentiellement auprés d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes. Il est l'auteur notamment du Guide de survie pour parents débordés (Archipel, 7 000 ex).

  • Le goût du mépris Nouv.

    Qui, parmi nous, n'a pas fait, à un moment quelconque de son existence, l'expérience du mépris ?
    À partir de situations vécues et de témoignages confiés dans la force de leur vérité, cet essai propose des tableaux de la vie courante dans lesquels le langage révèle le pouvoir blessant du mépris.
    Mots ou expressions pris dans la banalité du quotidien : « gens de peu », « moins que rien » et autres « invisibles », ou phrases cinglantes que l'on n'a pas vu venir, sont autant de flèches décochées dans la sphère professionnelle, l'entourage social ou le huis clos familial.
    Pourquoi traiter d'un thème qui ravive souffrance ou colère ? Savoir que nous ne sommes pas seul à avoir éprouvé un sentiment d'humiliation, que nous risquons d'en faire l'expérience dans tout milieu, qu'il inflige une blessure dont le poison est lent à partir, c'est déjà le premier pas vers la prise de conscience pour s'en libérer.
    Il n'existe pas de réponse unique pour évacuer un tel sentiment, mais ce texte souhaite donner des mots pour partager des épisodes douloureux, en rire parfois, afin de puiser dans l'affront subi la force insoupçonnée de conjurer le mépris et en ressortir grandi.

    Engagée de très nombreuses années dans l'Éducation Nationale, comme enseignante puis cadre, Evelyne BALLANFAT, agrégée de lettres classiques, poursuit un travail d'écriture auquel elle se consacre désormais pleinement. Parallèlement à la fiction, elle se livre à une analyse critique à travers le genre de l'essai. Un premier ouvrage, « L'Éloge du sale », lui avait permis d'entamer cette étude où l'ironie et la poésie viennent s'entremêler. Elle vit entre la région parisienne et la Normandie.

  • La malédiction de la droite Nouv.

    Les 20 jours qui ont défait la droite.
    Considéré à juste titre comme l'un des meilleurs journalistes et analystes politiques français, Guillaume Tabard raconte comment la droite, pourtant majoritaire, s'est échinée à perdre le pouvoir depuis 1958.
    Elle fait preuve en cette matière d'une grande créativité ; les conflits haineux de personnes (Pompidou/Giscard, Giscard/Chirac, Balladur/Chirac, Juppé/Séguin) s'ajoutant aux divergences idéologiques (libéraux-centristes-gaullistes-ultras), les attaques frontales aux rumeurs et coups bas de toutes sortes qui ponctuent son histoire depuis l'affaire Markovic jusqu'à Clearstream.
    En vingt chapitres percutants, écrits avec brio, l'auteur raconte un fiasco, toujours recommencé, des divisions fondatrices de la guerre d'Algérie au fiasco de la candidature Fillon en passant par les campagnes présidentielles et certaines déroutes telles l'aventure ubuesque des rénovateurs ; les défaites européennes, la perte de la mairie de Paris ou la dissolution manquée de 1997.
    Introduction : la droite, ses doutes et ses démons
    1- 3 novembre 1959 - De Gaulle ne supporte plus Pinay
    2- 14 avril 1962 - Debré paie l'addition de la guerre d'Algérie
    3- 10 janvier 1967 - Giscard ose dire " oui, mais " à de Gaulle
    4- 6 juillet 1968 - Pompidou licencié, mais Pompidou libéré
    5- 23 mai 1972 - Le dernier défi de Chaban à Pompidou
    6- 25 août 1976 - Chirac part en guerre contre Giscard
    7- 10 mai 1981 - la division offre l'Elysée à Mitterrand
    8- 29 janvier 1987 - Chirac referme la parenthèse libérale
    9- 13 avril 1989 - Des rénovateurs qui se révèlent bien amateurs
    10- 5 mai 1992 - Séguin lance la bataille de Maastricht
    11- 25 septembre 1993 - La brouille des " amis de trente ans "
    12- 21 avril 1997 - " l'expérience hasardeuse " de la dissolution
    13- 1er juin 1997 - triangulaires mortelles avec le Front national
    14- 18 mars 2001 - Les clés perdues de l'Hôtel de ville
    15- 17 novembre - 2002 - l'UMP inachevée
    16- 14 avril 2005 - le crépuscule chiraquien
    17- 21 mars 2010 - la désillusion Sarkozy 08 - Sarkozy c'est pas du sérieux
    18- 24 janvier 2017 - Fillon ou la défaite impossible
    19- Le macronisme peut-il absorber la droite ?

  • Mémoires. Hitler, Les années obscures. Mémoires Nouv.

    " Le bouffon d'Hitler "
    D'origine americano-allemande, Enrst dit " Putzi " Hanfstaengl a pénétré dès 1922 l'entourage du démagogue munichois dont il est devenu le conseiller, puis le responsable pour la presse étrangère avant de connaître une disgrâce progressive après son accession au pouvoir. Surnommé " le bouffon d'Hitler ", en raison de son humour et de sa capacité à le délasser en jouant du piano, Hanfstaengl livre un témoignage de premier plan à la fois sur l'individu et les rivalités autour de sa personne ainsi que sur les événements marquants qui ont ponctué la décennie de sa marche au pouvoir absolu : putsch manqué de 1923, rédaction de " Mein Kampf ", campagnes électorales, accession à la chancellerie, nuit des longs couteaux...
    Son sens du portrait, les multiples anecdotes et dialogues incisifs qui rythment l'ouvrage lui donnent un caractère particulièrement vivant qui n'ôte rien à son exactitude historique. On lira avec un intérêt particulier les pages qu'il consacre aux rapports d'Hitler avec les femmes et à sa sexualité, sujet bien souvent débattu par l'historiographie.
    La dernière partie de l'ouvrage est toute aussi passionnante. Révulsé par les abominations du régime, l'auteur s'éloigne de son mentor qui le marginalise progressivement avant de tenter de le faire disparaître en 1937 à l'occasion d'une mission (épique) en Espagne. Il s'enfuit en Grande-Bretagne puis parvient au Canada et enfin en Amérique où il deviendra le conseiller occulte du président Roosevelt. Un destin exceptionnel digne des meilleurs romans d'espionnage et justifiant la belle sentence attribuée à François Mauriac : " Aux belles histoires imaginées, il faut préférer l'inimaginable histoire ".
    Publié en 1967 chez un éditeur disparu, ce récit était tombé dans l'oubli. 50 ans après, Jean-Paul Bled le remet en lumière en l'augmentant d'une présentation élogieuse et d'un appareil critique.

  • De la France Nouv.

    De la France

    Laetitia Strauch-Bonart

    • Perrin
    • 24 Février 2022

    L'essai qu'on attendait.
    " Le déclin français ", pour reprendre le titre du célèbre essai de Nicolas Baverez, omnubile les journalistes et les intellectuels depuis une génération, inspirant une littérature brillante et à succès (Alain Peyrefitte, Jean-François Revel , Alain-Gérard Slama, Marcel Gauchet, Christophe Guilly, Patrick Buisson etc.) dont le dernier représentant est Jérôme Fourquet. Tous leurs best-sellers souffrent pourtant de deux défauts récurrents : le déclinisme et la spécilisation.
    Le pari de Laetitia Strauch-Bonart, jeune intellectuelle et figure de proue du conservatisme libéral, est tout autre. Offrir un essai global conjuguant l'histoire et l'actualité en mobilisant pour la première fois une large gamme de disciplines (philosophie politique, économie, sociologie, sciences) au service d'un propos limpide cherchant à comprendre et à expliquer le mystère français sans dogmatisme ni esprit de système. Le point de départ pose un concept novateur : " la société de créance ", avant de dérouler un tableau large qui dépasse " le mal Français " pour montrer tout ce qui fonctionne et nous permet toujours de " faire nation " pour emprunter un concept familier aux lecteurs de Pierre Rosanvallon.
    Le regard de l'auteur, à mi-chemin entre l'Angleterre et la France, ouvertement francophile mais distancié et ouvert sur le monde, offre une large gamme de perspectives novatrices et parfois iconoclastes, qui vont largement contribuer à animer le débat en cette année-charnière .
    La grande enquête qui répond aux questions d'une France qui doute et ne s'aime plus.

  • Les trois Glorieuses Nouv.

    Les trois Glorieuses

    Daniel de Montplaisir

    • Perrin
    • 17 Février 2022

    Les "Trois glorieuses" démystifiées.Depuis 1789 et après avoir vu se succéder huit régimes politiques et autant de Constitutions, la France de la Restauration croyait, depuis 1815, avoir touché au port. Apaisé, le pays commençait à jouir d'un réel bien-être : la Charte octroyée par Louis XVIII garantissait des libertés publiques rénovées ; l'économie connaissait une phase d'expansion sans précédent ; le royaume, ayant enfin pansé les plaies des guerres de l'Empire, avait retrouvé son premier rang en Europe et son influence dans le monde. Le nouveau roi, Charles X, monté sur le trône en 1824, alerte, généreux et séduisant, semblait promettre une ère de paix et de prospérité, que déjà la littérature romantique saluait avec enthousiasme.
    Puis, peu à peu, les choses se détraquèrent. Des vents mauvais commencèrent à souffler contre un gouvernement qui, outre quelques maladresses, resta aveugle aux forces montantes décidées à l'abattre, non en vue d'améliorer le sort des Français mais simplement pour prendre le pouvoir et en faire profiter un clan depuis longtemps à l'affût.
    C'est ainsi qu'instrumentalisé par celui-ci, le peuple de Paris, en trois journées d'émeute, les 26, 27 et 28 juillet 1830, renversa un trône que l'on croyait indestructible. Le nouveau régime, issu des barricades, eut à coeur de se justifier en édifiant la mythologie des " Trois glorieuses " afin de camoufler sa confiscation de la révolution.
    Le présent ouvrage apporte un éclairage original et souvent inattendu sur les événements de cette période, sur leurs causes profondes et sur leurs conséquences. Il décrypte les ressorts du remplacement d'une aristocratie traditionnelle et trop solidaire de son passé par une ploutocratie opportuniste et évolutive. Il tente enfin d'expliquer la permanence d'un certain " syndrome " révolutionnaire français, dont on remarquait encore les traces en mai 1968 ou, plus récemment, avec le soulèvement des " gilets jaunes ".

  • Un médecin, la liberté et la mort Nouv.

    Le docteur Denis Labayle est l'un des très rares médecins en France à défendre depuis plus de vingt ans le droit des êtres humains à choisir leur fin de vie ainsi qu'une nouvelle conception de l'éthique médicale ajoutant au célèbre serment d'Hippocrate : " J'accompagnerai mes malades jusqu'à la fin de leur vie et je respecterai leur choix. "Le docteur Denis Labayle est l'un des premiers médecins à avoir affirmé que les soins palliatifs ne résolvaient pas toutes les situations et à avoir alerté sur les dérives des lois Leonetti et Clayes-Leonetti qui imposent la déshydratation du corps et engendrent des agonies prolongées, inutiles et douloureuses.
    Il a forgé ses convictions sur une écoute approfondie des patients en fin de vie, au cours de ses quarante années de fonction hospitalière et a découvert l'importance du rôle du médecin dans les réponses à apporter. Il défend une nouvelle conception de l'éthique médicale : au célèbre serment d'Hippocrate dont il analyse la métamorphose au cours de l'histoire, il propose d'ajouter d'autres engagements, comme celui-ci : " J'accompagnerai mes malades jusqu'à la fin de leur vie et je respecterai leur choix. "
    En un temps où tous les pays limitrophes de l'Hexagone font évoluer la législation en ce domaine, la France campe sur des règles rigides qui obligent nombre de citoyens à aller chercher à l'étranger ce que leur pays leur refuse. Pourquoi une telle obstruction ? L'auteur tente d'y répondre.
    Son combat commence à porter ses fruits : le 8 avril 2021, hors agenda parlementaire, les députés ont voté, à une très large majorité, l'article premier d'un projet de loi qui autorise enfin le droit des malades à demander l'aide médicale à mourir. Une porte entrouverte que certains ont tenté de refermer en déposant 4 000 amendements. Il est donc certain que ce débat qui s'est ouvert n'en est qu'à ses prémices et qu'il sera, à coup sûr, l'un des thèmes abordés au cours de cette année 2022 d'élection présidentielle.

  • Gambetta Nouv.

    Gambetta

    Gérard Unger

    • Perrin
    • 10 Février 2022

    LA grande biographie du "commis voyageur de la République'.
    Léon Gambetta est partout : pas une ville qui n'ait une place, un boulevard, une rue ou une statue à sa gloire. S'il marque profondément la toponymie française, c'est parce qu'il est le père fondateur de la IIIe République, mais connaît-on pour autant l'ampleur de son action ?
    Jeune avocat prometteur puis député à la fin du Second Empire, il est l'un des acteurs majeurs du 4 septembre 1870 - jour de la proclamation de la IIIe République. Au cours de sa carrière, Gambetta occupe des fonctions officielles (ministre de l'Intérieur, de la Guerre, des Affaires étrangères et président du Conseil), mais c'est grâce à son action comme député républicain et président de la Chambre (1879-1881) qu'il se distingue véritablement et passe à la postérité. Brillant orateur, ses discours à la tribune et dans les communes françaises parlent aux masses autant qu'à la classe politique. Sa priorité ? Offrir à la France, qu'il aime plus que tout (" Je t'embrasse et t'aime comme la patrie " disait-il à sa compagne Léonie Léon), un régime et une constitution pérennes. Conscient que la République est encore fragile jusqu'en 1877, le tribun se démène pour que les royalistes ne reprennent pas le pouvoir, en plaidant notamment pour le bicamérisme et le suffrage universel. Le voeu de ce républicain convaincu mais pondéré - il abhorre la violence et préfère le dialogue à la révolte - aura été exaucé puisque sa mémoire est ancrée durablement dans nos institutions politiques actuelles. Une grande biographie pour un grand homme.

  • 1922-1929 Nouv.

    1922-1929

    Jean-Yves Le Naour

    • Perrin
    • 10 Février 2022

    Les années folles? Des années tristes.
    Les années vingt, des années folles ? La postérité évoque des parties dansantes endiablées, le son élégant du jazz et la fièvre de music-hall. En réalité, rien n'est plus faux. A l'inverse d'une expression qui ne s'est formée qu'a posteriori, une fois projetée l'ombre de la crise de 1929, cette décennie ne renferme pas une fête perpétuelle mais plutôt des années désolantes et désolées. Celles d'une nation éprouvée par la guerre qui voudrait tourner la page, mais qui souffre de trop se souvenir et s'inquiète de son avenir comme de sa sécurité. Saignée démographiquement, en partie ruinée, endettée jusqu'au cou auprès des Américains, traumatisée par l'inflation, Paris se découvre isolée diplomatiquement par les nouveaux jeux d'alliances européens.
    Dès lors, la France n'a que deux alternatives : s'imposer face à une Allemagne protégée par l'Angleterre et cherchant à échapper à ses dettes, ou bien rengainer ses revendications et parier sur un ordre collectif incertain. Mais en choisissant la conciliation, ne risque-t-elle pas de perdre à la fois les remboursements attendus et sa propre sécurité ? Une douloureuse ambiguïté plane donc sur les années vingt. Après avoir gagné la guerre, les Français vont-ils perdre la paix ?
    Faisant suite à sa série remarquée sur la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue sa grande fresque du XXe siècle, bousculant les clichés et révisant sans concession les mythes les plus ancrés sur une décennie moins fantasque et bien plus tragique qu'il n'y paraît.

  • De Gaulle et la Russie Nouv.

    La Russie, une passion gaulienne.
    Toute sa vie, de Gaulle a eu une certaine idée de la Russie. Née lors de la visite de Nicolas II à Paris en 1896, mûrie pendant la Première Guerre mondiale durant son emprisonnement avec Toukhatchevski, vécue à l'occasion de la guerre polono-soviétique (1919-1920), cette idée a façonné les relations du chef de la France libre avec Staline et les communistes français, puis celles du président de la Ve République avec Khrouchtchev et Brejnev.
    La relation particulière entre de Gaulle et la Russie ressemble à un miroir dans lequel se découvrent la personnalité du Général, son rapport à l'Histoire, ses réussites et ses échecs. Alexandre Jevakhoff, privilégiant les sources peu connues et fort de témoignages et de documents inédits (correspondance avec l'amiral de Gaulle, entretiens avec le président Giscard d'Estaing, archives soviétiques et de services de renseignements déclassifiées), brosse avec maestria l'histoire de cette relation intense qui a largement conditionné l'histoire diplomatique des années 1940-1970.
    Partant, il donne aux relations entre Charles de Gaulle et la Russie une lecture bien plus ample et plus contrastée que celle admise à ce jour. Que ce soit dans la Russie d'avant 1917 ou dans celle du régime soviétique, inspiré par l'éducation paternelle, de Gaulle a cherché un support et même un renfort pour la grandeur de la France. C'était sans compter sans les spécificités de l'URSS et de ses dirigeants pour lesquels la France représentait un objectif et non un partenaire...

  • S.P.Q.R. Nouv.

    S.P.Q.R.

    Mary Beard

    • Perrin
    • 3 Février 2022

    L'histoire de référence sur Rome, de sa fondation à sa chute, par une spécialiste de renommée mondiale.Comment ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie est-il devenu le siège d'un empire dominant la Méditerranée ? Mary Beard raconte dans cet ouvrage majeur l'émergence puis la chute d'une culture sans précédent, qui a façonné nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, la violence politique, l'empire, le luxe ou la beauté.
    Du mythe fondateur de Romulus et Remus (VIIIe siècle av. J.-C.), à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle), Mary Beard retrace toute l'histoire de l'Urbs. Refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique, elle montre que l'histoire antique, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée et réécrite, en fonction des nouvelles connaissances. Ainsi des célèbres personnages - Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron, entre autres - prennent une toute autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles - les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs - retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine.
    Notre perception de Rome a considérablement changé au cours des cinquante dernières années. SPQR en fait la synthèse et façonne à son tour notre regard sur son histoire.

  • Les figures de proue de la gauche depuis 1789 Nouv.

    Les figures qui ont fait la gauche de 1789 à nos jours.
    Voici un livre novateur à plus d'un titre et qui a fait date. Pour aller à l'essentiel, la gauche s'incarne plutôt dans les idées et la droite dans des hommes providentiels. La réalité s'avère autrement plus nuancée comme le prouve ce passionnant collectif d'historiens orchestré de main de maître par Michel Winock. Il fait le pari de raconter pour la première fois la riche histoire de la gauche depuis 1789 à travers les figures de proue successives qui l'ont incarnée. La gauche, ou plutôt les gauches, la fracture entre gauche révolutionnaire et gauche de gouvernement existant depuis l'origine et se déclinant à chaque génération. Historien de la politique et de la littérature, Michel Winock a pris soin d'ajouter aux figures de proue (Robespierre, Gambetta, Clemenceau, Jaurès, Blum, Thorez Mendès-France, Mitterrand, Rocard...) les grands écrivains et intellectuels indissociables de son histoire et dépositaires de son aura (Proudhon, Michelet, Sand, Hugo, Zola, Sartre, Camus, Beauvoir...).
    Au final, trente chapitres d'envergure rédigés par les meilleurs historiens parmi lesquels: Mona Ozouf, Christophe Prochasson, Quentin Deluermoz, Serge Bernstein, Pascal Ory, Alain Bergounioux et Annette Wieviorka.

  • Les grands duels qui ont fait la France Nouv.

    La politique comme champ de bataille
    La France s'est toujours construite par le conflit, qu'il soit extérieur (la guerre) ou intérieur. Notre histoire regorge en effet de rivalités, célèbres ou oubliées, opposant jusqu'à la haine des individualités d'envergure souvent proches par leurs idées mais antinomiques par leurs ambitions et leurs caractères. Or, en dépit de la familiarité de ce thème, aucun ouvrage ne lui a jamais été consacré. C'est chose faite grâce à ce "livre-chapitres' ambitieux qui rassemble les meilleurs historiens (Simone Bertière, Jean-Christian Petitfils, Patrice Gueniffey, Thierry Lentz, Arnaud Teyssier...) et les plus belles plumes du "Figaro-Magazine'(Jean Sevillia, Philippe Tesson, Guillaume Tabard, Carl Meeus, Arthur Berdah...) sous la direction d'Alexis Brézet et Jean-Christophe Buisson. Un collectif de prestige pour un "casting' d'anthologie qui nous plonge au coeur de rivalités emblématiques : Guise et Henri III, Danton et Robespierre, Talleyrand et Fouché, Pétain et De Gaulle ou encore Giscard et Chirac. Un dernier chapitre, consacré au duel Hollande/Macron, vient enrichir cette nouvelle édition au plus proche de l'actualité.

  • Les grandes figures de la droite Nouv.

    Les hommes qui ont fait la droite de 1789 à nos jours.
    De qui la droite porte-t-elle le nom ? Depuis la Révolution française, le mot recouvre trois grandes familles de pensées identifiées par le politologue René Rémond : légitimiste, orléaniste et bonapartiste. Contrairement à la gauche, ces droites se structurent par essence autour d'individus, dirigeants et/ou écrivains qui ont marqué sa riche histoire et contribué à définir ou redéfinir son identité multiple et évolutive depuis deux siècles. Voici pour la première fois racontés et expliqués la vie et les apports des plus célèbres d'entre eux dans ce livre collectif rassemblant historiens et journalistes de renom.
    En voici le sommaire :
    Rivarol (Paulin Césari)
    Constant (Philippe Raynaud)
    /> Maistre (Charles-Éloi Vial)
    Chateaubriand (François Rouvillois)
    Napoléon (Patrice Gueniffey)
    Duchesse du Berry (Eugénie Bastié)
    Tocqueville (Laetitia Strauch-Bonart)
    Guizot (Laurent Theis)
    Thiers (Pierre Cornut-Gentille)
    Broglie (Marie-Hélène Baylac)
    Barrès (Bruno de Cessole)
    Maurras (Jean-Christophe Buisson)
    Poincaré (Arnaud Teyssier)
    Tardieu (Maxime Tandonnet)
    Pinay (Christiane Rimbaud)
    De Gaulle (Éric Roussel)
    Aron (Nicolas Baverez)
    Simone Veil (Anne Fulda)
    Giscard (Jean-Louis Bourlanges)
    Chirac (Guillaume Tabard)

  • Présidentes Nouv.

    Présidentes

    Marie-Virginie Klein

    • Plon
    • 27 Janvier 2022

    La place des femmes progresse dans la société, mais la plupart reste cantonnée à un rôle de second plan. Pourquoi ? Quels sont les " secrets de fabrique " de celles qui, en politique, dans les affaires ou les médias, ont réussi à se hisser sur la 1e marche ? En s'appuyant sur leurs témoignages, ce livre explore les aspirations des femmes, au lendemain de la crise et de #MeeToo
    Elles sont ministres, directrices générales, membres de conseils d'administration ou associées. Mais présidentes ? Jamais, ou si rarement. Elles demeurent des exécutantes, qui travaillent dans l'ombre d'un numéro 1. Leur énergie, elles la mettent au service de la vision... d'un autre.
    L'accès aux fonctions suprêmes demeure la chasse gardée de quelques hommes. S'il veille aujourd'hui à la parité, le président, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, celui de l'économie sont-ils des femmes ? Dans les entreprises, le déséquilibre est plus marqué encore. En France, parmi les patrons du CAC40, on ne compte qu'une seule femme ! Et les startups fondées par des femmes représentent moins de 10 % de l'écosystème français.
    Heureusement, nous avons entamé le virage vers une ère nouvelle. Et la crise, malgré les apparences, accélère considérablement cette transition.
    Les fers-de-lance de cette nouvelle ère - Anne Hidalgo, Valérie Pécresse, Ilam Khadri, Christine Lagarde et même Marine Le Pen - ne sont que la partie émergée d'un mouvement de fond. Nombreuses sont celles qui, chacune à son échelle, participent à cette transformation radicale des mentalités.
    Ce livre met en lumière la rapidité des mutations à l'oeuvre. Sur la base d'entretiens avec des personnalités de la politique, de l'économie ou des médias, il retrace le chemin parcouru par celles qui ont réussi, envers et contre tout, à se hisser jusqu'à la première marche. Qui sont-elles ? Comment y sont-elles arrivées ? Quels obstacles ont-elles dû lever ? À quels ressorts et qualités ont-elles dû faire appel ? Quels sont leurs espoirs, leurs regrets, leurs difficultés quotidiennes ? Et en quoi leur façon de présider diffère-t-elle de celle de leurs homologues masculins ?
    À travers tous ces exemples,
    Présidentes offre les clés qui permettent à chacune de prendre ou de reprendre son destin en main.

  • La Fabrique du chef d'oeuvre Nouv.

    La Fabrique du chef d'oeuvre

    Collectif

    • Perrin
    • 20 Janvier 2022

    " Le roman des classiques ".
    Il existe incontestablement dans notre pays un art d'écrire que ce soit en roman, théâtre, politique, essais, poésie et philosophie. Comment ont été réalisés écrits les chefs d'oeuvre hexagonaux, les rares ouvrages qui ont été sans cesse réédités depuis leur parution pour accéder au rang de classiques ? Accompagné d'une rédaction prestigieuse, Sébastien Le Fol raconte -pour la vingtaine qu'il a retenu- comment les auteurs ont pensé, écrit, publié, la réception critique (souvent féroce) de leur maître-ouvrage précédant leur triomphe posthume.
    De Gargantua à La Peste, le lecteur partira à la rencontre de l'histoire méconnue des Essais de Montaigne (Antoine Compagnon), des Fables de La Fontaine (Jean-Michel Delacomptée), du Mémorial de Sainte-Hélène (Thierry Lentz), de Le Rouge et noir (François-Guilllaume Lorrain) des Misérables (Jean-François Khan), des Mémoires d'outre-tombe (Olivier Frébourg), du Voyage au bout de la nuit (Jérôme Dupuis), des Mémoires d'Hadrien (Josyane Savigneau) et de bien d'autres encore, traitées dans des contributions d'une rare qualité.
    Une approche dynamique et novatrice qui raconte une nouvelle histoire de la littérature (au sens large) justifiant l'adage de Bernard de Fallois selon lequel : " L'histoire d'un roman est un roman ".

  • Charles Quint Nouv.

    'La' biographie de Charles Quint.
    Cette nouvelle biographie redonne sa juste place au plus grand adversaire de François 1er. Les historiographies nationales ont souvent négligé le " phénomène européen " qu'incarne cet empereur polyglotte, né aux Pays-Bas, héritier de la couronne d'Espagne puis du Saint Empire romain germanique. En 1520, le chancelier Gattinara saluait pourtant l'élection impériale comme providentielle et prévoyait la " monarchie universelle ", mythe sur lequel reposa la complexité de la stratégie géopolitique de Charles Quint. Son projet impérial témoigne d'un ambitieux programme d'unification rationnelle des territoires dans un contexte de grande tension politique et religieuse et de conflits militaires. Dans la lutte pour l'hégémonie européenne, la rivalité avec le roi de France apparaît comme l'un des aspects marquants du règne, les territoires italiens constituant un enjeu de premier plan pour des raisons aussi bien stratégiques que symboliques. L'empire carolin, construction originale et unique en son temps, fut en définitive un véritable laboratoire politique de l'Europe moderne. OEuvre cependant jamais pleinement réalisée car, entravé par les rivalités de pouvoir et par les conflits religieux qui minaient l'unité du monde chrétien, Charles Quint fut constamment contraint de reporter ses plus hautes ambitions, qu'il emporta avec lui dans sa dernière demeure, au monastère de Yuste.

  • Surveillés et punis Nouv.

    Surveillés et punis propose de faire le point pour comprendre comment, en vingt ans, les autorités ont rogné nos droits. Pourquoi et comment avons-nous laissé faire ? Si un gouvernement xénophobe et autoritaire arrivait au pouvoir, quels outils aurait-il déjà à sa disposition ? Quels garde-fous nous protègent encore ? Cet ouvrage est aussi un appel à un élan citoyen.De la guerre contre les " racailles " à l'invasion de la vidéosurveillance et de la reconnaissance faciale, en passant par les lois de surveillance, la répression des mouvements sociaux, l'augmentation des pouvoirs de la police et la mise en place d'un état d'urgence permanent,
    Surveillés et punis propose de faire le point pour comprendre comment, en vingt ans, les autorités ont rogné nos droits.
    La sécurité et les libertés seront une fois encore des sujets cruciaux en 2022, année électorale. D'un côté, entre la loi sécurité globale et la crise du Covid, de nombreuses personnes critiquent les privations de liberté. De l'autre, une ultra-droite toujours plus influente ne cesse de demander plus d'autorité à l'État pour mettre fin au laxisme. Ce débat sera au coeur de la campagne présidentielle, et il s'agit de donner quelques clés pour savoir comment se placer entre ces deux propositions.
    Cet ouvrage s'adresse à ceux qui s'inquiètent d'entendre parler de loi sécurité globale, de drones de surveillance ou de violences policières, et qui, submergés par ces informations, souhaiteraient en comprendre la réalité. Les lois liberticides font parfois scandale, elles sont souvent mal connues et mal comprises. La disparition de certaines de nos libertés se cache souvent dans d'obscurs décrets ou rapports parlementaires, dans le lobbying industriel ou l'obsession sécuritaire de certains élus, dans des lois trop techniques pour faire la une des médias. Ils sont ici mis en lumière et décrits de manière accessible, et est également expliquée la mise en place des mécanismes qui ont plongé la France dans un système de plus en plus répressif. Pour défendre ses droits, il est crucial de comprendre les processus qui ont conduit à leur érosion. Car cet ouvrage se veut aussi un appel à un élan citoyen.

  • La peur du peuple Nouv.

    La peur du peuple

    Marie-Hélène Baylac

    • Perrin
    • 13 Janvier 2022

    La république oubliée.
    De février 1848 au coup d'Etat du 2 décembre 1851, la France semble rejouer l'histoire de la Grande Révolution en accéléré : la chute de la monarchie (de juillet) laisse place à une république dont les divisions et l'instabilité favorisent une restauration de l'ordre ponctuée par un coup d'Etat et la Restauration de l'Empire au profit de Louis-Napoléon Bonaparte, devenu Napoléon III.
    Pourtant, l'histoire ne se répète jamais et la IIe République présente des caractères propres et d'une étonnante modernité. C'est avec elle que se découvre la fracture moderne entre la droite (ou plutôt les droites : légitimiste, orléaniste et bonapartiste) et la gauche autour de la question sociale, fracture qui apparaît lors des terribles journées de juin 48 qui préfigurent la Commune. C'est elle qui sacralise le drapeau tricolore, le suffrage universel et l'abolition de l'esclavage qui ne seront plus jamais remis en cause. Encore elle qui instaure l'élection du président de la République (Louis-Napoléon Bonaparte demeure le président le mieux élu de notre histoire) et découvre un paysage politique dont le spectre est toujours globalement d'actualité.
    La richesse des acteurs épouse celle, presque incroyable, des événements. Dans l'ordre chronologique : Lamartine, Louis Blanc, Ledru-Rollin, Cavaignac, Thiers, Louis-Napoléon Bonaparte mais aussi tous les grands écrivains du temps (Hugo, Flaubert, George Sand, Tocqueville...) qui furent non seulement des grands témoins mais souvent des acteurs de premier ordre.
    Un grand récit, presque une fresque, porté par la plume, enlevée et experte, de l'auteure.

  • Le siècle des chutes Nouv.

    Le siècle des chutes

    Charles-Eloi Vial

    • Perrin
    • 13 Janvier 2022

    La révolution permanente.
    1814, 1815, 1830, 1848 et 1870 : une cascade d'abdications qui ont marqué l'histoire de France.
    En seulement deux générations tous les modèles monarchiques s'effondrent soit deux empires et deux monarchies constitutionnelles (Restauration et monarchie de Juillet) sous le coup des défaites militaires (1815,1870), de complots (1814) et de révolutions (1830, 1848).
    Avec son talent coutumier, Charles-Eloi Vial conjugue la fluidité du chroniqueur et la profondeur de l'historien pour nous raconter l'histoire des chutes successives de Napoléon, Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III. Utilisant avec bonheur sources imprimées et manuscrites (souvent inédites), il raconte les petites et la grande histoire de la fin de l'idée monarchique qu'elle soit légitimiste, bonapartiste ou orléaniste.
    Si le mot abdication recouvre plusieurs réalités - déposition forcée, renonciation volontaire ou départ précipité entériné a posteriori par un nouveau pouvoir -, toutes ces fins de règne ne firent en réalité que perpétuer, tout en les remettant au goût du jour, des modèles anciens. Les derniers souverains de notre histoire étaient sans le savoir des héritiers des déchéances passées, vivant dans un siècle fasciné par l'histoire et par les tragédies.
    Mêlant la mystique du pouvoir aux considérations politiques, diplomatiques ou juridiques les plus complexes, offrant des récits riches en suspense, ces déchéances successives de 1814, 1815, 1830, 1848 et 1870 ont aussi pour caractéristique paradoxale de renvoyer une autre image du régime qu'elles terminent, comme si la nature même d'un pouvoir souverain ne se dévoilait jamais mieux qu'au moment de sa disparition. Le XIXe siècle fut peut-être le siècle des révolutions, mais il fut aussi celui des couronnes brisées, une épidémie ayant frappé toute l'Europe, dont les abdications contemporaines des XXe et XXIe siècles sont les héritières directes.

  • Kharkov 1942 Nouv.

    Kharkov 1942

    Jean Lopez

    • Perrin
    • 6 Janvier 2022

    Le premier volume de la nouvelle collection "Champs de bataille', dirigée par Jean Lopez
    Que s'est-il passé en mai 1942 dans la steppe autour de Kharkov, en Ukraine ? L'Armée rouge a lancé une offensive qui s'est conclu, pour elle, par un énorme fiasco. Les Allemands étaient une fois de plus les plus forts ! Mais les leçons seront tirées et ce sera le dernier désastre des troupes de Staline. L'ouvrage Kharkov 1942 décrit, analyse et explique en détail cet énorme affrontement dont l'issue était en vérité imprévisible. Les clés de la bataille, replacées au coeur de la campagne du printemps 1942 et de l'ensemble de la guerre germano-soviétique, sont fournies au lecteur avec un cahier de cartes en couleur qui l'aidera à en suivre les péripéties au jour le jour. Une partie finale expose les conséquences de cette défaite soviétique, la façon dont les historiens - de l'est comme de l'ouest - en ont rendu compte et en rechercheront les traces mémorielles dans l'Ukraine et la Russie d'aujourd'hui. L'écriture est fluide, toujours appuyée sur des sources allemandes et russes de première main.
    Tels sont les traits de cette nouvelle collection "Champs de bataille'. Un texte alerte, une contextualisation intelligente, une méthode historique irréprochable, la recherche de la résonance de l'événement dans la longue durée. L'objectif ? Rien moins que le renouvellement de l'histoire bataille, favorite du grand public mais qu'il fallait dépoussièrer en trouvant le juste milieu entre récit et réflexion.

  • Anne d'Autriche Nouv.

    Anne d'Autriche

    Jean-François Solnon

    • Perrin
    • 6 Janvier 2022

    Le premier portrait intime de celle qui " méritait d'être mise au rang des plus grands rois " (Louis XIV).
    Lorsqu'elle est nommée régente du royaume de France à la mort de son époux, Louis XIII, en 1643, Anne d'Autriche se retrouve confrontée à des crises majeures sur le plan international (la France et l'Espagne, son pays d'origine, sont en guerre depuis 1635, ainsi qu'à des conflits internes : la Fronde voit les nobles et les parlementaires remettre en cause l'autorité royale dès 1648. Avec le concours de Jules Mazarin, son principal ministre, elle parvient à surmonter ces obstacles. Mais qui est vraiment Anne d'Autriche ? Un second rôle confiné derrière le tout-puissant cardinal, comme on l'a trop souvent prétendu ? Ou au contraire la reine maîtresse d'un pouvoir pourtant ébranlé ? Et surtout, quelle femme se cache derrière la reine ? Faut-il donner du crédit à ceux qui l'ont décrite comme une personne frivole et légère ?
    Plutôt qu'une énième biographie, le talentueux Jean-François Solnon propose ici une approche inédite centrée sur 20 dates-clés de la vie d'Anne d'Autriche. Tels des faisceaux, elles font revivre la veuve de Louis XIII en éclairant son intimité, son caractère et sa psychologie. Car que sait-on de la jeune espagnole arrachée à son pays natal et sa famille aimante dès ses 14 ans ? Comment a-t-elle vécu son union avec un époux qui l'a délaissée pendant près de trente ans ? Quelle mère a-t-elle été pour le jeune Louis XIV, dont on n'attendait plus la naissance après vingt-trois années d'infertilité ? D'une plume vivante et enlevée, l'historien nous offre ici le premier portrait de l'enfant, l'épouse, la reine, la mère, en un mot, la femme, que fut Anne d'Autriche.

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