À propos

Quand il débarque à Paris en 1941 pour rejoindre les surréalistes, Christian Dotremont n'a que dix-neuf ans. Il n'est pas encore le peintre célèbre pour ses logogrammes, créateur de la revue Strates et fondateur du mouvement Cobra dont l'in?uence ira au-delà de toutes les frontières, mais il porte en lui la création.
Il y rencontre la poétesse Régine Raufast : de cette liaison de près de deux ans germe une correspondance rare et sulfureuse. Les lettres à sa première muse sont ici réunies : sous le vernis de l'adolescent amoureux gronde l'orage poétique et théorique du jeune artiste. Ce «grand feu noir» illumine son âme et, dans l'éloge romantique, brûle en poèmes, ré?exions et traits d'esprit. C'est dans cette mystérieuse effervescence que se trace les prémices de l'oeuvre que l'on sait désormais fondamentale.
La correspondance est suivie de La reine des murs écrit en 1942 dont les lithographies de Pierre Alechinsky (que nous reproduisons) accompagneront la publication vingt ans plus tard.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Christian Dotremont

  • Éditeur

    Fata Morgana

  • Date de parution

    21/10/2022

  • EAN

    9782377921171

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    80 Pages

  • Longueur

    22.6 cm

  • Largeur

    14.7 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    182 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Christian Dotremont

Christian Dotremont est né en 1922 en Belgique. Il publie ses premiers poèmes en 1940, notamment « Ancienne éternité », immédiatement remarqué par Magritte, Scutenaire et Ubac. Il rencontre Picasso, Eluard, Giacometti, Cocteau et incarne la relève d'un mouvement surréaliste qui se dilue dans le fracas de la Seconde guerre mondiale. Il fonde en 1949 lemouvement Cobra, avec Joseph Noiret, Pierre Alechinsky, Asger Jorn, ou Karel Appel, qui ouvre un espace expérimental d'une grande liberté dans l'art contemporain, au-delà des enjeux de figuration et d'abstraction ; laboratoire où se croisentles expériences artistiques, qui se prolongent bien après la dissolution officielle du groupe en 1951. Cette même année,Dotremont contracte la tuberculose, qu'il appelle « la catastrophe ». Jusqu'à sa mort en 1979, il ne cesse de questionner lerapport entre les images et les mots, ambition qui s'exprime pleinement dans ses célèbres Logogrammes qui repoussent les limites de la plasticité alphabétique, inventant une calligraphie inédite, entre l'image et le lisible, et qui lui assurent unerenommée internationale. Son oeuvre poétique se nourrit de plus en plus des nombreux voyages qu'il fait en Laponie,malgré une santé de plus en plus précaire. Auteur d'un nombre important de poèmes et de textes courts publiés à Paris,Bruxelles ou Amsterdam, et d'un roman (« La pierre et l'oreiller », Gallimard, 1955), il laisse une oeuvre lumineuse,souvent enjouée, faite de surprises et d'émotion, de rebondissements de langage permanents, qu'irrigue un élan passionné,une jeunesse inaltérable, et un amour fou des valises dans lesquelles il emportait sa vie.

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